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SCENE INTERNATIONALE

Le prix Nobel de la paix à Obama

Publié le 10/10/2009 à 15:44 par hogra
Le prix Nobel de la paix à Obama

par M'hammedi Bouzina Med de Notre Bureau de Bruxelles

Homme de conviction, Barack Obama montre, chaque jour qui passe, son engagement à réconcilier l'Amérique avec le reste du monde, notamment, celui musulman. Aux promoteurs du clash des civilisations, il répond par : «notre humanité commune». C'est rare et courageux pour un chef d'Etat.

 Vendredi 10h 30, heure GMT. Oslo, capitale norvégienne. Le président du Comité du prix Nobel, le Norvégien Thorbloern Jagland, annonce l'attribution du célèbre prix Nobel de la paix pour l'année 2009 au président américain Barack Hussein OBAMA. Un choix que seuls les esprits étroits, notamment de ceux des extrémistes de tous bords, trouveront à redire. S'il y avait un postulant qui pouvait honorer et s'honorer de la plus prestigieuse des récompenses qui distingue les engagements, les actes et la sincérité d'un homme politique, aucun autre ne pouvait devancer ce président américain, si atypique, si courageux en ces temps de crise internationale multidimensionnelle. Dès son accession au pouvoir, OBAMA a vite fait de poser un geste d'une extrême importance : le dialogue interreligieux. Son discours adressé aux musulmans du monde entier à partir du Caire (Egypte), le 4 juin dernier, traduit sa volonté de briser la «théorie du clash des civilisations» à l'origine de bien de haines, de prétextes et de justificatifs des va-t-en guerre et colonisateurs. «Je suis venu au Caire en quête d'un nouveau départ pour les Américains et lesmusulmans du monde entier», a-t-il déclaré, avant de relever la responsabilité des dirigeants politiques pour «vivre ensemble notre humanité commune». De toutes les crises de ce début de millénaire, celle du religieux est de loin la plus complexe, la plus violente qu'affronte quotidiennement le monde d'aujourd'hui. Ainsi identifiée et prise en charge publiquement par le président de la première puissance mondiale n'est pas rien. C'est une révolution. L'engagement du président américain pour la paix n'est pas que discours. Il s'exprime par des actes concrets : retrait progressif des forces armées d'Irak ; fermeture définitive du pénitencier de Guantanamo en décembre prochain ; dénonciation de la colonisation israélienne en Palestine ; réactivation du processus de paix entre Palestiniens et Israéliens... dans le même temps, cette «main tendue» à la paix n'est pas un aveu d'impuissance face aux promoteurs de la haine et des violences : intensification de la lutte contre le terrorisme international, notamment contre ses bases en Afghanistan et au nord du Pakistan. La tâche du président américain n'est pas aisée. Il fait front à d'innombrables adversaires tant en Amérique qu'ailleurs. Il doit convaincre que son combat contre le terrorisme international, particulièrement contre Al-Qaïda, n'est pas une guerre contre un pays musulman. Il doit convaincre que son engagement pour un monde sans armes nucléaires, comme il l'a proclamé lors de la dernière Assemblée générale de l'ONU, n'est pas une attaque contre l'Iran, pays à qui il répète le vouloir comme ami et partenaire et non comme ennemi. Ce n'est pas rien pour un Américain. Ce changement d'axe de la politique étrangère américaine, il l'a voulu et annoncé bien avant sa victoire électorale. Il l'a répété durant sa campagne électorale. «L'Amérique ne doit pas être seule à décider des affaires du monde», aime-t-il encore rappeler. Fini l'unilatéralisme américain au profit de la concertation internationale. Il joint le geste à la parole en annulant le fameux projet du bouclier antimissile en Europe que son prédécesseur justifiait par une menace nucléaire... iranienne ! Mais les guerres et les haines ont pour origine les inégalités, les injustices, la misère et l'exclusion. Aussi, le président américain ne ménage pas ses efforts pour peser sur la réforme de la Banque mondiale et du FMI. Les USA d'où est partie la crise financière internationale ont accueilli deux Sommet du G 20, même si beaucoup restent sceptiques quant à une vraie réforme du système financierinternational. En plus d'une caricature de ses adversaires le montrant avec un keffieh palestinien, OBAMO n'est-il pas traité de communiste chez lui ? C'est que l'homme dérange des intérêts obscurs et bouleverse des certitudes jusque chez lui. Vouloir assurer la gratuité des soins aux plus démunis aux USA, vouloir instaurer une aide sociale aux laissés-pour-compte ne lui vaut, certes, pas la sympathie des nantis et secoue bien des égoïsmes, mais qu'importe, l'homme a des convictions, a fait des promesses électorales et il le prouve chaque jour. Tout cela en quelques mois à la présidence du plus puissant pays du monde. Qui dit mieux pour mériter le Nobel de la paix 2009 ?

 

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BEN LADEN: Un changement de ton et des interrogations

Publié le 15/09/2009 à 00:24 par hogra
BEN LADEN: Un changement de ton et des interrogations

NOUVEAU MESSAGE DE BEN LADEN AUX AMÉRICAINS
Un changement de ton et des interrogations

N’ayant pas renoncé officiellement aux attentats terroristes, le message de Ben Laden pourrait aussi cacher des surprises.

