Date de création : 22.07.2008
Dernière mise à jour :
22.12.2024
4491 articles
afrique amis amroune layachi annonce argent article background belle blog bonne cadre cadres
Rubriques
>> Toutes les rubriques <<
· Société (902)
· LADDH M'SILA-ALGERIE- (138)
· L’INJUSTICE EN ALGERIE (283)
· Idees-debat (324)
· MALTRAITANCE DES ENFANTS alg (184)
· HARRAGA :Algérie, tes enfants te fuient (218)
· Actualite en langue arabe (47)
· TERRORISME EN ALGERIE (148)
· Vie politique en algerie (105)
· HISTOIRE 1830-1962 (57)
n'accuse pas les gens à tort et à travers la destruction du cimetière juif de azzefoune ou ailleurs c'est là p
Par Anonyme, le 04.07.2021
cet article ne peut être envoyé tel quel sur facebook parce que son contenu a été déclaré comme "abusif".
il
Par Djondo, le 06.05.2021
drole d4analyse monsieur wakila dhivawnik kane iguebbowane
Par Anonyme, le 27.03.2021
benhabiles l actuel dg a reussi a s imposer en tant que nouveau despote
il a fait le vide autour d
Par boutefini, le 24.03.2021
et la cnma tous le monde l a oublié ?? les malversations sont partout a tout les niveaux je
Par Anonyme, le 21.02.2021
· Wikileaks : l'Algérie pas épargnée par les révélations
· Les crimes les plus crapuleux en Algérie
· فيديو:زنى المحارم أب يغتصب ابنته يوميا حتى في رمضان
· MEILLEUR JOUEUR AFRICAIN DE TOUS LES TEMPS
· Des réseaux de prostitution « Juifs ».. en Algérie
· عاجل: الرئيس بوتفليقة بين الحياة والموت
· Ennahar publie la dernière image de l’assassinat de Hasni
· طلب التنازل عن الجنسية الجزائرية
· Une association pour les enfants de Harkis
· L’Algérie est un pays riche, Les algériens toujours pauvres
· Ghardaïa : Plus qu’une simple ville d’Algérie
· Dette extérieure algérienne 440 millions de dollars
· Une jeune fille retrouvée toute nue et poignardée
· general atailia
· Scandale politico-porno en Algérie
Photo de cimetière juifs de M'sila
DU 24-10-2021
Les Juifs d'Algérie constituaient avant l'indépendance de l'Algérie une population de 130 000 personnes environ. Ils étaient pour la plupart d'origine nord-africaine et appartenaient à l'ensemble du judaïsme nord-africain, présent également au Maroc et en Tunisie. À la suite de la conquête musulmane de l'Afrique du Nord, les Juifs qui y occupaient auparavant une place très importante, tant sur la cote que parmi les tribus berbères de l'Intérieur devinrent des sujets de seconde zone, soumis au statut diminués de dhimmis. Leur situation varia des lors au gré des régimes ou des évènements, et ce jusqu'à ce que la France prit pied en Algérie en 1830.
C'est alors que le respect de la liberté religieuse et de leurs coutumes furent garantis aux Indigènes, conformément à la demande du Dey reprise dans l'acte de capitulation du 5 juillet 1830.
Ce jour là les juifs furent libérés du jour au lendemain de la Dhimma et redevinrent des indigènes égaux aux autres, par application de la loi française. C'est pourquoi accueillirent-ils les soldats de Charles X en libérateurs et furent-ils dès lors favorables à la France. Devenus citoyens français suite au décret Crémieux de 1870 les Juifs s'identifièrent de façon croissante à la métropole et malgré leur retour forcé à la condition d'indigène durant la période de la Seconde Guerre mondiale choisirent massivement d'être rapatriés en France lors de l'indépendance de l'Algérie. Cet exil mit fin à 2 000 ans de présence en terre algérienne Selon les historiens, Richard Ayoun et Bernard Cohen, l'Algérie comptait des Juifs dès le temps des Carthaginois, mais surtout depuis les époques de Strabon et de la Kahena (Dihya). Leur effectif fut par la suite renforcé, comme celui des musulmans, d'abord suite aux persécutions de 1391, à la suite de la Reconquista espagnole, en 1492-1493, par l'afflux de juifs et de musulmans. Les uns et les autres, chassés par les rois catholiques, se réfugièrent en partie en Afrique du Nord. Les rabbins espagnols, firent prévaloir progressivement leur rite, dit « sépharade » (c'est-à-dire en hébreu, « espagnol »), sur le rite local. Si bien que les Juifs d'Algérie sont de nos jours, généralement qualifiés de « sépharades », en dépit de leur origine majoritairement non-hispanique. Une étude d'onomastique statistique, [1] indique que 50 % des Juifs d'Afrique du Nord ont un nom d'origine arabo-berbère, 18 % d'origine hébraïque et 12,5 % d'origine latine (espagnole, italienne, portugaise). Les Juifs d'Algérie ont donc constitué un groupe assez complexe.
On peut distinguer de par leurs origines et leur statut social trois sous-groupes distincts bien que s'étant mutuellement influencés et mélangés avec le temps: * Les tochavim (en hébreu les indigènes) de culture arabo-berbère forment la majorité du peuplement juif, de condition très modeste. Ils habitent non seulement les grands centres urbains mais aussi un grand nombre de bourgades.
Il faut distinguer parmi eux les tribus juives du Mzab et de l'Aurès très isolées ;.[2] * Les megorachim (en hébreu "les chassés") de culture séfarade, venus de la péninsule ibérique pendant et après la Reconquista ; * Les Juifs de Livourne ou Granas, arrivés au XVIIe siècle en provenance de la Toscane. Concentrés dans les grandes villes et ayant une situation économique aisée, ils sont très minoritaires, polyglottes, et maintiennent des relations privilégiées avec l'Europe. Cette distinction est similaire à celle qui existait au Maroc et en Tunisie à la différence que le ladino, langue des Juifs d'Espagne ne prédomina jamais comme ce fut le cas à Tanger ou à Tétouan et que les institutions religieuses ne furent jamais divisées comme ce fut le cas en Tunisie entre grana et toshavim.
La théorie des Berbères judaïsés d'après les historiens juifs Les Juifs berbères d’aujourd’hui descendent-ils des tribus berbères judaïsées avant les conquêtes byzantine puis arabe ou sont-ils les descendants de Juifs palestiniens ou espagnols ayant trouvé refuge parmi ces tribus berbères ? Deux postulats d'historiens s'affrontent. Selon la thèse de Nahum Slouschz, les Juifs d’Afrique du Nord descendraient des tribus berbères converties au judaïsme dans l’Antiquité[3]. Paul Monceaux[4] affirme également : " A l'arrivée des Arabes, nombre de tribus berbères étaient plus ou moins judaïsées, surtout en Tripolitaine, dans l'Aurès et dans les ksours du Sahara".
Le grand rabbin Maurice Eisenbeth[5] reprend très largement l'hypothèse des berbères judaïsés; il est suivi par de nombreux auteurs plus récents : André Chouraqui, Henri Chemouilli,.. En sens inverse, H.Z. Hirschberg est très réservé sur cette thèse et considère que les Berbères judaïsés ne constituent qu'une fraction très minoritaire des Juifs d'Afrique du Nord. En étudiant systématiquement les traditions anciennes, il parvient à la conclusion qu’il y a peu de preuves confirmant la thèse des Berbères judaïsés. D’après lui, la plupart des communautés seformèrent beaucoup plus tard, grâce à l’arrivée de commerçants juifs à l’intérieur du pays. Bien qu’il n’exclut pas qu’il ait pu exister des Berbères judaïsés, Hirschberg est sceptique quant à l’importance de ce phénomène[6].
Dans une étude récente basée sur des données linguistiques et ethnographiques importantes, Paul Wexler, professeur à l'université de Tel-Aviv, a réexaminé cette question, pour aboutir à la conclusion que la grande majorité des Juifs sépharades descendraient d’habitants d’Afrique du Nord convertis au judaïsme et installés en Espagne[7]. Si l’hypothèse de Wexler était exacte, il en découlerait que la plupart des Juifs d'Afrique du Nord (tochavim comme megorachim) descendraient de Berbères convertis. Étude génétique Diverses études génétiques des populations juives sont menées depuis 1990 [8].
Une de ces études portant sur les Haplogroupes E et J du chromosome Y, transmis de père en père, a montré que 30 % des Juifs Sépharades étaient porteurs de l'haplogroupe africain E3b (5 % E3b2 (M81) considéré comme spécifiquement berbère). [9] Histoire Des Carthaginois au début de la conquête musulmane Selon les historiens, Richard Ayoun et Bernard Cohen, l'origine des Juifs d'Algérie est très ancienne et mal connue. Ils estiment que les premiers Juifs sont arrivés en Afrique du Nord avec les Phéniciens à l'époque de la fondation de Carthage, vers le milieu du VIIIe siècle av. J.-C.. Au IIe siècle av. J.-C., les Ptolémées transfèrent en Égypte de nombreux Juifs, dont beaucoup émigrent en Afrique du Nord.
