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Par Bachir, le 06.11.2009
visiblement l'algérie est très vite destabilisée par 2 évangélistes américains, c'est comique!!! et ridicule d...
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Par antonini, le 06.11.2009
culture et corruption en algérie : la foire du livre édition 2009 n’a pas été déplacée innocemment et pour le ...
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Par Rouchadi Khaled, le 03.11.2009
il estlibre, c'est la liberté d'expréssion, pour cette polimique...
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Par Anonyme, le 03.11.2009
pour le dossier de l'affaire d15 c'est un dossier bidon et j'incite mr souhabi à dire la vérité sur ce faux do...
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Par Mehdi, le 03.11.2009
quatre 4x4 c'est dix fois rien que ce que possèdent les 85% des douaniers les comptes à l'étrangers par centai...
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Par Mehdi, le 03.11.2009
qui sème le vent,récolte la tempête!
...
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Par Zerguine Amir, le 31.10.2009
merci hogra !
j'ai juste deux semaines de vacance. toutes mes excuses si les reponses tardent un peu. trè...
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Par Simplice A, le 30.10.2009
coucou,
c'est vraiment affreux tout ceux qui ont été tué (dans le comm que tu m'as envoyé)
biso us
et f...
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Par Mina, le 28.10.2009
> 4. la plus belle vacherie des francais vis a vis des algeriens,
> vous n'en dites pas un traitre mot, et bi...
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Date de création : 22.07.2008
Dernière mise à jour :
07.11.2009
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M’chedallahProtestations à l’Est
Depuis près deux mois, il ne se passe pas une semaine sans que soit enregistrée la montée au créneau d’un village ou d’une bourgade dans la commune de M’chedallah. Cela se traduit par des protestations motivées par des contraintes d’ordre social qu’énumèrent les mécontents. Pour l’essentiel, ces colères renvoient au retard d’inscription ou de réalisation de projets d’utilité publique et de développement dits projets d’accompagnement, de la dégradation de ceux existants ou même de malfaçons dans ceux en voie de réalisation. La première montée au créneau avait été enregistrée à Voumejvar et Thamourth Ouzemour, situées toutes deux à la périphérie du village Ath-Ivrahim. Les citoyens avaient carrément fermé l’agence locale de Sonelgaz et pris d’assaut le siège de la daïra pour protester contre les fréquentes coupures d’électricité et d’eau. Ensuite et pour les mêmes motifs, ce sont les villageois d’Ath-Ikhlef et ceux d’Assif Assemadh qui avaient pris le relais en fermant le CW98 et menacé de bloquer la RN15, au début de l’automne. La colère contaminera le village Raffour pour le danger d’une ligne électrique auquel sont exposés les résidents de l’un des quartiers. Ces citoyens se sont rassemblés plusieurs fois devant le siège de la mairie pour exprimer énergiquement leur crainte. Une partie des résidents de la cité Boukrif Aïssa, située à l’entrée sud du chef-lieu communal, avaient en même temps manifesté leur colère suite à un litige qui les opposait à l’OPGI relatif au montant de location jugé excessif par les protestataires. Pour rappel, ces citoyens qui avaient refusé de s’acquitter de leurs redevances avaient été poursuivis en justice, ils voient la menace d’expulsion peser sur eux. Sachant qu’aucun de ces pères de famille dont la plupart sont des cas sociaux (chômeurs, handicapés à charge) ne peut s’acquitter des arriérés qui avoisinent les 16 millions de centimes pour certains, ils demandent, ni plus ni moins, que l’effacement de leur dette ou sa prise en charge par l’APC. La dernière agitation avait été observée, la semaine écoulée, dans la bourgade Zouzamane dont les habitants et après maintes réclamations pour la prise en charge des problèmes de leur cité, avaient alors fermé la mairie. Les protestataires avaient pris la ferme décision de ne lâcher prise qu’après la venue du wali pour l’informer de vive voix de leurs préoccupations. Le wali pris dans les préparatifs des festivités du 1er-Novembre avait quand même dénoué temporairement la situation en promettant par le biais du chef de daïra (selon les protestataires) l’envoi d’une commission composée de directeurs de wilaya qui procéderait à une inspection sur le terrain pour dresser un état des lieux. De son côté, le président de l’APC avait signé un engagement, nous apprend-on, pour la prise en charge de ces contraintes par ordre de priorité. A noter que cette vague de protestations houleuses n’est pas propre à l’APC de M’chedallah. Oulaïd Soualah
