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10 milliards injectés dans des ascenseurs… à l’arrêt

Publié le 03/10/2009 à 10:57 par hogra

La DLEP décline sa responsabilité

10 milliards injectés dans des ascenseurs… toujours à l’arrêt

Les habitants des immeubles de la ville d’Oran, dont ceux des cités de Dar El-Hayat et Jeanne d’Arc, se disent indignés contre le fait que les ascenseurs soient en panne depuis plusieurs jours. Une situation plutôt compliquée et contraignante pour les habitants des étages supérieurs ne supportant plus de monter à pied des centaines de marches pour arriver chez eux. Selon eux, ces ascenseurs n’ont pas bénéficié de travaux de maintenance depuis plusieurs années.

«Nous en avons assez de cette situation. Ces ascenseurs sont peu rassurants et sont sujets à de fréquentes pannes. Pour les habitants des étages supérieurs comme moi, ceci constitue une contrainte très pesante. Vous ne pouvez vous imaginer combien c’est dur de monter et descendre, plusieurs fois par jour, 14 étages, notamment, lorsque vous êtes chargés de courses», témoignera Mohamed A., l’un des habitants du 14ème étage à la cité Jeanne d’Arc.

Cette préoccupation est partagée par M. Khadidja, âgée de 56 ans et qui affirmera: «Je suis cardiaque et croyez-moi, depuis que les ascenseurs sont en panne, je souffre énormément. Si cela ne tenait qu’à moi, je ne sortirai de chez moi qu’une fois les ascenseurs réparés. Monter l’escalier de plusieurs étages est déconseillé en ce qui concerne mon état de santé et en prenant l’escalier, je prends un énorme risque.»

De son côté, le président de l’association de la cité Dar El Hayat, en l’occurrence M. Abed, dira: «Les immeubles de notre cité ont bénéficié de travaux de réhabilitation et de rénovation en 2004 et dans le cadre de cette opération, dix ascenseurs ont été rénovés. Cependant, à ce jour, ils n’ont pas fonctionné. Je porte à votre connaissance que nous avons adressé plusieurs correspondances à la direction de l’habitat et des équipements publics de la wilaya pour prendre en charge ce problème.»

M. Kouider qui habite, lui aussi, les étages supérieurs des immeubles de la cité Dar El Hayat dira au sujet de ces ascenseurs: «Vous savez qu’à cause de ce problème, nous devons payer, chaque jour, pour qu’on nous livre de l’eau potable à domicile, la plupart des habitants de cet immeuble étant des personnes âgées et souffrant de maladies chroniques les empêchant ainsi de monter et descendre les escaliers.»

Les pannes répétitives des ascenseurs à la cité Dar El Hayat, sont également vécus par les habitants de la cité Monté Carlo qui estiment que les ascenseurs de leurs immeubles ne sont plus sécurisants et présentent un grand danger pour leurs usagers, notamment les enfants. «Ces équipements tombent souvent en panne, ce qui expose les usagers à de multiples risques. Récemment, l’un de mes voisins s’est trouvé bloqué à l’intérieur de l’ascenseur et a failli y être étouffé, n’était l’intervention des éléments de la protection civile. Depuis, tout le monde a peur de prendre l’ascenseur.»

Du côté des services de l’office de promotion et de la gestion immobilière, OPGI, des sources font savoir que «le mois de juillet dernier aura vu le lancement de l’opération de recensement des ascenseurs en panne à travers toutes les tours de la ville. Dans ce cadre, nous avons arrêté le nombre de 261 unités en panne, réparties à travers plusieurs cités dont celles de Jeanne d’Arc, Perret, Lescure et Dar El Hayat. Une fois le recensement achevé, un avis d’appel d’offres pour la réalisation des travaux de maintenance au profit de ces ascenseurs sera lancé», nous dira-t-on, avant de préciser que «les travaux de maintenance seront précédés par une étude d’évaluation financière. Concernant les immeubles dont les habitants sont propriétaires des logements, ces derniers devront verser 50% du coût inhérent aux charges de réparation et de maintenance, payable sur plusieurs tranches».