D'ailleurs, des inscriptions en araméen sur des pierres tombales du IIIe siècle av. J.-C. y sont attestées[10]. L'empereur Trajan L'empereur Trajan D'autres arrivent plus tard, notamment lors de la répression exercée par l'empereur romain Titus en Palestine après la destruction du Temple en 70 après J.-C.. Puis, à la suite d'une violente insurrection des Juifs de Cyrénaïque sous le règne de Trajan, celui-ci, après les avoir écrasés, déporte les survivants dans la province de Maurétanie (Maghreb actuel, à l'ouest de Constantine).
À la veille de l'expansion musulmane, outre les populations sédentaires descendant des immigrés ou déportés évoqués ci-dessus, plusieurs tribus berbères pratiquent le judaïsme, notamment les Dejrawas de l'Aurès et les Nefzaouas du sud-est de l'Ifrika, selon les historiens, Richard Ayoun et Bernard Cohen . Ce sont ces tribus berbères juives qui, sous la direction d'une figure légendaire, la reine guerrière Kahena, résistent le plus longtemps aux forces musulmanes[11].
Mais d'après Ibn Khaldoun et Gabriel Camps, les deux tribus, Dejrawa et Nefzaouas, étaient de confession chrétienne avant l'arrivée de l'Islam. El les deux tribus sont d'origine berbère[12],[13]. Après la conquête musulmane Période des Almohades Selon les historiens Richard Ayoun et Bernard Cohen, les communautés juives sont soumises au statut de dhimmis, comme sur toutes les terres musulmanes depuis le Pacte du Calife Omar ibn al-Khattab, au VII siècle, qui tout en leur laissant la liberté du culte, leur attribue un statut juridique très inférieur à celui des musulmans.[14] Mais après une première période relativement tolérante, les Juifs d'Afrique du Nord sont au XIIe siècle soumis à une persécution terrible de la part des Almohades. [15] Dès 1165, une politique de conversion forcée s'instaure: interdiction de se marier avec des musulmans, de pratiquer le commerce à grande échelle..[16] Il leur faut alors (au Maghreb comme en Espagne musulmane) soit pratiquer clandestinement, soit s'exiler vers l'Égypte (comme le fit le philosophe, médecin, talmudiste Moïse Maïmonide (Ben Maîmon)), ou la Palestine, ou l'Italie).
De plus, ils doivent porter un vêtement particulier, de couleur jaune, sous l'Almohade Al Monsur, dès 1198. Cette tendance à marquer les Juifs d'une couleur ou d'une insigne, variable selon les pays et les époques, sera reprise en Europe dès le Moyen Âge..[17] Les Almohades finirent par autoriser les juifs à vivre dans les villes maghrébines. [18] Après le déclin de l'Andalousie Cet article ou cette section ne cite pas suffisamment ses sources. (juin 2008) Son contenu est donc sujet à caution. Wikipédia doit être fondée sur des informations vérifiables. Améliorez cet article en signalant les passages qui demandent une référence (en y insérant par exemple le modèle {{Référence nécessaire}}), et en liant les informations à des sources, au moyen de notes de bas de page (voir les recommandations). À partir du XIVe siècle et jusqu'au XVIIe siècle, l'émigration s'inverse. Les communautés nord-africaines voient arriver des Juifs d'Espagne notamment après les émeutes de 1391 en Catalogne et à Majorque. La plus grande vague suivra l'ordre d'expulsion prononcé en mars 1492 après la prise de Grenade par les rois catholiques. Relativement peu nombreux, les Juifs d'Espagne s'installent dans les villes du littoral et fusionnent progressivement avec les Juifs autochtones. Ce sont eux qui sous la désignation de Sépharades (qui désignait à l'origine les Juifs d'Espagne), introduisent la liturgie du même nom. Finalement, ce sont toutes les communautés juives nord-africaines, et au-delà balkaniques et orientales, qui adopteront la liturgie sépharade.[réf. nécessaire] Parmi les familles juives chassées d'Espagne et ayant trouvé refuge à Alger, on cite généralement : Les Stora, les Duran, les Seror, les Benhaim, les Oualid et les Ayache. [19][20]. Ces familles prétendaient avoir des ascendances espagnoles.[21]. Il y avait des rabbins en Algérie qui étaient installés vers la fin du XVe siècle dans plusieurs villes. * Alger: Issac B. Chéchet et Simon B. Merrovs Ephrati .[22]. * Constantine: Maimun b. Saadia Najar et Joseph b Menir.[23]. * Tlemcen: Abraham b. Hakin et Ephraïm Ancaoua..[24].
Période des Ottomans [modifier] Cet article ou cette section ne cite pas suffisamment ses sources. (juin 2008) Son contenu est donc sujet à caution. Wikipédia doit être fondée sur des informations vérifiables. Améliorez cet article en signalant les passages qui demandent une référence (en y insérant par exemple le modèle {{Référence nécessaire}}), et en liant les informations à des sources, au moyen de notes de bas de page (voir les recommandations). Plus tard, au XVIIIe siècle, arrivent les « Juifs Francs », de Livourne (Italie), très peu nombreux mais très engagés dans le commerce maritime en Méditerranée. Eux aussi sont en partie d'origine ibérique. L'une de ces familles, les Bacri-Busnach, arrive à nouer une relation privilégiée avec le Dey d'Alger, devenant son conseil financier et bénéficie de privilèges et monopoles commerciaux qui feront sa fortune.
C'est elle qui fournit en blé les armées du Directoire vers 1795-1796, sans parvenir à s'en faire régler le prix, sauf de façon partielle sous la Restauration. Ce conflit commercial connaît de multiples rebondissements plus ou moins dramatiques et empoisonne les relations entre la France et la Régence pendant une trentaine d'années. Finalement, le Dey Hussein, ne pouvant prélever sa part majoritaire sur le produit de la transaction non-réglée, convoque le consul français, Deval, pour régler les dettes de la France. C'est donc suite à ce conflit commercial que surviendront l'affaire du coup d'éventail, l'expédition d'Alger et la conquête de l'Algérie[25].[réf. nécessaire] Pendant la période ottomane, les Juifs d'Algérie sont strictement soumis au statut de « dhimmi » qui leur assure à la fois une certaine protection mais les discrimine par rapport aux musulmans. Ce statut de seconde zone leur permettait une très grande liberté de culte, mais leur imposait de nombreuses interdictions et des mesures vexatoires (ne pas être armés, interdiction d'aller à cheval, obligation de se déchausser au voisinage des mosquées et de porter des vêtements distinctifs de couleur sombre, obligation de résider dans les quartiers réservés, le "mellah",...). [26].[réf. nécessaire] En cas d'agression par un musulman, les juifs n'ont alors en aucun cas le droit de se défendre par la force. En cas de litige avec un musulman, ils sont jugés par un tribunal musulman, devant lequel les témoignages de juifs sont considérés comme nuls, mais où ils ont tout de même le droit de s'exprimer lors du jugement. Les juifs non respectueux de ces restrictions sont brûlés vifs à la Porte de Bab El-Oued, à l'endroit même où la France construira plus tard le principal lycée d'Alger. Le seul côté protecteur de leur statut réside dans le fait que les juifs restent soumis à leurs juridictions propres pour toutes les affaires relevant de leur seule communauté (tribunaux rabbiniques).[réf. nécessaire] Il arrive aussi que des notables juifs soient exécutés par le Dey, comme le grand rabbin d'Alger, Isaac Aboulker, en 1815. Les Juifs vivent en permanence sous la menace de massacres, comme celui de 1805 dont a témoigné le consul de France Dubois-Thainville. Celui-ci a alors sauvé la vie de 200 juifs, en les abritant dans son consulat[27].[réf. nécessaire] Il faut toutefois noter une grande diversité d'application de ces règles dans l'espace et dans le temps. Des relations de bon voisinage voire d'amitié pouvaient se nouer, notamment à l'occasion de la célébration des fêtes juives. La pratique des "protections", - tel ou tel individu se mettant sous la protection d'un notable musulman, d'un haut fonctionnaire ou du Dey, ou bien des consuls européens -, ne concernait pas que quelques riches marchands, mais s'étendait parfois à des gens très modestes. Dans les campagnes, certaines tribus juives vivaient en complémentarité avec leurs voisines musulmanes [28]. La période de la colonisation française 1830-1962 [modifier] L'attaque de l'amiral Dupperé lors de la prise d'Alger en 1830 L'attaque de l'amiral Dupperé lors de la prise d'Alger en 1830 De la Prise d'Alger au sénatus-consulte de 1865 [modifier] David Bacri avait été nommé par Napoléon consul général à Alger. Il fut décapité par ordre du dey d'Alger.[29].
