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Algerie-France : Schizophrénie politique et historique..

Publié le 30/10/2009 à 20:44 par hogra
Algerie-France : Schizophrénie politique et historique..

Algerie-France : Schizophrénie politique et historique tumultueux

Azzedine BELFERAG

Le député UMP considère la relation entre Alger et Paris de « Schizophrénique », Belkhadem rappelle que « Nous continuerons, nous, nos enfants et petits enfants à exiger cette reconnaissance ».

  • Le député français et  rapporteur du projet de loi de convention de partenariat entre l’Algérie et la France, Hervé Gaymard, considère « la relation franco-algérienne confine parfois à une forme de schizophrénie ». A propos de ces divergences qui minent les relations bilatérales,  notamment la question de la repentance de la France coloniale pour ses crimes durant l’occupation, l’ancien ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie sous Jean-Pierre Raffarin estime que « (…) Il y a des instances de coopération et de dialogue qui peuvent contribuer à aplanir les différends (…). Il ajoutera dans son intervention devant le parlement français, le 21 octobre 2009 que « La question des cimetières est effectivement hors champ de la convention mais reste à rappeler. Il n’y a dans le texte de la convention aucune stipulation spécifique sur les Harkis (…) » A l‘origine du froid entre les deux pays, la demande d’Alger à Paris de reconnaître les crimes imputés à la colonisation française durant la colonisation (1830-1962) demeure une condition sine qua non. A ce sujet et en cette veille du 1er novembre, l’Algérie tient plus que jamais à ce que la France présente ses excuses au peuple Algérien. Le secrétaire général du front de libération national, Abdelaziz Belkhadem est revenu sur la question, depuis Ain Oulmène près de Sétif ou il a tenu une conférence à l’occasion du 55e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale le 1er novembre 1954. Sétif, Kharrata et Guelma étaient le théâtre des événements du 8 mai 45 ou a eu lieu le massacre de plusieurs milliers d’Algériens. Le ministre d’Etat a déclaré que la France « doit excuses et réparations pour les crimes barbares et génocidaires commis durant 132 ans par le colonialisme en Algérie ». Belkhadem ajoutera que « La période de destruction coloniale fut la plus difficile et la plus horrible jamais vécue par notre peuple ». Le président français, Nicolas Sarkozy a reconnu, lors de sa visite en Algérie en décembre 2007, les méfaits de cette occupation et avait fermement dénoncé le système colonial qu’il a qualifié d’« injuste par nature » se refusant toutefois à l’idée de « repentance », considérant qu'il s'agissait d'une forme de « haine de soi » et de « dénigrement de son pays ». La position de la France reste inflexible et alimente la tension entre les deux rives tout en suscitant la polémique. Profitant du 55 eme anniversaire du declenchement de la revolution algerienne, Abdelaziz Belkhadem affirme que  « les Algériens sont en droit d'exiger cette reconnaissance car il s'agit également de notre droit à la mémoire collective ». Accentuant la revendication, le conferencier a martelé,  jeudi passé, à partir d’Alger, que « Nous continuerons, nous, nos enfants et petits enfants à exiger cette reconnaissance ». Le secretaire general du FLN s'est demandé « comment celui qui parle de glorification de la colonisation peut-il faire fi de la revendication de tous les peuples colonisés et au premier chef le peuple algérien, celle de présenter ses excuses à tous ces peuples ».


Dix milliards de Dollars volés à l’Algérie par la France

Publié le 27/10/2009 à 16:14 par hogra

Dix milliards de Dollars volés à l’Algérie par la France

"Main basse sur Alger, enquête sur un pillage" Juillet 1830

Initialement, le but de la conquête de l’Algérie aurait été de faire uniquement main basse sur les trésors et de s’accaparer des richesses immenses de l’Algérie.

"Main basse sur Alger, enquête sur un pillage", C’est le titre du livre du célèbre journaliste écrivain français Pierre Péan, paru aux éditions Plon .Pierre Péan est aussi l’auteur de l’autre célèbre ouvrage : Notre ami le roi (traitant de feu roi Hassan II). Cette enquête défraya la chronique et abouti par tordre le cou à la fameuse thèse « du coup de l’éventail » ,un soufflet en plumes de paon, administré au consul de France Pierre Duval par le Dey d’Alger Hussein Pacha. L’affaire du soufflet avait caché une autre affaire de politique intérieure. Charles X, Roi de France qui avait de grandes difficultés face à l’opposition, avait besoin fonds secrets pour acheter les hommes politiques, et obtenir des chambres qu’elles lui soient inféodées après leurs dissolutions. Tous le monde savait que les caveaux de la régence d’Alger regorgeaient de trésors immenses.

L’appétit vient en mangeant. Selon toujours cette enquête, ignorant la réaction de l’Angleterre, puissance du moment, très opposée à la conquête, les buts assignés par Charles X au maréchal de Bourmont se limitaient à la prise d’Alger, au renversement du dey et à la saisie du trésor. La colonisation n’était pas encore à l’ordre du jour. La décision d’annexer l’ancienne Régence est prise seulement en juillet 1834.

Durant la guerre de libération nationale de 1954, un autre célèbre historien français Charles André Julien étaya la thèse sans la développer. Les fracas des armes de la lutte de libération nationale lui offraient peu de chance d’être écouté.