Du côté des services de la direction de l’habitat et des équipements publics, DLEP, une source responsable dira: «La mise en marche des ascenseurs ayant bénéficié de rénovation, ne relève pas de notre ressort. Ce procédé dépend de l’installation d’un disjoncteur électrique dont les frais d’achats devraient être assurés par le collectif des habitants. Il y a lieu de rappeler aussi que l’opération de rénovation des ascenseurs de la cité Dar El Hayat aura coûté 03 milliards de centimes. S’agissant du coût totalisant l’ensemble des ascenseurs rénové, il est de l’ordre de 10 milliards de centimes.»

Dj. Samia



Des milliards de dinars partis en fumée

Publié le 27/09/2009 à 08:40 par hogra

Abandonné et pilLé, le groupe Tonic emballage se meurt

Des milliards de dinars partis en fumée

Le groupe Tonic Emballage est-il condamné à disparaître ? Les autorités judiciaires qui ont confié, depuis fin 2005, l’administration des entreprises du groupe à un séquestre judiciaire ont-elles réellement la volonté de sauver cet important outil de production papetier en Algérie ? Vu la situation actuelle de Tonic Emballage, nombre de questions restent posées. Bradage des biens de la société, dilapidation de ses moyens financiers et une gestion qualifiée de « catastrophique », la société se trouve actuellement dans un état comateux. Il ne reste qu’à annoncer sa fermeture définitive. Son redressement relève des scénarios miracles. Même le plus optimiste n’y croit plus. La gestion de l’entreprise par le séquestre judiciaire Rachid Bouraoui est mise en cause. Selon des documents relatifs à la gestion et aux dépenses de l’entreprise, dont El Watan a pu obtenir des copies, Tonic emballage est en état de destruction très avancée.



Une situation sans précédent qui irrite les travailleurs de l’entreprise que nous avons rencontrés. Brandissant des documents accablant le représentant de la justice, ces travailleurs soupçonnent même l’existence d’une volonté de sceller définitivement le sort de Tonic Emballage. Ni les intentions de la reprise de la société par la Banque de l’agriculture et du développement rural (Badr) ni les assurances du ministre des Finances, Karim Djoudi, à ce sujet, ne sont en mesure de les rassurer. Pour eux, la fin approche. « Le séquestre judiciaire et son entourage sont à l’origine de cette situation », ajoutent nos interlocuteurs. Selon eux, en dépit des plaintes déposées contre lui pour « mauvaise gestion », aucune autorité n’a levé le petit doigt pour tenter d’arrêter « l’hémorragie ». Beaucoup de faits sont, en effet, reprochés à Rachid Bouraoui. D’abord, il y a l’abandon de l’outil de production. Des machines sophistiquées, des engins et des bobines de papier subissent les aléas de la nature. Conséquence, la valeur du matériel de la société chute gravement. Et son utilisation devient impossible.

« 2600 tonnes depapier vendues au rabais »

En plus de l’abandon de l’outil de production, Rachid Bouraoui et ses collaborateurs sont également accusés d’avoir vendu les actifs de l’entreprise sans avertir la Direction des impôts et sans passer par les voies légales. « Le séquestre judiciaire n’a pas fait des procédures substantielles et légales lors de la reclassification de l’actif de la société, ce qui lui a permis de procéder à la vente à des prix dérisoires de ces actifs, entraînant ainsi une double perte pour la société Tonic », lit-on dans l’un des documents. La reclassification desdits actifs s’est faite à travers la réduction de la valeur des bobines de papier de 30 DA le kg à 12 DA le kg. Ainsi s’est faite la vente de 2600 tonnes de papier qui est la matière première de l’entreprise. D’une valeur de 78 millions de dinars, la marchandise a été cédée à 31,2 millions de dinars. « La cession des matières premières de la société Tonic place cette dernière en situation d’arrêt total d’activité lui causant une perte de 20 à 30 DA par kilogramme de papier non transformé en produit apte à la vente et en tenant compte du seuil minimum de bénéfice », expliquent encore les travailleurs dans leurs documents. La somme totale gaspillée à travers cette opération s’élève à 52 millions de dinars. Une entreprise en difficulté financière a-t-elle besoin de plus de gaspillage ? Cette vente au rabais de la matière première n’est rendue possible que suite à une violation du code des impôts. « Le séquestre judiciaire a décidé de reclasser les bobines de papier de produit apte à l’utilisation en produit inapte au recyclage, d’où la réduction des impôts sur la valeur ajoutée de 17% à 7%, sans consulter l’administration des impôts qui oblige les entreprises commerciales ou industrielles qui engagent ce type de procédure à faire appel à un inspecteur des impôts territorialement compétent en vue d’examiner les marchandises et d’adopter la reclassification opérée », explique-t-on.