Cet évenement fut une première étape du conflit entre les Ottomans et les Français. La compagnie de Bacri-Busnach a été une des raisons de la conquête de l'Algérie. Cette compagnie s'occupait des transactions pour la livraison du blé vers la France [30]. Une forte somme était demandée au Dey de la part de la France. Cela a créé un conflit entre les deux forces françaises et ottomanes. Mais,selon Benjamin Stora, Bacri et Busnach étaient des conseillers financiers du Dey. Ils seront responsables de la crise entre la France et le Dey. Busnach meurt assassiné par la suite. [31] En 1830, à la suite de la colonisation française de l'Algérie, les israélites sont libérés du statut de dhimmis : ils reçoivent dans un premier temps l'égalité des droits avec les « indigènes » musulmans, en application de l'acte de capitulation passé entre le général de Bourmont et le Dey d'Alger, qui garantit le respect de toutes les religions. Aussi, dès que les premières écoles françaises sont ouvertes, en 1831, les juifs y envoient leurs enfants. Ils renoncent rapidement ensuite, à leurs tribunaux religieux, à la différence des musulmans, pour se soumettre aux tribunaux français de droit commun, appliquant le droit mosaïque (avec l'expertise d'un rabbin).
Adolphe Crémieux Adolphe Crémieux Les gouvernants français, et notamment ceux de Louis-Philippe et Napoléon III, constatant cette volonté des indigènes juifs de se rapprocher de la France, dont ils adoptent rapidement la langue, préparent alors l'accession des Juifs à la citoyenneté française, c'est-à-dire à l'égalité complète. Car dans le cadre d'une politique de sa politique coloniale, l'Etat, qui attribuait la citoyenneté aux enfants d'Européens nés en Algérie, décida d'accorder la citoyenneté aux Indigènes qui la désiraient, et en accepteraient les obligations (même statut civil que les autres citoyens français, et service militaire comme les autres citoyens) dans le but de consoler la présence française. Une solution moyenne fût d'abord proposée sous Napoléon III, le sénatus-consulte du 14 juillet 1865, qui permis à tous les indigènes d'Algérie, juifs comme musulmans, qui le désiraient de devenir citoyens français. Mais peu le firent. Les musulmans ne voulaient pas renoncer à leur statut coranique et à leur statut religieux. Les juifs étaient disposés, en accord avec leurs rabbins, à abandonner leur statut civil mosaïque et à servir militairement. Mais la grande majorité d'entre eux refusèrent cette citoyenneté individuelle parce qu'ils tenaient à recevoir une naturalisation collective, telle que l'avaient demandé de longue date leurs porte-paroles, notamment le Grand Rabbin d'Oran, Mahir Charleville, lors de la visite de l'Empereur[32]. Du décret Crémieux aux années 1930 [modifier] Après la guerre de 1870, le gouvernement de la Défense Nationale attribua d'office aux Juifs d'Algérie la citoyenneté française, mettant fin au statut civil mosaïque,et soumettant d'emblée tous les nouveaux citoyens au service militaire. par le décret Crémieux du 24 octobre 1870.
Un tel décret n'aurait pu alors être pris en faveur des Musulmans, qui n'auraient pas supporté comme les juifs qu'on leur retire leur statut civil religieux, et qui n'avaient guère envie de subir le service militaire des citoyens français. Ainsi, à une époque où la position de la France était menacée dans cette colonie, y furent créés quelques 34 574 [33] citoyens français de plus. Les représentants des colons avaient initialement soutenu les démarches visant à attribuer la citoyenneté française aux juifs d'Algérie: Des voeux en ce sens avaient été votés à plusieurs reprises, entre 1858 et 1870, par chacun des 3 conseils généraux, sans opposition ni des conseillers européens, ni des conseillers musulmans, dont le bachaga Mokrani au Conseil de Constantine. Mais il en fût autrement après l'entrée en vigueur du décret Crémieux, dont les Européens réalisèrent soudain que cette entrée des indigènes juifs en citoyenneté constituait une première mesure de décolonisation partielle, qui risquait de constituer un précédent invoquable par les musulmans. Dès lors l'hostilité à ce décret devint un leit-motiv du camp colonialiste, qui se transmit à la droite métropolitaine et aux mouvements antisémites de métropole. S'agissant du décret Crémieux, les colons, qui n'apprécient pas que la citoyenneté française puisse être attribuée à des « indigènes », s'opposent à cette première mesure de décolonisation par assimilation, en la prétextant injuste par rapport aux Musulmans. Mais aucun d'eux ne pousse cette sollicitude envers les Musulmans jusqu'à en demander l'attribution pour ces derniers. Quant à leurs groupes de pression, ils vont jusqu'à appeler au soulèvement contre la métropole et vont demander en permanence la suppression de ce décret Crémieux, et ce jusqu'à l'instauration du régime de Vichy.
À l'approche de la guerre un fort courant antisémite existe parmi les pieds noirs européens, la manchette permanente du Petit Oranais titre : « Il faut mettre le soufre, la poix, et s'il se peut le feu de l'enfer aux synagogues et aux écoles juives, s'emparer de leurs capitaux et les chasser en pleine campagne comme des chiens enragés[34] » Des violences antisémites eurent lieu par la suite en Algérie de la part des antisémites européens. Mais l'autorité du gouvernement central les maitrisa et en limita les effets. Par contre un grand massacre de juifs fût perpétré à Constantine du fait de la population musulmane (référence ? )émaillent les décennies suivantes: Le quartier juif fût assailli par les foules arabes au début août 1934 à la suite d'une simple altercation de voisinage. Le manque de réaction des forces de l'ordre paralysées par l'absence prolongée du maire antijuif Morinaud, face au pogrom explique le lourd bilan de 28 morts et de plusieurs centaine de blessés.(référence ? ) Relève de la garde devant la synagogue d'Alger pendant les émeutes de 1898 Relève de la garde devant la synagogue d'Alger pendant les émeutes de 1898 Citoyens français, les Juifs d'Algérie servent comme tous leurs compatriotes mobilisés en 1914-18 et en 1939-45, alors que seule une petite minorité de musulmans, sujets français, est mobilisée au titre de la conscription. Influence des Juifs et du judaïsme de la métropole La colonisation française en Algérie s'est doublée pour les israélites de ce que Simon Schwarzfuchs appelle avec excés un "colonialisme juif" venu de métropole[35]. À partir de la conquête de l'Algérie par la France, ces derniers s'intéressent au sort de leurs coreligionnaires, et envoient sur place des émissaires qui rendent des rapports bienveillants mais souvent condescendants envers les Juifs d'Algérie[36], les montrant désireux de se rapprocher de la civilisation française bien qu'arriérés et incultes. Ce sont eux qui demandent au gouvernement que les instances consistoriales soient étendues à l'Algérie. Requête plusieurs fois refusée par le gouvernement qui ne voulait pas organiser le culte israélite puis finalement acceptée en tant qu"œuvre philanthropique digne de la France"[37]. Ainsi, par l'ordonnance royale de Saint-Cloud du 9 novembre 1845, un Consistoire central est créé à Alger ainsi que deux autres à Oran et Constantine, chapeautés par des grands rabbins originaires de France, de culture ashkénaze qui imposeront en partie, au fil du temps, mais non sans heurts le point de vue consistorial sécularisé aux israélites algériens et les éloigneront des traditions juives nord-africaines. Assimilation La population juive a été beaucoup plus perméable aux influences françaises que les musulmans. À partir de 1860-70, la jeunesse s'habille majoritairement à l'européenne[38]; les prénoms aussi évoluent: les prénoms français remplacent les prénoms hébraïques ou arabes qui sont désormais portés en deuxième position.
L'usage du français remplace celui de l'arabe comme langue courante chez les Juifs comme en témoignent deux personnalités juives algériennes venues d'horizons très différents, le journaliste Jean Daniel et le rabbin Léon Ashkénasi : « Je ne porte pas les stigmates d'une arabité particulière. Mes amis arabes parlaient français. Je n'ai pas appris l'arabe et je le regrette. Et il était déconseillé de le faire. Au temps de mon enfance, la présence française est très forte et de nombreux musulmans en sont imprégnés[39]. » « Je me souviens que quand j'étais tout enfant j'assistais aux études de mon père et de mon grand-père. Ils étudiaient en judéo-arabe, parce que la langue de mon grand-père était le judéo-arabe [...]Le grand mystère c'est que mon père m'a enseigné en français. Comment a-t-il traduit? Je ne sais pas parce qu'il était d'une génération qui n'a pas du tout reçu de la métropole les moyens d'une formulation. Ce travail c'est notre génération qui a été obligé de la faire.[...]