En 1954 toujours, le professeur Marcel Emerit, professeur à la faculté de lettres d’Alger estimait que ce Trésor "avait été la motivation centrale de la prise d’Alger, remettant ainsi en cause l’histoire communément admise sur l’origine de cette expédition, à savoir la vengeance de l’insulte à la France, commise par le Dey d’Alger et la volonté de mettre fin à la piraterie" des raïs, souligne Pierre Péan.

Cette manne fabuleuse n’a pas atterri dans les seules caisses de l’État français. Le roi Louis-Philippe 1er, la duchesse de Berry, des oligarques militaires, des banquiers et des industriels comme les Seillière, ancien patron des patrons français et les Schneider, ont profité de ces richesses, indique l’enquête. Le développement de la sidérurgie française doit ainsi beaucoup à cet or spolié, souligne encore l’auteur.

En reprenant lui-même cette thèse, Pierre Péan s’est appuyé sur une bibliographie abondante et surtout sur des pièces historiques consultées aux Archives départementales des Alpes-Maritimes à Nice. L’ensemble des rapports, correspondances, études, actes administratifs, comptes-rendus et procès verbaux consultés, sont cités à la fin de chaque chapitre de ce livre de 271 pages qui avait été édité opportunément à la veille du 50ème anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale.

Avant de passer à n’importe quelle autre étape avec ce pays, la France, faisant d’abord nos comptes sur les richesses et les trésors ainsi volés .Ceci exclu pour l’instant tout ce qui a été pris ou détourné de l’occupation à l’indépendance de l’Algérie dont le plus important reste nos archives, soit notre mémoire.

"Main basse sur Alger, enquête sur un pillage" Juillet 1830, Pierre Péan est un livre à lire absolument.

A. Nedjar Sétif info

 

Algérie – France : Rien ne va plus

Publié le 10/10/2009 à 18:02 par hogra

 

Algérie – France : Rien ne va plus

Le président Abdelaziz Bouteflika ira bel et bien en France dans le cadre d’une visite officielle dont la date sera fixée selon l’agenda des présidents respectifs.

Jeudi en marge de la séance plénière au Sénat, consacrée aux questions orales aux ministres, le chef de la diplomatie algérienne, Mourad Medelci, a confirmé ce voyage qui a soulevé de nombreuses polémiques.

La réponse du ministre des Affaires étrangères tranche en effet la question du voyage du Président algérien en France.

A ces reports successifs, les observateurs se livrent à une lecture qui traduit un réel malaise dans les relations algéro-françaises.

« Tout va mal, Mme la Marquise », semblent-ils dire, même si Mourad Medelci rassure que « nos relations avec la France sont bonnes », tout en reconnaissant « l’existence de quelques divergences dans le point de vue des deux Etats ».

Et les points de divergence, ce n’est pas ce qui manque depuis ces derniers mois, notamment les positions politiques de la France sur plusieurs dossiers.

D’abord, au plan bilatéral, les observateurs ne comprennent pas l’acharnement français contre l’Algérie dans « l’affaire » des moines de Tibhirine.

Le ministère de la Défense français a ordonné la levée du secret-défense sur une vingtaine de documents classés secrets liés à l’assassinat des moines à Médéa.

Le dossier du diplomate Hasseni n’est pas pour apaiser les tensions.

Les mêmes observateurs s’interrogent en effet : comment se fait-il qu’un diplomate avec un passeport lui assurant une immunité, se fasse arrêter comme un vulgaire malfrat ?

Les tests ADN auxquels il a accepté de se soumettre, n’ont fait que confirmer son innocence qu’il clame depuis des mois.

S’ensuit l’affaire Ben Barka. Quatre mandats d’arrêt internationaux émis par la France et visant, notamment le chef de la gendarmerie marocaine dans l’affaire de la disparition de Mehdi Ben Barka en 1965 à Paris, ont été diffusés par Interpol après accord du ministère de la Justice.

Quelques jours plus tard, la justice française annule tout simplement ces mandats d’arrêt.

On s’interroge alors sur cette politique des deux poids, deux mesures de la justice française.

Dans le sillage de cette visite, les observateurs voient d’un mauvais oeil le fait que le roi du Maroc soit invité à se rendre à Paris avant le Président Bouteflika, dont le voyage a été initialement fixé avant celui de Mohammed VI.

Ensuite, il y a la position de la France par rapport au conflit du Sahara occidental que l’Algérie n’a pas appréciée.

La France apporte un soutien inconditionnel à Rabat dans le projet marocain d’autonomie du territoire sahraoui.

Un soutien qui s’apparente à une ingérence. Paris aurait pu et dû faciliter le règlement de ce conflit de décolonisation par une position de neutralité positive, cela au plan régional.

Au plan international, c’est la position ambivalente de la France que les observateurs regrettent.

Depuis l’entrée de Sarkozy sous la tente de la présidence de la République, la politique arabe de la France s’est éclipsée en faveur d’un soutien sans réserve à Israël.

N’est-ce pas avec les Emirats arabes unis que la France a décroché des contrats de vente d’armes ?

C’est bien le Qatar qui a allongé le chèque pour la libération des infirmières bulgares !

C’est bien avec l’Arabie Saoudite que l’Hexagone gagne de gros contrats et avec l’Algérie que des entreprises françaises, à l’image d’Alstom, ont été sauvées de la banqueroute ?

Aux plans bilatéral, régional et international, Paris s’est distingué par une duplicité qui tranche totalement avec la politique arabe de la France.

Ce sont autant de points divergents qui étaient au coeur des discussions tenues par les ministres des Affaires étrangères des pays respectifs en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

« Avec M. Bernard Kouchner, nous avons discuté des dossiers d’ordre économique et social. Bien évidemment, nous avons évoqué l’histoire ».