« Vente en espèces »

Selon les mêmes documents, le séquestre judiciaire a vendu la matière première reclassée sans passer par les enchères comme l’exige la loi. « Il a choisi un groupe de sociétés qui se sont partagées le butin par consentement et sans respecter une quelconque procédure légale de nature à préserver les droits de la société Tonic et veiller à la protection des biens contre la dilapidation et le détournement », lit-on dans le même document. Ces opérations, ajoutent encore les travailleurs, ont été menées en espèces. « Elles n’ont pas été déclarées au créancier principal des entreprises Tonic, en l’occurrence la BADR. Cela malgré que le système du séquestre judiciaire de la société prévoit que Bouraoui Rachid dépose l’ensemble des fonds qui reviennent à la société Tonic dans le compte de la société ouvert auprès de la BADR », rappellent également nos interlocuteurs. De plus, les documents qui sont en notre possession démontrent l’implication du séquestre judiciaire et ses proches collaborateurs dans « la falsification des documents ». Il s’agit notamment des timbres fiscaux et des demandes de paiement qui ne sont plus utilisés par l’administration des impôts. Ces documents sont signés par Rachid Bouraoui et ses collaborateurs. Cet argent n’a jamais été versé à la BADR en sa qualité de créancier, comme l’exige la loi dans ce genre de situation. « Aucun versement n’a été effectué au niveau de la BADR Amirouche », lit-on dans un autre document de la banque qui fait « un état des virements reçus et encaissements des chèques d’août 2008 au 20 avril 2009 ». Pourquoi la banque n’a-t-elle pas réagi pour demander des explications sur cette situation, surtout que les 11 entreprises que compte le groupe Tonic continuent à fonctionner ? La justice a été pourtant alertée par au moins cinq commissaires aux comptes. Empêchés de faire leur travail, ces derniers ont décidé de porter plainte contre Bouraoui Rachid. « Il a (Rachid Bouraoui) enfreint la loi. L’article 816 du code de commerce prévoit de lourdes sanctions contre ce genre de dépassement », nous affirme un des commissaires aux comptes concerné qui a requis l’anonymat. Mais auparavant, ils ont informé le doyen des juges des dépassements commis par le séquestre judiciaire. Il s’agit en particulier du refus d’organiser les assemblées générales des exercices 2007, 2008 et 2009.

Une enquête est ouverte

S’ils sont passés inaperçus pour la justice et la banque, ces dépassements ont attiré l’attention des services de sécurité, qui intrigués par des anomalies de gestion, en particulier les dépenses de près de 150 milliards de centimes ont immédiatement ouvert une enquête. Selon une source proche du dossier, l’enquête est en cours depuis plusieurs semaines. Ses résultats nous les saurons certainement dans les prochains jours. Contacté par nos soins pour avoir sa version des faits, Rachid Bouraoui hésite à nous répondre. Nous avions demandé à le rencontrer, en vain : « Je veux bien m’exprimer sur le sujet pour clarifier certaines contre-vérités », nous déclare-t-il au téléphone, dans un premier temps. Il précise, toutefois, que ces documents que nous avons obtenus « sont faux ». Mais il nous demande de le rappeler le lendemain. Ce que nous avons fait. Et là, il nous affirme qu’il ne peut pas s’exprimer sur le sujet sans avoir l’aval de la justice. « Il faut attendre la fin du mois du Ramadhan. C’est une affaire très sensible. Vous risquez d’être convoqué par la justice à tout moment », suggère-t-il.