Le grand-père avait appris en arabe et le père avait enseigné au fils en français. Comment cela s'est-il fait ? je crois que c'est mystérieux mais cela s'est fait[40]. » Cette assimilation au modèle français, bien que plus marquée qu'en Tunisie ou au Maroc, n'est cependant pas aussi poussée que celle s'opérant chez les Juifs de métropole. Ainsi, très peu de mariages mixtes sont contractés, et les Juifs restent un groupe distinct au sein de la population bénéficiant de la citoyenneté française en Algérie. De même, la pratique religieuse des Juifs algériens est resté globalement plus importante que celle des Juifs de l'hexagone de la même époque. Sionisme Le judaïsme algérien fut « presque totalement hermétique à l'activité sioniste », ce qui s'explique par leur attachement tout particulier à la France, dont ils étaient des citoyens et pour laquelle ils avaient combattu en 1914-18, [41] alors que les communautés voisines de Tunisie et du Maroc y furent beaucoup plus réceptives[42]. Cette spécificité algérienne a eu pour conséquence pratique que l'émigration (aliyah) vers Israël s'est toujours maintenue à des niveaux très faibles. De fait l'Algérie est le seul pays musulman dont les habitants juifs n'ont pas émigré majoritairement vers ce pays. Seconde Guerre mondiale La défaite française de 1940 et l'instauration du régime de Vichy qui s'ensuit est resté comme une période très douloureuse pour les Juifs d'Algérie. Soixante-dix ans après leur accession à la citoyenneté française; ils sont déchus collectivement de leur nationalité. Révocation du Décret Crémieux La décision d'abroger le décret Crémieux est prise le 7 octobre 1940 par Vichy. Le 30, les lois sur le statut des Juifs d'essence antisémite s'appliquent en métropole comme en Algérie. Les Juifs d'Afrique du Nord ne subissent pas l'action génocidaire des nazis qui dévaste les communautés juives d'Europe mais ils sont cependant mis au ban de la société française d'Algérie pendant la durée des hostilités et certains d'entre eux sont internés dans des camp de travail dans le sud algérien. Maintien de la législation antijuive après le débarquement allié Habitants d'Arzew rencontrant les soldats alliés Habitants d'Arzew rencontrant les soldats alliés Le 8 novembre 1942, lors de l'opération Torch, 400 résistants français mal armés (dont quelque 70% sont juifs), sous la conduite de José Aboulker[43], arrêtent les généraux de Vichy et neutralisent pendant 15 heures le XIXe corps d'armée vichyste d'Alger. Ainsi permettent-ils aux Alliés, pendant que les forces vichystes concentrent leur répression contre les points tenus par la résistance, de débarquer et d'encercler Alger sans opposition, puis de s'en emparer le jour même, alors qu'à Oran et au Maroc, les Français et les Alliés s'entre-tuent pendant trois jours. Grâce à l'action de ces patriotes, la part de la résistance française est donc prépondérante dans le succès de l'opération Torch. La venue des alliés ne se traduit pas pour autant par la fin de la législation antisémite. Sous l'amiral collaborationiste Darlan, elle est maintenue à l'encontre des buts de guerre alliés de Libération. Puis après son assassinat par Fernand Bonnier de La Chapelle, c'est sous la direction du général Giraud que le régime vichyste est maintenu et aggravé, notamment en écartant les juifs des unités combattantes pour les déshonorer. C'est alors qu'on voit des figures juives comme le professeur Aboulker, grand mutilé de la Première Guerre mondiale, exiger que les Juifs figurent dans les unités combattantes comme les autres citoyens français. Quant aux jeunes Juifs, ils s'engagent massivement dans les unités de choc, comme le Corps Franc d'Afrique. Ainsi, le rabbin Léon Ashkénazi devient aumônier au sein de la Légion étrangère. Giraud fait exécuter le jeune Bonnier de La Chapelle, puis fait déporter au Sahara les chefs de la résistance
algéroise. Il nomme même gouverneur de l'Algérie Marcel Peyrouton, ancien ministre de Vichy, qui avait proposé à Pétain, en 1940, le statut des juifs et l'abrogation du décret Crémieux. Toutefois grace aux correspondants de guerre alliés qui avaient révélè ce qui se passait, dès décembre 1942, aux grands journaux américains et anglais, les presses libres des Eats-Unis et de Grande Bretagne interpellèrent leurs gouvernants et attaquèrent la politique de Roosevelt en Afrique du nord "libérée". Celui-ci, désinformé par son représentant sur place Murphy, avait soutenu le régime vichyste en Algérie, d'abord pour en obtenir la rentrée en guerre de l'armée d'Afrique dans le camp allié. Ensuite et surtout pour en écarter de Gaulle. Roosevelt réussit à maintenir plusieurs mois ce soutien à Giraud, de plus en plus impopulaire aux Etats-Unis, mais il fût finalement contraint par son opinion publique à faire pression sur celui-ci, pour qu'il rétablisse enfin des institutions libres. Il envoya alors, à cet effet, à Giraud, l'économiste Jean Monnet, qui convainquit ce général, s'il voulait conserver le soutien américain, d'abolir enfin, en Algérie, les lois d'inspiration hitlériennes, qui opprimaient toujours, non seulement les juifs, mais aussi toutes les autres victimes du régime de Vichy. C'est ainsi que Giraud, le 14 mars 1943, annonça l'abrogation de toute la législation discriminatoire de Vichy, mais aussi, dans un dernier sursaut de nocivité, réabrogea immédiatement le décret Crémieux "pour rétablir l'égalité entre les juifs et les Arabes".[réf. nécessaire] Or les principaux leaders musulmans, avaient déjà récusé, avant le débarquement, ce prétendu argument, car ils ne souhaitaient pas une égalité avec les juifs par le bas, mais plutôt par le haut. Ainsi Ferhat Abbas confronté à cette nouvelle abrogation, prit acte de la fragilité de cette citoyenneté française, qu'il avait auparavant revendiquée, mais qui pouvait ainsi être retirée ou accordée au gré des gouvernants de la France.
Il abandonna alors son "assimilationisme" avec éclat, et publia son "Manifeste du Peuple Algérien". [44]. Le philosophe Jacques Derrida a témoigné de cette période difficile pour les Juifs et leurs enfants: « Les enfants juifs sont expulsés de l'école. Bureau du surveillant général: tu vas rentrer chez toi, tes parents t'expliqueront. Puis les alliés débarquent, c'est la période du gouvernement général (de Gaulle-Giraud) : les lois raciales maintenues près de six mois sous un gouvernement "libre".[45]. » Rétablissement du décret Crémieux Leur citoyenneté française est officiellement rendue aux Juifs d'Algérie, le 20 octobre 1943, presque un an après le débarquement allié, après que De Gaulle ait prit la présidence exclusive du Comité français de la Libération nationale d'Alger et affirmé son autorité sur tout l'empire en guerre. le Général Charles de Gaulle serrant la main du Général Henri Giraud devant Dwight Eisenhower et Winston Churchill (Conférence de Casablanca, 14 janvier 1943 le Général Charles de Gaulle serrant la main du Général Henri Giraud devant Dwight Eisenhower et Winston Churchill (Conférence de Casablanca, 14 janvier 1943 Par la suite, on voit des figures juives comme le professeur Aboulker, grand mutilé de la Première Guerre mondiale, exiger que les Juifs figurent dans les unités combattantes comme les autres citoyens français, ce que le général Giraud avait exclu. Quant aux jeunes Juifs, ils s'engagent massivement dans les unités de choc, comme les Corps Francs d'Afrique. Ainsi, le rabbin Léon Ashkénazi devient aumônier au sein de la Légion étrangère. En 1947 , Fondation de la fédération des communautés israélites d'Algérie et création d'une école rabbinique à Alger.[46]. Guerre d'Algérie Icône de détail Article détaillé : Guerre d'Algérie. Icône de détail Article détaillé :
Histoire de l'Algérie. * Plusieurs mariages entre les deux communautés musulmanes et juives seront célébrés pendant la période coloniale. * Ils habitaient les grandes villes en particulier Alger et Oran. [47]. * La déclaration du premier novembre 1954 invite toutes les populations de n'importe quelles confessions à lutter contre l'armée française. * En 1953, 21% des médecins , 18% des densites, 16% des avocats et 18% des fonctionnaires étaient juifs.[48]. Il y avait aussi 472 collons de terre agricole, soit 75667 hectares. Plus de 30% des femmes juives travaillent à cette époque .[49] * En 1956, le Front de libération nationale (Algérie) fait appel aux juifs d'Algérie [50]. * Plusieurs Juifs d'Algérie s'associent avec le Front de libération nationale (Algérie). * En 1960, la synagogue d'Alger est profanée et le cimetière d'Oran. [51].
