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RELATIONS BILATERALES

il n’y a ...d’exclure les Français des contrats en Algérie

Publié le 21/11/2009 à 16:14 par hogra

Réda Hamiani : « il n’y a aucune volonté d’exclure les Français des contrats en Algérie » INTREVIEW 

Une délégation du Medef, le patronat français, conduite par sa présidente Laurence Parisot, est attendue lundi à Alger à l’invitation du Forum des chefs d’entreprises (FCE) que vous présidez. Qu’attendez-vous de cette visite ?

Tout d’abord, je tiens à préciser que cette visite entre dans le cadre des échanges et du partenariat entre le Medef et le FCE. Depuis maintenant cinq ans, nous nous rencontrons une fois par an pour faire le point sur la coopération entre nos deux organisations et les opportunités de partenariat et d’affaires entre les entreprises des deux pays.

Lundi prochain, nous recevrons à Alger une délégation de 70 chefs d’entreprises français. Cette rencontre sera l’occasion pour faire un bilan de notre partenariat. Nous allons aussi saisir cette occasion pour avoir une explication franche avec nos partenaires français et donner une nouvelle dynamique et un nouveau cadre à nos échanges. Nous allons également expliquer à nos amis français les nouvelles règles économiques en Algérie.
 
Cette visite intervient dans un climat tendue après l’instauration de nouvelles mesures dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2009…

Absolument pas. Nous avons déjà évoqué la question des nouvelles règles lors de précédentes rencontres avec nos partenaires français. Nous disons ceci : nos amis français doivent porter un nouveau regard sur l’économie algérienne.

Pendant 15 ans, nous avons laissé le marché se réguler seul. Mais cette politique n’a pas donné de bons résultats. Ce libéralisme n’a pas été bénéfique pour l’économie algérienne. Souvent, nous n’avons pas attiré les bons partenaires. Nous n’avons pas bénéficié d’investissements ni de transfert de technologie et de savoir-faire. Tout cela nous oblige aujourd’hui à revoir un certain nombre de choses et effectuer des ajustements. C’est dans cet esprit que nous amis français doivent comprendre et interpréter les nouvelles orientations économiques.

Cette correction est due aussi à la crise économique mondiale qui a touché tous les pays. L’Algérie ne pouvait pas rester durablement avec une économie dépendante des importations et qui ne produit presque rien d’autant que les prix du pétrole ont fortement chuté en 2008. Le gouvernement a donc été obligé de prendre des mesures pour faire face à la situation. Il ne faut pas que la nouvelle politique économique soit un prétexte pour  revoir à la baisse nos échanges. Il y a beaucoup de choses à faire ensemble. C’est ce que nous allons expliquer à nos partenaires français la semaine prochaine.

Les Français comprennent-ils cette nouvelle situation ?
 
Les Français ne viennent pas à Alger avec un esprit de blocage. Ils arrivent avec un esprit très positif. Ils comprennent et acceptent les nouvelles règles. D’ailleurs, les Français viendront en Algérie, porteurs de projets d’investissements dans différents domaines et de propositions de partenariats. C’est la preuve que les nouvelles mesures économiques ne les ont pas dissuadés.

De notre côté, nous nous employons aussi à leur expliquer la situation et à les rassurer sur tous les aspects, y compris juridique. Nous disons aussi à nos partenaires français de regarder d’autres aspects du marché algérien. Que par exemple 49% sur le marché algérien c’est nettement plus important en terme de volume que l’équivalent chez les voisins.

Les entreprises françaises se plaignent d’être « exclues » des contrats publics en Algérie. Elles estiment que les Chinois sont favorisés…

Je commencerai par un petit rappel, en citant deux exemples : la gestion des eaux d’Alger et de l’aéroport international de la capitale. Elle est assurée par des entreprises françaises. Il n’y a donc aucune volonté de la part de l’Algérie d’exclure systématiquement les groupes français des contrats publics.

Mais dans les nouvelles activités comme la construction et les infrastructures, il faut le reconnaître : les Chinois, et plus globalement des groupes issus de pays émergents, ont montré de très bonnes capacités de réalisation à des prix très compétitifs – parfois, la moitié de ceux proposés par des entreprises européennes. Sur ce domaine, les Français et les Européens sont moins compétitifs. On ne peut pas reprocher aux Algériens de défendre leurs intérêts et de choisir des partenaires qui proposent les meilleurs rapports qualité-prix pour réaliser des projets.