Par Madjid Makedhi

 

Une transaction imaginaire de 85 milliards.. corrompus

Publié le 26/09/2009 à 01:14 par hogra

Selon El Khabar Hebdomadaire, la Sonelgaz est saignée à blanc
Une transaction imaginaire de 85 milliards et des cadres corrompus
 

El Khabar hebdomadaire continue de  publier les scandales de la mafia de Sonelgaz sur lesquels les services de sécurité sont entrain d’enquêter et dont des directeurs et cadres de ce groupe sont impliqués. Il est révélé, dans ce numéro d’El Khabar hebdomadaire, comment un responsable de « Sonelgaz distribution » a pu duper l’inspection générale des finances et dissimuler plusieurs faits, notamment des malversations dans plusieurs projets, avec la complicité d’un inspecteur du ministère des finances ainsi que le directeur général de ce groupe, M. Noureddine Bouterfa, suite à une enquête qui a été menée par l’inspection sur l’évaluation du programme d’alimentation en électricité et en gaz des régions rurales, en plus de transactions fictives et dont les responsables de ces dernières ont obtenu leurs dus, en plus de plusieurs avantages dont  ils ont bénéficié,  suite à ces projets imaginaires.
Ce ne sont plus seulement les transactions imaginaires qui avaient eu lieu, au niveau de la caisse des fonds sociaux et culturels du groupe « Sonelgaz » qui ont fait, d’ailleurs, l’objet d’enquête par les services de sécurité compétents. Des sources bien informées de ces dossiers ont révélé, par ailleurs, qu’un nombre de transactions ont été signées, dans le cadre de l’alimentation des régions rurales par l’électricité, en vertu de la loi n° 02-01, publiée le 5 Février 2002, relative à la distribution du gaz et de l’électricité et en vertu de laquelle, il a été crée une entreprise autonome chargée de la distribution, appartenant à ce groupe.
Les mêmes sources ont affirmé que de grands responsables de la Sonelgaz sont derrière plusieurs autres scandales, suite auxquels de gigantesques sommes d’argent du trésor public ont été détournées au détriment des citoyens et les intérêts suprêmes du pays. Il est à noter que ces transactions suspectes ont été effectuées d’une manière flagrante, ce qui veut dire  que les signatures de ces responsables ont figuré dans des documents de transactions illégales, comme si ces responsables étaient confiants et certains qu’ils seraient protégés par la loi. Nos sources ont indiqué que ces responsables exercent toujours et qu’ils bénéficient des mêmes avantages et les mêmes pratiques, en dépit du fait que le ministère de l’Energie et des Mines soit au courant de toutes les pratiques et dépassements qu’ils ont commis, profitant de leur position de responsables et de la complicité des décideurs de cette compagnie considérée  comme la société nationale la plus riche après « Sonatrach ». Ces responsables se sont donc consacrés à détourner cet argent au lieu de l’investir dans des projets de développement pour améliorer le niveau de vie des citoyens et dans les grands projets ayant trait à la promotion de l’économie nationale.

Licenciement d’un cadre qui a refusé de mentir sur l’inspection générale des finances       