Le ministre des Affaires étrangères a souligné que certains dossiers qui divisent les deux pays ont été posés sur la table des discussions.

A l’occasion de ce face-à-face, l’Algérie a réitéré sa volonté de développer ses relations avec la France « dans le cadre des intérêts communs ».

Interrogé sur la revendication des harkis ayant trait à la révision de la date de l’indépendance de l’Algérie, Medelci insiste que « nous n’avons pas de problème avec la France mais avec une partie des Français qui veut falsifier l’histoire et refuse de reconnaître la vérité ».

ACHIRA MAMMERI

 

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Voilà pourquoi on vous refuse le visa

Publié le 29/09/2009 à 08:07 par hogra

70.000 DEMANDES RESTÉES SANS SUITE
Voilà pourquoi on vous refuse le visa

 

Des règles non écrites motivent les décisions de ne pas octroyer les visas.

Contrairement à l’ambassade du Royaume-Uni, la France ne donne jamais d’explication sur le refus d’une demande de visa, cela même après un recours. En fait, il doit bien y avoir des raisons qui motivent ces décisions. Ce sont des règles non écrites qui motivent, semble-t-il, de pareilles décisions. C’est du moins ce que laissent entendre des sources proches du Consulat général de France selon lesquelles ces règles sont liées à plusieurs facteurs. En effet, l’absence d’un document officiel pourrait être la cause d’un refus mais aussi, d’autres facteurs tels que les justificatifs financiers durant le séjour ainsi que les conditions d’hébergement en France. Le dépôt d’un document dont la date ne couvre pas la période de séjour tels que le certificat d’hébergement ou encore l’assurance de voyage pourrait aussi motiver une décision de refus. Le Consulat général de France, rappelle-t-on, peut à tout moment contacter le demandeur de visa et cela, même après le dépôt d’un dossier complet pour lui demander d’ajouter une pièce ne figurant pas dans la liste des documents exigés par cet organisme.
La tranche d’âge peut, elle aussi, être un motif de refus catégorique. Le consulat se base principalement sur ce facteur. Aussi, un demandeur de visa dont l’âge varie entre 17 et 40 ans, a moins de chance de bénéficier de l’octroi d’un visa et cela sous prétexte qu’un demandeur de cette tranche d’âge est plus à même de s’établir en France en situation irrégulière. Le consulat général affirme par ailleurs que la majorité des harraga interceptés ces dernières années, sont âgés entre 17 et 40 ans. La situation familiale joue également un grand rôle dans l’étude du dossier. Il est évident qu’une personne mariée a plus de chance de bénéficier d’un visa d’entrée dans l’espace Schengen. «L’occupation actuelle», la fonction du demandeur est considérée comme un facteur important pour l’octroi ou le refus d’un visa.
D’après les mêmes sources, un salarié occupant un simple poste au sein d’une entreprise privée peut facilement quitter son travail pour essayer de vivre en France avec de meilleures conditions de travail et un meilleur salaire. Les refus opposés aux demandes de visa se suivent mais ne se ressemblent pas et les demandeurs ne cessent de tenter leur chance. En 2008, la France a délivré 132.000 visas Schengen pour tous types de visas, demeurant ainsi le premier pays à délivrer autant de visas. 60% sont délivrés à Alger, 21% à Oran. Par ailleurs, il est important de noter que plus de 70.000 demandes de visa ont été rejetées par le consulat général de France. En effet, selon certaines sources, pour la majorité des jeunes sollicitant un visa pour la France, la décision d’un refus est rapidement prise par le Consulat qui travaille avec le centre VisasFrance inauguré le 29 septembre dernier à Ben Aknoun afin de permettre aux demandeurs de suivre l’évolution de leurs dossiers, soit par téléphone ou par le biais du Net. Le centre qui est situé 9, rue Manaâ Lakhdar à Ben Aknoun fait office en quelque sorte, de «boîte postale» au consulat général, il n’est en aucun cas décisionnaire de l’accord ou du refus du visa, seul le Consulat général est habilité à autoriser l’entrée sur le territoire français.
Le Consulat général de France est seul compétent pour instruire les demandes, prendre la décision d’octroi ou de refus du «sésame».
Le but de la collaboration avec une société multinationale est de rester en contact direct avec les demandeurs et de les informer des différents documents à fournir afin de compléter leur dossier et d’essayer d’avoir plus de chance de décrocher un accord pour l’obtention du fameux «coupe-fil» pour la France. Avant l’ouverture du centre évoqué, le dépôt de demande de visa se faisait par le biais d’une boîte postale au niveau du consulat où les demandeurs ne connaissaient pas la composition exacte d’un dossier complet à fournir et déposaient nombre de documents qu’ils estimaient nécessaires et utiles, ce qui n’est pas le cas actuellement.
La présence de l’intéressé est obligatoire avec pour chacun, la liste complète de documents indispensables en sus du motif de la demande de séjour en France.
L’obtention d’un visa pour la France ou un autre pays faisant partie de l’espace Schengen demeure toujours l’un des soucis majeurs des jeunes Maghrébins et en particulier des Algériens. En effet, les demandes de visa pour la France ne cessent d’augmenter et cela, malgré le refus répétitif de délivrance de ce document de voyage. Les demandeurs algériens ne perdent jamais espoir et continuent à faire et à refaire les demandes à chaque fois que l’occasion se présente. Ces refus récurrents encouragent par ailleurs la propagation du phénomène de la harga.
Les jeunes clandestins n’ont trouvé que la traversée maritime comme solution et pour lesquels c’est encore le meilleur moyen de pouvoir franchir les frontières européennes, même au péril de leur vie. Par ailleurs, notons que le ministre français de l’Immigration et de l’Identité nationale, Eric Besson, a réitéré la décision du gouvernement français de mettre fin à la présence des personnes en situation irrégulière dans l’Hexagone, se fixant un objectif de 27.000 expulsés pour l’année en cours.