En revanche, dans les projets exigeant une maîtrise des technologies avancées, les Européens sont souvent retenus. Je le répète : il n’y a aucune volonté d’exclure les Français.


En plus des opportunités d’affaires, quels sont les autres thèmes qui seront abordés lors de la visite de la délégation du Medef ?

En tant que partenaires, nous souhaitons nous concerter avec le Medef par rapport à la crise économique mondiale. Nous souhaitons que les Français nous écoutent et nous donnent leur avis sur ce point. La discussion doit être franche. 
Nous attendons aussi des propositions concrètes pour un rapprochement entre les entreprises des deux pays pour réaliser des projets et avancer ensemble.


Pour sauver son régime... Moubarak défie l’Algérie

Publié le 20/11/2009 à 08:06 par hogra
Pour sauver son régime, le président Moubarak défie l’Algérie

La défaite de l’Egypte mercredi à Khartoum face à l’Algérie (0-1) risque de coûter cher au président égyptien Hosni Moubarak. L’opinion publique égyptienne lui reproche notamment de n’avoir pas facilité le déplacement des supporteurs égyptiens dans la capitale soudanaise pour encourager leur équipe, selon la presse locale de jeudi. Mercredi, dans les tribunes du stade El Merikh, les Algériens avaient en effet l’impression de jouer à domicile, grâce à la forte mobilisation des supporteurs des Verts.

Pour tenter de sauver la face, le raïs égyptien prend le risque de se fâcher avec l’Algérie, un pays où les groupes égyptiens sont fortement présents. Après avoir échoué à qualifier l’Egypte au Mondial, le président Moubarak cherche maintenant à montrer à son peuple qu’il est prêt à tout pour protéger ses ressortissants à l’étranger. Une fermeté nouvelle pour ce pays habitué à encaisser les bavures de l’armée israélienne contre ses militaires aux frontières, sans protester ni rappeler son ambassadeur à Tel-Aviv.

Mais avec Alger, Moubarak semble déterminé à aller au clash. Le Caire a rappelé son ambassadeur à Alger pour des consultations et menace de rompre ses relations avec l’Algérie. Il exige d’Alger de dédommager les groupes égyptiens dont les intérêts économiques ont été attaqués en Algérie au lendemain de l’agression des joueurs et des supporters algériens, avant et après le matche de samedi dernier au Caire. L’Egypte a aussi convoqué l’ambassadeur d’Algérie au Caire pour lui transmettre des protestations officielles sur l’agression de supporters égyptiens par leurs homologues algériens dans la nuit de mercredi à jeudi à Khartoum.

Le président Moubarak a réuni jeudi les hauts responsables de l’Etat pour étudier les conséquences de la défaite de l’Egypte à Khartoum et le comportement des supporters algériens qui ont terrorisé les Egyptiens, selon la chaîne satellitaire publique ESC. « L’Egypte protège ses ressortissants partout dans le monde », a répété cette chaîne hostile à l’Algérie.
 
Le président Moubarak joue en effet gros et l’avenir politique de son fils Djamel, candidat à sa succession est en jeu. Les deux fils de Moubarak étaient dans le stade mercredi à Khartoum pourencourager leur équipe, mais la défaite contre l’Algérie a faussé leur plan. Une victoire égyptienne aurait permis aux Moubarak de récupérer politiquement la qualification de l’Egypte au Mondial 2010.
 
Jeudi soir, affairée à fêter la victoire historique des Verts, l’Algérie n’avait toujours pas réagi aux provocations égyptiennes. Mais le président Bouteflika, connu pour être un homme colérique, pourrait se vexer rapidement et prendre des mesures radicales. Comme il vient de le faire avec la France, un pays avec lequel il a décidé de couper tout contact politique en attendant des jours meilleurs.

Algérie-Paris : incompréhension ou crise ?

Publié le 11/11/2009 à 16:14 par hogra
Algérie-Paris : incompréhension ou crise ?

Par Samir Allam

Les relations algéro-françaises traversent-elles une période de tensions, voire de crise ? Pour les Français, la réponse est non. « Il n’y a ni tensions ni crise. Il y a un état d’incompréhension qui nécessite de nouvelles initiatives pour redonner une dynamique aux relations bilatérales et les approfondir dans le cadre d’un partenariat équilibré », explique une source proche du gouvernement français.