Une équipe de l’inspection générale des finances a commencé, à la fin de 2007, à enquêter sur la manière avec laquelle le budget alloué aux projets d’alimentation des villages et zones rurales en gaz et en électricité, au niveau « Sonelgaz distribution Alger » appartenant au groupe Sonelgaz, qui couvre trois wilaya, notamment Alger, Boumerdés et Tipaza a été déboursé. Cette équipe d’enquêteur est intervenue, suite à la divulgation de renseignements, de l’intérieur de cette compagnie indiquant le retard accusé dans la réalisation de certains projets, dans la wilaya de Boumerdés, suite à un trafic dans l’octroi des projets à l’une des compagnies chargées de la réalisation de ce projet. La brigade d’inspection générale des finances a commencé  à enquêter, pendant plusieurs mois, sur l’authenticité de ces renseignements et fini par établir un faux rapport indiquant qu’il n’y a pas eu de détournement ou dépassement. On se demande pour quelle raison ?
Le rapport de l’inspection générale des finances sous le n°78/RB, daté du 08/09/2007, publié en décembre 2008, dont El Khabar hebdomadaire détient une copie, comporte 55 questions adressées à la compagnie « Sonelgaz distribution Alger », sur un ensemble de lacunes enregistrées dans l’évaluation du programme  d’alimentation des régions rurales en électricité et gaz, notamment les communes de Boumerdés. Le directeur général des grandes réalisations a répondu à ces questions par des réponses erronées, visant à duper l’inspection générale des finances. Une fois le rapport en question présenté au président directeur général de cette compagnie, M. El Guechai Djaâfar, ce dernier a refusé de le signer après qu’il ait su que les réponses étaient fausses. Toutefois, le président directeur général de Sonelgaz, M. Noureddine Bouterfa est intervenu et lui a demandé de signer ce rapport sans discussion. Malgré l’intervention du PDG de Sonelgaz, M. El Guechai a refusé quand même de signer le rapport en question et a été licencié de son poste, le jour même et  remplacé par le directeur général des grandes réalisations qui a signé le faux rapport  et qui a dissimulé cette corruption, ont indiqué nos sources. Cela était rendu possible grâce à la complicité d’un inspecteur général des finances qui avait pourtant entamé cette enquête. Ce dernier a été corrompu, à travers le recrutement de son frère dans le poste de chargé d’études, au sein de cette compagnie. Les mêmes sources se sont assurées que ce dernier fût en contact avec des responsables, au sein de cette compagnie en dehors des horaires du travail, chose  que le nouveau président directeur général, responsable des réponses erronées a reconnue. Ce dernier a affirmé dans une correspondance qu’il a adressée au président de l’Inspection Générale des Finances que le frère de « T.F » a été recruté à Sonelgaz.
      
L’affaire de l’entreprise Portugaise «  Iva sic »

Il été révélé, dans la même correspondance, que la compagnie « Sonelgaz distribution Alger » a conclu un accord avec une compagnie Portugaise appelée « Iva sic » relatif à la maintenance des générateurs électriques, d’une valeur estimée à 85 milliards de centimes pour une période de 5ans. En 2008, cette compagnie a obtenu une avance de 25 milliards de centimes, sans qu’elle ne fasse une seule opération de maintenance. Il était prévu que cette compagnie commence à travailler, au mois de Mars, de la même année. Cependant, celan’a pas eu lieu, pour preuve, des incendies se sont déclarés dans les générateurs d’Ouled Fayet   et de Bab Ezzouar. Notons qu’une équipe de Sonelgaz a été chargée de suivre les travaux de maintenance, depuis l’année 2000 ; toutefois, le président directeur général de Sonelgaz a recruté de nouveaux cadres, l’année dernière, alors qu’ils n’ont pas l’expérience suffisante pour une telle mission et n’a pas demandé de dédommagement à la compagnie étrangère pour l’avance qu’elle a prise, étant donné que le Président Directeur Général de « Sonelgaz Distribution Alger », lui-même, a obtenu des avantages de cette dernière. Il a, en effet, bénéficié ainsi que son chargée de communication, d’un voyage touristique au Portugal et obtenu des pots de vin  sous forme d’une belle enveloppe en euro.  

 Des factures fictives…

Parmi les transactions suspectes dont nos sources ont affirmé qu’elles se sont produites au niveau de cette branche de Sonelgaz et qui a été citée dans la correspondance sus indiquée, celle qui a été conclue avec une entreprise privée, sous forme de demande d’achat d’équipements de la branche « approvisionnement et d’équipement électrique » appartenant à Sonelgaz. Cependant, cette transaction n’a pas eu lieu et les factures d’achat on été réglées à deux reprises. Nos sources ont indiqué, dans ce cadre, que le fils du Président directeur général de « Sonelgaz » serait un associé dans cette entreprise privée qui n’a pas acheté les matériaux enregistrés dans les bons de commande.   
Suite à ces scandales dont la police judiciaire a révélé que certains ont effectivement eu lieu, il a été, dernièrement, décidé d’approfondir l’enquête et de renforcer la brigade de la police judiciaire par quatre cadres compétents de la Direction générale de la sûreté nationale, pour enquêter dans les autres transactions suspectes.
Pour sa part, le ministère des finances a décidé de ne plus allouer d’enveloppes financières pour la réalisation de projets de raccordement de l’électricité et du gaz, jusqu’à la fin des projets déjà en cours. C’est une sanction que le ministère a prise après qu’il ait su que le rapport est erroné, les dépassements ont été commis et ont été découverts par la police judiciaire.