Khalida ABBANI

 

 

C’est nous qui avions créé l’Algérie..des analphabètes

Publié le 27/09/2009 à 08:29 par hogra

Le président de Languedoc-Roussillon s’attaque aux algériens
« C’est nous qui avions créé l’Algérie et les algériens sont des analphabètes »

Le site Internet Français Ri89 a publié, dernièrement, des déclarations de « George Frêche », président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, président de la communauté d’agglomération de Montpellier et membre du conseil municipal de Montpellier, en mai dernier, dans lesquelles, il s’est acharné contre les algériens. Cette déclaration a été publiée par le site Internet en question, après de précédentes déclarations dans lesquelles il a soutenu le ministre de l’Intérieur Français, qui a fait un tapage médiatique contre les arabes.
George Frêche qui a été chassé du parti socialiste au début de l’année en cours a fait des déclarations contre l’Algérie et les algériens, notamment : « qui est-ce qui a créé l’Algérie ? C’est nous qui avons guérit les algériens, nous les avons formé et éduqué puis nous leur avions donné l’indépendance. Qu’ils soient intelligents, comme les marocains et tunisiens et qu’ils travaillent avec nous. Nous n’allons jamais demander pardon à Bouteflika. Les algériens sont des militaires qui prennent l’argent du pétrole qu’ils déposent dans les comptes des banques Suisses. La plupart d’entre eux sont des analphabètes qui n’ont jamais lu le Coran. Ne comptez pas sur eux pour vous faire parvenir à Mohammed ».
Cette déclaration qui est pleine d’erreurs tels que vous voyez n’est pas la première en son genre. Cet ex professeur universitaire en Droit est connu pour ce genre de déclarations contre les arabes et les étrangers, dont la dernière était celle qu’il a faite contre les Harkis en 2008, qu’il a qualifiés de personnes de deuxième classe. Il a notamment critiqué l’équipe nationale Française en déclarant : «  j’ai tellement honte pour mon pays puisque, prochainement, on aura une équipe formée de 11 joueurs de race noire..». Du point de vue politique, les observateurs ont expliqué que Frêche vise par cette déclarations ainsi que par ses précédentes à gagner les voix des pieds noirs qui sont arrivés dans cette région après 1962 en prévision de gagner les élections régionales prévues pour 2010. D’autres pensent que Frêche est fidèle pour ses traditions politiques, puisqu’il a adhéré à plusieurs mouvements et partis politiques, notamment le parti communiste Français, le parti socialiste Français puis le parti  de gauche et des alternatifs.
La dernière déclaration que Frêche a faite contre les algériens a suscité la colère de l’association « SOS racisme », qui a été surprise par sa vision colonialiste. Cette association antiraciste a indiqué qu’elle a chargé l’avocat « Patrick KLUGMAN pour étudier les possibilités de déposer plainte contre lui et de l’accuser de diffamation ». 


Nationalité française aux algériens, nés avant 1962

Publié le 26/09/2009 à 00:00 par hogra

Nationalité française aux algériens, nés avant 1962
Une réflexion serait en cours, à Paris
 

Paris est entrain d’étudier la possibilité de la promulgation d’une loi permettant aux algériens, nés à l’époque coloniale, de porter la nationalité française, indique-t- on de source diplomatique.
Selon les mêmes sources, des diplomates français tentent de mesurer l’éventuelle réaction des autorités algériennes à propos d’une telle loi, en se rapprochant des responsables, des hommes d’affaires et des personnalités faisant partie de l’élite, pour connaître leurs avis.  Dans ce sens, certains responsables qui ont été ciblé ont déclaré que cette procédure a pour objectif d’attirer l’intérêt des classes influentes dans le pays, et de mesurer leur disposition à porter les couleurs françaises, comme il avait été le cas pour leurs concitoyens, qui avaient adopté la double nationalité, notamment les hauts responsables, certains ministres et des cadres de l’Etat.

En prévision de la promulgation de cette loi, des centaines de femmes de hauts responsables de l’Etat préfèrent aller donner naissance à leurs bébés, dans des cliniques européennes, et en particulier dans des cliniques françaises, pour bénéficier du « droit du sol». Il y a lieu de rappeler que le président de la République a critiqué sévèrement, en décembre 2006, les algériens portant la double nationalité, en les qualifiant « d’enfants désobéissants », ajoutant « nous ne distinguons plus l’algérien de l’étranger ».
Par ailleurs, les lois algériennes n’interdisent pas le port d’une deuxième nationalité et garantit la nationalité algérienne des enfants d’une mère algérienne et un père étranger. En revanche, les lois françaises permettent aux étrangers concluant un contrat de mariage avec un citoyen français d’acquérir la nationalité française, après deux ans de mariage, mais les mêmes lois exigent d’autres conditions.
A relever que les conventions d’Evian, et la Déclaration du 1er Novembre 1954, ont donné le choix aux colons de préserver la nationalité française, ou bien d’adopter la nationalité algérienne.

