Accueil

Education

Thèmes

artisanale explosion israélien israélienne ratisage

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· L’INJUSTICE EN ALGERIE (119)
· ARCHIVES DES ARTICLES 2009 (7)
· BLANCHIMENT D'ARGENT (22)
· CHOMAGE (19)
· CHRETIEN EN ALGERIE (10)
· CORRUPTION (63)
· Crime crapuleux (23)
· CULTURE (14)
· De Bouche à Oreille (64)
· Détournement d’argent (39)
· DROGUE (48)
· DROITS DE L'HOMME (36)
· Économie (157)
· Education (42)
· ESPACE DES INTERNAUTES (3)
· Essais nucléaires français en Algérie (20)
· Exode des cerveaux (21)
· GAZA EN IMAGE (55)
· HARRAGA :Algérie, tes enfants te fuient (150)
· HISTOIRE 1830-1962 (42)
· Histoire des Juifs en Algérie (18)
· HOMMAGES (15)
· Idees-debat (203)
· Jeunesse et désespérance (31)
· L'actualité en images (23)
· L'argent jeté par la fenêtre! (15)
· Le cahier noir d’Octobre 1988 (38)
· Les Harki (8)
· Les pieds noire (7)
· L’Islam et la miséricorde (10)
· MALTRAITANCE DES ENFANTS (87)
· Moines de Tibhirine (27)
· Pas de panique, l'Etat veille (50)
· Pouvoir d'achat (82)
· PROCHE ORIENT (55)
· PROSTITUTION (25)
· Proverbes_citations (1)
· Raïna Raïkoum (85)
· Réconciliation nationale (19)
· RELATIONS BILATERALES (26)
· Santé (33)
· SCENE INTERNATIONALE (15)
· SECURITE (97)
· SIDA EN ALGERIE (12)
· Société (282)
· Sport (25)
· SUICIDE (70)
· Tamazight (4)
· TERRORISME (126)
· Tonton, combien ont-ils volé ? (77)
· Union pour la Méditerranée (19)
· Vie politique (56)
· Violence à l’égard des femmes (66)

Rechercher
Derniers commentaires

je cherche des textes ministériels portant sur les droits et les devoirs de l'enseignant universitaire (maitre...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 21.11.2009

on oubli le meilleur joueur de saint etienne et de l equipe du f l n des annees 60 .rachid mekhloufi un juste ...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 21.11.2009

la victoire de l'algerie contre l'egypte est bien meritée; elle est aussi une victoire de lafrique du nord et ...
(Voir la suite)
Par Amenaash, le 19.11.2009

belloumi sans contest...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 19.11.2009

j'ai oublié l'idée de la harga. mon pays a besoin de moi. je dois répondre présent...
(Voir la suite)
Par Nacer, le 19.11.2009

allah akbar bouteflika, les algerien les algerienhttp:/ /mlk.centerblo g.net...
(Voir la suite)
Par mostapha, le 19.11.2009

mes felicitations chalereuse à votre pays pour la qualification du monde les tunisiens encouragent tjs les alg...
(Voir la suite)
Par sami de tunis, le 19.11.2009

vive bouteflika tahya eldjazair...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 19.11.2009

que notre pays ai gagnier son billet pour lafrique du sud c'est magnifique;que çà soit feter comme il faut c'e...
(Voir la suite)
Par Amenaash, le 19.11.2009

oui! ca me crée une fiérté sans préçédent! je suis fier parmi mes frères-algér iens! on dirait que nous sommes...
(Voir la suite)
Par montout, le 19.11.2009

Articles les plus lus

· La Cour suprême n’est pas une voie de garage »
· De violents affrontements entre Chinois et Algériens à Bab
· Viol, inceste et harcèlement sexuel
· Expédition punitive à M’sila
· El-Mohakik révèle des détournements de plusieurs milliards

· Les crimes les plus crapuleux en Algérie
· les exportations d’Israël vers l’Algérie
· les juifs d'Algérie
· Des harraga algériens oubliés dans les geôles israéliennes
· Algerie : Blanchiment d’argent et drogue mobilisent Interpol Algérie
· hogra a msila
· La ville de Djelfa inondée
· Israël libère quatre harraga algériens
· Cheb Mami veut purger sa peine en Algérie
· Un gendarme possède plusieurs voitures, et un douanier mill

Voir plus 

Statistiques

Date de création : 22.07.2008
Dernière mise à jour : 23.11.2009
2698 articles


Blogs et sites préférés

· HOGRA EN LANGUE ARABE
· L'Expression
· le quotidien
· judaiques cultures
· Info-Palestine.net
· el watan


Education

La grève des enseignants entre dans sa troisième semaine

Publié le 21/11/2009 à 11:20 par hogra

La grève des enseignants entre dans sa troisième semaine: Des sit-in devant les directions de l'Education