Pour la même source, il n’y a jamais eu de « report » de la visite du président Bouteflika en France. « Avant l’élection présidentielle algérienne, les deux présidents s’étaient entendus sur le principe d’une visite de M. Bouteflika en France après le scrutin, mais aucune date n’a été fixée.  On ne peut donc pas parler de report et le principe d’une visite est toujours maintenu », explique-t-elle.
 
Loin de l’optimisme français, les Algériens ont une vision différente de la situation. « Cet automne, le président Bouteflika devait venir en visite en France. Les Algériens n’avaient posé aucun préalable, y compris concernant la question fondamentale de la repentance. Mais à notre surprise, au moment où la visite se préparait, l’affaire des moines a été relancée en juillet sur la base d’un témoignage plein de contradictions émanant d’un général à la retraite», explique un responsable algérien.
Résultat, les Algériens ont décidé de tout bloquer. Prévues initialement avant la fin de l’année, plusieurs visites de ministres et de responsables français à Alger ont été annulées. « Alger répond systématiquement par le refus à toutes les demandes de visites », reconnaît une source française. Et sur le plan économique, les groupes français ont peu de chance de profiter des contrats publics algériens dans le cadre du programme de relance économique. « Pour gagner un contrat, mieux vaut ne pas être dans un consortium avec des Français », explique un chef d’entreprise algérien.
 
Pourtant depuis l’éclatement de l’affaire, les Français ont multiplié les messages rassurants en direction d’Alger. Ils ont expliqué que le dossier était vide, ne contenant que des notes et des télégrammes diplomatiques. Ils ont également fait savoir que le général auteur du témoignage n’avait pas directement géré l’affaire, qui a été confiée à l’époque des faits à son adjoint à l’ambassade de France à Alger. Et début juillet, quelques jours après la relance de l’affaire des moines, Nicolas Sarkozy avait téléphoné à Abdelaziz Bouteflika pour lui expliquer la position du pouvoir français sur le dossier. « Les relations entre deux pays ne peuvent pas se construire selon la chronique judiciaire », explique la même source française.
 
Mais pour les Algériens, l’affaire des moines s’inscrit dans la même logique que celle du diplomate Hasseni ou du général Nezzar en 2001. « En réalité, explique un connaisseur des relations algéro-françaises, ce bras de fer entre Alger et Paris cache une volonté algérienne de tester les limites de l’immunité pour ses hauts responsables. Côté français, l’enjeu est de montrer que Paris a des moyens de pressions sur Alger même si la chose est présentée sous l’angle de l’indépendance de la justice ». Le bras de fer pourrait durer encore longtemps.

Abadou accuse la France de mener une.. contre l’Algérie

Publié le 09/11/2009 à 12:10 par hogra

Il a reconnu l’existence des dépassements lors de la Guerre de libération
Abadou accuse la France de mener une campagne acharnée contre l’Algérie

 

Le secrétaire général de l’Organisation nationale des Moudjahidine, (ONM), M. Said Abadou, a accusé, avant-hier, la France d’être derrière une campagne tendancieuse ciblant l’Algérie. Des dépassements résultant des erreurs commises  lors de la Guerre de Libération nationale, ont été enregistrées, mais sans porter atteinte aux principes de la Révolution, annoncera M. Abadou.
Dans une allocution adressée devant un parterre révolutionnaire, à Ouled Djellal, dans la wilaya de Biskra, M. Abadou a indiqué que cette compagne visant l’Algérie, est menée par l’ennemi traditionnel, en l’occurrence la France, ajoutant dans le même sillage que « nous sommes ciblés dans notre propre patrie, notre histoire, nos personnalités et notre mémoire ». Selon le même interlocuteur, « nous devons faire face à cette campagne d’une manière objective, il est inutile d’aller à l’étranger pour noircir l’image du pays, nous avons besoin d’une autocritique », soutient-t-il.
Par ailleurs, le secrétaire général de l’ONM a reconnu que des dépassements et des erreurs avaient eu lieu pendant la Guerre de libération nationale. « Nous pouvons pas être à la place de ceux qui ont commis de telles erreurs », a-t-il précisé.
Dans ce sens, M. Abadou a affirmé que la Guerre de libération nationale a crée beaucoup de problèmes pour la France, « la Révolution algérienne est la seule qui avait pu ouvrir un front de bataille sur la terre de l’ennemi », martèle-t-il.
Ceci étant, et eu égard à l’histoire de la Guerre de libération, le même conférencier a souligné que son enseignement  ne doit pas être occasionnel, mais il devra être bien programmé, afin de lever le voile sur les crimes atroces de l’armée française, perpétrés lors de l’époque coloniale.     