 


 

Par DJ.B/ Traduit par R.K

 

Du nouveau pour le visa français

Publié le 24/09/2009 à 11:27 par hogra
Du nouveau pour le visa français

par Djamel Belaïfa

Les étrangers titulaires d'un titre autorisant à séjourner en France, fût-ce à titre provisoire, peuvent quitter le territoire français et y revenir, tant que ce titre n'a pas expiré et sans avoir à solliciter de visa.

C'est ce qui vient d'être énoncé dans une nouvelle circulaire émanant du ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire français, adressée aux préfets. Cette nouvelle circulaire, qui vient abroger la précédente circulaire du 06 juillet 2009, décrit les effets qui s'attachent en termes de franchissement des frontières, aux autorisations provisoires de séjours (APS) et aux récépissés de demande de titre de séjour. Elle précise les hypothèses dans lesquelles un visa consulaire de retour est exigé pour être réadmis sur le territoire.

 De prime abord et en préambule de cette circulaire, le ministère de l'Immigration signale que les effets qui s'attachent, en matière d'entrée sur le territoire français des ressortissants d'Etat tiers soumis à visa, à la détention d'autorisations provisoires de séjour ou des récépissés de demande de titre de séjour, ont fait l'objet de plusieurs circulaires et instructions, en dernier lieu de la circulaire du 06 juillet 2009. Le ministère signale dans ce contexte que les difficultés soulevées par la mise en oeuvre de ces différents textes conduisent, dans un souci de sécurité juridique et de simplification, à clarifier les règles applicables. A ce titre, le département d'Eric Besson a tenu à rappeler que le code des frontières Schengen (CFS), entré en vigueur le 13 octobre 2006, impose, en application des articles 5 point 1b, 7 et 13, de vérifier que les conditions d'entrée dans l'espace Schengen des ressortissants soumis à visa sont remplies. Ces conditions sont la possession d'un visa ou la détention d'un «titre de séjour en cours de validité».

 Pour plus de précisions, le ministère de l'Immigration indique que la définition du titre de séjour contenue dans les articles 2 § 15 du code frontières Schengen fait apparaître que cette notion recouvre l'ensemble des titres autorisant le séjour sur le territoire national d'un Etat membre, ainsi que le retour sur son territoire, à l'exception des titres temporaires délivrés au cours de l'examen d'une première demande de titre ou au cours de l'examen d'une demande d'asile.

 En combinaison des ordonnances du conseil d'Etat et des dispositions du code des frontières Schengen, les titulaires de l'ensemble des autorisations provisoires de séjour (exception faite des autorisations de séjour délivrées dans le cadre de l'examen d'une demande d'asile), ainsi que les détenteurs de récépissé de demandes de renouvellement de titre de séjour, peuvent quitter le territoire français et revenir tant que ces titres n'ont pas expiré, et sans recourir à une demande de visa.

 Par contre, les ressortissants de pays tiers soumis à visa et qui auraient quitté le territoire français munis soit d'une autorisation provisoire de séjour délivrée dans le cadre de l'examen d'une demande d'asile, soit d'un récépissé de demande délivré dans le même cadre, soit encore d'un récépissé de première demande de titre de séjour, ne peuvent pas revenir dans l'espace Schengen que munis d'un visa.

 Néanmoins, le ministère de l'Immigration signale que cette règle ne fait pas obstacle dans certaines hypothèses exceptionnelles à l'exercice par l'autorité préfectorale de son pouvoir d'appréciation des situations individuelles pour délivrer, à titre de facilité, un visa de retour préfectoral. Les cas exceptionnels de délivrance de visa peuvent concerner, sur présentation de justificatifs adéquats, les cas de force majeure, les voyageurs d'affaires, les stagiaires, les cas humanitaires, les étudiants pendant les vacances scolaires ou universitaires. «Il importe néanmoins de rappeler qu'à l'exception du visa préfectoral délivré aux étrangers mineurs, qui a fait l'objet d'une notification à la Commission européenne, le visa de retour préfectoral ne permet normalement le franchissement des frontières extérieures de l'espace Schengen que par un point d'entrée français», précise la circulaire.

 

ALGÉRIE-FRANCE Regards croisés

Publié le 15/09/2009 à 00:03 par hogra
 ALGÉRIE-FRANCE Regards croisés

ALGÉRIE-FRANCE
Regards croisés

D’avoir trop voulu accélérer la structuration d’une proximité politique et diplomatique, Alger et Paris ont buté, non sans fracas, sur le mur du trop-plein passionnel. Après s’être languis un temps comme de jeunes amoureux, l’Algérie et la France se chamaillent à présent comme un vieux couple. Altérées, les relations entre les deux pays le sont assurément.