par A. Zerzouri

La grève des enseignants s'enlise dans un pourrissement jamais atteint dans les annales des précédents conflits qui ont secoué le secteur de l'Education. A l'orée d'une troisième semaine de débrayage, le CNAPEST fait monter la pression et annonce la tenue de sit-in quotidien devant les directions de l'Education à travers le territoire national. «Ce dimanche 22 novembre, et à l'instar de nos collègues à travers d'autres wilayas, un sit-in des grévistes sera observé à 10 heures devant la direction de l'Education», nous a déclaré le coordinateur du CNAPEST à Constantine. En sus, donc, d'une reconduction automatique de la grève pour une troisième semaine consécutive, la protesta prend une autre formed'action plus énergique, tel que prévu le 8 novembre dernier lors du lancement de ce mouvement de contestation, où il a été décidé par les syndicalistes «de recourir à d'autres mesures, ou formes de protestation, en plus de l'arrêt de travail, si l'on n'arrive pas à la satisfaction des revendications des travailleurs», comme le souligne notre interlocuteur. La dernière tentative du ministre de l'Education dans le sens d'un apaisement de la tension, voire d'un désamorçage de la crise, lors d'une réunion qui l'a regroupé avec les représentants des syndicats autonomes, a tout simplement périclité. La cause de l'échec du dialogue ? Les syndicalistes la mettent sur le compte d'une absence manifeste d'un pouvoir de décision entre les mains du ministre, qui n'a aucune prérogative pour donner suite aux problèmes qui lui sont soumis, jugeant en conclusion ledialogue est ?''creux''. Il faut relever, aussi, que cette rencontre a beaucoup plus obscurci le tableau pour les syndicalistes qu'elle ne l'a éclairé. «On veut nous piéger avec des propositions à propos de questions secondaires, et nous détourner de nos revendications essentielles, qui portent, elles, sur la modification du statut particulier, la révision de l'âge de départ à la retraite, l'intégration des enseignants contractuels dans des postes permanents sans passer par le concours, et le reclassement des enseignants des filières techniques», estiment à l'unanimité les représentants syndicaux du CNAPEST, du CLA, du SNAPEST, ou ceux de l'UNPEF. Cette sombre situation pousse à l'inquiétude les élèves et leurs parents, qui commencent à ressentir une grande ?''lassitude'' face à ce bras de fer qui perdure, sans qu'aucune solution ne pointe à l'horizon pour l'instant. «Avec un emploi du temps déjà surchargé au début de l'année scolaire, on ne voit vraiment pas comment faire pour remédier à la situation et rattraper les séances perdues, à moins d'une annulation des vacances d'hiver», estiment des parents d'élèves, qui se disent «très inquiets quant à l'avenir de l'année scolaire».



Université: La grève largement suivie, selon le CNES

Publié le 16/11/2009 à 16:04 par hogra

Université: La grève largement suivie, selon le CNES

 

par Amine L.

«L'université a été totalement paralysée. La grève a été massivement suivie dans plusieurs wilayas, à l'image de Annaba, Sétif, Tizi Ouzou et de bien d'autres universités à travers les quatre coins du pays», a déclaré au Quotidien d'Oran Abdelmalek Rahmani, coordinateur national du CNES (Conseil national des enseignants du supérieur).

 «Nous ne cesserons pas cette contestation jusqu'à l'application effective et entière des annonces faites par le président de la République», affirme encore ce syndicaliste. Selon le CNES de Rahmani (les sections CNES n'étant pas concernées par ce mouvement de débrayage), les enseignants du supérieur ont largement suivi le mot d'ordre de ce syndicat qui avait appelé à une grève de 15 jours renouvelable à compter hier. Une grève décidée, rappelle-t-on, par le Conseil national de ce syndicat réuni en session extraordinaire les 22 et 23 octobre derniers, à Alger. Le CNES se dit «satisfait» quant au suivi du débrayage, hier, par les enseignants qui ont tenu des assemblées générales dans les universités.

 «A l'exception des vacataires qui n'ont pas le droit de faire grève, les enseignants sont mobilisés pour cette nouvelle grève», soutient M. Rahmani. Dans une déclaration signée par la coordination nationale ayant sanctionné une réunion tenue les 12 et 13 novembre dernier à Alger, le CNES s'est dit «prendre acte du discours du président de la République lors de la cérémonie ayant marqué l'ouverture solennelle de l'année universitaire 2009/2010 et fait siennes les orientations du Président relatives à la réhabilitation du rôle de l'enseignant-chercheur dans le développement de la nation, la valorisation salariale des enseignants chercheurs au même titre que leurs pairs dans le monde, la traduction de ces orientations par des mesures concrètes et immédiates et la mise en place d'une pyramide des valeurs basée sur la compétence et le mérite». «Lors d'une rencontre avec le ministre le soir même, une réunion a été convenue sous quinzaine afin de permettre la mise en place des mécanismes nécessaires pour concrétiser les orientations contenues dans le discours du président de la République», avait ajouté la déclaration.

 Des assemblées générales sont organisées depuis hier et devront se poursuivre aujourd'hui pour évaluer et se prononcer sur la situation au lendemain du discours du Président. «Un conseil national se tiendra les 17 et 18 novembre prochain, afin d'étudier les suites à donner à notre mouvement de protestation».

 Il est à signaler qu'une vingtaine de points est consignée dans la plate-forme de revendications. Le CNES soulève essentiellement le problème du logement. Il réclame la régularisation de la situation des 3.000 enseignants qui ont vu le transfert de bail de leur logement conventionné annulé. Le syndicat appelle aussi les pouvoirs publics à réaliser 6.500 logements pour les enseignants, un quota accordé par le président de la République, et s'interroge sur les raisons du retard pour la promulgation du régime indemnitaire.

 Autre revendication du CNES : l'application de la rétroactivité pour la rétribution du régime indemnitaire à partir du 1er janvier 2008. Le CNES réclame également, sur le volet de la gestion universitaire, la promulgation des deux décrets portant création du Conseil national d'évaluation de la gestion et un Conseil pour la recherche. «Deux décrets promis depuis le mois de mai dernier et depuis, nous n'avons rien vu venir», peste ce syndicat, qui réclame aussi la réhabilitation de tous les organes de gestion scientifique et pédagogique et de revoir la composante du conseil d'administration pour ouvrir la voie à la participation du CNES, depuis longtemps marginalisé.