Dans un message adressé au peuple américain, deux jours après l’anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 ayant coûté la vie à 3000 personnes, Oussama Ben Laden, le n°1 d’Al Qaîda, a été présenté comme un homme affaibli et à la recherche d’une issue. C’est le centre américain de recherche sur le terrorisme Intel Center qui a annoncé ce nouvel enregistrement sonore du chef d’Al Qaîda dans lequel il invite les Américains à faire pression sur la Maison-Blanche pour qu’elle mette fin aux guerres en Irak et en Afghanistan.
Il a menacé de poursuivre dans le cas contraire «
une guerred’usure» contre eux «de toutes les façons possibles». Il leur demande également de se prononcer contre le soutien à Israël. Il précise que «parmi d’autres injustices», c’est le soutien des Etats-Unis à l’Etat hébreu qui a conduit Al Qaîda à lancer les attaques du 11 septembre 2001. Pas un seul mot de menace dans ce message. «Tout cela renseigne, à ne pas en douter, sur le recul d’Al Qaîda sur le terrain et démontre clairement qu’elle est affectée par les développements sur le terrain», a souligné Diaa Rachwane, présenté comme l’un des meilleurs analystes arabes en matière de terrorisme. Le même analyste ajoute que le nouveau message de Ben Laden cherche à justifier les attaques du 11 septembre. Ce dernier, dans sa déclaration au peuple américain, explique que «les attentats ont été menés en réaction au soutien des USA à Israël et d’autres injustices». Le même analyste relèvera que, pour la première fois, le n°1 d’Al Qaîda parle «positivement» de trois présidents américains: Obama, par rapport à son discours depuis le Caire, Jimmy Carter et sa position à l’égard de la Palestine et John Kennedy, assassiné en 1963 et qui avait de bonnes relations avec le monde arabe.
Non sans avoir porté des jugements sur la personne de Barack Obama, président des Etats-Unis, le qualifiant d’«opprimé», Ben Laden souligne dans son message que l’actuel président de la première puissance mondiale connaîtra le même sort que celui des néo-conservateurs dans le cas où il adopterait la même politique. Le message de Ben Laden, comparé à celui d’Ayman Al Zawahiri, n°2 dans cette organisation terroriste est beaucoup plus simple. Les spécialistes y relèvent même un grand changement
Les opérations militaires, actuellement menées contre Al Qaîda en Afghanistan, semblent avoir suscité des réactions au sein de la chefferie de cette organisation terroriste, outrant les vives convictions d’un homme hostile à la puissance mondiale qui, aujourd’hui, a changé le lexique de son discours habituel. Il est clair qu’aujourd’hui, l’organisation terroriste Al Qaîda, qui a bouleversé la nation américaine en particulier, et le monde entier en général, se retrouve dans une situation difficile. Al Qaîda se résume désormais à des réseaux éparpillés, chacun pour son compte, en raison des coups durs portés essentiellement par les GI’s. L’on n’est certainement pas à la fin d’un terrorisme mondial ayant instrumentalisé la religion pour des intérêts purement matériels.
Pourchassée et traquée par les institutions militaires des pays particulièrement touchés par le terrorisme, dont l’Afrique du Nord, cette organisation est devenue l’ennemi de toutes les nations. Elle a été lâchée par de nombreux fidèles, selon un autre analyste, Anouar Eshki, chef du centre stratégique et légal basé à Djeddah en Arabie Saoudite: «Le réseau d’Al Qaîda commence à être démantelé dans les zones tribales pakistanaises en raison des coups durs qui lui ont été portés, alors que beaucoup de ses fidèles ont quitté le Pakistan pour le Yémen ou la Somalie.»
Cela dit, la menace terroriste est omniprésente, Al Qaîda n’a qu’une logique: le crime. «La lutte contre le terrorisme évoque une mobilisation continue», ont confié des sources sécuritaires algériennes ajoutant que «la meilleure réussite qu’on puisse avoir est de ne jamais sous-estimer sa force, car même affaiblie, Al Qaîda existe». Le message de Ben Laden, adressé au peuple américain où l’on constate clairement un changement, pourrait aussi cacher des surprises.

Ikram GHIOUA

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LES SOCIÉTÉS MILITAIRES PRIVÉES La mort par procuration

Publié le 07/09/2009 à 01:07 par hogra

LES SOCIÉTÉS MILITAIRES PRIVÉES
La mort par procuration

«En temps de paix, le mercenaire dérobe; en temps de guerre, il déserte.» Nicolas Machiavel

Environ 90 personnes ont été tuées le 1er septembre dans un bombardement de l’OTAN en Afghanistan. L’ONU avait auparavant demandé l’ouverture d’une enquête «approfondie». D’une façon tout à fait hypocrite l’UE fait part de son incompréhension. Bernard Kouchner a fait valoir que les Européens devraient revoir à la hausse leurs contributions financières. «Les taliban offrent 50 dollars par famille, ce qui permet de vivre un mois entier, alors que nous payons seulement la moitié. Bien sûr que nous devons payer plus».(1)
Pour Bernard Kouchner, le sort de l’Afghanistan est une mercuriale au plus offrant, il dénie du même coup tout patriotisme aux Afghans qu’il traite indirectement de mercenaires au plus offrant même s’ils ont une façon de gouverner discutable; il sont chez eux.
Apparemment, la démocratie aéroportée est infligée au peuple afghan pris en tenaille entre les taliban et les Occidentaux. Il faut le rappeler que près de 800 personnes dont deux tiers sont des civils, notamment des enfants, sont mortes en 2008. Le vrai mercenariat est du côté de la coalition qui fait la guerre aux peuples irakien et afghan en faisant appel à des mercenaires. Il est né dans le sillage de la «guerre de l’information» et de la doctrine du «zéro mort» suite aux guerres perdues du Vietnam et du Cambodge, expérimenté notamment au Kosovo dans les années 1990 par les forces de l’OTAN. Les Etats-Unis sont aujourd’hui déployés dans plus de 50 pays. Les raisons du recours à des sociétés militaires privées sont multiples: politiques: contourner le Parlement américain et éviter lacritique populaire. Contourner le contrôle administratif: ne pas irriter l’opinion publique. Les morts BW ne sont pas décomptés comme des soldats.

Qu’est-ce qu’un mercenaire?