* Plusieurs familles israélites immigrent vers Israël après la création de leur État.[52]. * Les Juifs subissent une série d'exactions de la part de certains algériens tout au long de la guerre d'Algérie, se traduisant par des assassinats et des attentats touchant les dirigeants mais aussi l'ensemble de la communauté juive, la profanation et la destruction de synagogues[53]. Une campagne antisémite est organisée dans la métropole française contre les juifs d'Algérie. * La plupart des Juifs adoptèrent, comme les autres français, une attitude favorable au maintien de la présence française durant le conflit. Mais lorsque l'OAS apparut, seul un petit nombre d'entre eux s'y engagea avec ardeur. Par contre beaucoup furent défavorables à ce mouvement, dont de nombreux membres avaient été collaborationistes sous le régime de Vichy. La plupart des juifs restèrent partisans du maintien de la présence française comme les Pieds-Noirs, mais pas en s'insurgeant contre l'armée française, tandis que d'autres, comme, Jean Daniel, se prononcèrent, de façon active, pour la décolonisation. * La mort de Cheikh Raymond Leyris (beau-père d'Enrico Macias), musicien de Maalouf et apprécié tant des juifs que des musulmans, assassiné par un algérien français le 22 juin 1961, constitua un tournant symbolique pour nombre de Juifs d'Algérie[54].
Et, dans leur grande majorité ils choisissent, comme les autres Français, de s'installer en métropole lors de l'indépendance de l'Algérie en 1962. * Finalement les accords d'Évian autorisent le rapatriment des juifs qui veulent quitter l'Algérie. * La majorité des juifs quitteront l'Algérie pour regagner la métropole française. * Réaction des responsable du Front de libération nationale algérien , selon les historiens Richard Ayoun et Bernard Cohen dont leur livre les juifs d'Algérie page 170. Krim Belkacem déclare: « Ce sont des autochtones, mais nous n'obligerons personne à se prononcer dans un sens ou dans un autre. » Ferhat Abbas déclare en 1960 : « L'Algérie est aux Algériens, à tous les Algériens quelle que soit leur origine... »
* Les attentats de la Guerre d'Algérie recencés par les historiens juifs Richard Ayoun et Bernard Cohen dont leur livre les juifs d'Algérie page 171. Agression contre le rabbin de Batna en 1955. Incendie dans une synagoge à Oran en 1956. Meurte du rabbin Nedomah en 1956. Meurtre du rabbin de Médéa 1957 Pojection d'une grenade dans une synagoge de Boghari, Bousaada. Saccage de la synagoge de la Kasba à Alger en 1961. Attentat dans les quartiers juifs en 1957, 1961 et 1962. : Oran, Constantine. Mort de deux enfants en 1962. * Réaction de l'écrivain Algérien Kateb Yacine « Les juifs et les Arabes, depuis des millénaires, sont des frères... la religion, le sionisme et le nationalisme sont maintenant du passé. L'avenir exige des vues plus larges, fondées sur la confiance, la coopération, la paix »[55] Après 1962 [modifier] À partir d'avril 1962, presque la totalité des 130 000 Juifs est rapatriée en France, 25 000 restent en Algérie mais l'on n'y compte plus que 1000 Juifs en 1971, 200 en 1982. Quelqu'uns partent suite à la guerre civile algérienne[56]. On peut constater que c'est le seul cas au XXe siècle où l'émigration de Juifs des pays musulmans ne s'est pas produite majoritairement vers Israël où 4000 Juifs d'Algérie font cependant leur aliyah en 1962. Partis comme la majorité des Français d'Algérie en catastrophe peu avant l'indépendance, ils bénéficient comme les autres rapatriés de la « solidarité nationale ». Ils se fondent dans un premier temps dans la masse des Pieds-Noirs auxquels ils s'identifient et ce n'est que peu à peu que leur identité spécifique resurgit. La communauté juive de la métropole fait jouer la solidarité communautaire dans sa direction. Entre les années 60 et 70, le Conflit israélo-palestinien compliquera les relations entre les Algériens et les juifs d'Algérie.
En 1975, la Grande synagogue d'Oran sera transformée en mosquée. En 1999, Abdelaziz Bouteflika a rendu un hommage appuyé aux Juifs constantinois, à l'occasion du 2500ème anniversaire de cette ville[57]. En 2000, la tournée qu'Enrico Macias devait faire sur sa terre natale a été annulée suites à des pressions internes et malgré l'invitation officielle de la présidence[58].En décembre 2007, bien qu'invité par le Président français Sarkozy à l'accompagner en visite officielle en Algérie, il dut renoncer face à l'hostilité et au refus du ministre algérien des Anciens Combattants. En 2005, deux événements marquent l'actualité: * la tenue d'un colloque des Juifs de Constantine à Jérusalem provoque une rumeur selon laquelle ils auraient fait une demande d'indemnisation à l'Algérie suite à leur départ en 1962, information démentie par les autorités d'Alger[59] ;
* la visite à Tlemcen de 130 Juifs originaires de cette ville, fait sans précédent depuis l'indépendance, est vécue dans l'émotion tant du côté des juifs algériens que de celui des algériens[60]. Les artistes et les écrivains [modifier] Les chanteurs les plus connus dans le style Musique arabo-andalouse ou arabojudéoberbère- andalous sont * Cheikh Raymond * Enrico Macias * Salim Hallali * Lili Boniche * Cheikh el Ghafrit * Reinette l'Oranaise * Simone Tamar * Maurice el Madioni * Alice Fitoussi * Line Montey * Luc Cherki * Lili Labassi
* Blond-Blond * René Péréz * Raoul Chanaissia Abraham Gabison, il est poète et auteur d'Omer Ha Sika ( la gerbe de l'oublie). Son livre fut publié vers 1748 [61]. Judah Monis, en 1735, il publie A grammar of the Hebrew Tongue, being an Essay to bring the Hebrew Grammar into English [62]. Notes et références [modifier] 1. ↑ Réalisée en 1936 par le rabbin Eisenbeth, cité par Jean Despois (L'Afrique du Nord, PUF, 1964) 2. ↑ les trois exiles, Benjamin Stora, page 31, édition Stock, 2006 3. ↑ Nahum Slouschz, Judéo Hellènes et Judéo Berbères : recherches sur les origines des Juifs et du Judaïsme en Afrique, Ernest Leroux, 1909 4. ↑ Paul Monceaux, Les colonies juives dans l’Afrique romaine, Revue d’études juives XLIV, 1902 5. ↑ Maurice Eisenbeth, Les juifs d’Afrique du Nord, Démographie et onomastique, Alger, 1936 6. ↑ H. Z. Hirschberg, « The problems of the Judaized Berbers », Journal of African History, 4, 1963. pp. 312-339 7. ↑ Paul Wexler, The Non-Jewish Origins of the Sephardic Jews, Albany, State University of New York Press, 1996 8. ↑ Comparing DNA Patterns of Sephardi,Ashkenazi & Kurdish jews 9. ↑ Origin, Diffusion, and Differentiation of Y-Chromosome Haplogroups E and J: Inferences on the Neolithization of Europe and Later Migratory Events in the Mediterranean Area 10. ↑ Richard Ayoun, Bernard Cohen, Les Juifs d'Algérie, édition Jean-Claude Lattès. 11. ↑ Richard Ayoun, Bernard Cohen, Les Juifs d'Algérie, édition Jean-Claude Lattès. 12. ↑ Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères 13. ↑ Gabriel Camps, Les Berbères – Aux marges de l'histoire. 14. ↑ Les juifs d'Algérie, , Richard Ayoun et Bernard Cohen 15. ↑ Les juifs d'Algérie, , Richard Ayoun et Bernard Cohen 16. ↑ Les juifs d'Algérie, , Richard Ayoun et Bernard Cohen, page 72 17. ↑ Les juifs d'Algérie, , Richard Ayoun et Bernard Cohen, page 12 18. ↑ Les juifs d'Algérie, , Richard Ayoun et Bernard Cohen, page 73 19. ↑ Regards sur les juifs d'Algérie, Robert Attal, p 19, édition l'Harmattan,1996 20. ↑ Sociétés juives du Maghreb moderne (1500-1900) - Jacques Taïeb, p 137, Ed Maisonneuve et Larose 21. ↑ Regards sur les juifs d'Algérie, Robert Attal, p 19, édition l'Harmattan,1996 22. ↑ Regards sur les juifs d'Algérie, Robert Attal, p 19, édition l'Harmattan,1996 23. ↑ Regards sur les juifs d'Algérie, Robert Attal, p 19, édition l'Harmattan,1996 24. ↑ Regards sur les juifs d'Algérie, Robert Attal,