ENSEIGNEMENT SU... Grève de 15 jours dès aujourd’hui

Publié le 15/11/2009 à 12:51 par hogra


ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Grève de 15 jours dès aujourd’hui

 

Le Conseil national de l’enseignement supérieur prend acte du discours du Président de la République.

Les mouvements de protestations se suivent mais ne se ressemblent pas. En plus de la grève dans l’éducation nationale, reconduite pour la deuxième semaine consécutive, voilà que le secteur de l’enseignement supérieur entame un débrayage de 15 jours renouvelable à partir d’aujourd’hui. Dans une déclaration faite hier à L’Expression, le secrétaire général du Conseil national de l’enseignement supérieur (Cnes),M.Abdelmalek Rahmani, a indiqué que «le Bureau national du Cnes s’est réuni les 12 et 13 du mois courant dans la wilaya de Sétif au moment où le président de la République, M.Abdelaziz Bouteflika, a prononcé son discours à l’occasion de l’ouverture solennelle de l’année universitaire 2009/2010». Explicite, l’interlocuteur dira que «le Cnes prend acte du discours du premier magistrat du pays, notamment lorsqu’il a déclaré qu’il est temps que l’enseignant algérien soit payé au même titre que ses pairs dans le monde». M.Rahmani a fait savoir, en outre, que son syndicat s’est réuni récemment avec le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M.Rachid Harraoubia. «Le ministre en charge du secteur nous a promis de nous rencontrer après les 15 jours de la grève. Le temps de mettre en place les mécanismes nécessaires à concrétiser les orientations du discours du Président de la République», affirme-t-il. En ce qui concerne le débrayage qui commence aujourd’hui, M.Rahmani a fait savoir que «le Bureau national du Cnes compte organiser des assemblées générales à travers les wilayas tout en maintenant les arrêts de cours, aujourd’hui et demain lundi. L’objectif consiste à apporter les nouveaux éléments apportés par le discours du Président de la République ainsi que la réunion avec le ministre en charge du secteur». Et de poursuivre: «Après ces assemblées générales, le Cnes tiendra son conseil national mardi et mercredi 17 et 18 du mois courant afin de consolider les résultats de ces AG et étudier ainsi les suites à donner à notre mouvement de protestation». Au vu du timing choisi par le Cnes, cette grève risque d’avoir des répercussions négatives sur le suivi des cours des étudiants, eux qui ont récemment entamé la saison universitaire. En apportant plus de précisions, il a expliqué que «la grève est renouvelable et durera tant que le département de Harraoubia n’aura pas répondu positivement à nos revendications». Les principales exigences du Cnes reposent essentiellement sur les conditions socioprofessionnelles des enseignants. Les revendications majeures sont: la revalorisation des salaires, que le Cnes juge très en deçà des rémunérations réelles et méritées; la révision du régime indemnitaire et l’amélioration des conditions de l’enseignement dans les établissements universitaires. Toutefois, l’un des points essentiels qui sera au menu lors de la grève du Cnes, demeure incontestablement les logements qui doivent «être octroyés aux enseignants pour vivre décemment et gagner, par conséquent, une stabilité sociale», souligne M.Rahmani. Par ailleurs, le SG du Cnes a rappelé que «les réunions tenues avec la tutelle durant le mois de mai dernier n’ont apporté aucun résultat». En plus de cela, enchaîne-il, «les promesses faites par les premiers responsables du département de Harraoubia ne sont, à ce jour, pas concrétisées sur le terrain». Selon lui, «il ne sert plus à rien d’attendre les fausses promesses. Il est temps de passer à l’action».

Lynda BEDAR

GRÈVE DES ENSEIGNANTS La situation se corse

Publié le 12/11/2009 à 08:10 par hogra


GRÈVE DES ENSEIGNANTS
La situation se corse

Les syndicalistes ne semblent pas impressionnés par le verdict de la justice déclarant que la grève des enseignants est illégale.

L’Intersyndicale de la Fonction publique ne compte pas baisser les bras. «Nous n’avons pas peur du ministre, ni des ponctions sur salaires, ni des poursuites judiciaires et encore moins des intimidations vis-à-vis des enseignants.» C’est ce qu’ont affirmé les représentants de l’Intersyndicale lors d’un point de presse tenu hier à la Maison des syndicats à Alger. L’Intersyndicale est constituée par le Satef, le Cnapest, le CLA et l’Unpef.
Le porte-parole du CLA, Idir Achour, a expliqué que la grève a été initiée par l’ensemble des travailleurs de l’éducation nationale suite à des assemblée générales. Il est surpris par la position du ministre. «Si vous voulez attaquer 500.000 travailleurs en justice, allez-y M. Benbouzid», a dit le même responsable. «Nous n’avons pas peur et nous sommes déterminés à poursuivre notre mouvement», a-t-il ajouté. Les enseignants semblent prêts à en découdre avec la tutelle en dépit des pressions et des intimidations exercées à leur encontre, affirment les syndicalistes.
Dans ce contexte, le même interlocuteur ajoute que ce n’est pas la grève qui est illégale mais plutôt la démarche de Benbouzid.
L’Intersyndicale s’estime en droit d’exiger du premier responsable du secteur le respect des lois de la République. Les représentants de l’Intersyndicale expli-quent qu’il est de leur droit de recourir à la grève pour revendiquer leurs droits. Le porte-parole du Satef préconise l’organisation d’une conférence nationale pour mettre fin au «chaos» qui règne au sein du secteur de l’éducation. «Nous allons débattre de la situation du secteur pour aboutir à des solutions radicales», ajoute-t-il. L’Intersyndicale s’en prend aux démarches de certains milieux syndicaux qui se sont alliés avec la tutelle pour casser l’élan de la contestation initiée par elle. Et le même responsable de poursuivre que ce sont des tactiques dont l’objectif est de déstabiliser les contestataires.
Il s’adresse ensuite au président de la Fédération nationale des parents d’élèves en précisant qu’il n’a pas à recevoir de leçon de sa part.
Et de poursuivre: «Nous sommes tous inquiets de l’avenir des élèves.» La porte-parole des enseignants contractuels a dénoncé «la répression aveugle des forces de l’ordre». Selon elle, le sit-in d’avant-hier au niveau de la Présidence a été «violemment réprimé».
Elle précise que 60 enseignants ont été arrêtés puis relâchés à une heure tardive de la nuit. «C’est une injustice», s’est-elle écriée. «Malgré l’agressivité à laquelle nous sommes habitués, nous poursuivrons notre débrayage jusqu’à la satisfaction pleine et entière de notre revendication et l’intégration de tous les enseignants contractuels sans aucune condition», a-t-elle conclu.