Un mercenaire, du mot latin merces qui signifie salaire, est un combattant étranger aux parties en conflit, «spécialement recruté dans le pays ou à l’étranger» et qui «prend une part directe aux hostilités». Ce combattant doit également avoir un «avantage personnel» à participer à ce conflit, qui prend souvent la forme d’une rémunération «nettement supérieure à celle» de ses homologues de l’armée régulière. On peut citer la Légion étrangère française ou les Gurkhas anglais. Si, après un procès régulier, le soldat capturé est jugé coupable d’être un mercenaire, il peut s’attendre à être traité comme un simple criminel et peut aussi faire face à la peine de mort. Au cours de la Première guerre punique, les Carthaginois firent amplement appel à des mercenaires. Les républiques italiennes de la Renaissance firent souvent appel à des mercenaires, nommés condottieres, pour leur défense.(1)
Les Britanniques ont utilisé des mercenaires suisses et allemands plus particulièrement dans leurs colonies d’Amérique. Depuis 1859, la Garde suisse pontificale est la seule force mercenaire autorisée par le droit suisse. Elle a pour mission de protéger le pape au Vatican. A partir des années 1960, des mercenaires sont présents dans plusieurs conflits en Afrique, comme au Katanga en République démocratique du Congo (RDC) (Bob Denart spécialiste français des coups d’Etat dans les républiques bananières) ainsi qu’au Yémen. A partir des années 2000, parallèlement à la disparition progressive du mercenariat traditionnel, se sont développées les sociétés militaires privées (SMP) anglo-saxonnes, parfois en renfort d’une milice. Afghanistan (DynCorp) et surtout en Irak (Military Professionnal Ressources Inc, Blackwater, Erinys, Aegis) depuis 2003.Ils fournissent différents services comme la protection d’installations, l’entraînement des troupes, la maintenance du matériel militaire et participent même, dans certains cas, aux combats armés.(2)
La contribution suivante nous permet de comprendre le mécanisme de recrutement. Londres, septembre 2004. Les locaux d’une société de sécurité, dirigée par un ancien officier d’infanterie français, sont le théâtre d’auditions un peu particulières. (...) La société de sécurité, qui recrute au nom de commanditaires souvent américains ou britanniques, leur propose une mission de 45 jours, rémunérée 7000 livres (10.200 euros), afin de protéger des sites sensibles en Irak. (...) Selon la direction générale de la sécurité extérieure (Dgse) [française Ndlt], qui a rédigé plusieurs rapports sur le sujet à la mi-novembre, «37 ressortissants français seraient actuellement employés par sept sociétés de sécurité privée en Irak». (...) En octobre 2005, c’est la société américaine Executive Security and Aviation Solutions (Esas) qui lançait une campagne de recrutement en France, afin de dénicher une cinquantaine de gardes de sécurité. (..) Il suffisait, pour s’inscrire, d’envoyer par e-mail son CV à l’adresse électronique de Glenn F. (...) Les mercenaires français travaillent donc pour une demi-douzaine de sociétés, essentiellement anglo-saxonnes. (...) Depuis le début des activités des sociétés de sécurité privées (SSP) en Irak, la Dgse a recensé quatre morts de nationalité française. Selon une estimation réalisée par les services secrets en juin 2005, les pertes des sociétés de sécurité, toutes nationalités confondues, atteindraient le chiffre de 238 personnes, pour un effectif global de 50.000 hommes, employés par quelque 400 sociétés. (...) La seule société française à évoluer sur le marché irakien s’appelle Allied International Consultants and Services (Aics). (...) «On ne peut pas concurrencer les boîtes anglo-saxonnes, remarque Jean-Philippe L., on ne ramasse que les miettes. Jamais une société américaine ne fera appel à nous (....) Autre SSP en pointe, Aegis, qui compte d’anciens militaires et diplomates de haut rang dans son conseil de surveillance, a "gagné", elle, un contrat de 293 millions de dollars lancé par le Pentagone».(3) En Irak, plus de 180.000 salariés de sociétés privées assurent de nombreuses missions qui, dans d’autres conflits, auraient été confiées à des soldats. Cette véritable armée parallèle agit en toute impunité. Les armées occidentales n’arrivent plus à mobiliser assez d’hommes pour maintenir la paix ou mener des guerres (exemple: le conflit irakien). La guerre en Irak nécessite selon les experts 400.000 hommes sur le terrain. La coalition n’a réussi à réunir que 160.000 soldats (dont 130.000 américains) Les militaires manquants ont été remplacés par des contractants privés: 180.000 civils travaillent en Irak pour les armées occidentales. La CIA avait secrètement sous-traité à Blackwater la traque et la capture du chef d’Al Qaîda. Bien que le ministère des Affaires étrangères ait publiquement rompu avec Blackwater, cette société de sécurité privée bénéficie toujours de 400 millions de dollars de contrats avec le gouvernement américain. (...) Ces contrats illustrent la dépendance des autorités américaines à l’égard d’entreprises privées comme Blackwater. Derniers exemples en date, des projets d’assassinat contre des chefs d’Al Qaîda qui lui auraient été confiés par la CIA ont récemment été révélés, soulevant de vives réactions au Congrès le 21 août.(4)
Blackwater est une multinationale rentable...1 milliard de dollars de contrats avec l’Etat américain. En 2006, le nombre de soldats de Blackwater déployés dans le monde était estimé à 23.000. Le chiffre d’affaires de Blackwater a augmenté de 80.000% entre 2001 et 2006.Premier contrat majeur: la protection de Paul Bremer en Irak (20 hommes de BW sont employés à 600 dollars par jour pour protéger le représentant US). On la trouve sous contrat en Irak, Afghanistan, Azerbaïdjan, Afrique orientale, Moyen-Orient, USA, 90% des revenus de Blackwater. Entre 2000 et 2007 Blackwater se vante que toutes les personnes ayant été sous sa protection n’ont jamais eu aucun problème. Entre 2005 et octobre 2007 on a dénombré plus de 195 incidents impliquant Blackwater. Dans 80% des cas les hommes de Blackwater ont tiré les premiers. «Que s’était-il passé lors de cette bavure de Blackwater? s’interroge le New York Times. Une fusillade au coeur de Baghdad impliquant la société de sécurité privée Blackwater, le 16 septembre, a soulevé la question de la responsabilité des mercenaires en Irak. Le New York Times, pour sa part, se base sur de récents témoignages pour revoir à la hausse les conditions et le bilan de cet incident meurtrier (...). D’après le quotidien américain, dix-sept personnes ont été tuées et vingt-quatre blessées lorsque les gardes privés ont "traité" ce qu’ils pensaient être une attaque-suicide. Le véhicule visé transportait en fait un jeune médecin et sa mère en route vers l’hôpital, qui allaient chercher le père de famille. Lorsqu’un garde a ouvert le feu dans leur direction, le médecin a été atteint mortellement à la tête, perdant ainsi le contrôle du véhicule, qui a continué de progresser vers le convoi de Blackwater. Les mercenaires ont réagi immédiatement en tirant des dizaines de balles qui ont tué la mère ainsi que de nombreux Irakiens qui tentaient de fuir.»(5)