 

Par Karima Bouabache

100 mille faux démunis s’emparent de 6 milliards de dinars

Publié le 23/09/2009 à 00:00 par hogra

100 mille faux démunis s’emparent de 6 milliards de dinars

Par Belkacem Haouèm/Zineb A.

Le ministre de la solidarité, de la famille et de la communauté nationale à l’étranger a révélé que plus de 100 mille indus bénéficiaires du filet social ont été recensés. Avec la complicité de présidents d’assemblées populaires nationales et de fonctionnaires d’Etat, ces individus ont détourné 6 milliards de dinars censés aller aux démunis.

  • Djamel Ould Abbés a indiqué que les enquêtes sociales qui touchent à leur fin ont également dévoilé l’existence de 15 mille "faux handicapés" qui ont, au travers de faux dossiers, profité de plus d’un milliard de dinars dans le cadre du filet social. Le ministre assure que toutes les personnes impliquées seront traduites devant la justice pour subtilisation de deniers de l’Etat et la privation de nécessiteux de leurs droits.
  •  
  • Le ministre de la solidarité raconte que son département est confronté parfois à d’étranges phénomènes avec des pseudos handicapés telle la femme qui se faisait passer pour une non voyante, avant de débouler en véhicule 4x4 pour encaisser sa pension mensuelle de 300 dinars !
  •  
  • Intervenant lors d’une conférence de presse, Djamel Ould Abbés a par ailleurs affirmé que la rentrée sociale cette année a coûté à l’Etat quelque 88 milliards de dinars, dont 3 milliards destinés à la solidarité durant le mois de ramadhan, 42 milliards pour l’aide sociale aux démunis ainsi que pour les rentrées universitaires et scolaires, notamment dans les régions du sud.
  •  
  •  
  • Revenant sur les opérations de solidarité spécifiques au ramadhan, le ministre a déclaré qu’elles étaient réussies et qu’elles ont touchées l’ensemble des wilayas du pays, avec l’ouverture de 650 restaurants de la Rahma, la distribution de 5,5 millions de repas et de 7,1 millions de couffins du ramadhan ainsi que l’octroi d’aides financières à plus d’un million 200 mille familles. Ould Abbés a ajouté, qu’en collaboration avec les ministères de la santé et du travail, 155 mille personnes démunies, non inscrites dans le cadre social, seront prises en charge.

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des milliards de dollars dépensés pour des projets ...

Publié le 02/09/2009 à 00:00 par hogra

Villes nouvelles : des milliards de dollars dépensés pour des projets qui risquent de ne jamais voir le jour

Par  sonia lyes

Depuis quelques mois, le gouvernement multiplie les projets d'études de villes nouvelles. Dernier contrat en date : celui attribué, début juillet, à SNC Lavalin pour 31,2 milliards de dinars (312 millions d'euros). Le groupe canadien de construction et d'ingénierie a été choisi pour réaliser les études et l'exécution des prestations de suivi, contrôle et coordination des travaux du projet de construction de la ville nouvelle Hassi Messaoud.

Officiellement, la ville nouvelle de Hassi Messaoud, dont le coût total de réalisation est estimé à 6 milliards de dollars, devrait être livrée dans un délai de 8 ans. Elle devrait devenir la première ville moderne d'Algérie. Le futur "Hassi Messaoud" destiné à une population de 80.000 habitants comprend notamment un "îlot énergie", qui constituera le quartier général des compagnies pétrolières opérant sur les champs pétroliers avoisinants. Il comprendra aussi des immeubles administratifs, des instituts supérieurs, des centres de formation, de recherche et de développement, des lieux et centres de loisirs et de culte et des zones d'activités destinées à la production de biens et services liés aux activités énergétiques et universitaires.