Smail DADI

Le parcours du combattant des étudiants: université..

Publié le 11/11/2009 à 16:10 par hogra
Le parcours du combattant des étudiants: université..

Le parcours du combattant des étudiants
de la nouvelle université de Belgaïd

Le calvaire au quotidien

«J ’aurais aimé rester à Sénia». «On a l’impression d’être dans un douar».«Ce n’est pas du tout ce que je croyais, j’aurais du refaire le bac.»… Ce sont quelques impressions des étudiants du nouveau pôle universitaire de Belgaïd. Les étudiants se sont mis d’accord sur un seul point : «les quatre années d’études vont ressembler à un parcours du combattant.»
«On doit supporter ce calvaire et on espère bien que les autorités rattrapent vite les lacunes».

En effet, depuis qu’il rejoint le bus menant à l’université et jusqu’à son retour, la journée d’un étudiant semble être très longue, un transport presque défaillant, une université située dans le désert, fatigue, froid et faim, en l’absence des plus simples structures d’accompagnement.
Pour vivre ce qu’un étudiant est obligé de vivre chaque jour, on s’est déplacé en prenant un bus de la ligne P1 relevant de l’entreprise du transport d’Oran (ETO). Le départ a été à partir de l’arrêt de bus de lycée Lotfi, le bus est arrivé à 7h 43, on n’a pas pu, bien sûr, trouver une place assise, on a été obligé, donc, de rester debout pendant exactement 40 minutes, ce qui est considéré comme un record par rapport à la longueur du trajet.
Les étudiants, qui rejoignent la même université par la ligne 103, sont beaucoup mois chanceux car le trajet dure au moins 65 minutes pour arriver au nouveau pôle et cela, sans compter le temps que peut prendre un étudiant habitant la commune d’Es-Sénia ou Sidi Chami ou une autre commune limitrophe pour arriver aux Castors ou au lycée Lotfi.
«J’ai quotidiennement deux heures ou plus de route pour arriver à l’université, j’habite à la cité 200 d’Es-Sénia, je prends souvent le 34 pour arriver à Valero puis le 11 pour aller à lycée Lotfi, le trajet du 34 dure 45 minutes environ.
Quant à celui du 11, il dure entre 30 et 45 minutes, ajouter le temps que met le P1. C’est vraiment fatiguant», déclare S. Karima, étudiante en troisième année de droit.
Pour les habitants de quelques communes, comme Arzew, Gdyel et Aïn El-Turck, des bus spéciaux sont investis sur ces lignes. L’initiative privée a suscité la satisfaction et même la joie des étudiants habitants ces communes, des autres espèrent que cette procédure sera généralisée pour toucher d’autres communes.
Une fois descendu du bus, on devait marcher environ 300 mètres pour arriver à l’université, la route est heureusement bitumée. L’université abrite les étudiants des départements du droit (système LMD), sciences juridiques et administratives, sciences politiques, géologie et sciences de la terre. Les départements sont bien entretenus, les classes et amphithéâtres sont propres, équipés et même chauffés.
Ailleurs, c’est presque le désert, quelques arbres et espaces verts, pas de foyer ni de restaurant. La restauration est d’ailleurs le point noir de cette nouvelle structure. Depuis son inauguration, cette dernière manque de restaurant. En plus, elle se situe dans un endroit, qui ne dispose d’aucune gargote, fast-food ou même un vendeur de «kalantica».
On est arrivé à l’université à 8 heures et demi, on a fait un tour dans les différents départements et parler à quelques étudiants. Il était presque 11 heures et on avait faim. On a demandé à un étudiant de nous montrer le chemin vers le premier fast-food.
Il a répondu : «Tu peux chercher, il y a aucun resto, même pas de gargote. Tu feras bien de supporter la faim jusqu’à ce que tu rentres chez toi».