L’impunité des mercenaires

Jusqu’à ce jour, aucun homme de Blackwater n’a été inculpé car en juin 2004, Paul Bremer, peu avant son départ d’Irak, signe un décret qui empêche la justice irakienne de juger des contractants privés de l’armée américaine Cette situation leur accorde de fait une immunité quasi-totale. Quand les Etats-Unis ont envahi le pays en 2003 sans l’accord de l’ONU, la question juridique de l’occupation a été immédiatement posée, mais, dès la fin des combats, les principales puissances ont avalisé cette invasion par la résolution 1483 de mai 2003. Le 27 octobre 2008, le «Parlement» irakien a approuvé «l’accord de sécurité» entre Baghdad et Washington. L’occupation fut légalisée jusqu’au 31 décembre 2008. Ce texte prévoit un retrait des forces combattantes américaines d’ici 2011. (...) Au mieux, «l’accord de sécurité» fait revenir l’Irak aux années 1930 quand les Britanniques dirigeaient en sous-main le pays. Au pire, la Mésopotamie restera cette zone grise où soldats et mercenaires occidentaux agissent impunément au nom des multinationales...De plus, l’accord garantit une impunité totale aux Occidentaux armés qui ont agi en Irak depuis 2003 (article 12), or, mercenaires et soldats sont déjà soupçonnés ou coupables de multiples exactions rarement poursuivies aux Etats-Unis comme ailleurs...Les mercenaires sont donc assurés qu’ils n’encourent rien. Par la suite, les gouvernements américain et irakien ont cherché à résoudre le problème de la responsabilité des gardes privés en Irak. «Selon le New York Times, un projet de loi qui annule l’immunité dont bénéficient les sociétés de protection privées en Irak a reçu l’accord du gouvernement irakien mardi 30 octobre, et doit maintenant être approuvé par le Parlement. (...) Le journal new-yorkais établit un parallèle entre le projet de loi irakien et l’annonce, lundi 29 octobre dans la presse, de l’échec possible des poursuites aux Etats-Unis contre les gardes responsables de la fusillade du 16 septembre: "La décision du gouvernement irakien fait suite à des rapports indiquant que, pendant son enquête, le département d’Etat a promis aux gardes de Blackwater l’immunité contre d’éventuelles poursuites. Le 30 octobre, ce dernier a confirmé que des employés de Blackwater impliqués dans la fusillade s’étaient vu offrir une certaine forme d’immunité en échange de leurs dépositions."».(6) Mais, bien que Baghdad ait interdit à Blackwater d’opérer sur le territoire irakien après la fusillade de 2007, dans l’espoir de faire oublier son passé, Blackwater a d’ailleurs changé son nom, en février 2009, pour «Xe Services LLC». Xe assure toujours le transport aérien des diplomates américains qui y sont envoyés. Son contrat de deux ans, d’un montant de 217 millions de dollars, arrive à expiration le 3 septembre. ´´Mais nous en passer complètement ne serait guère envisageable dans les circonstances actuelles´´, avait déclaré la secrétaire d’Etat. D’ailleurs, le 3 septembre 2009, le département d’Etat américain a fait part de la prolongation du contrat de la société américaine Blackwater pour protéger la vie des diplomates américains en Irak, selon certaines sources d’information. Pourtant, le gouvernement de Nouri al-Maliki a interdit d’activité en Irak la société de sécurité Blackwater. C’est dire si la souveraineté de l’Irak est limitée...«Si l’on croit la théologie catholique "une guerre juste" doit obéir à trois conditions, (...) La première des trois conditions énoncées par saint Thomas est que la guerre ne peut être légitimement décidée que par l’autorité politique souveraine qui a pour fin principale de connaître et de promouvoir le bien commun de la cité ou société politique parfaite. (...) La deuxième condition de la guerre juste est que la guerre soit entreprise pour une cause juste (..°) La troisième condition de la guerre juste est ainsi la rectitude de l’intention de celui qui fait la guerre. L’autorité politiquesuprême peut entreprendre une guerre pour une cause juste mais en étant mue principalement par une intention mauvaise. (...) On pourrait ajouter une condition que saint Thomas n’affirme pas explicitement: il faut que le belligérant use de moyens militaires légitimes. Il n’est donc pas permis d’user de n’importe quel moyen militaire pour vaincre son ennemi. Il y a des actes qui sont toujours mauvais en eux-mêmes et il n’est jamais permis de les poser. L’intervention des armées américaines et anglaises en Irak, décidée sans l’assentiment du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies»(7)
Les guerres que mène l’Occident ne sont pas justes et partant pas morales. Quand Bush avait envahi l’Afghanistan, c’était pour délivrer les Afghanes, maintenant c’est pour combattre le terrorisme. Et demain? Cette guerre dissymétrique de 1 pour 1000 est encore plus amorale quand on utilise les satellites, les drones et les robots. On tue son adversaire sans le connaître à des milliers de kilomètres, à partir d’une salle climatisée du fin fond des Etats-Unis...

(*) Ecole nationale polytechnique

1.Un raid de l’OTAN fait 90 morts en Afghanistan: Le Monde.fr AFP, Reuters et AP 04.09.09 2.Les mercenaires Encyclopédie libre Wikipédia
3.Gérard Davet, Fabrice Lhomme, Profession: mercenaire français en Irak. Le Monde 25 112005
4.M.Landler, M.Mazzetti Washington a du mal à rompre avec Blackwater. NYTimes 24.08.09
5.Affaire BW: Que s’est-il vraiment passé le 16 septembre? Courrier international 03.10.2007.
6.Barnabé Chaix. Quelle responsabilité pour les mercenaires américains? Courrier International 31.10.2007
7.Qu’est-ce qu’une guerre juste? http://www.etudesfda.com/SPIP/spip.php?article48

Pr Chems Eddine CHITOUR (*)

Propagation de la grippe porcine 700 décès dans le monde

Publié le 22/07/2009 à 10:06 par hogra

Propagation de la grippe porcine

700 décès dans le monde, selon l’OMS

Le virus de la grippe A(H1N1) se propage à travers la planète. Selon un bilan officiel de l’OMS, il a tué 700 personnes à travers le monde. Un chiffre qui inquiète sérieusement les spécialistes et la communauté mondiale.



Depuis son apparition, le virus a touché plus de 100 000 personnes. Sa propagation se fait, selon l’OMS, – qui a même renoncé à fournir des statistiques globales sur le nombre de personnes atteintes par la pandémie – à une vitesse « sans précédent » par rapport à d’autres épidémies. Les pays affectés continuent cependant de signaler à l’agence onusienne les cas les plus graves ainsi que les décès confirmés en laboratoire, a indiqué le porte-parole de l’OMS. Les autorités sanitaires mexicaines avaient annoncé un retour en force de la maladie dans l’Etat de Chiapas (sud), près de la frontière avec le Guatemala, devenu la région la plus touchée du pays.