Par L.F/ Traduit par R.K

 

Algerie-France : Schizophrénie politique et historique..

Publié le 30/10/2009 à 20:44 par hogra
Algerie-France : Schizophrénie politique et historique..

Algerie-France : Schizophrénie politique et historique tumultueux

Azzedine BELFERAG

Le député UMP considère la relation entre Alger et Paris de « Schizophrénique », Belkhadem rappelle que « Nous continuerons, nous, nos enfants et petits enfants à exiger cette reconnaissance ».

  • Le député français et  rapporteur du projet de loi de convention de partenariat entre l’Algérie et la France, Hervé Gaymard, considère « la relation franco-algérienne confine parfois à une forme de schizophrénie ». A propos de ces divergences qui minent les relations bilatérales,  notamment la question de la repentance de la France coloniale pour ses crimes durant l’occupation, l’ancien ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie sous Jean-Pierre Raffarin estime que « (…) Il y a des instances de coopération et de dialogue qui peuvent contribuer à aplanir les différends (…). Il ajoutera dans son intervention devant le parlement français, le 21 octobre 2009 que « La question des cimetières est effectivement hors champ de la convention mais reste à rappeler. Il n’y a dans le texte de la convention aucune stipulation spécifique sur les Harkis (…) » A l‘origine du froid entre les deux pays, la demande d’Alger à Paris de reconnaître les crimes imputés à la colonisation française durant la colonisation (1830-1962) demeure une condition sine qua non. A ce sujet et en cette veille du 1er novembre, l’Algérie tient plus que jamais à ce que la France présente ses excuses au peuple Algérien. Le secrétaire général du front de libération national, Abdelaziz Belkhadem est revenu sur la question, depuis Ain Oulmène près de Sétif ou il a tenu une conférence à l’occasion du 55e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale le 1er novembre 1954. Sétif, Kharrata et Guelma étaient le théâtre des événements du 8 mai 45 ou a eu lieu le massacre de plusieurs milliers d’Algériens. Le ministre d’Etat a déclaré que la France « doit excuses et réparations pour les crimes barbares et génocidaires commis durant 132 ans par le colonialisme en Algérie ». Belkhadem ajoutera que « La période de destruction coloniale fut la plus difficile et la plus horrible jamais vécue par notre peuple ». Le président français, Nicolas Sarkozy a reconnu, lors de sa visite en Algérie en décembre 2007, les méfaits de cette occupation et avait fermement dénoncé le système colonial qu’il a qualifié d’« injuste par nature » se refusant toutefois à l’idée de « repentance », considérant qu'il s'agissait d'une forme de « haine de soi » et de « dénigrement de son pays ». La position de la France reste inflexible et alimente la tension entre les deux rives tout en suscitant la polémique. Profitant du 55 eme anniversaire du declenchement de la revolution algerienne, Abdelaziz Belkhadem affirme que  « les Algériens sont en droit d'exiger cette reconnaissance car il s'agit également de notre droit à la mémoire collective ». Accentuant la revendication, le conferencier a martelé,  jeudi passé, à partir d’Alger, que « Nous continuerons, nous, nos enfants et petits enfants à exiger cette reconnaissance ». Le secretaire general du FLN s'est demandé « comment celui qui parle de glorification de la colonisation peut-il faire fi de la revendication de tous les peuples colonisés et au premier chef le peuple algérien, celle de présenter ses excuses à tous ces peuples ».

Dix milliards de Dollars volés à l’Algérie par la France

Publié le 27/10/2009 à 16:14 par hogra

Dix milliards de Dollars volés à l’Algérie par la France

"Main basse sur Alger, enquête sur un pillage" Juillet 1830

Initialement, le but de la conquête de l’Algérie aurait été de faire uniquement main basse sur les trésors et de s’accaparer des richesses immenses de l’Algérie.

"Main basse sur Alger, enquête sur un pillage", C’est le titre du livre du célèbre journaliste écrivain français Pierre Péan, paru aux éditions Plon .Pierre Péan est aussi l’auteur de l’autre célèbre ouvrage : Notre ami le roi (traitant de feu roi Hassan II). Cette enquête défraya la chronique et abouti par tordre le cou à la fameuse thèse « du coup de l’éventail » ,un soufflet en plumes de paon, administré au consul de France Pierre Duval par le Dey d’Alger Hussein Pacha. L’affaire du soufflet avait caché une autre affaire de politique intérieure. Charles X, Roi de France qui avait de grandes difficultés face à l’opposition, avait besoin fonds secrets pour acheter les hommes politiques, et obtenir des chambres qu’elles lui soient inféodées après leurs dissolutions. Tous le monde savait que les caveaux de la régence d’Alger regorgeaient de trésors immenses.