Cela se passe à Draâ Ben KheddaSix familles cohabitent dans une cave depuis... 16 ans
Six familles vivent le calvaire au quotidien au niveau de la cité 400-Logements à Draâ Ben Khedda. Elles partagent une cave depuis plus de 16 ans. “Ce sous-sol est souvent inondé en hiver, d’ailleurs, les pompiers sont intervenus à plusieurs reprises, comme le montrent ces documents.” Cette déclaration est l’un des pères de famille qui se sont rendus à notre rédaction avant-hier en compagnie d’un autre habitant de la même cave. Pour appuyer leurs dires, les deux citoyens ont adressé des rapports et des courriers aux responsables concernés où on pouvait en effet lire : “L’unité de la Protection civile de Draâ Ben Khedda est intervenue... pour infiltration des eaux de pluie dans une cave habitée au batiment G2 sis à la cité400-Logements commune de Draâ Ben Khedda”. Un procès-verbal du service d’hygiène de la commune a également signalé, en date du 11 mars 2007, “des infiltrations des eaux pluviales à l’intérieur de la cave...” Dépitées, les six familles, du moins les deux pères que nous avons reçus, ne savent plus à quel saint se vouer après qu’ils ont sollicité tous les services concernés. “Ils nous ont toujours promis des solutions, mais rien n’est venu”, dira Mohamed B, l’un de ces deux pères. Lyes D., soutient, lui, que cette situation ne doit pas s’éterniser : “Il y a des enfants parmi nous, nous vivons vraiment des conditions pénibles et insoutenables. Nous sommes des Algériens à part entière qui ne demandent que le droit au logement”, dira cedernier. Les pères de famille souhaitent une sortie du tunnel le plus tôt possible d’autant que l’hiver est proche. Ils sollicitent l’intervention des hautes autorités du pays. “Je suis d’accord avec les autorités quand elles appellent au calme et aux démarches pacifiques pour réclamer en quelconque droit. Mais ces autorités doivent nous écouter en prenant en charge nos doléances”, poursuivent les deux citoyens qui entendent, en outre, penser recourir à la rue pour manifester leur courroux dans le cas ou la situation persiste.
M. O. B.
Ils exigent leur réintégration dans leur poste de travail
15 jeunes menacent de se jeter du haut d'une terrasse à l'intérieur de la cité administrative de Tizi Ouzou
Quinze jeunes de la cité le Cadi de la ville de Tizi Ouzou ont investi hier une terrasse d'un immeuble administratif du siège de la wilaya de Tizi Ouzou pour exiger des autorités locales leur reconduction dans leur ancienne fonction d'agents de sécurité qu'ils ont occupée pendant près de neuf mois avant qu'ils ne soient licenciés par les mêmes autorités, a-t-on constaté sur les lieux.
Ces jeunes, qui menaçaient de se suicider si les autorités ne leur procuraient pas du travail, ont occupé pendant plusieurs heures la terrasse de cet immeuble, tout en criant leur rage et leur colère contre leurs responsables au niveau de la cité administrative de la wilaya.
Toutes les tentatives d'amener ces jeunes à la raison sont demeurées vaines face à leur détermination à maintenir leur menace de se jeter de la terrasse si leur revendication de reconduction dans leur ancien poste ne trouve pas de réponse favorable auprès des autorités.
«Nous ne sommes pas des voyous, nous voulons seulement travailler et être considérés», n'ont pas cessé de rappeler, avec rage et dépit, ces jeunes qui disent se sentir trahis par ceux qui leur avaient promis de les recruter pendant les moments difficiles de la dernière campagne électorale. Un des jeunes révoltés s'est dénudé devant tous les passants et les services de sécurité pour exprimer d'une façon on ne peut plus claire son marasme et celui de ses camarades qui ne demandent que du travail pour vivre dignement.
Les services de sécurité venus en force depuis le début de cette action n'ont pas jugé utile d'intervenir, du moins jusqu'à 14h, pour éviter une éventuelle défenestration de ces jeunes en colère. Même les éléments de la Protection civile se sont également déplacés sur les lieux.
En attendant, des gens s'interrogent comment ces jeunes ont pu s'introduire à l'intérieur du siège de la wilaya, d'abord, et comment ils se sont retrouvés sur la terrasse, ensuite ?!