Le ministère mexicain de la Santé a confirmé lundi trois nouveaux décès liés à la grippe porcine, portant le nombre de morts à 128 depuis l’apparition du virus A(H1N1) en avril dernier dans ce pays. Le Mexique compte actuellement 14 229 cas avérés de grippe porcine. Devant une évolution alarmante de ce virus, beaucoup de spécialistes redoutent une flambée à travers le monde en automne et à l’hiver prochain. Plusieurs actions sont déjà envisagées par les autorités sanitaires internationales afin d’éviter la contamination. La fermeture des écoles figure parmi les mesures qui peuvent être envisagées pour freiner l’épidémie, a déclaré hier un porte-parole de l’OMS. Interrogée par des journalistes sur lespays qui envisagent de retarder la rentrée des classes ou de fermer les écoles pour faire face à la maladie, Mme Aphaluck Bhatiaseve a déclaré que « la fermeture d’écoles est l’une des mesures qui peuvent être considérées ». « Différents pays font face à la pandémie à des niveaux différents et dans des phases différentes », a-t-elle affirmé, rapporte l’AFP. « Ce sont réellement les pays eux-mêmes qui doivent envisager les mesures qu’ils estiment les plus adaptées à leur situation », a ajouté la même source.

La campagne du pèlerinage semble présenter, elle aussi, un grand risque de voir des cas de grippe A(H1N1) se propager à grande échelle. Des pays musulmans ont recommandé aux pèlerins les plus vulnérables de ne pas aller à La Mecque cette année. L’Egypte, la Tunisie l’Arabie Saoudite ont mis en garde les personnes présentant des pathologies chroniques, les femmes enceintes et les personnes âgées sur les risques qu’elles encourent s’ils doivent se rendre sur les Lieux Saints où se côtoie au moins une centaine de nationalités. L’Algérie a, pour sa part, fixé par arrêté ministériel la liste des affections médicales incompatibles (affections cardiovasculaires, mentales, pneumologiques, oncologiques, métaboliques et les femmes enceintes) avec l’accomplissement des ritesdu pèlerinage et qui donne la prérogative aux commissions médicales de wilaya de statuer sur l’aptitude médicale de chaque candidat à l’accomplissement du hadj. Qu’attend donc le ministère des Affaires religieuses pour sensibiliser les candidats au pèlerinage sur les dangers que présente cette grippe sur leur santé et celle de leurs proches, une fois de retour chez eux ? Interrogés par l’agence officielle Mena sur un éventuel report du pèlerinage, le cheikh d’Al Azhar et le mufti de la République, les deux plus hautes autorités religieuses musulmanes d’Egypte, ont renvoyé la balle dans le camp des autorités sanitaires, se disant prêts à examiner la conformité d’une demande de report avec la loi islamique.

Comment se protéger contre la grippe A(H1N1) ?

Eviter tout contact étroit avec des gens qui ne semblent pas bien portants et qui présentent de la fièvre et une toux. Se laver les mains à l’eau et au savon fréquemment et soigneusement. Pour de plus amples informations, un numéro vert gratuit, le 3030, est à la disposition des citoyens.

 

 Annuaire gratuit Compare le Net 

 

L’ONU dénonce le sort des femmes et des réfugiés

Publié le 22/07/2009 à 00:00 par hogra

DROITS DE L’HOMME DANS LES PAYS ARABES
L’ONU dénonce le sort des femmes et des réfugiés

 

 

Le rapport cite les crimes dits «d’honneur» comme la plus célèbre forme de violence contre les femmes dans plusieurs pays, tels la Jordanie et l’Irak.

Les Etats arabes doivent prendre des mesures pour combattre une liste croissante de problèmes liés à «l’insécurité humaine», dont la violence contre les femmes, la gestion des réfugiés et le trafic d’êtres humains, indique un rapport de l’ONU rendu public hier. Selon ce rapport de 288 pages la pauvreté, les guerres civiles, les conflits sectaires et ethniques ainsi que la répression sont également des défis auxquels la région doit faire face. «Dans la région arabe, l’insécurité humaine, qui affecte une grande partie des gens, entrave le développement humain», note le rapport rédigé surtout par des universitaires arabes.
Les enfants, les femmes et les réfugiés souffrent le plus du manque de liberté dans la région, déplore le rapport. «La fragilité des structures politiques, sociales, économiques et environnementales de la région (...) le manque de politique de développement centré sur l’individu et (...) la vulnérabilité à l’intervention étrangère» figurent parmi les facteurs qui ont entravé les progrès dans cette région, selon les rédacteurs. Le rapport cite les crimes dits «d’honneur» comme la plus célèbre forme de violences contre les femmes dans plusieurs pays, tels la Jordanie et l’Irak. «La punition pour les femmes peut être aussi sévère que la mort, tout spécialement si les faits reprochés résultent d’une grossesse», indique l’ONU. L’étude recommande aux gouvernements d’adopter des réformes juridiques et institutionnelles pour se mettre en conformité avec les conventions internationales.
Les réfugiés et les personnes déplacées demeurent également un problème ignoré dans le monde arabe, comme les Palestiniens, les Irakiens ou les Soudanais qui «au pire perdent leur vie» ou se retrouvent souvent sans maison, au chômage et sans aucune perspective sur le plan économique. «La fameuse richesse pétrolière des pays arabes présente un tableau trompeur de leur situation économique», indique le texte. «Ils se trouvent à la merci des conditions dans les camps ou des événements politiques et économiques dans leur pays d’accueil, qui pourraient soudain se retourner contre eux», dit l’ONU.

Alors que les statistiques sur les réfugiés s’avèrent souvent difficiles à vérifier, les Nations unies dénombrent approximativement 7,5 millions de réfugiés dans les pays arabes, c’est-à-dire près de la moitié des 16 millions enregistrés dans le monde. «Seule la fin de l’occupation israélienne des territoires occupés en 1967 et le rétablissement des droits des Palestiniens - le premier d’entre eux étant le droit à l’autodétermination - pourra entraîner la paix, dont l’absence a jusqu’à présent contribué à entraver le développement humain de la région».

R.I

Kaddoumi accuse Abbas dans l’«assassinat» de Arafat

Publié le 18/07/2009 à 00:07 par hogra

IL JETTE UN PAVÉ DANS LA MARE
Kaddoumi accuse Abbas dans l’«assassinat» de Arafat

 

Le numéro2 de l’OLP, Farouk Kaddoumi, un des fondateurs du Fatah, a porté de graves accusations contre le président Abbas.