Mais en dépit des sommes colossales engagées dans les études, ce projet, comme ceux des autres villes nouvelles - Boughezoul, Bouinane, Sidi Abdellah, Dounia Parc- risque de ne pas voir le jour.

La cause? « Construire une ville nouvelle doit être précédé par la mise en place de nouvelles lois sur lesquelles va s'appuyer l'administration pour travailler», explique un expert en urbanisme. Actuellement, les lois existantes sont adaptées aux seuls cas de promotions immobilières. Aucune dispositif n'est prévu pour les projets de villes nouvelles. Plus inquiétant, « certaines lois actuelles sont en contradiction avec les projets de villes nouvelles. Elles constitueront des éléments de blocage au moment du lancement des travaux », ajoute-t-il.

En plus de l'inadaptation des lois actuelles, les projets de villes nouvelles risquent de se heurter rapidement à l'incapacité de l'administration algérienne à piloter des projets traverses d'une telle envergure. En plus du coût exorbitant des projets, la construction d'une ville nouvelle suppose une étroite collaboration entre une quinzaine de ministères : Aménagement du territoire, Urbanisme, Travaux publics (routes), Intérieur (commissariats), Education nationale (écoles), Enseignement supérieur (Université), Santé (hôpitaux, pharmacies...), Commerce, Energie (électricité et gaz), Transports, Ressources en eau, Télécoms...

Or, en plus de la difficulté à gérer simultanément une quinzaine d'administrations qui manquent de souplesse, chaque ministère possède ses propres programmes et ses échéances. Qui va construire les écoles? Les commissariats? Sur quels budgets seront-ils comptabilisés? Autant de questions auxquelles les lois actuelles n'apportent aucune réponse.

« Faire des études est une chose, mais rendre les choses opérationnelles en est une autre. Nous n'avons ni les compétences ni l'expérience nécessaires dans la gestion de ce type de projets », conclut l'expert.

Oran dépense des milliards pour des marchés désertés

Publié le 01/09/2009 à 06:33 par hogra

Oran dépense des milliards pour des marchés désertés

Chaque année, des opérations d’aménagements de marchés couverts sont programmées à Oran. Cette fois-ci, ce sont des sommes faramineuses qui ont été dépensées pour la réhabilitation de ces marchés couverts, désertés finalement par des commerçants qui, ont préféré plutôt le commerce informel, devenu de plus en plus florissant, nous fait-on savoir.


«Cette année, nous avons engagé 25 milliards de centimes pour la réhabilitation des marchés couverts répartis à travers les divers secteurs de la ville d’Oran, mais ces opérations risquent d’êtres hypothéquées, si l’activité commerciale n’est pas réglementée autour des marchés», fera savoir le responsable de la direction du commerce, en charge cette année du suivi des travaux de réhabilitation concernant les 25 marchés couverts d’Oran.

On apprend qu’il a été fait appel aux services communaux de la division des affaires économiques, DAE, ainsi que ceux de l’ordre du fait qu’il y ait une occupation illégale de la voie publique.

Le marché informel a détruit toute activité commerciale à l’intérieur de ces marchés couverts. Celle-ci se fait plus à l’extérieur du marché. Nous qui sommes à l’intérieur, sommes soumis à des charges fiscales, et ce, en plus de la location. Alors que ceux qui squattent les espaces extérieurs et bloquent l’entrée du marché ne sont soumis, eux, à aucune réglementation ni charge fiscale», dira, hors de lui, Mohamed, un commerçant installé au marché de Gambetta et contraint d’étaler sa marchandise à même le trottoir, puisque toute l’activité commerciale se focalise autour et à l’extérieur du marché.

Les mêmes propos seront tenus par un autre commerçant du marché dit des Mimosas à Cité Petit, dans le secteur El Badr: «Nous sommes quelques-uns seulement à avoir un contrat avec la commune pour la location des stands et locaux, mais le marché informel, qui squatte tous les espaces, nous étouffe.»