L’appétit vient en mangeant. Selon toujours cette enquête, ignorant la réaction de l’Angleterre, puissance du moment, très opposée à la conquête, les buts assignés par Charles X au maréchal de Bourmont se limitaient à la prise d’Alger, au renversement du dey et à la saisie du trésor. La colonisation n’était pas encore à l’ordre du jour. La décision d’annexer l’ancienne Régence est prise seulement en juillet 1834.

Durant la guerre de libération nationale de 1954, un autre célèbre historien français Charles André Julien étaya la thèse sans la développer. Les fracas des armes de la lutte de libération nationale lui offraient peu de chance d’être écouté.

En 1954 toujours, le professeur Marcel Emerit, professeur à la faculté de lettres d’Alger estimait que ce Trésor "avait été la motivation centrale de la prise d’Alger, remettant ainsi en cause l’histoire communément admise sur l’origine de cette expédition, à savoir la vengeance de l’insulte à la France, commise par le Dey d’Alger et la volonté de mettre fin à la piraterie" des raïs, souligne Pierre Péan.

Cette manne fabuleuse n’a pas atterri dans les seules caisses de l’État français. Le roi Louis-Philippe 1er, la duchesse de Berry, des oligarques militaires, des banquiers et des industriels comme les Seillière, ancien patron des patrons français et les Schneider, ont profité de ces richesses, indique l’enquête. Le développement de la sidérurgie française doit ainsi beaucoup à cet or spolié, souligne encore l’auteur.

En reprenant lui-même cette thèse, Pierre Péan s’est appuyé sur une bibliographie abondante et surtout sur des pièces historiques consultées aux Archives départementales des Alpes-Maritimes à Nice. L’ensemble des rapports, correspondances, études, actes administratifs, comptes-rendus et procès verbaux consultés, sont cités à la fin de chaque chapitre de ce livre de 271 pages qui avait été édité opportunément à la veille du 50ème anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale.

Avant de passer à n’importe quelle autre étape avec ce pays, la France, faisant d’abord nos comptes sur les richesses et les trésors ainsi volés .Ceci exclu pour l’instant tout ce qui a été pris ou détourné de l’occupation à l’indépendance de l’Algérie dont le plus important reste nos archives, soit notre mémoire.

"Main basse sur Alger, enquête sur un pillage" Juillet 1830, Pierre Péan est un livre à lire absolument.

A. Nedjar Sétif info

 

Algérie – France : Rien ne va plus

Publié le 10/10/2009 à 18:02 par hogra

 

Algérie – France : Rien ne va plus

Le président Abdelaziz Bouteflika ira bel et bien en France dans le cadre d’une visite officielle dont la date sera fixée selon l’agenda des présidents respectifs.

Jeudi en marge de la séance plénière au Sénat, consacrée aux questions orales aux ministres, le chef de la diplomatie algérienne, Mourad Medelci, a confirmé ce voyage qui a soulevé de nombreuses polémiques.

La réponse du ministre des Affaires étrangères tranche en effet la question du voyage du Président algérien en France.

A ces reports successifs, les observateurs se livrent à une lecture qui traduit un réel malaise dans les relations algéro-françaises.

« Tout va mal, Mme la Marquise », semblent-ils dire, même si Mourad Medelci rassure que « nos relations avec la France sont bonnes », tout en reconnaissant « l’existence de quelques divergences dans le point de vue des deux Etats ».

Et les points de divergence, ce n’est pas ce qui manque depuis ces derniers mois, notamment les positions politiques de la France sur plusieurs dossiers.

D’abord, au plan bilatéral, les observateurs ne comprennent pas l’acharnement français contre l’Algérie dans « l’affaire » des moines de Tibhirine.

Le ministère de la Défense français a ordonné la levée du secret-défense sur une vingtaine de documents classés secrets liés à l’assassinat des moines à Médéa.

Le dossier du diplomate Hasseni n’est pas pour apaiser les tensions.

Les mêmes observateurs s’interrogent en effet : comment se fait-il qu’un diplomate avec un passeport lui assurant une immunité, se fasse arrêter comme un vulgaire malfrat ?