Cet étudiant nous a confirmé que des vendeurs ambulants viennent quotidiennement vers environ midi pour vendre des pizzas couvertes à 3 dinars la tranche et des casse-croûtes à 100 dinars l’unité. Pourtant, des sources bien informées de la wilaya ont confirmé que, pour régler le problème de la restauration, qui risque de créer des mouvements de protestation des étudiants, la wilaya a annoncé qu’elle procédera, dès le début de l’année à l’attribution de 12 agréments au profit d’opérateurs privés pour l’installation de caravanes. Cette procédure consiste en la mise en place de 12 caravanes spécialisées dans la vente de produits alimentaires, un espace de 100 mètres doit être respecté entre chaque camion et un autre et les produits vendus doivent être variés et propres à la consommation. Cette procédure, qualifiée de «temporaire», devrait permettre de soulager les étudiants et assurer un service de restauration rapide et de bonne qualité et cela, en attendant l’ouverture du restaurant universitaire ou bien le lancement d’investissements privés pour l’ouverture de restaurants ou de fast-foods. D’un autre côté, la nouvelle université comprend deux locaux à l’intérieur de la structure. Ces derniers devraient être loués pour être transformés en foyer. Mais pour des raisons inexpliquées, cette initiative n’a pas encore vu le jour et les étudiants sont obligés de laisser tomber un cours pour attendre les vendeurs.
Autrement, ils restent toute la journée sans manger. Un autre problème se pose sérieusement au niveau de cette nouvelle structure, c’est celui de l’absence de sécurité. Contrairement à l’université d’Es-Sénia, à l’INESM et à l’ENSET, n’importe qui peut entrer au pôle universitaire sans être obligé de présenter sa carte d’étudiant. A l’intérieur, aucun agent de sécurité n’existe.
Dans ce contexte, il a été rapporté par un quotidien arabophone qu’un gang a attaqué, mercredi passé, des étudiants dans l’enceinte même de l’université. Aucune source officielle n’a confirmé ou infirmé cette information. Ainsi, des impressions négatives nous ont-elles été confiées par les étudiants concernant l’état des sanitaires.
La réalité a été plus pénible. Les sanitaires se trouvent dans un état lamentable, aucun entretien, des ordures partout et surtout une odeur, qui agresse le nez. Les femmes de ménage existent en masse selon les étudiants mais leur rôle est très médiocre.
Il est à signaler que l’objectif de notre travail était bien de se rapprocher des étudiants, de partager leurs préoccupations et surtout faire entendre leur voix aux responsables afin de trouver des solutions efficaces.
C’est bien de construire un pole universitaire comme celui de Belgaïd. Mais, ce serait encore plus beau s’il y avait un bon plan de gestion, qui permette d’éviter de petits problèmes, qui risquent de porter atteinte aux efforts de l’Etat et aux valeurs des différents projets de construction.
Reportage réalisé par S. Anissa

Grève..l’éducation : Quand la police tabasse les enseignants

Publié le 11/11/2009 à 07:44 par hogra
Grève..l’éducation : Quand la police tabasse les enseignants

Grève dans le secteur de l’éducation : Quand la police tabasse les enseignants

La troisième journée du mouvement de débrayage d’une semaine, initié par les six syndicats autonomes de la Fonction publique, a été marquée hier par l’adhésion d’un grand nombre d’enseignants et surtout par l’intervention musclée des forces de l’ordre pour disperser les contractuels, animateurs d’un sit-in devant le ministère de l’Education nationale

 Tous les accès au département de Benbouzid ont été bloqués par un dispositif de sécurité impressionnant déployé sur les lieux. Le Conseil national des enseignants contractuels (CNEC) avait, en effet, décidé de se joindre à la protesta pour manifester son mécontentement et son désarroi quant à la situation précaire des enseignants et aussi pour dénoncer les dernières mesures décidées par la tutelle. Seulement, comme à l’accoutumée, le sit-in de ces malheureux éducateurs s’est transformé en un affrontement avec les policiers qui n’ont pas hésité à les malmener, avant d’interpeller une dizaine d’entre eux qu’ils ont embarqués au commissariat le plus proche. Pour la énième fois, ces contestataires représentant plusieurs wilayas du pays ont été confrontés à un mur de silence. Ils ont essuyé des insultes et ont été empêchés d’atteindre le département de Benbouzid, pour lui faire part de leurs doléances. Assis à même le sol, banderoles à la main, ces enseignants, qui ont depuis le début de l’année multiplié les actions de protestation sur le terrain, ont rappelé qu’ils n’ont pas été rémunérés depuis plusieurs années. Pourtant, ils ont frappé à toutes les portes dans l’espoir de voir leur situation enfin régularisée, en vain. En 2008, ils ont même observé une grève de la faim qu’ils ont suspendue suite aux garanties données par la tutelle. Des promesses malheureusement non tenues.

Hier, la déception se lisait sur les visages de ces enseignants. Ils avaient espéré une oreille attentive, à l’ écoute tout simplement de leurs préoccupations, mais le pouvoir a répondu par la force. Les policiers, sur ordre de leurs supérieurs, n’ont pas lésiné sur la matraque, ils ont tabassé et maltraité ces éducateurs qui ont toutefois résisté et n’ont quitté les lieux qu’après avoir déposé leur plateforme de revendications au niveau du bureau de la Présidence. « Nous sommes venus contester les conditions émises par la tutelle pour pouvoir prendre part au concours de l’éducation nationale. La plupart d’entre eux vont être exclus, car ils ne répondent pas à ces critères », a souligné Mme Maârouf, porte-parole du CNEC. Le ministère n’autorise pas les licenciés à occuper un poste d’enseignement du secondaire faute d’un mastère ou un magistère ; ils n’ouvrent pas également droit à toutes les spécialités au primaire et au moyen. « Les licenciés en droit, en ingéniorat, en langues allemande ou espagnole et en gestion économique n’ont pas le droit de participer au concours, car ces spécialités ont été rayées de la liste, sans omettre la non-création de poste dans certaines wilayas, ce qui pénalise certains », a déploré notre interlocutrice.