p 19, édition l'Harmattan,1996 25. ↑ Tous les ouvrages relatant la conquête d'Alger par les Français en 1830 traitent de ce conflit commercial. cf plus particulièrement, sur le rôle des familles Bacri et Busnach, Maurice EISENBETH, "Les juifs en Algérie, esquisse historique depuis les origines jusqu'à nos jours", in Encyclopédie coloniale et maritime, Paris, 1937, pp 17-18, et Claude MARTIN, "Les Israélites algériens de 1830 à 1902", Paris, 1936, pp 20-21. 26. ↑ voir notamment pour ce paragraphe et le suivant : Jacques TAÏEB, Sociétés juives du Maghreb moderne (1500-1900), p 36-46, Ed. Maisonneuve et Larose, Paris, 2000. Dr Louis FRANK (1761-1825) (très antisémite et méprisant), "Histoire de Tunis", p 95, in L'Univers, Ed Firmin Didot frères, Paris, 1850 (accessible dans Gallica). William SHALER, consul général des Etats-Unis à Alger, "Esquisse de l'Etat d'Alger", p 87, trad. de X. Bianchi, Libr. LADVOCAT, Paris, 1830 (accessible dans Gallica). Mordecaï Manuel NOAH (1785-1851), consul des Etats-Unis à Tunis, dans son récit "Travels in England, France, Spain and Barbary states in the years 1813, 14 and 15", New York, Kirk and Mercein, 1819. 27. ↑ André CHOURAQUI, Histoire des Juifs en Afrique du Nord, Ed. Hachette, Paris, 1985 28. ↑ cf notamment, Jacques TAÏEB, op. cit., p 39 29. ↑ Regards sur les juifs d'Algérie, Robert Attal, p 24, édition l'Harmattan,1996 30. ↑ Regards sur les juifs d'Algérie, Robert Attal, p 25, édition
l'Harmattan,1996 31. ↑ Benjamin Stora,les trois exils, page 40, édition Stck 32. ↑ Richard AYOUN, in "Le Monde Sépharade, Tome 1, Histoire", p. 604, Ed. du Seuil, Paris 2006 33. ↑ Richard Ayoun,Le monde sépharade, Tome 1, Histoire, Éditions du Seuil, Paris, 2006, p.607. 34. ↑ cités dans Les trois exils, Juifs d'Algérie, p.78. 35. ↑ Cité par Bernard Cohen et Richard Ayoun in Les Juifs d'Algérie, 2000 ans d'histoire, Paris, J-C Lattès, 1982, p.125. 36. ↑ Les trois exils juifs d'Algérie p.43. 37. ↑ p.44. 38. ↑ Le monde sépharade" Tome 1 p.604 39. ↑ Jean Daniel, Cet étranger qui me ressemble, Paris, Grasset, 2005, p.24. 40. ↑ Léon Ashkénazi, La parole et l'écrit , Tome 1 p.457 (Transcription d'un entretien diffusé sur RCJ en juin 1993.) 41. ↑ Michael Abitbol, pour une recherche sur le sionisme et l(immigration des Juifs de l'Orient : aspects méthodologiques, Peanim, n°39, 1989, p.6. 42. ↑ Haïm Saadoun, Le sionisme dans les pays musulmans, Le monde sépharade (tome I), le Seuil, 2006, p.882 43. ↑ Les trois exils juifs d'Algérie p.218. 44. ↑ faits rapportés dans Les trois exils, juifs d'Algérie, p.97 45. ↑ La Contre-Allée, Paris, La Quinzaine littéraire, 1999, p. 87-88. 46. ↑ Regards sur les juifs d'Algérie, Robert Attal, p 233, édition l'Harmattan,1996 47. ↑ Les juifs d'Algérie, Richard Ayoun et Bernard Cohen,p 185 48. ↑ Les juifs d'Algérie, Richard Ayoun et Bernard Cohen,p 185 49. ↑ Les juifs d'Algérie, Richard Ayoun et Bernard Cohen,p 187 50. ↑ Regards sur les juifs d'Algérie, Robert Attal, p 233, édition l'Harmattan,1996 51. ↑ Regards sur les juifs d'Algérie, Robert Attal, p 233, édition l'Harmattan,1996 52. ↑ Les juifs d'Algérie, Richard Ayoun et Bernard Cohen 53. ↑ Moïse Rahmani, Réfugiés juifs des pays arabes, Éditions luc Pire, p.26-27 54. ↑ Les trois exils Juifs
d'Algérie",Benjamin Storap.135 55. ↑ Les Juifs d'Algérie,Richard Ayoun et Bernard Cohen, page 170 56. ↑ chiffres donnés dans Benjamin Stora,Les trois exils juifs d'Algérie p.219 57. ↑ "Il y a lieu de signaler que les habitants juifs et ils étaient nombreux ont joué un rôle dans la préservation du patrimoine commun ; coutumes vêtements, arts culinaires et vie artistique" (Bouteflika dans son allocution du 5 Juillet 1999) 58. ↑ voir l'article d'El Watan 59. ↑ «Du côté des autorités algériennes, on dément formellement que les Juifs d'Algérie aient présenté la moindre demande de réparation. Une telle requête n'aurait d'ailleurs aucun sens, précise-t-on à la présidence de la République Algérienne." Le Monde le 29 juin 2005. 60. ↑ Voir l'article de l'Arche 61. ↑ Regard sur les juifs d'Algérie, Robert Attal 62. ↑ Regard sur les juifs d'Algérie, Robert Attal Guy Dugas : Entre Djeha et Cagayous. la littérature judéo-maghrébine d'expression française. Paris, l'Harmattan, 1991. Bibliographie [modifier] Bel Ange, Norbert, "Quand Vichy internait ses juifs d'Algérie", L'Harmattan * (fr) Émile Félix Gautier, Genséric, roi des Vandales, Payot, Paris, 1935.
* (fr) Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, Traduction du Baron de Slane, Tomes I, II, II et IV, Alger, 1852-1856. (ISBN 2705336397). * (fr) Émile Félix Gauthier, Les siècles obscurs du Mahgreb, Paris, Payot 1927. * (fr) Meriam Demnati, Lucien-Samir Oulahbib, Masri Feki et Moïse Rahmani, A l'ombre de l'Islam. Minorités et minorisés, Filipson Ed., Bruxelles, 2005, (ISBN 2930387106). * (fr) Diego de Haedo, Histoire des rois d'Alger (Topographia e Historia general de Argel, Valladolid, 1612), Traduction d'H.D. de Grammont, Bouchène, Paris, 1998, (ISBN 26912946050). * (fr) Dermenjian Geneviève, La crise anti-juive oranaise (1895-1905), l'antisémitisme dans l'Algérie coloniale, Paris, l'harmattan, 1986, (ISBN 2-85802-673-4).
* (fr) Benjamin Stora et Dermenjian Geneviève , Les Juifs d'Algérie dans le regard des militaires et des juifs de France à l'époque de la conquête (1830-1855), Revue Historique, CCLXXXIV/2, pp. 332-339. * (fr) Benjamin Stora Les trois exils Juifs d'Algérie, Stock, 1996, (ISBN 2234058635). * (fr) Richard Ayoun & Bernard Cohen, "les juifs d'Algérie, 2000 ans d'histoire" publié par les éditions Rahma, Alger, 1994. * (fr) Jacques Taïeb, Sociétés juives du Maghreb moderne (1500-1900), éd Maisonneuve et Larose Paris, 2000. (ISBN 2706814675) * (fr) Shmuel Trigano (sous la direction de ), Le Monde sépharade, tome 1, Histoire, et tome 2, Culture, Ed. du Seuil, Paris, 2006. (ISBN 2020869926) * (fr) André Chouraqui, Histoire des Juifs en Afrique du Nord, Ed. Hachette en 1 volume (1985) ou rééd aux Ed. du Rocher en 2 tomes (1998) (ISBN 2268031055) et (ISBN 2268031063) Liens externes [modifier] * Français, Juifs, Musulmans ... en Algérie de 1830 à 1962 * Les Juifs de Constantine * Icône du portail du judaïsme Portail du judaïsme * Icône du portail de l’Algérie Portail de l’Algérie * Icône du portail de l’histoire Portail de l’histoire Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Juifs_en_Alg%C3%A9rie » Catégories : Diaspora juive | Histoire des Juifs en Algérie | Histoire de l'Algérie | Religion en Algérie | Juifs en terre musulmane | [+]
--Le sujet de mon exposé est :
"les juifs d'Algérie avant la conquête française" c'est à dire avant 1830.