Les tests ADN auxquels il a accepté de se soumettre, n’ont fait que confirmer son innocence qu’il clame depuis des mois.

S’ensuit l’affaire Ben Barka. Quatre mandats d’arrêt internationaux émis par la France et visant, notamment le chef de la gendarmerie marocaine dans l’affaire de la disparition de Mehdi Ben Barka en 1965 à Paris, ont été diffusés par Interpol après accord du ministère de la Justice.

Quelques jours plus tard, la justice française annule tout simplement ces mandats d’arrêt.

On s’interroge alors sur cette politique des deux poids, deux mesures de la justice française.

Dans le sillage de cette visite, les observateurs voient d’un mauvais oeil le fait que le roi du Maroc soit invité à se rendre à Paris avant le Président Bouteflika, dont le voyage a été initialement fixé avant celui de Mohammed VI.

Ensuite, il y a la position de la France par rapport au conflit du Sahara occidental que l’Algérie n’a pas appréciée.

La France apporte un soutien inconditionnel à Rabat dans le projet marocain d’autonomie du territoire sahraoui.

Un soutien qui s’apparente à une ingérence. Paris aurait pu et dû faciliter le règlement de ce conflit de décolonisation par une position de neutralité positive, cela au plan régional.

Au plan international, c’est la position ambivalente de la France que les observateurs regrettent.

Depuis l’entrée de Sarkozy sous la tente de la présidence de la République, la politique arabe de la France s’est éclipsée en faveur d’un soutien sans réserve à Israël.

N’est-ce pas avec les Emirats arabes unis que la France a décroché des contrats de vente d’armes ?

C’est bien le Qatar qui a allongé le chèque pour la libération des infirmières bulgares !

C’est bien avec l’Arabie Saoudite que l’Hexagone gagne de gros contrats et avec l’Algérie que des entreprises françaises, à l’image d’Alstom, ont été sauvées de la banqueroute ?

Aux plans bilatéral, régional et international, Paris s’est distingué par une duplicité qui tranche totalement avec la politique arabe de la France.

Ce sont autant de points divergents qui étaient au coeur des discussions tenues par les ministres des Affaires étrangères des pays respectifs en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

« Avec M. Bernard Kouchner, nous avons discuté des dossiers d’ordre économique et social. Bien évidemment, nous avons évoqué l’histoire ».

Le ministre des Affaires étrangères a souligné que certains dossiers qui divisent les deux pays ont été posés sur la table des discussions.

A l’occasion de ce face-à-face, l’Algérie a réitéré sa volonté de développer ses relations avec la France « dans le cadre des intérêts communs ».

Interrogé sur la revendication des harkis ayant trait à la révision de la date de l’indépendance de l’Algérie, Medelci insiste que « nous n’avons pas de problème avec la France mais avec une partie des Français qui veut falsifier l’histoire et refuse de reconnaître la vérité ».

ACHIRA MAMMERI

 

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Voilà pourquoi on vous refuse le visa

Publié le 29/09/2009 à 08:07 par hogra

70.000 DEMANDES RESTÉES SANS SUITE
Voilà pourquoi on vous refuse le visa

 

Des règles non écrites motivent les décisions de ne pas octroyer les visas.