Sofiane Aït-Iflis - Alger (Le Soir)- Du temps du président Jacques Chirac, l’élan de rapprochement entre Alger et Paris paraissait hors d’atteinte des déchaînements passionnels qui, depuis l’indépendance recouvrée de l’Algérie, ont miné les relations entre les deux pays. Jacques Chirac et Abdelaziz Bouteflika avaient trouvé en toute occasion opportunité à encensement mutuel. Une véritable lune de miel entre les deux présidents et la fréquentation assidue à laquelle ils se sont adonné devait déboucher sur la signature d’un traité d’amitié. Tout allait pour le mieux sur l’une comme sur l’autre rive de la Méditerranée. Il ne restait qu’à apposer les paraphes sur le document fin prêt et qui allait, à reprendre l’exposé des motifs et à lire les attendus, dégager la voie, autrefois semée d’embûches, à un partenariat d’excellence. Mais c’était mal apprécier le poids des contentieux entre les deux pays, reliquats et comptes non soldés du colonialisme français, que d’avoir cru à la somnolence éternelle des vieux démons. L’Assemblée française se chargea de les réveiller brutalement en votant le 25 février 2005 la très mal inspirée loi glorifiant le colonialisme. Les efforts consentis pour un rapprochement durable s’en trouvèrent dès lors torpillés. Vite, le propos mielleux céda la place à la diatribe enflammée. Harponné de la sorte, le président Jacques Chirac puisa, tout de même, dans ce qui lui reste d’énergie et rattrapa la bourde commise par l’Assemblée. C’était trop tard. Alger n’est plus enthousiaste pour la signature du traité d’amitié. La classe politique et les associations d’abord, le président Bouteflika ensuite posèrent alors comme préalable à l’aboutissement du projet l’exigence de repentance officielle de la France pour ses crimes coloniaux. La France jugea l’exigence par trop osée, pour le moins qu’on puisse dire, et resta sourde. Alger jugeait peu le geste de Jacques Chirac et Paris ne désirait pas concéder plus. De report en report, la signature du traité d’amitié a fini par être définitivement ajournée, voire enterré même.

Le contournement loupé via l’UPM
Le nuage assombrissant les relations algéro-françaises était demeuré épais lorsque Nicolas Sarkozy fait son entrée au palais de l’Elysée. Les crispations étaient visibles, même si Bouteflika et Sarkozy soignaient chacun de son côté l’image de présidents capables de franche camaraderie. Prisme déformant que toutes les congratulations échangées. Les anicroches apparaîtront dès que le président français entreprit de mouler son projet d’Union pour la Méditerranée (UPM). Alger ne se montra nullement enthousiasmée à accompagner le projet, même après les correctifs que Sarkozy a dû apporter à sa copie sur insistancede l’Allemagne. Les autorités algériennes, contrairement à celles marocaines, tunisiennes et égyptiennes, avaient tout le temps que durèrent les préliminaires de ce qui sera un grand mais bien vide show médiatico-politico parisien, affiché une indifférence et un désintérêt assez explicites pour le projet de Sarkozy. Si l’Algérie finit par prendre part à la conférence qui a vu le lancement de l’UPM, sa présence n’était synonyme d’aucun engagement. Les apparences étaient sauves, rien que cela. Car dans les faits, l’Algérie n’avait pas le cœur à l’UPM. A raison, devait-on vérifier, un peu plus tard. Le président français devait faire contre mauvaise fortune bon cœur. Il se garda bien de commentaires désobligeants à l’encontre de l’Algérie. Et l’élection du président Bouteflika lui donna l’occasion de tenter d’apporter un nouveau souffle à une relation maintenue jusque-là correcte par l’entremise de la bienséance diplomatique. D’un côté comme de l’autre, on préféra ne pas cracher sur l’avenir. Un avenir que devrait laisser entrevoir la visite annoncée du président Bouteflika en France.

Juin n’était pas le bon rendez-vous
Le président Bouteflika devait effectuer une visite d’Etat en France au mois de juin 2009. Il y eut entre les Etats un accord de principe. Cette visite devait servir de rampe au relancement de la dynamique de coopération entre les deux pays, l’Algérie et la France. Aléas de la vie politique ou dérobades réfléchies, les deux chefs d’Etat, Bouteflika et Sarkozy, devraient encore compter défiler les mois avant de se rencontrer. C’est le journalle Monde qui, le premier, ébruita le report du sommet attendu pour juin dernier. «Aucune date précise n’a été encore arrêtée, mais l’agenda des présidents français et algérien ne devrait pas permettre que cette visite puisse se dérouler avant décembre», avait écrit le journal. Côté algérien, on a alors estimé qu’il valait mieux réfléchir plutôt que de précipiter une telle visite. C’était comme parler de sagesse. Sauf que les interprétions ne sont pas arrêtées devant l’évocation du froid politique qui poursuivit de surfer sur la relation algérofrançaise. Même si, au mois de mai, le président Bouteflika, dans un message à l’occasion de la commémoration des massacres de 1945, avait laissé croire à un possible dépassement des passions. Il suggéra, on se le rappelle, de réfléchir à une voie originale qui permettrait de surmonter les traumatismes causés au peuple algérien par l’Etat colonial français. Que le président Bouteflika ait ainsi mis un bémol dans son discours à propos des crimes coloniaux ne dissipera pas pour autant les crispations. Pis encore, trop d’affaires sont venues entretenir le froid entre Alger et Paris. Il y eut l’affaire du diplomate Hasseni et, comme dans un enchaînement soigneusement réfléchi, celle du général à la retraite, Buchwalter. Deux affaires qui sentaient un fort relent de machinations politiciennes et qui risquent d’entamer sérieusement la sérénité du rendez-vous attendu entre Bouteflika et Sarkozy.
S. A. I.