Aussi, ces mêmes gens se demandent comment se fait-il que ces jeunes indésirables aujourd'hui avaient exercé pendant une période assez longue quand même comme agent de sécurité au niveau de cette cité administrative ? Enigmatique !
H. A.
Oran
Emeutes à El Ançor
Excédés par les nuisances causées par les carrières d'agrégats, de jeunes manifestants occupent la ville et s'opposent aux gendarmes Les échauffourées ont éclaté hier entre des jeunes et des éléments des brigades antiémeute de la Gendarmerie nationale à El Ançor
, une localité située à environ une trentaine de kilomètres de la ville d'Oran. Les raisons de la tension que vit cette paisible localité résident dans le problème récurrent que posent les carrières d'agrégats qu'elle abrite depuis quelques années et qui sont à l'origine d'une grave pollution de l'environnement selon des citoyens protestataires que nous avons rencontrés à l'entrée du chemin menant vers ces carrières.
La colère de ces citoyens ne date pas d'aujourd'hui et à plusieurs reprises, ils avaient exigé la fermeture de «ces sites qui sont à l'origine de nuages de poussière qui envahissent nos maisons et qui constituent par les explosions de dynamite une grave menace pour nos maisons.
Même les camions qui viennent charger les agrégats à partir de ces carrières ont été à l'origine de plusieurs accidents de la circulation», affirment des citoyens qui ont installé des bivouacs à l'entrée des chemins menant vers ces sites objet de contestation.
Un élu de la localité n'a pas manqué de préciser que cette carrière constitue certes des nuisances mais qu'elle constitue une bonne source de revenus pour la commune.
«Le problème peut se régler par le dialogue et ce qui se passe aujourd'hui dépasse tout entendement. La ville aurait pu sortir autrement de l'anonymat», avouera-t-il.
Hier les écoles ont été fermées pour éviter tout dérapage et l'accès au village, aussi bien pour les véhicules que pour les piétons était filtré
par les gendarmes dépêchés en renfort. Les jeunes protestataires que les gendarmes tentaient de repousser à coups de bombes lacrymogène ont allumé des feux de forêt au lieu Carrera qui surplombe les carrières. En début d'après-midi, des sources locales ont fait état d'interpellation de jeunes manifestants et de blessés des deux côtés pris en charge par la polyclinique de la localité.
A l'heure où nous mettons sous presse, El Ançor, que le bleu de la mer qui borde la corniche oranaise orne de mille éclats, était encore infranchissable et le face-à-face entre manifestants et gendarmes se poursuivait.
F. B
ANNABA
Double protestation de chômeurs et de travailleurs impayés
Après le chef-lieu de la wilaya il y a quelques jours seulement, la protestation des jeunes sans emploi s’est déplacée hier à El Bouni, commune et daïra; distante de quelque quatre kilomètres, au sud de Annaba.
Des dizaines de jeunes ont, en effet, assiégé dans la matinée d’hier le siège de cette commune pour protester contre l’indifférence affichée par les élus quant à une solution de leur situation de chômeurs qui dure depuis longtemps. N’ayant pu être reçus au début de leur mouvement par les responsables, notamment le maire, ils se sont introduits à l’intérieur des locaux de l’APC où ils ont saccagé des meubles et brisé quelques vitres, avant de se retirer à l’appel de quelques sages de la commune, dont le souci est d’éviter la destruction d’un bien appartenant à la collectivité. Ce n’est qu’après ce retrait que le maire a consenti à recevoir des représentants des protestataires, dans une tentative d’apaiser leur colère. Durant cette audience, celui-ci leur a fait part de la non-disponiblité, actuellement, de contrats de travail dans les différents dispositifs d’insertion des chômeurs, mais a promis de prendre toutes les dispositions pour que ces contrats soient attribués en toute transparence et équité, dès leur notification à ces services. Appelées en renfort, les forces de police sont intervenues pour calmer les esprits des manifestants, après une longue discussion avec ces derniers. Evitant laconfrontation avec les jeunes chômeurs, les forces de l’ordre ont utilisé le langage de la persuasion pour faire entendre raison aux protestataires qui se sont finalement dispersés dans le calme. Par ailleurs, plus d’une centaine de travailleurs de l’entreprise de transformation du bois et du fer de Annaba sont revenus à la charge en fermant dans la matinée d’hier la route menant de la cité Seybouse à Annaba, à l’aide de pneus brûlés et autres objets hétéroclites. Ils l’ont fait pour dénoncer leur situation socioprofessionnelle marquée notamment par des retards de salaires de plus de cinq mois. Leur mouvement d’hier est le troisième en l’espace d’une semaine. «Nous avons passé un mois de Ramadan des plus difficiles, en raison du retard de nos salaires. Plus grave encore, nombreux sont ceux parmi nous qui n’ont pu faire face aux dépenses générées par la scolarisation de leur progéniture. Certains ont pu emprunter de l’argent auprès de leurs parents ou connaissances pour le faire, mais d’autres qui n’ont pas eu cette chance, ont carrément retiré leurs enfants de l’école », s’insurgent ces travailleurs, qui exigent le départ de leur directeur accusé d’avoir ignoré leurs revendications. Après plus d’une heure d’occupation des lieux, la police anti-émeutes est parvenue à libérer la route et à disperser les travailleurs protestataires. Nos multiples tentatives pour nous informer auprès de la direction de cette entreprise sur cette affaire de salaires impayés depuis des mois n’ont pu aboutir.