L’acharnement des policiers contre des enseignants qui réclament leurs droits a été condamné par l’ensemble des syndicats autonomes. Ces derniers se sont toutefois réjouis du taux de suivi enregistré au troisième jour du débrayage, comme ils se sont dit outrés et déçus par l’attitude du ministre de l’Education et l’indifférence du Premier ministre, auteur de la circulaire portant sur la non-rétroactivité du régime indemnitaire. « La directive du ministère de tutelle relative aux ponctions sur les salaires des grévistes et le recours à la justice n’a ni affaibli ni diminué le dynamisme des contestataires et leur détermination à arracher leurs acquis », ont soutenu les représentants du Cnapest, qui indiquent que le taux de suivi va crescendo au fil des jours : il a dépassé hier les 90%. Les organisations syndicales estiment qu’il s’agit là de signes qui augurent d’une mobilisation générale jamais vécue auparavant autour des revendications des travailleurs du secteur de l’éducation.

Des revendications ayant trait à un salaire digne d’un enseignant, à l’ouverture des négociations sur le régime indemnitaire et notamment son application avec effet rétroactif à partir du mois de janvier 2008, ainsi que l’intégration des enseignants contractuels, la réorganisation des œuvres sociales... Interrogé sur les rumeurs circulant autour de la saisine de la justice, les syndicats affirment à l’unanimité qu’ils n’ont été destinataires d’aucune notification. « Nous n’avons été notifiés d’aucune décision de justice, d’où la poursuite de notre action de protestation. Maintenant, nul n’ignore que les pouvoirs publics tenteront par tous les moyens de faire pression sur les syndicats afin de les dissuader et de renoncer à leur mouvement de protestation », ont fulminé les enseignants, qui se disent conscient que la grève demeure leur dernier recours, et ce, quel que soit le subterfuge utilisé par le pouvoir. Par ailleurs, les syndicats des maîtres assistants, docents et professeurs en sciences médicales, conscients des enjeux de la lutte, assurent de leur solidarité sans faille aux syndicats de l’éducation actuellement en grève.



Par Nabila Amir

Éducation: Des retenues sur salaires pour les grévistes

Publié le 10/11/2009 à 11:08 par hogra

Éducation: Des retenues sur salaires pour les grévistes

 

Par Belkacem Adjadj/Zineb A.

Après une journée de débrayage, la justice a décidé de la suspension de la grève dans le secteur de l’éducation nationale et à la reprise immédiate des cours. Cette décision est tombée suite à la plainte déposée par le ministère de tutelle.

  • Le ministère de l’éducation nationale a instruit tous les directeurs de l’éducation pour qu’ils informent à leur tour les directeurs des établissements scolaires de l’arrêt de la grève et de l’application des mesures de sanctions à l’encontre des grévistes, notamment des retenues sur salaires, ont indiqué des sources bien informées.
  • En réaction, le secrétaire national chargé de la communication à la Fédération Nationale des Travailleurs de l’Éducation a indiqué que son syndicat, l’un des premiers à avoir appelé à la grève, n’est au courant d’aucune affaire en justice, et qu’il n’a pas été convoqué par la justice. «Une telle décision aurait voulu que notre syndicat soit partie incluse dans cette affaire», a-t-il estimé.
  • Le mouvement de grève s’est par ailleurs élargi hier avec l’adhésion de trois autres syndicats, dont le CLA.
  • Selon des rapports des syndicats, le taux de suivi de la grève le plus élevé a été enregistré à Djelfa, avec 43 lycées en grève sur un total de 47 dans cette wilaya, alors que le taux de suivi à Alger-Centre a atteint 90%. Le taux de suivi a dépassé les 90% dans 17 wilayas, selon ces rapports.
  •  
  • De son côté, le ministère de l’éducation a menacé d’effectuer des retenues sur salaires pour les grévistes, dans une circulaire adressée aux directeurs de l’éducation. La tutelle ajoute que ce débrayage pourrait compromettre les précédents efforts de dialogue avec les partenaires sociaux.
  • Pour le CNAPEST, le ministère fait dans la provocation et ses menaces, qui portent atteinte à la dignité de l’enseignant, aggraveront la situation. La tutelle aurait du recourir au gouvernement et à la fonction publique pour répondre aux revendications des enseignants, a-t-on ajouté.

.. À BENBOUZID «Vous êtes responsable, M. le Ministre!»

Publié le 10/11/2009 à 08:12 par hogra

LES REPRÉSENTANTS DE L’INTERSYNDICALE RÉPONDENT À BENBOUZID
«Vous êtes responsable, M. le Ministre!»

 

La mise en place d’un sérieux débat dans le secteur de l’éducation devient impérative.

«Les revendications des syndicats du secteur de l’éducation nationale dépassent le stade du premier responsable du secteur en question.» C’est ce qu’a affirmé, hier Meziane Meriane, président du Snapest. Joint par nos soins, l’interlocuteur a précisé que «la satisfaction de nos revendications dépasse le stade de Benbouzid, c’est au Premier ministre de répondre favorablement à nos doléances les plus légitimes». Le même interlocuteur considère que la satisfaction des revendications des enseignants relève des prérogatives du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et du président de la République.
«Le ministère en question n’a qu’à transmettre le message auprès des responsables compétents en la matière», a ajouté Meziane Meriane en s’adressant au ministre de l’Education nationale, avant de préciser que les enseignants restent déterminés jusqu’à satisfaction de leurs revendications légitimes. Ces doléances consistent en l’élaboration du régime indemnitaire avec effet rétroactif, la réforme de la gestion des oeuvres sociales et le départ à la retraite des enseignants après 25 ans de service, la revalorisation de l’enseignement technique, un statut particulier et la valorisation de l’enseignement du technique ainsi que le problème relatif à la permanisation des enseignants contractuels. Cela étant, le même interlocuteur précise, «n’avoir reçu aucune nouvelle jusque-là de la part du Premier ministre quant à la prise en charge de nos doléances».
De son côté, le président du Satef, M.Saâdali, considère que «la démarche de Benbouzid est une tactique pour saborder le mouvement de protestation initié par l’intersyndicale». Le même interlocuteur croit dur comme fer, que la satisfaction de leurs revendications relève du ministère de l’Education nationale et non pas du Premier ministre.
Pour étayer ses propos, M.Saâdali précise. «Toutes les directives mises en place dans ce secteur émanaient du secteur en question, alors aujourd’hui, ils n’ont qu’à répondre de manière favorable à nos doléances, c’est tout ce qui nous intéresse», avant de préciser que «la tutelle et le gouvernement n’ont qu’à se concerter pour trouver une solution favorable quant à la prise en charge de manière effective de nos revendications.»
Quant au porte-parole du CLA, Idir Achour, «la satisfaction des revendications du secteur de l’éducation nationale relève des prérogatives du premier responsable du gouvernement. De ce fait, il n’a qu’à répondre favorablement à nos revendications concrètes». En fait, la mise en place d’un sérieux débat dans le secteur de l’éducation devient impérative. Car l’avenir des enfants scolarisés est menacé.