Farouk Kaddoumi, compagnon du défunt Yasser Arafat et actuel numéro deux de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a fait exploser une bombe en affirmant dans un document distribué en début de semaine en Jordanie que l’ancien chargé de sécurité dans la bande de Ghaza, Mohamed Dahlan, et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, auraient participé à un complot d’Israël et des Etats-Unis qui s’est soldé par la mort, jusqu’ici mystérieuse, de l’ancien président palestinien,Yasser Arafat. Arafat a été chef du Fatah, principale composante de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), dont il était le président, et premier chef de l’Autorité autonome palestinienne issue des accords d’Oslo de 1993. Yasser Arafat est mort en novembre 2004 à Paris d’un mystérieux mal qui n’a jamais été clairement identifié. Dans ce document, Farouk Kaddoumi accuse notamment le président Abbas d’avoir «en liaison avec Israël comploté en 2003 en vue de tuer Yasser Arafat». D’aucuns se demandent le pourquoi de la sortie de Farouk Kaddoumi en ce moment précis, d’autant qu’il n’apporte, selon les observateurs, aucun élément nouveau susceptible d’éclairer un tant soit peu l’énigme entourant la mort du président palestinien. D’aucuns ont également vite fait de relier les accusations de Kaddoumi avec le prochain congrès du Fatah qui se tiendra pour la première fois dans les territoires palestiniens, en Cisjordanie. Or, Farouk Kaddoumi est aujourd’hui l’un des derniers, sinon le seul dirigeant palestinien de la résistance à n’être jamais rentré dans les territoires palestiniens depuis l’avènement de l’Autorité autonome palestinienne induite par les accord d’Oslo de 1993 qu’il ne reconnaît d’ailleurs pas.
Farouk Kaddoumi réclame d’autre part que la tenue du congrès du Fatah se tienne à l’étranger car selon lui plusieurs dirigeants historiques du Fatah ne peuvent pas y prendre part soit du fait de l’interdiction qui leur est faite par Israël d’entrer dans les territoires palestiniens, soit du refus exprimé par quelques dirigeants, comme M.Kaddoumi, de mettre un terme à leur exil.

En attaquant de front Mahmoud Abbas, Farouk Kaddoumi, outrele fait d’accentuer la division et la lutte pour le pouvoir qui sévit au sein du Fatah depuis le décès de Yasser Arafat, remet à l’ordre du jour un dossier, la mort de Arafat, en vérité jamais clos.
Dès mardi toutefois, le Fatah réagissait sur son site Internet, estimant que le rapport de Kaddoumi diffusé par Al Jazeera, «est un tissu de mensonges», accusant Kaddoumi de «diviser le Fatah et d’empêcher la tenue du VIe Congrès». Celui-ci est théoriquement prévue le 4 août prochain à Bethléem.
Cependant ce congrès du Fatah interviendrait dans un moment difficile pour la cause palestinienne, alors que les territoires sont divisés et gérés par le Fatah (Cisjordanie) et le Hamas (Ghaza depuis 2007). La première victime collatérale du document -Kaddoumi a été la chaîne satellitaire qatarie, Al Jazeera, dont les bureaux de Ramallah en Cisjordanie ont été fermés par l’Autorité palestinienne.
La chaîne qatarie a repris mardi l’information, relançant la spéculation sur la mort de Arafat et surtout les accusations de Kaddoumi contre Abbas et Dahlan.

Le ministère palestinien de l’information indique avoir pris cette décision à la suite de la diffusion d’«informations mensongères» mardi par Al Jazeera. Il précise que des poursuites judiciaires vont être engagées contre la chaîne d’information en arabe.
Dans un communiqué, Al Jazeera s’est dite «désolée», indiquant: «Nous sommes désolés de cette décision qui porte atteinte à la liberté d’expression et de la presse dans ce pays», dans une réaction de Walid al-Omary, le directeur du bureau d’Al Jazeera à Ramallah. «Nous rejetons fermement les accusations portées par le ministère (palestinien», a-t-il ajouté.
Dans un communiqué publié à Doha, Al Jazeera a indiqué que la décision était liée à la diffusion mardi d’une déclaration de Farouk Kaddoumi, chef du département politique de l’OLP, et s’est dite «étonnée» d’avoir été sanctionnée de la sorte en dépit «du traitement professionnel» de cette information qui avait été rapportée par de nombreux médias arabes et internationaux.

Nabil BELBEY

Obama désavoue le Maroc

Publié le 18/07/2009 à 00:00 par hogra
Obama désavoue le Maroc

Processus d’autodétermination
du Sahara occidental
Obama désavoue le Maroc      

Par Samy Ben

C’est désormais net, clair et précis, le patron de la Maison-Blanche  «se démarque» de la proposition « d’autonomie » que veut imposer le roi Mohamed IV comme solution au conflit du Sahara occidental, a rapporté jeudi le célèbre quotidien espagnol El Pais. «Obama a oublié (dans sa lettre au roi du Maroc) d’encenser la proposition marocaine «d’autonomie» pour le Sahara occidental que son prédécesseur, Georges Bush, avait ouvertement soutenue dans ses messages adressés au monarque marocain durant les dernières années», a relevé le journal ibérique. Il a rappelé également qu’à l’issue de l’adoption, en avril, par le Conseil de sécurité de l’ONU de sa dernière résolution sur le Sahara occidental, l’ambassadrice américaine, Susan Rice, «n’avait pas fait non plus référence à la proposition marocaine».
Pour El Pais, si la lettre d’Obama «préoccupe» les autorités
marocaines, elle a suscité en revanche «certains espoirs» dans les rangs du Front Polisario qui rejette catégoriquement la proposition d’autonomie préconisé par le Makhzen.
Rappelons que le roi a évité d’accueillir l’envoyé spécial onusien Christopher Ross lors de son périple maghrébin pour rencontrer les responsables au Maroc, en Algérie et ceux de la RASD. El Pais relève «l’inquiétude» de la presse marocaine devant cette première initiative du président Obama dans la région du Maghreb, elle a rappelé, par ailleurs, que « le responsable onusien n’ait pu s’entretenir avec le Premier ministre marocain».
«Aux yeux de la diplomatie espagnole, la lettre (du président américain) signifie qu’Obama veut laisser travailler l’ONU sans lui tracer la voie à suivre ou que, dans l’hypothèse la plus osée, il se démarque de la proposition marocaine d’autonomie au moment de chercher une solution au conflit», écrit encore le journal espagnol.
La proposition de règlement du conflit que mettra sur le tapis M. Ross « n’est pas encore définie » mais envisage des « idées similaires à celles de James Baker », l’ancien secrétaire d’Etat américain et envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental, souligne El Pais qui cite un diplomate espagnol.