Généralement, l 'histoire des juifs d'Algérie, ou même l'histoire des juifs d'Afrique du Nord est assez bien connue depuis l'occupation Française mais elle posséde de nombreuses ombres avant 1830 (1).Nous allons esssayer de voir très rapidement la condition de ces juifs. -----Tout d'abord, une idée importante, il faut dire que les juifs d'Algérie sont partie intégrante du judaïsme Nord-africain. -----Ces juifs ne constituent ni une entité ethnique ni une race homogène. Au hasard des courants migratoires et également des fluctuations commerciales ou des persécutions, les ancêtres des juifs d'Algérie ou d'Afrique du Nord viennent de différents horizons. géographiques. Ils s'y fixent depuis des temps très anciens, on pense, depuis le VIè siècle avant J.C. où nous retrouvons des traces de juifs en Algérie. Bien entendu, cela a commencé par la Tunisie et le Constantinois.
Ce judaïsme a connu avant la conquête française bien des vicissitudes et il a été particulièrement éprouvé notamment au XIIe siècle avec les Almohades qui sont des intégristes. En ce même siècle,il y a eu plusieurs massacres de juifs et une partie est allée se réfugier en Espagne ou en Provence. -----En 1142, les agglomérations juives sont anéanties et les rescapésdes nombreuses tribus juives se sont converties à l'Islam,
puisqu'onn'acceptait pas les gens d'une autre religion. Toujours au XIIe sièclenous savons que les juifs de Tlemcen aussi furent massacrés ; par lasuite il y a eu de nouveaux juifs venus en Algérie, par exemple en1342 d'Italie, en 1350 des Pays-Bas, en 1403 d'Angleterre, en 1422des juifs vinrent de France et aussi d'Angleterre.. Dans l'origine decertains noms de personnes tels LEVY PROVENCAL au SERFATTI qui traduit de l'hébreu veut dire français, la provenance est évidente.
Ceux qui s'appellent NARBONI sont de la région de Narbonne. Mais en fait, c'est au XVe siècle que lie judaïsme d'Algérie s'est revivifié, grâce à l'immigration des juifs venus de la péninsule Ibérique, c'est dire après les fameux grands"pogroms"de toute l'Andalousie de 1391et de 1391 à 1492,(1492 étant la date de l'expulsion des juifs d'Espagne).Sur près de cent ans de nombreux juifs quittent l'Espagne,un certain nombre va s'installer au Portugal, d'autres vont à traverstoute la Méditérranée et parmi ces gens, une partie s'établit enAlgérie.
Ces juifs introduisent toutes les idées européennes et vont diriger ces communautés juives avec parfois des querelles entre elles. -----En résumé, avant la conquête française, l'Algérie est sous la régence turque depuis 1516; et les juifs comme les chrétiens font partie du statut de Dhimmis c'est à dire qu 'ils sont soumis à une sorte de contrat dit dhimma régissant tous les gens du livre qui ne sont pas musulmans. Ce contrat est indéfiniment reconduit il accorde à la communauté musulmane l'hospitalité et 1a protection aux membres des autres religions révélées.
Ce statut de dhimmi touche principalement les juifs parce que les chrétiens, notamment, à la suite des fameux massacres des Almohades, se sont réfugiés en pays chrétien ; ils vont y rester car ils ont beaucoup plus d'avantages et surtout ils peuvent vivre correctement sans être soumis à ce statut infamant. -----La protection accordée aux juifs a pour condition qu'ils respectent la domination de l'Islam. En tous cas, avant 1830, et cela est l'application du statut de la dhimma, les juifs.sont reconnaissables par le costume qui leur est imposé. Il est interdit aux juifs de porter des vêtements de couleur verte,(réservé aux descendants du prophète Mahomet) ou rouge (couleur de l'étendard turc). De même la chéchia, le turban blanc et le burnous blanc leur sont défendus. On ne leur laisse que l'usage des vêtements sombres aux manches démesurées. Les juifs ne peuvent être chaussés que de savates, elles doivent être beaucoup plus courtes que le pied afin que le talon puisse être en entier, continuellement, sur le pavé. Nous possédons un texte disant que le 13 décembre 1788,on arrête tous les juifs d'Alger qui ont enfreint cet interdit et qu'ils reçurent 300 coups de bâton sur la plante des pieds. Dans la rue, les juifs ne peuvent pas porter d'armes ni sortir le nuit avec un falot allumé.
Le seul luminaire toléré est une bougie allumée à la main et que le vent éteint souvent.Après six heures du soir, les juifs ont le droit de circuler que s'ils possèdent une autorisation émanant de l'autorité supérieure. Ils n'ont le droit d'avoir que des ânes ou des mulets pour montures, mais dépourvus de selle, le cheval leur est interdit puisqu'il est un animal noble. Lorsque les juifs rencontrent un musulman, ils doivent lui céder la droite et aller à gauche en signe de respect. Devant une mosquée ou une école religieuse musulmane, ils sont obligés de se déchausser et si la porte est ouverte, ils détournent la tête afin de ne pas regarder les fidèles en prière, sous peine d'être rossés. Il faut ajouter que parfois ils sont même massacrés par la population. Les juifs sont exclus de tous les lieux publics fréquentés par les musulmans à l'exception des bazars où ils possèdent des commerces. Aux fontaines, les juifs sont assujettis à laisser passer les musulmans, même s'ils sont arrivés après eux.
Le témoignage du consul américain SHALER, qui était à ce poste avant l'occupation française, dans les années 1820-1830 montre le sort des Juifs en Algérie : "Les juifs ont à souffrir d'une affreuse oppression. Il leur est défendu d'opposer de la résistance. Quand ils sont maltraités, par un musulman, quelle que soit la nature de la violence, ils n'ont pas le droit de porter une arme quelconque, pas même une canne. Ils ne peuvent sortir de la ville sans en demander la permission que le mercredi ou le samedi. Bien entendu, le samedi est le jour du repos, c'est à dire le sabbat, il leur est interdit ce jour là de voyager autrement qu'à pieds. Merci à Richard Ayoun à suivre... NOTE 1) Voir Richard AYOUN et Bernard COHEN: "les juifs d'Algérie,deux mille ans d'histoire" Paris, J.C. Lattés, 1982.
LES JUIFS D'ALGERIE AVANT LA CONQUETE FRANCAISE (Suite) ------En ce qui concerne les contestations entre juifs et Musulmans, elles sont du ressort du Cadi dont ils doivent baiser la main. ------En justice la parole du juif est considérée comme nulle lorsque un Musulman en nie la véracité. ------Pour les litiges relatifs aux mariages, aux divorces ou aux héritages, la justice est rendue par les Rabbins qui siègent publiquement sur le parvis de la synagogue. Les pouvoirs du tribunal rabbinique pour les juifs sont les mêmes que ceux du Cadi pour les Musulmans. Il juge aussi bien "au criminel qu'au civil", et, ses décision sont sans appel. Il a à sa disposition une force spéciale de police qui lui permet de faire exécuter ses sentences : amendes, coup de fouet, emprisonnement ainsi que la mise au ban de la société (1).------A la tête de la magistrature se trouve dans chaque ville un chef de la Nation, désigné par le Dey d'Alger ou par le Bey de Constantine ou le Bey d'Oran, qui se nomme le Mokadem,c'est à dire le préposé. Son rôle est d'administrer la minorité juive au nom du Dey, par exemple à Alger. Le Mokadem perçoit les taxes, les impôts selon la richesse de chacun et il doit les offrir "avec humiliation", je cite là les textes de l'époque. Au moment de la remise du tribut, le Mokadem reçoit un soufflet ou un coup de poing sur le crâne, pour montrer l'esprit d'obéissance aux prescriptions du Coran-Les juifs paient aussi des avanies, et des droits commerciaux (2).
Ils sont obligés d'enterrer les condamnés à mort, de porter sur leurs épaules les maures qui débarquent dans les eaux basses, de nourrir les animaux du sérail (3). ------Les maisons juives, avant 1830 sont quelquefois constituées d'une seule petite chambre où selon certains textes, vivent le père, la mère et parfois plus de cinq enfants... Les soldats turcs y entrent souvent et maltraitent les femmes sans qu'ils puissent s'y opposer, car tout juif qui lève la main sur un Musulman est condamné à 1'amputation de celle-ci. ------Dans le même ordre d'idées, tout juif qui fait banqueroute est pendu si des musulmans sont parmi ses créanciers ! (4). ------Cependant il faut noter que certaines familles juives jouissent de certains privilèges, notamment les juifs d'origine livournaise, Juifs d'Italie qui ont un statut particulier, c'est à dire le statut Toscan. Mais à part ces quelques familles on peut dire généralement que les Juifs dépérissent dans la misère et 1'oppression. ------Souvant pour apaiser une révolte de la milice, le Dey lui livre à discrétion les biens et les personnes des juifs.