 

Buchwalter, le général qui raviva la polémique
Alors que l’épreuve injuste subie par le diplomate Hasseni cheminait vers son heureux épilogue, voilà qu’un général à la retraite, attaché de défense au niveau de l’ambassade de France à Alger en 1996, remue le couteau dans la plaie. Dans sa déposition devant le juge qui l’auditionna dans l’affaire de l’assassinat des sept moines de Tibhirine, Buchwalter évoqua la responsabilité de l’Armée algérienne qui, selon ses dires, avait commis une bévue en mitraillant un bivouac des religieux. Il parla de notes qu’il avait expédiées à sa hiérarchie et que cette dernière n’avait pas jugé opportun d’y donner suite. La presse française, friande de ce genre de matière, en a fait ses choux gras. Mais c’était le président français qui situa les prolongements politiques éventuels aux «affabulations» du général. Il ne marqua point de distance par rapport aux allégations de Buchwalter en compostant, depuis Rome, ce qui équivaut à une validation de l’accusation. «Les relations entre les grands pays s’établissent sur la vérité et non sur le mensonge», avait-il affirmé. Un propos qui n’était pas pour dissiper le brouillard entre Paris et Alger, même si cette dernière n’a pas jugé judicieux de répliquer officiellement au battage politiomédiatique orchestré autour de la déposition de Buchwalter.
S. A. I.

 

Le commerce, ce qui restera lorsque tout sera perdu

En dépit d’une relation politique en dents de scie, le commerce entre les deux pays a maintenu une cadence plutôt appréciable.

A la fin décembre 2008, les échanges commerciaux entre la France et l’Algérie ont atteint les 10 millions d’euros annuellement. Les entreprises françaises sont présentes en Algérie à travers quelque 300 filiales qui, selon l’ambassadeur Xavier Driencourt, ont généré 30 000 emplois. L’investissement français en Algérie est dominé par la PME-PMI. Environ 65% des investissements. Les Français font de bonnes affaires en Algérie, surtout ils trouvent un marché hors de concurrence sérieuse. L’industrie automobile, l’agroalimentaire et les produits pharmaceutiques sont les principaux créneaux bien portants du commerce français en Algérie. De son côté, l’Algérie exporte vers l’Hexagone des produits hydrocarbures. Mais si la France vend bien en Algérie, elle n’a pas affiché vocation à passer à l’étape de la production ici de biens. Le constructeur automobile Renault a, quand sonna l’heure de l’investissement direct, préféré s’établir au Maroc. Les investisseurs français trouveraient- ils le climat peu propice au lancement d’une production en Algérie ? C’est l’argument qu’ils n’ont de cesse d’évoquer. Quel comportement adopteront-ils maintenant que la loi leur impose de contracter des partenariats avec des nationaux à raison d’une participation de 30 % pour ces derniers ? Ils ne s’en émeuvent pas trop. Pour le moment.
S. A. I.

 

Hasseni, le plutôt bon otage politique
Sur la base d’une vague homonymie, le diplomate algérien Rachid Hasseni devait des mois durant subir l’acharnement d’un juge français qui voulut coûte que coûte lui coller une responsabilité dans l’assassinat en 1987 à paris de l’opposant franco-algérien André Ali Mecili. Interpellé à Marseille, à sa descente d’avion, en application d’un mandat international confusément rédigé, le diplomate algérien s’est vu astreint à larésidence surveillée plusieurs mois. Une décision prise par un juge qui agissait sur la base d’un témoignage d’un déserteur de l’armée algérienne, Mohamed Samraoui. L’accusation portée contre Hasseni ne reposait sur rien de tangible, n’empêche que le juge à charge du dossier Mecili le soumettra à l’humiliante astreinte à résidence. Jusqu’à récemment, puisque ni l’expertise graphologique, ni le test ADN et encore moins le témoignage de Samraoui ne prouvèrent l’accusation. Mais des mois se sont écoulés avant que la justice française mette un terme à son acharnement contre Hasseni. De longs mois durant lesquels bien des observateurs ont tâché de voir ce que pouvait cacher cette affaire Hasseni. Les plus audacieux d’entre eux ont conclu à des manigances politiques françaises en sourdines.
S. A. I

le soir d'algerie

LE TERRORISME ET LA FRONTIÈRE ALGÉRO-MAROCAINE

Publié le 29/08/2009 à 10:46 par hogra

LE TERRORISME ET LA FRONTIÈRE ALGÉRO-MAROCAINE
Quand l’Algérie était pointée du doigt