La réunion informelle entre le Front Polisario et le Maroc, prévue en juillet à Vienne, se déroulera sous un autre format avec la présence de deux représentants de chaque partie, selon El Pais citant également des sources diplomatiques.
Mercredi, un juriste espagnol, Carlos Ruiz Miguel, a affirmé dans une déclaration à l’APS que le président Obama est «en train de faire des pressions» sur le Maroc pour l’amener à accepter une «solution au conflit du Sahara occidental conforme à la légalité internationale».
«La lettre adressée dernièrement par Obama au roi du Maroc ne fait aucune référence au soutien américain à la proposition marocaine d’autonomie» au Sahara occidental, mais lui demande au contraire de soutenir les démarches de l’envoyé spécial pour le Sahara occidental, Christopher Ross», a-t-il souligné.
Après ce camouflet du président Obama, tout porte à croire que l’on s’achemine vers une version corrigée du Plan Baker, d’ailleurs toujours d’actualité, pour trouver une solution juste et durable au conflit», a-t-il affirmé.
S. B.

La communauté internationale dénonce le coup d’Etat

Publié le 30/06/2009 à 00:03 par hogra

HONDURAS
La communauté internationale dénonce le coup d’Etat


Les putschistes se congratulant une fois leur coup d’Etat réussi

Des militaires ont arrêté dimanche le président du Honduras, Manuel Zelaya.

Suite au coup d’Etat d’avant-hier, le Parlement du Honduras a désigné Roberto Micheletti pour remplacer le président Manuel Zelaya évincé du pouvoir. Le coup d’Etat a eu lieu dimanche matin lorsque des militaires ont arrêté le président. Il a été détenu par la suite dans une base aérienne.
«Des militaires sont allés chercher le président à son domicile pour le conduire à la base de l’armée de l’air. Nous sommes en train de rédiger une Protestation», a annoncé son secrétaire Enrique Reine à des médias locaux. Le président enlevé a déclaré à la chaîne latino-américaine Telesur avoir été victime d’un ´´enlèvement´´, d’un ´´coup d’Etat´´, à son arrivée au Costa Rica, où il a été conduit de force dimanche par des militaires honduriens. «Je suis à San José, au Costa Rica. J’ai été victime d’un enlèvement de la part de militaires honduriens (...) J’ai été trompé par l’élite militaire», a déclaré M.Zelaya à la chaîne de télévision, dont le siège se trouve à Caracas. «Si les Etats-Unis ne sont pas derrière ce coup d’Etat, les putschistes ne pourront pas conserver le pouvoir», a-t-il déclaré à la chaîne de télévision américaine CNN, qui l’a joint à son arrivée au Costa Rica. Le souhait exprimé par le président de briguer un second mandat, en convoquant les électeurs pour ouvrir la voie à une révision de la Constitution, serait à l’origine du conflit qui l’oppose à l’armée.
A peine installé pour assurer l’intérim, M.Micheletti a averti son homologue vénézuélien Hugo Chavez contre toute ingérence dans les affaires internes du pays. Il a même déclaré avoir entendu dire que «plusieurs bataillons se préparaient» hors du Honduras en vue d’une intervention.
«Je n’encouragerais personne à faire preuve de ce courage-là car nos forces armées sont prêtes à défendre le pays», a déclaré M.Micheletti à la télévision, rapportent les agences. Il a dit ne pas accepter de menaces de la part «de ce monsieur» en référence au président vénézuélien. Le président par intérim refuse la notion d’un coup d’Etat dans son pays, assurant qu’«un coup d’Etat se déroule avec effusion de sang, ici il n’y a pas eu une seule goutte de sang». Le président vénézuélien, Hugo Chavez, a déclaré que «le coup d’Etat doit échouer». Les pays de l’Amérique latine rejettent de leur côté le coup d’Etat et le condamnent à l’unanimité. Ayant convoqué un Sommet extraordinaire de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (Alba) et du bloc centro-américain, les responsables de ces pays avaient conclu qu’ils ne reconnaissent que la légitimité du président évincé, Manuel Zelaya. «Le président légitime du Honduras est le président Manuel Zelaya, il n’y a pas de doute», a déclaré le président du Nicaragua, Daniel Ortega, hôte de la réunion. Ce qui est arrivé au Honduras est «un acte de désespoir» de l’oligarchie et des dirigeants de l’armée du Honduras, a estimé de son côté le président équatorien Rafael Correa, dont le pays est également membre de l’Alba. Le président déchu était arrivé dimanche soir au Nicaragua pour participer à ce Sommet où il a ainsi reçu le soutien de ses pairs. De son côté, l’assemblée générale des Nations unies s’est réunie hier en urgence pour examiner la situation politique au Honduras où le président Manuel Zelaya a été renversé et exilé, a annoncé dimanche un porte-parole de l’ONU. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé que le président Zelaya soit rétabli dans ses fonctions et que les droits de l’homme soient totalement respectés au Honduras. Sur les mêmes traces, les Etats-Unis déclarent qu’ils ne reconnaisse que Manuel Zelaya comme seul président constitutionnel du Honduras. «Nous reconnaissons Zelaya comme étant le président constitutionnel régulièrement élu du Honduras. Nous n’en voyons pas d’autre», a déclaré devant la presse ce responsable qui a requis l’anonymat. «Il s’est agi d’une tentative de coup d’Etat, elle n’a pas réussi», a-t-il ajouté, sans autres précisions. La Commission européenne a appelé de son côté le Honduras au respect des ´´institutions démocratiquement élues´´ après l’expulsion du président Manuel Zelaya et s’est interrogée sur l’avenir de négociations en cours sur un accord d’association entre l’UE et l’Amérique centrale. «La Commission européenne attache la plus grande importance au respect de l’Etat de droit, de la démocratie et des institutions démocratiquement élues», a souligné dans un communiqué la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner.