Smail DADI

 

Les syndicalistes annoncent 90 à 100 % de participation

Publié le 09/11/2009 à 12:16 par hogra

Les syndicalistes annoncent 90 à 100 % de participation

Comme promis par le Snapest, l’Unpef et la Cnapest, les établissements scolaires à travers le territoire national ont été paralysés, hier, par un large mouvement de grève. C’est ce qu’a souligné le secrétaire général du Syndicat national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique, M. Meziane Meriane.
F.-Zohra B. - Alger (Le Soir)- Le mouvement de grève est une réussite totale, s’est félicité, hier, M. Meriane, notant que les enseignants sur tout le territoire national ont massivement répondu à l’appel des syndicalistes. Cette large adhésion au mouvement de grève, qui devrait s’étendre sur huit jours renouvelables, a été rendue possible, selon le secrétaire général du Snapest, grâce à la mobilisation des syndicats du secteur et à l’initiative d’une action commune et concertée. «L’unification de nos actions a permis aux enseignants de se joindre massivement à la grève. Il faut ainsi s’élever au-dessus des divergences entre les syndicats et penser à la priorité que sont nos principales revendications», a souligné M. Meriane. Selon le syndicaliste, le taux de participation a été de 90 à 100 % et est le plus important jamais atteint depuis l’année 2003. Le secrétaire général du Snapest précisera, par ailleurs, que la concertation reprendra entre les syndicats si la nécessité se fait sentir. Il s’agit notamment de la suite à donner au débrayage après cette semaine de grève, selon les représentants du Snapest. «Si le mouvement de grève s’essouffle, les syndicats mobilisés rebondiront ensemble. De toutes les manières, nous poursuivrons la grève jusqu’à ce que nos revendications soient prises en charge», a déclaré M. Meriane. Il précisera, par ailleurs, que les wilayas qui ont enregistré le plus grand taux de suivi sont celles d’Oran, de Skikda, d’El- Bayadh, de Sidi-Bel-Abbès et de Mila. Les présents rappelleront que le taux de participation à la grève devrait être revu à la hausse dans certaines wilayas et notamment dans la capitale, dès le déclenchement, aujourd’hui, du deuxième mouvement de grève annoncé par le Conseil des lycées d’Algérie (CLA). M. Meriane ne manquera pas d’estimer que si le ministre de l’Education a reçu les différents syndicats séparément, jeudi dernier, c’était dans le but d’anéantir le mouvement de grève. «Si la tutelle avait voulu trouver des solutions à nos problèmes, elle nous aurait tous réunis pour une plus large concertation», a indiqué le syndicaliste. Les représentants du Snapest ont expliqué qu’ils attendaient tout de même un signe positif de la part des autorités de tutelle. S’agissant des conséquences de la grève sur la scolarité des élèves, M. Meriane notera que la responsabilité incombe au ministère. «La grève que nous avons entamée est légitime et nos revendications le sont aussi ; nous continuerons à nous mobiliser jusqu’à satisfaction de nos revendications», dira le syndicaliste. Concernant les ponctions sur salaire annoncées par la tutelle, M. Meriane ne manquera pas de souligner que les enseignants doivent faire des sacrifices pour obtenir gain de cause et jouir de leurs droits.
F.-Z. B.

Les chiffres du ministère
Selon les chiffres communiqués hier par le ministère de l’Education nationale, le taux de suivi de la grève a été très faible. Les wilayas de Adrar, Laghouat, Béjaïa, Djelfa, Mascara et Tissemsilt n’ont compté aucun gréviste, dans le cycle primaire, alors que dans les deux autres cycles, moyen et secondaire, se sont des taux qui tournent entre 2 et 10 %. Les taux les plus élevés ont été enregistrés à Annaba, Khenchela, El-Tarf, El-Oued, Mila, Aïn- Témouchent et Oum-El-Bouaghi, qui varient entre 30 et 50 %. A Alger, le taux de mobilisation a été plus faible que prévu, avec un taux de suivi de 7,3 % dans le cycle primaire, 12,3 % dans le cycle moyen et 30,8 % dans le cycle secondaire.

ÉCOLES.. LYCÉES EN GRÈVE AUJOURD’HUI L’epreuve de force

Publié le 08/11/2009 à 07:46 par hogra

 

ÉCOLES, COLLÈGES ET LYCÉES EN GRÈVE AUJOURD’HUI
L’epreuve de force

 

Dans le but de faire reconnaître ses revendications, l’Intersyndicale a opté pour un mouvement de grève musclé et un rassemblement le jour de la tripartite.