Par exemple à Alger en 1806, à la suite d'un pogrom, trois cent Juifs sont massacrés et les valeurs enlevées sont estimées à 30 millions de francs .(5).A la suite de ce pogrom, une partie de la communauté juive d'Alger va s'établir à Marseille, ou en Italie, et beaucoup reviendront en tant qu'interprètres avec l'armée française, en 1830. ------Avant cette date, ce sont les juifs qui doivent assumer les travaux pénibles et inattendus. Par exemple, pendant l'été 1815, la région d'Alger est couverte par une nuée de sauterelles qui détruit tout sur sonpassage. Pour protéger ses jardins, le Pacha ordonne à plusieurs centaines de juifs de les protéger jour et nuit, il leur faut veiller tant que dure cette invasion. ------Shaler, le Consul américain relate :
"Le cours de leur vie n'est qu'un mélange affreux de bassesses, d'oppressions et d'outrages... Je crois qu'aujourd'hui les juifs d'Alger sont peut-être les restes les plus malheureux d'Israël" (6). ------En fait, ces juifs d'Algérie étaient établis depuis plusieurs siècles. Certains pouvaient être les descendants de ceux qui ont vécu au VI° siècle avant J.C. A l'époque turque, sous la domination des Deys d'Alger, ils ont eu des périodes de persécution mais aussi de tranquillité. ------Certains par leur activité ont acquis une prospérité commerciale, citons les Busnach,les Cohen Bacri ou les Bouchara. ------Cette conquête marque pour la communauté juive d'Algérie, le début d'une aventure à peu près sans précédent dans l'histoire, puisque la minorité juive va être happée dans l'orbite culturelle, économique et politique du conquérant français ; la classe dirigeante des juifs d'Algérie, en accord avec les Israélites français et les Grands rabbins obtiennent la naturalisation collective en octobre 1870, c'est le fameux décret Crémieux. ------Avec l'arrivée des Français en Algérie, en 1830, le culte israélite va être dirigé par des rabbins soit Alsaciens, soit du Sud-Ouest de la France ou du Comtat Venaissin et l'on peut dire que pendant toute la présence française jusqu'en 1960, tous les Grands rabbins des grandes villes d'Algérie étaient des métropolitains comme il est dit dans les textes : "pour civiliser ces gens-là".
Les juifs d'Algérie passent du statut de colonisés à celui de colons, grâce à la France. Profitant de l'essor prodigieux de la colonie française, ils vont avec l'aide de la classe dirigeante qui est maîtresse de l'administration des Consistoires juifs et des organisations qui en dépendent, s'intégrer en quelques décades à la civilisation française, compte tenu du fait, que l'ensemble des personnes d'Algérie vit en dehors de l'idée d'une intégration à la métropole. ------Les juifs d'Algérie, favorisés par les structures sociologiques de l'Algérie française, vont connaître une promotion sociale rapide. Mais ce changement a déraciné ces juifs de leurs sources hébraïques, ils vont sur un certain plan perdre certaines valeurs juives, moins reconnues. Quelques-uns des dirigeants juifs d'Algérie ont essayé de combattre la tendance à une francisation totale, non par hostilité envers la France, mais par crainte de la déjudaisation. ------Plusieurs grandes familles ont formé une "intelligentsia juive" désireuse de s'assimiler à la civilisation française tout en essayant de maintenir leurs traditions propres. Le choix a été fait en 1962, la très grande majorité des juifs d'Algérie est venue s'installer en France et n'a pas choisi Israél pour se. fixer. C'est ce que l'on peut appeler un colonialisme réussi.
Les juifs d'Algérie ont un amour profond pour la France et c'est pour eux un honneur d'avoir servi dans l'armée française. Ce phénomène profond d'attachement à la France vient de ce qu'ils se souviennent dans quel état ils étaient avant 1830. D'ailleurs pour les grandes familles juives d'Alger, d'Oran ou d'ailleurs, la culture c'est le Français. Ils parlent français à la maison, bien avant 1830, s'habillent à "la chrétienne" comme le soulignent le voyageur Shaw ou d'autres. Le décret Crémieux n'est pas venu du jour au lendemain; de 1830 à 1870 de nombreux juifs d'Algérie veulent devenir français. Le Sénatus Consulte de Napoléon III de 1865, leur permet de devenir français par naturalisation individuelle..
Ainsi, les juifs d'Algérie vont passer avec l'occupation française des années 1830, du Moyen àge à l'époque contemporaine! RICHARD AYOUN NOTES (1). Laurence, Rapport à la Chambre des pairs sur l'organisation et l'administration de la justice dans les possessions françaises sur la côte septentrionale d'Afrique, Paris 1834, p. 9. (2). Les droits d'entrée étaient fixés à 5 1/2 ad valorem pour les chrétiens et les Maures et à 12 % pour les juifs. (3). Genty de Bussy, Conseiller d'Etat, il fut intendant civil de la régence d'Alger, De l'établissement des Français dans la Régence d'Alger, Paris 1835, 2 vol., p. 230. (4); Pananti, littérateur toscan, Relation d'un séjour à Alger, traduction française, Paris 1920, p. 229. (5). Edmond Pellissier de Raynaud, officier d'état-major attaché à l'expédition d'Alger, puis directeur des affaires arabes et par la suite Consul de France à Malte, Tripoli et Bagdad, Annales Algériennes, Résumé de l'histoire d'Algérie jusqu'en 1854, Paris 1854, 3 volumes, t. 1, p. 78. (6). William Shaler, Esquisse de l'Etat d'Alger, traduit de l'Anglais par X. Bianchi, Paris 1830, p. 87. Merci à Richard AYOUN
Chrétiens et Juifs d’Algérie Les nouvelles règles du culte La pratique des cultes étrangers en Algérie, pour les non-musulmans notamment, est désormais strictement réglementée.
Chrétiens et juifs, notamment, vont devoir observer un certain nombre de règles édictées par les autorités pour l’exercice « légal » de leurs fois. Le Conseil des ministres a, en effet, examiné et adopté un projet d’ordonnance fixant les règles d’exercice des cultes autre que musulman. L’exposé des motifs souligne le souci du gouvernement algérien de combler « un vide juridique quant au cadre d’exercice des activités ou manifestations religieuses autres que musulmanes ».
Comprendre que, jusque-là, l’activité religieuse sous toutes ses formes n’était soumise à aucun dispositif légal. Cela a donc ouvert la voie à des pratiques illégales, comme le prosélytisme.
Ce texte réglementaire adopté par le Conseil des ministres vient ainsi mettre le holà dans un secteur qui, pour être extrêmement sensible, déchaîne les passions et entretient les doutes sur les actions des représentants des cultes non musulmans. Bien que le gouvernement ait adossé son ordonnance sur un substrat juridique lié aux « dispositions constitutionnelles du pays et conventions internationales ratifiées par l’Algérie », il est difficile de ne pas y voir un rapport de causalité entre cette loi et ce qui est convenu d’appeler les « campagnes d’évangélisation » auxquelles se livreraient des missionnaires chrétiens en Algérie.
Cette polémique s’est déclenchée l’année dernière quand un journal avait rapporté que des personnes sous couvert d’activités caritatives et humanitaires se livraient en Kabylie à du prosélytisme. Des chiffres effarants de convertis avaient même été annoncés pour convaincre qu’il y avait véritablement péril en la demeure islamique en Algérie.
C’est ainsi que le ministre des Affaires religieuses a décidé de donner un coup de pied dans la « fourmilière religieuse » pour séparer la vérité de ses faux-semblants. Cette ordonnance clarifie ainsi les conditions d’exercice du christianisme et du judaïsme notamment pour éviter d’éventuels dérapages. Le législateur précise que ce dispositif prend en ligne de compte le fait qu’en Algérie « l’Islam est religion de l’Etat ».
A cet effet, le texte gouvernemental énonce que la pratique des cultes autre que musulman s’exerce dans le « cadre d’associations à caractère religieux constituées conformément aux lois et aux règlements régissant ce domaine ».
En revanche, l’Etat assure ces associations religieuses dûment agréées de sa « protection et de son soutien », souligne l’ordonnance adoptée par le Conseil des ministres. L’objectif déclaré étant de « mettre un terme aux activités anarchiques d’associations et de personnes dans ce domaine ainsi qu’aux entreprises de prosélytisme menées à l’endroit de musulmans en Algérie ».
Et pour dissiper tout malentendu avec les représentants des communautés religieuses en Algérie, le président de la République a estimé que ce texte vise, en fait, à « perpétuer cette tradition de convivialité et de respect mutuels entre les fidèles des religions du Livre, mais aussi sa détermination à protéger l’Islam, religion de l’Etat, de pratiques étrangères aux traditions de l’Eglise chrétienne en Algérie ». Il ne manquera pas également de souligner que le peuple algérien est « fidèle à ses traditions et attaché au dialogue fécond entre les religions et les civilisations ».
Ceci ne l’empêchera pas, cependant, de « mettre un terme à des pratiques anarchiques et parfois même mercantilistes, qui agressent ses citoyens musulmans dans leur foi ». Par Hassan Moali el watan 1 mars 20006