Le phénomène de l’informel est dénoncé par l’ensemble des commerçants activant au sein des marchés couverts, presque déserts et El-Hadj Habib, installé au marché de Jean Kraft à Miramar fera remarquer: «Chaque année, des dépenses considérables sont effectuées pour les opérations de réhabilitation de ces marchés couverts mais le problème est toujours là, le marché est désert et tous les vendeurs préfèrent étaler leurs marchandises à l’extérieur du marché et à même le sol, faisant fi de toutes les conditions d’hygiène exigées. Il faut attaquer le mal, si on a le pouvoir de le faire. Le marché informel est nuisible à toute l’économie nationale.»

Du côté de la direction du commerce, on soutient que l’évacuation des places publiques ne relève pas de leur ressort: «Afin de réguler l‘activité commerciale dans les marchés communaux, une coordination entre les services de la sûreté, du commerce et de la commune est indispensable».

Ainsi, en plus des 25 marchés couverts en cours de réhabilitation à Oran, 108 Box implantés sur 3 nouveaux marchés de type «parisien» attendent leurs bénéficiaires dans la commune de Bir El Djir, sachant aussi que 5 marchés de ce même type ont été mis en place à Oran, Belgaïd, Es-Senia et Sidi El Bachir pour un coût financier de l’ordre de 5 milliards de centimes.

Zitouni M.

740 milliards pour une ligne ferroviaire non fonctionnelle

Publié le 30/08/2009 à 00:26 par hogra

740 milliards pour une ligne ferroviaire non fonctionnelle

Les citoyens des communes d’Oran-Est s’interrogent sur ce qui retarde la mise en service de la ligne ferroviaire reliant Arzew à Oran. La ligne, et depuis son inauguration par le président de la République en décembre dernier, lors de sa dernière visite d’inspection dans la capitale de l’Ouest, n’est toujours pas fonctionnelle. Le train Arzew-Oran n’aura ainsi sifflé qu’en présence du président de la République.


Et dire qu’ils sont nombreux les citoyens qui rêvent de voir leur calvaire quotidien du transport prendre fin. C’est le cas des habitants de Hassi Bounif et ceux de Hassi Okba pour qui ce projet a battu tous les records en matière de retard dans sa réalisation. Leur enthousiasme né le jour de la visite du Président s’est éteint. «Les responsables ont voulu juste en donner plein les yeux ce jour-là», dira un habitant de Bounif, travaillant à Oran.

Selon des sources de l’entreprise des transports ferroviaires, «des personnes malintentionnées se trouvent derrière ce retard». «Ce sont, pour la plupart, des propriétaires de bus», accuse-t-on tout de go en précisant que «certains transporteurs tentent d’empêcher ainsi la mise en service de cette ligne ferroviaire parce que cela n’arrange pas leurs affaires».

On ajoute: «La ligne ferroviaire a subi bien des dommages. Même les boulons retenant les rails ont été volés. De plus, de nombreux défauts sont apparus après plusieurs essais.» Autrement dit, les travaux ne répondent pas aux normes techniques exigées.

On apprend à la direction du transport que le fait a été dénoncé, sans préciser si des plaintes ont été déposées et, si c’est le cas, où en seraient les résultats. On y évoque, par ailleurs, le lancement d’un avis d’appel d’offres national pour la réalisation d’arrêts sur tous les points de passage du train Arzew-Oran. Cela dit, le directeur du transport est affirmatif: «Il n’y a aucun problème technique la ligne démarrera bientôt».

Pour rappel, ce projet, la ligne Arzew-Oran, a été doté d’une enveloppe de 7,4 milliards de dinars. Allant jusqu’à 36 km, la ligne traverse la zone industrielle d’Arzew, ce qu’a refusée Sonatrach qui a proposé 4 milliards de centimes pour continuer les travaux en dehors de cette zone, avec un terminus à El-Mohgoun.

Mokhtaria B.

panafricain 2009 Alger l’Africaine !

Publié le 05/07/2009 à 10:56 par hogra
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Publié le 05/07/2009 à 10:54 par hogra
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Sons et lumières d’Afrique

Publié le 05/07/2009 à 10:46 par hogra
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