Alors que la prochaine tripartite regroupant le gouvernement, les différentes organisations patronales et l’Ugta, seul représentant des travailleurs, est fixée au 3 décembre prochain, l’Intersyndicale de l’éducation, partie intégrante et importante de l’Intersyndicale de la Fonction publique, souligne qu’«aucune paix sociale n’est garantie sans une véritable négociation avec les représentants légitimes des travailleurs».
Déterminée à poursuivre la lutte jusqu’à la satisfaction totale des revendications mises en avant, l’Intersyndicale de l’éducation ne lâche pas prise et revient avec un mouvement de grève et de protestation musclé, et une grève d’une semaine cyclique. Même si les plates-formes de revendications diffèrent d’une organisation syndicale à l’autre, les syndicats autonomes du secteur de l’éducation sont parvenus à un consensus autour de la question salariale, notamment la revalorisation du point indiciaire et la promulgation du régime indemnitaire et son application avec effet rétroactif à partir de janvier 2008, ainsi que la question liée à la gestion des oeuvres sociales.
Les établissements scolaires tous paliers confondus risquent de connaître une véritable paralysie à partir d’aujourd’hui avec l’entrée en lice du Cnapest, du Snapest, du Satef et de l’Unpef. Ces syndicats seront rejoints demain par le CLA, le Snapap et la Coordination nationale des enseignants contractuels.
Pour le Cnapest, syndicat initiateur de la semaine de grève, l’érosion du pouvoir d’achat, le retard dans le promulgation du régime indemnitaire et la question des oeuvres sociales et la médecine du travail sont autant de facteurs contribuant au bouillonnement social. «Le ministère se contente de jouer le rôle d’intermédiaire entre nous et la direction générale de la Fonction publique, chose que nous réfutons. Alors vaut mieux s’adresser à Dieu qu’à ses saints!», déclare Arezki Mehfi, membre du bureau national du Cnapest. Ce faisant, le syndicat des enseignants du secondaire, en plus des revendications consensuelles, met en avant l’abrogation du décret 94/158 qui donne les prérogatives à la Fnte-Ugta pour la gestion des fonds des oeuvres sociales des travailleurs de l’éducation.

«Loin de nous l’idée de gérer cette structure, notre revendication se limite à la mettre entre les mains d’une commission élue par les travailleurs avec le droit de regard sur sa gestion par l’ensemble des syndicats, pour que cette commission ne constitue plus jamais un moyen de chantage et de marchandage par l’Ugta» précise notre interlocuteur avant d’ajouter que «la loi est claire, l’avis du médecin du travail est exécutoire, il est désormais le seul habilité à affecter les cas recensés à des postes aménagés contrairement à ce qui se passe actuellement».
De son côté, le Satef, qui adhère entièrement à cette grève, préconise la tenue d’une conférence nationale sur l’éducation afin d’évaluer objectivement les réformes engagées. «Seule une conférence nationale mettra un terme au bricolage et aux solutions de replâtrage qu’on essaie d’apporter à chaque fois», souligne Sadali, le secrétaire général du Satef. Lequel syndicat met en avant l’abrogation du 87 bis, la décentralisation des oeuvres sociales au niveau de wilaya et des établissements scolaires, ainsi que l’intégration des contractuels.
Pour le CLA, tout repose sur le système éducatif qui doit véhiculer un véritable projet de société. A cet effet, le CLA propose la revalorisation du point indiciaire à 91,05 afin d’avoir un Snmg à 38.300 DA. «Désormais, l’incidence de la revalorisation du Snmg ne touche pas les fonctionnaires, mais plutôt les hauts cadres et autres catégories dont le salaire est calculé par le nombre de fois le Snmg», rappelle Achour Idir, porte-parole du CLA. A cet effet, ce dernier exige l’indexation de la valeur du point indiciaire sur l’indice des prix à la consommation, l’instauration d’une indemnité de panier et de transport, une indemnité d’acquisition de logement, la modification du statut particulier dans ses chapitres relatifs à la promotion, au pouvoir des commissions paritaires et conseils de classe, la défense de l’école publique et de qualité par l’ouverture des postes budgétaires, l’allégement des programmes et du volume horaire des élèves, le reclassement des enseignants du technique et enfin mettre fin à la contractualisation par l’intégration de tous les enseignants contractuels en poste.

Boualem CHOUALI

 



DERNIERS ARTICLES :
ASSASSINATS DE ABANE RAMDANE ET DE KRIM BELKACEM
ASSASSINATS DE ABANE RAMDANE ET DE KRIM BELKACEMLes révélations de Mehri L’ancien secrétaire général du FLN ouvre une nouvelle brèche
il n’y a ...d’exclure les Français des contrats en Algérie
Réda Hamiani : « il n’y a aucune volonté d’exclure les Français des contrats en Algérie » INTREVIEW  Une délégati
POUR AVOIR TUE SON NOUVEAU-NE A ORAN :3 ans de prison
POUR AVOIR TUE SON NOUVEAU-NE A ORAN : Une femme mariée condamnée à 3 ans de prison Le tribunal criminel prés de la cour d’Oran a dans son audie
RELIZANE : Saisie de 1395 CD de films pornographiques
RELIZANE : Saisie de 1395 CD de films pornographiques, 6 personnes sous mandat de dépôt   Les services de sécurité de la wilaya de Relizane sont
POUR ATTENTAT A LA PUDEUR A BECHAR : 3 ans de prison
POUR ATTENTAT A LA PUDEUR A BECHAR : 3 ans de prison ferme pour les inculpés Le tribunal de Béchar à jugé à huis-clos, mardi dernier, une affaire

forum