Le 24 août 1994, l’établissement hôtelier quatre étoiles Asni de la ville de Marrakech, au Maroc, assez prisé par les touristes étrangers, est la cible d’une attaque terroriste d’un groupe islamiste.
Deux ressortissants espagnols sont assassinés et une Française est sérieusement blessée. Aussitôt, le ministre de l’Intérieur du royaume chérifien pointe du doigt l’Algérie. Cela fait aujourd’hui quinze ans. Les Algériens qui se trouvaient sur le territoire marocain, essentiellement des touristes, ont été sommés de quitter le pays dans un délai de quarante-huit heures. Et dès le lendemain, le roi a décidé d’imposer un visa d’entrée aux Algériens. L’Algérie a riposté de la même manière et a fait plus : elle a fermé sa frontière. Les auteurs de l’attentat ont été presque aussitôt arrêtés, tout autant que leurs complices, dans plusieurs villes marocaines. Les tenants et les aboutissants du crime intégriste perpétré à Marrakech ont été mis à nu. Les filières identifiées. Le réseau terroriste, dont le commanditaire avait auparavant envoyé les principaux membres du groupe se former en Afghanistan après les avoir recrutés dans la région parisienne, démantelé dans sa totalité entre le royaume chérifien et la France. L’énormité du plan que le terrorisme avait prévu de faire subir au pays est appréhendé dans son ensemble. Rien, absolument rien de tout ce qui a été découvert par les différentes investigations au Maroc et en France n’a laissé le moindre doute qui servirait de brèche par laquelle pourrait être introduite, même à titre d’hypothèse, l’implication à quelque niveau que ce soit de l’Algérie dans ce vil attentat. Aujourd’hui et depuis son intronisation qui a coïncidé avec l’arrivée du nouveau millénaire, le roi actuel du Maroc ne laisse pas passer une occasion pour appeler l’Algérie à rouvrir sa frontière avec son pays. Tous les bons sentiments sontmobilisés : fraternité, destin commun, union. Mais jamais un mot sur l’accusation agressive et gratuite contre les services algériens d’avoir été derrière l’attentat de Marrakech. Pis, de façon déclarée ou à demi-mots, les officiels du royaume tentent, à chaque fois qu’ils en ont l’occasion, de lier la fermeture de la frontière à la question du Sahara occidental comme pour mieux faire oublier la totale irresponsabilité de leur pays d’avoir fait porter le chapeau à l’Algérie dans l’attentat de 1994. Pourtant, même si le Sahara occidental est un sérieux dossier pour toute la région maghrébine, comme il l’est d’ailleurs pour l’ONU, l’Algérie l’a totalement évacué des relations de voisinage entre les deux pays depuis 1987 lorsqu’elle a rétabli sa frontière avec le Maroc, jusqu’en 1994, quand ce dernier a décidé de l’accuser injustement de ce dont, justement, elle souffrait à cette époque : un terrorisme qui voulait la mettre à feu et à sang. Aujourd’hui que non seulement la vérité sur l’attentat de Marrakech est connue, mais aussi que le terrorisme se réclamant de l’islamisme a fini par dévoiler ses mécanismes et ses modes opératoire, ses tactiques et ses stratégies et qu’il devient de moins en moins évident, à moins d’être de mauvaise foi, de ne pas reconnaître un acte terroriste d’un acte qui se voudrait passer comme tel, le Maroc ne veut toujours pas faire son mea culpa. Pour certains qui reviennent de temps à autre sur cet attentat de Marrakech de 1994, il reste toujours une zone d’ombre autour du commanditaire du «commando », le marocain Abdelillah Ziaddit Rachid. Ils continuent à se demander s’il avait réellement appartenu à l’organisation terroriste dont il a avoué être membre et s’il n’avait pas été actionné par l’Algérie.
Mohamed Issami

le soir d'algerie

Tel-Aviv demande des garanties de l’Algérie

Publié le 22/08/2009 à 10:38 par hogra

L’Algérie prend part aux manœuvres de l’OTAN


Tel-Aviv demande des garanties de l’Algérie sur la sécurité de sa flotte commerciale marine


Israël a fait part aux pays du Maghreb, via des médiateurs américains, qu’elle est concernée, d’une manière directe, par la sécurité dans l’ouste de la méditerranée, le détroit de Gibraltar, et les passages marins commerciaux, dont l’itinéraire est proche des côtes algériennes et libyennes. Selon des médiateurs occidentaux, Israël est vraiment inquiète de la modernisation de la marine algérienne, pendant les quelques dernières années.  
Dans ce cadre, un haut responsable algérien a indiqué que l’envoi de l’Algérie des experts en armement, pour prendre part  aux manœuvres militaires « active endeavor », ne signifie pas que l’Algérie va établir des relations directes avec Israël. D’après la même source, l’Algérie est obligée de participer et suivre la mise en œuvre des plans marins, dans l’ouest de la méditerranée, partant du principe de ses convictions militaires, et elle a l’intention de rassurer les pays occidentaux, qui ne cachent pas leurs craintes, de ce qu’ils considèrent comme une modernisation de la flotte marine algérienne, qui a été équipée par des armes sophistiquées.
Selon le même interlocuteur, l’Algérie fait l’objet, depuis la visite rendue par le ministre de la défense américain, Donald Rumsfield, en février 2006, des pressions américaines, exigeant de l’Algérie à fournir des garanties à Israël, qui craint des attaques par la flotte marine algérienne, contre les navires commerciaux Israéliens, dans le cas d’une guerre éventuelle entre les pays arabes en Israël. En outre, les pays occidentaux, de leur tour, partagent les mêmes craintes, et notamment leur inquiétude de voir des terroristes d’El Qaida, s’infiltrer pour commettre des attaques contre les navires commerciaux.
D’autre part, l’acquisition de l’Algérie des missiles sophistiqués, de la Russie, en 2008, a suscité la colère des certains pays, à l’instar de l’Espagne, la France et le Maroc. Par la suite, Israël a exprimé, par le biais de ses médiateurs américains, son inquiétude de la montée de la marine algérienne. A cet égard, notre source a révélé que les missiles acquis par l’Algérie, sont capables d’atteindre des buts marins, à 300km de distance, alors qu’un autre missile ultra sophistiqué, fourni à l’Algérie, par la Russie, son principal fournisseur en matière d’armement, pourrait être porté par les avions de chasse, type Sukhoi 30, il a une portée de 2500 km, ce qui signifie qu’il est en mesure de couvrir toute la région de l’ouest de la méditerranée. Le Sukhoi 30 permis à ce missile d’atteindre des buts, jamais atteints par la marine algérienne.
Devant l’inquiétude affichée par certains pays occidentaux, l’Algérie tente à rassurer ces pays des objectifs de l’arsenal militaire algérien, qui se résument à la défense de la patrie.

 

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