Contrairement à l’ambassade du Royaume-Uni, la France ne donne jamais d’explication sur le refus d’une demande de visa, cela même après un recours. En fait, il doit bien y avoir des raisons qui motivent ces décisions. Ce sont des règles non écrites qui motivent, semble-t-il, de pareilles décisions. C’est du moins ce que laissent entendre des sources proches du Consulat général de France selon lesquelles ces règles sont liées à plusieurs facteurs. En effet, l’absence d’un document officiel pourrait être la cause d’un refus mais aussi, d’autres facteurs tels que les justificatifs financiers durant le séjour ainsi que les conditions d’hébergement en France. Le dépôt d’un document dont la date ne couvre pas la période de séjour tels que le certificat d’hébergement ou encore l’assurance de voyage pourrait aussi motiver une décision de refus. Le Consulat général de France, rappelle-t-on, peut à tout moment contacter le demandeur de visa et cela, même après le dépôt d’un dossier complet pour lui demander d’ajouter une pièce ne figurant pas dans la liste des documents exigés par cet organisme.
La tranche d’âge peut, elle aussi, être un motif de refus catégorique. Le consulat se base principalement sur ce facteur. Aussi, un demandeur de visa dont l’âge varie entre 17 et 40 ans, a moins de chance de bénéficier de l’octroi d’un visa et cela sous prétexte qu’un demandeur de cette tranche d’âge est plus à même de s’établir en France en situation irrégulière. Le consulat général affirme par ailleurs que la majorité des harraga interceptés ces dernières années, sont âgés entre 17 et 40 ans. La situation familiale joue également un grand rôle dans l’étude du dossier. Il est évident qu’une personne mariée a plus de chance de bénéficier d’un visa d’entrée dans l’espace Schengen. «L’occupation actuelle», la fonction du demandeur est considérée comme un facteur important pour l’octroi ou le refus d’un visa.
D’après les mêmes sources, un salarié occupant un simple poste au sein d’une entreprise privée peut facilement quitter son travail pour essayer de vivre en France avec de meilleures conditions de travail et un meilleur salaire. Les refus opposés aux demandes de visa se suivent mais ne se ressemblent pas et les demandeurs ne cessent de tenter leur chance. En 2008, la France a délivré 132.000 visas Schengen pour tous types de visas, demeurant ainsi le premier pays à délivrer autant de visas. 60% sont délivrés à Alger, 21% à Oran. Par ailleurs, il est important de noter que plus de 70.000 demandes de visa ont été rejetées par le consulat général de France. En effet, selon certaines sources, pour la majorité des jeunes sollicitant un visa pour la France, la décision d’un refus est rapidement prise par le Consulat qui travaille avec le centre VisasFrance inauguré le 29 septembre dernier à Ben Aknoun afin de permettre aux demandeurs de suivre l’évolution de leurs dossiers, soit par téléphone ou par le biais du Net. Le centre qui est situé 9, rue Manaâ Lakhdar à Ben Aknoun fait office en quelque sorte, de «boîte postale» au consulat général, il n’est en aucun cas décisionnaire de l’accord ou du refus du visa, seul le Consulat général est habilité à autoriser l’entrée sur le territoire français.
Le Consulat général de France est seul compétent pour instruire les demandes, prendre la décision d’octroi ou de refus du «sésame».
Le but de la collaboration avec une société multinationale est de rester en contact direct avec les demandeurs et de les informer des différents documents à fournir afin de compléter leur dossier et d’essayer d’avoir plus de chance de décrocher un accord pour l’obtention du fameux «coupe-fil» pour la France. Avant l’ouverture du centre évoqué, le dépôt de demande de visa se faisait par le biais d’une boîte postale au niveau du consulat où les demandeurs ne connaissaient pas la composition exacte d’un dossier complet à fournir et déposaient nombre de documents qu’ils estimaient nécessaires et utiles, ce qui n’est pas le cas actuellement.
La présence de l’intéressé est obligatoire avec pour chacun, la liste complète de documents indispensables en sus du motif de la demande de séjour en France.
L’obtention d’un visa pour la France ou un autre pays faisant partie de l’espace Schengen demeure toujours l’un des soucis majeurs des jeunes Maghrébins et en particulier des Algériens. En effet, les demandes de visa pour la France ne cessent d’augmenter et cela, malgré le refus répétitif de délivrance de ce document de voyage. Les demandeurs algériens ne perdent jamais espoir et continuent à faire et à refaire les demandes à chaque fois que l’occasion se présente. Ces refus récurrents encouragent par ailleurs la propagation du phénomène de la harga.
Les jeunes clandestins n’ont trouvé que la traversée maritime comme solution et pour lesquels c’est encore le meilleur moyen de pouvoir franchir les frontières européennes, même au péril de leur vie. Par ailleurs, notons que le ministre français de l’Immigration et de l’Identité nationale, Eric Besson, a réitéré la décision du gouvernement français de mettre fin à la présence des personnes en situation irrégulière dans l’Hexagone, se fixant un objectif de 27.000 expulsés pour l’année en cours.