A. Bouacha
Des bombes à retardement minent la sérénité des algériens
Par Zine-el-Abidine Djebara/Zineb A.
La rue continue à abriter les révoltes et les manifestations des algériens. Les raisons, les origines et les motifs diffèrent, mais ce mode continue de constituer la plus importante forme d’expression chez l’algérien, dans la joie et dans le malheur.
Des conditions de vie inhumaines
Diar Echems, l’enfer au cœur d’Alger
Des « damnés de la terre », il en existe encore en Algérie de 2009. Non loin du siège de la présidence de la République et à quelques kilomètres seulement des quartiers huppés de la capitale (le Golf et Hydra), près de 40 000 citoyens algériens sont nés et vivent encore dans la misère. Ils ne voient pas la lueur du soleil et ils rêvent toujours d’un avenir meilleur qui tarde à se profiler à l’horizon. Il s’agit des habitants de la cité Diar Echems, dont le nom, qui veut dire en français « les maisons du soleil », ne reflète aucunement la situation dans laquelle 1500 familles y habitent. Aujourd’hui, la cité est devenue célèbre. Non pas par la haute qualité de vie de ses résidents, mais parce qu’elle est sortie de l’anonymat suite aux violentes émeutes qui ont éclaté, lundi et mardi derniers, dans le quartier. Des événements qui ont fait la une de la presse nationale et des chaînes de télévision étrangères. Le voile est levé sur la situation d’une partie de la population algéroise.
Pour connaître les raisons d’une révolte subite et violente, nous sommes allés à la rencontre des jeunes qui ont donné, deux jours durant, du fil à retordre à la police antiémeute. Voyage à l’intérieur d’une véritable favela algérienne…Hier, mercredi 21 octobre 2009, il était environ 10h30, quand nous sommes arrivés sur place. Et notre surprise fut grande. Ces hauts immeubles que l’on voit de loin ne sont en réalité que des carcasses qui cachent, tant bien que mal, la misère de centaines de familles. Adossés aux murs, des dizaines de jeunes et de vieux semblaient attendre des visites. En voyant notre véhicule, ils viennent en courant. « Vous êtes de quel journal ? », nous apostrophe l’un d’eux. En apprenant notre identité, ils se montrent accueillants. « Bienvenus aux HLM (Habitants des Logements Misérables) ! », nous lance Belaïd, fonctionnaire. Accompagné d’un groupe de jeunes et d’hommes d’un certain âge, il se présente comme le représentant deshabitants de la cité. Mais c’est le plus vieux du groupe qui prend la parole pour nous résumer le fond du problème. « Cette cité a été construite par la France en 1958 et elle était réservée, à l’époque, aux "indigènes" (les citoyens algériens, ndlr). L’appartement le plus vaste dans ces bâtiments a une superficie de 27 m2. Même les prisonniers d’El Harrach ont droit à 4 m2 chacun. Nous, nous dormons à 11 ou 12 personnes dans une seule pièce de 27 m2. Aucun d’entre nous n’a droit aux 4 m2 dont disposent les prisonniers », déplore notre interlocuteur. Selon lui, les habitants « ne demandent qu’un droit légitime : avoir un logement décent. » « Nous ne pouvons plus patienter. 50 ans dans une seule pièce, c’est trop », déclare un autre membre du collectif en question.