R.I

Rien ne va plus entre Londres et Téhéran

Publié le 29/06/2009 à 00:07 par hogra

8 EMPLOYÉS DE L’AMBASSADE BRITANNIQUE ARRÊTÉS EN IRAN
Rien ne va plus entre Londres et Téhéran


L’ambassade britannique à Téhéran

Londres, qui qualifie l’arrestation de «harcèlement» et d’«intimidation», demande que les employés soient «libérés indemnes et qu’ils puissent reprendre leur travail».

Le conflit entre l’Iran et l’Occident dépasse les échanges verbaux. La tension monte d’un cran entre Téhéran et la Grande-Bretagne depuis la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad. Hier, l’Iran a annoncé avoir arrêté huit employés locaux de l’ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran. La capitale perse accuse le personnel britannique d’avoir joué «un rôle considérable dans les émeutes» qui ont ébranlé l’Iran depuis l’élection présidentielle dernière. «Huit personnes ont été arrêtées pour leur rôle considérable dans les émeutes», a rapporté l’agence Fars. Les agences de presse déclarent que ces arrestations ont eu lieu samedi dernier. Des membres de la famille proches des employés arrêtés disent avoir perdu tout contact avec les leurs depuis avant-hier, rapporte la même source. Cette situation a irrité Londres qui n’a pas tardé à réagir.

2000 personnes arrêtées dans les manifestations

Plus de 2000 personnes auraient été arrêtées à la suite des manifestations qu’a vécues l’Iran. «D’après nos dernières informations, plus de 2000 personnes ont été arrêtées et sont actuellement en détention», a déclaré le vice-président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (Fidh), Karim Lahidji. A partir de la capitale française, Paris, ce dernier, qui est par ailleurs le président de la Ligue iranienne de défense des droits de l’Homme, a ajouté que «des centaines de personnes sont portées disparues, ce sont des informations indépendantes qui nous sont parvenues de Téhéran depuis avant-hier». Et d’enchaîner: «Il s’agit d’une estimation car il est extrêmement difficile d’en savoir plus en Iran actuellement» , a-t-il souligné.

La Grande-Bretagne s’est dit «profondément préoccupée» par l’arrestation de «personnel diplomatique travaillant dur», a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, depuis Corfou, en Grèce. Pour ce dernier, il s’agit d’un «harcèlement» et d’une «intimidation» de la part de Téhéran. A chaud, Londres demande que les employés soient «libérés indemnes et qu’ils puissent reprendre leur travail». Le porte-parole du Foreign Office a déclaré à l’agence AFP: «Nous avons reçu ces derniers jours certaines informations, parfois confuses, sur des arrestations de Britanniques ou de personnes ayant des liens avec la Grande- Bretagne. Nous continuons à évoquer ces cas avec les autorités iraniennes.» Ce n’est pas une première où le climat est tendu entre les deux capitales. Londres se dit préoccupée par la situation en Iran et Téhéran demande à Londres de cesser son ingérence dans les affaires internes du pays. C’est ce même sentiment qui a été exprimé par le Guide suprême, Ali Khamenei. Ce dernier a condamné les «remarques idiotes» de dirigeants occidentaux sur les troubles post-électoraux en Iran, selon la télévision d’Etat. C’est ainsi que les autorités iraniennes accusent les capitales occidentales, à leur tête la Grande-Bretagne, d’avoir planifié et mené cette contestation que l’Iran n’a jamais connue. Ces arrestations n’obéissent qu’à une certaine logique. Autrement dit, vu les échanges d’accusations entre les deux capitales, «la guerre froide» était prévisible. Au début de la semaine, Téhéran a expulsé deux diplomates britanniques, avant que Londres ne réplique par la réciproque. Dimanche dernier, le correspondant de la BBC en Iran, Jon Leyne, avait reçu un ordre d’expulsion pour son soutien présumé aux manifestations et le ministre des Renseignements, Gholamhossein Mohseni-Ejei, a récemment déclaré que certains porteurs de passeports britanniques avaient «eu un rôle dans les émeutes». Londres a nié tout rôle dans cette affaire. A la suite de ces arrestations, l’Union européenne a apporté son soutien à la Grande-Bretagne. «Nous sommes parvenus à un accord qui réaffirme la solidarité des Etats membres de l’UE, en particulier envers les autorités britanniques, au sujet des arrestations», a annoncé dimanche à Corfou (Grèce) le ministre italien de la Justice, Franco Frattini.

Tahar FATTANI

Iran : huit employés de l'ambassade britannique arrêtés

Publié le 28/06/2009 à 14:44 par hogra
Iran : huit employés de l'ambassade britannique arrêtés
Iran : huit employés de l'ambassade britannique arrêtés Ces employés sont accusés d'être impliqués dans les émeutes qui ont touché l'Iran au lendemain de la réélection contestée du président Ahmadinejad. David Miliband, ministre des Affaires étrangères britannique, dénonce un "harcèlement".

Des étudiants iraniens brûlent les drapeaux américains et britanniques devant l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran, le 23 juin 2009. (AFP)

Des étudiants iraniens brûlent les drapeaux américains et britanniques devant l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran, le 23 juin 2009. (AFP)

Huit employés locaux de l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran ont été arrêtés pour leur "rôle dans les émeutes" qui ont suivi la réélection contestée du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, a annoncé dimanche 28 juin l'agence de presse iranienne Fars.
Le ministre des Affaires étrangères britannique, David Miliband, a qualifié cette arrestation de personnel diplomatique de "harcèlement" et estimé qu'il s'agissait là d'une "mesure d'intimidation".
Ces personnes ont été interpellées en raison de leur "rôle considérable dans les émeutes" qui ont eu lieu dans le pays après les élections présidentielles du 12 juin, selon l'agence Fars, qui ne cite pas ses sources. Les résultats du scrutin ont été contestés par trois candidats malheureux.

Tensions entre l'Iran et la Grande-Bretagne


Londres et Téhéran ont expulsé en début de semaine deux diplomates chacun, les autorités iraniennes accusant la Grande-Bretagne de se mêler de ses affaires intérieures et de jouer un rôle dans la vague de contestation que connaît le pays.
Le correspondant de la BBC en Iran, Jon Leyne, soupçonné par l'Iran de soutenir les manifestations contre le pouvoir, a reçu le week-end dernierl'ordre de quitter le pays.
Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a déclaré jeudi que le gouvernement iranien était confronté à une "crise de crédibilité" avec son propre peuple, et non avec l'Occident, et dénoncé la "répression lourde" des manifestations après l'élection. (Nouvelobs.com)


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