Khalida ABBANI

 

 

C’est nous qui avions créé l’Algérie..des analphabètes

Publié le 27/09/2009 à 08:29 par hogra

Le président de Languedoc-Roussillon s’attaque aux algériens
« C’est nous qui avions créé l’Algérie et les algériens sont des analphabètes »

Le site Internet Français Ri89 a publié, dernièrement, des déclarations de « George Frêche », président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, président de la communauté d’agglomération de Montpellier et membre du conseil municipal de Montpellier, en mai dernier, dans lesquelles, il s’est acharné contre les algériens. Cette déclaration a été publiée par le site Internet en question, après de précédentes déclarations dans lesquelles il a soutenu le ministre de l’Intérieur Français, qui a fait un tapage médiatique contre les arabes.
George Frêche qui a été chassé du parti socialiste au début de l’année en cours a fait des déclarations contre l’Algérie et les algériens, notamment : « qui est-ce qui a créé l’Algérie ? C’est nous qui avons guérit les algériens, nous les avons formé et éduqué puis nous leur avions donné l’indépendance. Qu’ils soient intelligents, comme les marocains et tunisiens et qu’ils travaillent avec nous. Nous n’allons jamais demander pardon à Bouteflika. Les algériens sont des militaires qui prennent l’argent du pétrole qu’ils déposent dans les comptes des banques Suisses. La plupart d’entre eux sont des analphabètes qui n’ont jamais lu le Coran. Ne comptez pas sur eux pour vous faire parvenir à Mohammed ».
Cette déclaration qui est pleine d’erreurs tels que vous voyez n’est pas la première en son genre. Cet ex professeur universitaire en Droit est connu pour ce genre de déclarations contre les arabes et les étrangers, dont la dernière était celle qu’il a faite contre les Harkis en 2008, qu’il a qualifiés de personnes de deuxième classe. Il a notamment critiqué l’équipe nationale Française en déclarant : «  j’ai tellement honte pour mon pays puisque, prochainement, on aura une équipe formée de 11 joueurs de race noire..». Du point de vue politique, les observateurs ont expliqué que Frêche vise par cette déclarations ainsi que par ses précédentes à gagner les voix des pieds noirs qui sont arrivés dans cette région après 1962 en prévision de gagner les élections régionales prévues pour 2010. D’autres pensent que Frêche est fidèle pour ses traditions politiques, puisqu’il a adhéré à plusieurs mouvements et partis politiques, notamment le parti communiste Français, le parti socialiste Français puis le parti  de gauche et des alternatifs.
La dernière déclaration que Frêche a faite contre les algériens a suscité la colère de l’association « SOS racisme », qui a été surprise par sa vision colonialiste. Cette association antiraciste a indiqué qu’elle a chargé l’avocat « Patrick KLUGMAN pour étudier les possibilités de déposer plainte contre lui et de l’accuser de diffamation ». 


Nationalité française aux algériens, nés avant 1962

Publié le 26/09/2009 à 00:00 par hogra

Nationalité française aux algériens, nés avant 1962
Une réflexion serait en cours, à Paris
 

Paris est entrain d’étudier la possibilité de la promulgation d’une loi permettant aux algériens, nés à l’époque coloniale, de porter la nationalité française, indique-t- on de source diplomatique.
Selon les mêmes sources, des diplomates français tentent de mesurer l’éventuelle réaction des autorités algériennes à propos d’une telle loi, en se rapprochant des responsables, des hommes d’affaires et des personnalités faisant partie de l’élite, pour connaître leurs avis.  Dans ce sens, certains responsables qui ont été ciblé ont déclaré que cette procédure a pour objectif d’attirer l’intérêt des classes influentes dans le pays, et de mesurer leur disposition à porter les couleurs françaises, comme il avait été le cas pour leurs concitoyens, qui avaient adopté la double nationalité, notamment les hauts responsables, certains ministres et des cadres de l’Etat.

En prévision de la promulgation de cette loi, des centaines de femmes de hauts responsables de l’Etat préfèrent aller donner naissance à leurs bébés, dans des cliniques européennes, et en particulier dans des cliniques françaises, pour bénéficier du « droit du sol». Il y a lieu de rappeler que le président de la République a critiqué sévèrement, en décembre 2006, les algériens portant la double nationalité, en les qualifiant « d’enfants désobéissants », ajoutant « nous ne distinguons plus l’algérien de l’étranger ».
Par ailleurs, les lois algériennes n’interdisent pas le port d’une deuxième nationalité et garantit la nationalité algérienne des enfants d’une mère algérienne et un père étranger. En revanche, les lois françaises permettent aux étrangers concluant un contrat de mariage avec un citoyen français d’acquérir la nationalité française, après deux ans de mariage, mais les mêmes lois exigent d’autres conditions.
A relever que les conventions d’Evian, et la Déclaration du 1er Novembre 1954, ont donné le choix aux colons de préserver la nationalité française, ou bien d’adopter la nationalité algérienne.

 


 

Par DJ.B/ Traduit par R.K

 



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