« Nous ne sommes pas des voyous »
Les personnes interrogées accusent le maire de la commune d’El Madania d’être à l’origine des derniers événements. « Non seulement il a octroyé des logements à trois femmes célibataires et étrangères à la cité, mais il ne nous a accordé aucun respect. Quand il est venu ici négocier avec nous, il était ivre. C’est lui qui est à l’origine de ces événements », disent-ils. Selon eux, les jeunes révoltés ne sont pas des voyous. « C’est toute la cité qui est révoltée. Nos jeunes ne sont pas des voyous et les déclarations du maire ne sont pas vraies », rectifient-ils. En donnant leur version des faits, lesreprésentants de la cité nous invitent à visiter leurs immeubles de l’intérieur. Première halte, une cage d’escalier. Servant de cave pour les ordures, cette dernière est actuellement un abri pour la famille Belhadj. Le père, la mère et les trois filles qui composent cette famille ne voient jamais le jour se lever. « J’ai aménagé le peu d’espace qui existe dans cette cave en chambre à coucher et en cuisine. Je ne dispose même pas de toilettes. De plus, l’humidité nous menace quotidiennement », déclare ce père de famille. Comme lui, de nombreux jeunes ont dû exploiter d’autres cages d’escalier et des couloirs des bâtiments pour pouvoir s’y abriter, eux et les membres de leurs familles. Les plus chanceux d’entre eux logent dans des F1 ou F2 très étroits. Mais, ce n’est pas le paradis. C’est plutôt l’enfer. Des familles composées de 12 à 14 membres s’entassent dans une seule pièce. En effet, les grands-pères, les grands-mères, les fils, les brus et les enfants se débrouillent comme ils peuvent pour dormir. Ici, l’intimité est inexistante. « Nous dormons à tour de rôle. Les jeunes, eux, passent la nuit à la belle étoile en attendant le lever du jour pour prendre place dans un coin de la maison », précise un membre de la famille Amrani. Khadraoui Toufik et son frère, tous les deux mariés, partagent une chambre et un balcon. « Moi, j’occupe le balcon avec ma femme et mon enfant et j’ai cédé la chambre à mon frère. Parfois, je me sens gêné quand je rentre à la maison le soir », affirme-t-il. Dans cette cité, il y a également des personnes âgées et très malades.
Les femmes occupent les balcons et les hommes les couloirs
Certains d’entre elles sont d’anciens moudjahidine. C’est le cas de M. Chrarek, un vieil aveugle, que nous avons trouvé alité. « Ce n’est pas une vie ! », tonne une de ses filles qui dénonce la mauvaise prise en charge de son père. Alors, pour fuir l’étroitesse des logements, certains jeunes mariés ont décidé de quitter la maison familiale. Pas pour aller ailleurs, mais pour habiter un taudis qu’ils ont construit au pied des bâtiments. « Où est notre droit ? Nous n’avons rien eu des richessesnationales. D’où notre révolte. A travers cette protestation, nous voulons interpeller les hautes autorités du pays », estime Dris Abderrahmane. Les habitants de Diar Echems reviennent à cette occasion sur les émeutes de la veille. Ils se plaignent de la brutalité des forces antiémeute à leur égard. « Des dizaines de bombes lacrymogènes périmées ont été balancées même à l’intérieur des maisons. Nos enfants et les personnes malades ont failli mourir asphyxiés », déplorent-ils en montrant les douilles de ces engins. Cette situation démasque les discours et les chiffres officiels sur la prise en charge des citoyens et le nombre de logements construits. Pourquoi a-t-on entretenu un tel bourbier ?
Par Madjid Makedhi
Dispositif d'aide à l'insertion professionnelle
Grosse manifestation de colère des jeunes à Annaba
La tension était à son paroxysme hier autour du siège de l’APC de Annaba, où près de trois cents jeunes demandeurs d'emploi se sont rassemblés dès 8h pour exiger de l'embauche dans le cadre du dispositif d'aide à l'insertion professionnelle (Daip).
N'ayant pas pu rencontrer d'interlocuteur à même de répondre à leur revendication, les jeunes sont entrés dans une grande colère et ont décidé de manifester leur déception en bloquant la circulation automobile au niveau des rues et ruelles adjacentes au cours de la Révolution.
Criant et menaçant de s'en prendre aux locaux administratifs et de tout saccager si les responsables ne consentaient pas à les recevoir, les manifestants ont ensuite marché jusqu'au siège de la wilaya de Annaba, tout proche, où ils ont observé un sit-in d'une heure environ.
Ce n'est qu'à la mi-journée que cinq délégués d'entre les prétendants audit dispositif ont été reçus par le président d'APC, en présence d'un représentant du wali.
Cette audience et notamment les promesses de prise en charge de leurs préoccupations dans les meilleurs délais ont quelque peu calmé les esprits des jeunes chômeurs, qui se sont finalement dispersés sous le regard vigilant des policiers venus en renfort pour encadrer la manifestation.
Pour sa part, le président d'Apc s'est dit dépassé par cette demande d'emploi massive qu'il ne peut satisfaire avec les seuls moyens de la commune.
«La revendication des jeunes est légitime, j'en conviens, mais il faut qu'ils comprennent que nous ne gérons pas le Daip qui reste des compétences de la direction de l'emploi de la wilaya.
Nous n'avons fait qu'enregistrer jusqu'à maintenant les demandes d'embauche qui sont de l'ordre de 5000 environ mais aucune directive ne nous est parvenue pour savoir combien d'entre ces candidats seront réellement recrutés», affirmera le docteur Nabil Bensaïd en affirmant que si ça ne tenait qu'à lui il embaucherait l'ensemble.
«Nous nous sommes engagés à recevoir autant de fois que nécessaire les cinq délégués des demandeurs d'emploi dans le cadre de ce dispositif pour les tenir informés de l'avancement du dossier, qui reste, je le répète, tributaire des quotas que fixera pour chaque commune de notre wilaya la direction de l'emploi», ajoutera cet élu avec un geste d'impuissance.
Il y a lieu de signaler que cette manifestation des prétendants au Daip n'est pas la première au niveau de la commune ni au niveau de la wilaya.
Des mouvements de colère pour le même motif ont eu lieu à intervalles réguliers depuis le début de l'année au niveau de pratiquement toutes les localités de la wilaya de Annaba avec en toile fond l'inefficience du dispositif proposé pour la résorption du chômage.
La dernière manifestation a été enregistrée en tout début de cette semaine dans la commune de Sidi Amar, localité mitoyenne du complexe sidérurgique d'El Hadjar où le problème de l'emploi se poserait le plus.
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ELLES ONT FAIT DES DIZAINES DE BLESSÉS ENTRE CIVILS ET POLICIERS
Les émeutes reprennent à Diar Chems
De nombreux blessés ont été dénombrés parmi les services de police et les citoyens à la suite des émeutes qui ont éclaté à Diar Chems hier après-midi.
De nombreux policiers ont été blessés hier alors qu’ils tentaient de disperser les manifestants qui ont investi la rue au quartier de Diar Chems à El Madania.
Tous les moyens humains des services de sécurité ont été appelés en renfort pour mettre un terme aux émeutes mais sans succès puisque le calme n’est toujours pas revenu à la tombée de la nuit.
Les habitants du quartier ont utilisé tout ce qui leur tombait sous la main pour se protéger contre l’assaut donné par la police aux environs de 18h. Il y a eu également des blessés parmi les citoyens. Depuis les balcons et les fenêtres, les habitants ont jeté des cocktails Molotov contre les policiers. Même des sacs de ciment et de sable ont été utilisés comme projectiles contre les services de l’ordre qui ont essayé de se barricader pour éviter de nouvelles victimes. Ils n’ont pas hésité à répliquer à coups de grenades lacrymogènes visant même les personnes qui se tenaient aux balcons et aux fenêtres. Les barres de fer et des morceaux de bois qui servaient d’armatures aux baraques de fortune ont été arrachés pour attaquer les policiers. De nombreuses ambulances ont été dépêchées sur les lieux pour évacuer les blessés.
Les habitants sont sortis dans la rue hier après-midi pour renouveler leurs doléances dans l’espoir d’obtenir des logements sociaux. Mais la foule a été chargée par la police antiémeute dans l’espoir de mettre fin aux attroupements dans ce quartier. Canons à eau et gaz lacrymogènes restent le seul moyen des policiers pour disperser les manifestants, à côté, bien sûr, des matraques.
Ces incidents ont éclaté dans ce quartier populaire d’Alger car les habitants, parmi lesquels des jeunes et des femmes, ont voulu protester contre leurs mauvaises conditions de logement. Ils ne se sont pas privés de jeter contre les policiers tout ce qui leur tombait sous la main. Ils n’ont pas cessé de lancer des projectiles contre les forces de l’ordre. Bilan: plusieurs d’entre eux ont été blessés. Même les manifestants ont été blessés lors des violentes charges des policiers. D’ailleurs, des femmes et leurs bébés affectés par les gaz lacrymogènes ont été transférés à l’hôpital.
De crainte des représailles, certains jeunes ont préféré ne sortir dans la rue qu’encagoulés.
Les habitants de la cité Diar Chems d’El Madania ont délégué, hier, quelques représentants pour rencontrer les autorités et discuter des solutions à apporter au problème du logement.
Les citoyens ont considéré que les autorités n’ont eu de cesse de faire des promesses sans jamais voir un début de concrétisation des projets de logements attendus. Ils ont eu recours, une nouvelle fois, à la contestation dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol. Ils ne veulent plus continuer à vivre dans des baraques ou dans des logements exigus.
Les services de la daïra de Sidi M’hamed ont déjà recensé les besoins en logements sociaux d’El Madania, mais ce ne sont pas tous les postulants qui ont eu droit à un toit. Ceux qui n’avaient pas été retenus par la commission d’attribution ont alors ressenti du dépit. Ils n’ont pu contenir leur impatience et ils comptent sur la révolte dans la rue pour attirer l’attention des responsables et les forcer à redoubler d’efforts pour leur procurer un toit.
Les chefs de famille n’ont eu pour seul choix que de tenter de prendre possession de certains terrains de la commune pour ériger de nouvelles demeures de fortune. Cette initiative n’a pas été du goût des représentants de l’APC, qui se sont d’ailleurs abstenus de tout commentaire suite à cette affaire.
D’un autre côté, les démarches entreprises auprès de la daïra n’ont pas été couronnées de succès. Acculés de partout, les citoyens ont fini par exprimer leur désarroi de façon on ne peut plus claire.
Tahar FATTANI
Suite à une circulaire ministérielle qui entrave leurs transferts entre les hôpitaux
Des patients prisonniers de l’attente et d’autres meurent sur les trottoirs
Une circulaire ministérielle émanant du ministère de la santé et la réforme hospitalière datée de 2006, portant l’interdiction de transfert des malades entres les hôpitaux qu’après un avis favorable des institutions d’accueil, ce qui est considéré comme source d’inquiétude à une centaine de citoyens et plus précisément les cas d’urgences, cette circulaire est devenue un obstacle pour les transférer et subvenir à leur besoin en cas d’urgence.
La circulaire sus mentionnée est devenue une obsession pour les patients venant de M’sila pour se soigner et qui trouvent toujours des difficultés à se faire bien prendre en charge, car ils sont souvent transférés directement vers des hôpitaux ici et là.
Des sources hospitalières, déclarent à Elkhabar que : « l’opération de transfert des patients vers Sétif et la capitale avait augmenté considérablement ces dernières trois années, ajoutant que « les transferts ne se limites pas à des cas d’urgences ou des cas complexes, en plus des victimes d’accidents de la circulation et les accouchements difficiles, mais il a aussi dépassé tout cela pour des patients ordinaires dont l' états de santé ne nécessite que des consultations routinières ou des contrôles…etc.
Cette réalité amère nous amène à poser certaines questions tels que l’utilité de l’existence de certaines institutions comme (Alzahraoui), ou autres se trouvant au centre des grandes villes. Citons à cet égard Boussaâda, Sidi Aissa et Ain El Mélh, considérées uniquement comme des structures de passage ou juste un marché actif ayant pour but le transfert des patients.
Ce qui a incité certaines associations sanitaires au niveau de la wilaya à lancer des appels à l’aide au ministère de tutelle, dans le but d’intervenir au près des responsables des services hospitaliers, indiquant que cette circulaire vise à limiter les transferts à l’aveuglette particulièrement vers les cliniques privées et publiques.
Ces associations considèrent que la méconnaissance du contenu de la circulaire, a par ailleurs produit un impact négatif sur la situation d’une centaine de cas d’urgence alors que bon nombre de ces cas n’arrivent au moment voulu.
A cause de toute ces négligences, et au niveau de la wilaya de M’sila, des patients nécessitant des interventions chirurgicales en urgence sont morts seuls sur leur lit d’hôpital, d’autres sur les bords des trottoirs, des patientes ont accouché seules, certaines rendent l’âme avant même d’arriver aux institutions d’accueil.