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DROITS DE L'HOMME

Un Algérien enfermé durant quatre ans dans une église

Publié le 29/10/2009 à 16:13 par hogra

Un Algérien enfermé durant quatre ans dans une église

Le calvaire d’Abdelkader Belaouni est terminé


Le calvaire est enfin terminé pour Abdelkader Belaouni qui a passé près de quatre ans enfermé dans une église du quartier Pointe-Saint-Charles, à Montréal. L’homme d’origine algérienne est finalement sorti de son sanctuaire après avoir obtenu son statut de résidant permanent. Menacé d’expulsion, il avait dû trouver refuge dans le presbytère de l’église Saint-Gabriel en janvier 2006. M. Belaouni, qui est aveugle, compte profiter de ses premiers jours de liberté pour passer des examens médicaux. Le ressortissant algérien a pu s’adresser à la presse et remercier ses amis. Le quarantenaire, aveugle et diabétique, il a reçu sa résidence permanente pour des motifs humanitaires après près dequatre ans de lutte. «Je n’ai pas encore dormi depuis que j’ai obtenu ma résidence», a confié Abdelkader aux nombreux journalistes présents. Les quelques membres du comité de soutien qui l’a appuyé pendant toutes ces années où il vivait confiné à l’église Saint-Gabriel de Pointe-Saint-Charles ont tenu, pour la dernière fois, la banderole de revendications qui les suivait lors de leurs manifestations: «Dignitié pour Abdelkader - Régularisons son statut». «Je suis fatigué», confie-t-il. Mais la grande question est : et maintenant ? «Je vais lancer un CD, travailler dans un centre pour les immigrants», dit-il. Ce sera le deuxième album de ce musulman qui a trouvé refuge dans une église catholique. La musique et les amis, dit-il, c’est ce qui lui a permis de tenir le coup. «C’était un ami et un voisin», dit une militantesoulagée. Le temps et la mobilisation ont fait la différence. Je pense que, pour le monde du coin, ç’a a aussi été une forme d’éducation. «J’ai été impliqué un peu par accident, mais je suis content de l’avoir fait», dit encore le père Macdonald. Pour lui, Kader était un cas particulier. «Comme aveugle, il ne pouvait pas se cacher pour échapper à l’expulsion, et il ne pouvait pas retourner dans son pays».

Abdelkader a quitté son Algérie natale pour les Etats-Unis en 1996, avec un visa de touriste en poche. En 2003, il décide de traverser au Canada, alléguant que le contexte est devenu difficile pour les musulmans au pays de l’oncle Sam depuis les attentats du 11 Septembre.

 

Détenus torturés en Libye : «Nous ne pouvons que déplorer…»

Publié le 26/09/2009 à 02:00 par hogra

Détenus torturés en Libye : «Nous ne pouvons que déplorer…»


E
n sa qualité de défenseur des droits de l’Homme, Ksentini ne peut que déplorer le fait que des détenus algériens aient été torturés en Libye. Nuançant ses propos, il affirmera n’avoir aucune preuve tangible sur des cas de torture et qu’il ne faisait que reprendre les déclarations faites par les détenus eux-mêmes. Même s’il était en possession de preuves, Ksentini estime qu’il ne peut que déplorer cet état de fait, n’envisageant en aucun cas des actions pour demander réparation. Ksentini se dit soucieux de préserver les relations algéro- libyennes, et les droits de l’Homme devront s’en accommoder !
N. I.

 

FAROUK .. SIGNE : «L’amnistie générale est inévitable»

Publié le 26/09/2009 à 01:57 par hogra

FAROUK KSENTINI PERSISTE ET SIGNE :
«L’amnistie générale est inévitable»

Le président de la Commission consultative nationale de promotion et de protection des droits de l'homme (CCNPPDH) continue de promouvoir l’idée d’une amnistie générale. Farouk Ksentini pense même que l’option est «inévitable », se défendant au passage d’empiéter sur les prérogatives de Bouteflika.
Nawal Imès - Alger (Le Soir - S’étendant longuement sur la question, Farouk Ksentini a expliqué, jeudi, lors de son passage au Forum d ’El Moudjahid, que c’est l’évolution de la situation en Algérie qui imposerait une telle démarche. Il s’agirait de redonner un second souffle à la réconciliation nationale. «Au regard de ce qui s'est fait dans le passé dans le monde et à travers l'Histoire, l'amnistie générale me paraît inévitable. La réconciliation nationale a besoin d'un second souffle et de s'étendre à l'amnistie générale, mais à la condition que tous les terroristes encore en activité se rendent ensemble et en même temps et que le peuple algérien soit de nouveau consulté par voie référendaire», a-t-il estimé. A ceux qui lui ont reproché de lancer des ballonssondes, le président de la CCNPPDH répond qu’il a parfaitement le droit de s’exprimer sur la question et que l’amnistie générale ne devait pas être un tabou. Cette amnistie, Ksentini l’imagine comme la solution qui apporterait la paix sociale et qui viendrait corriger les insuffisances de la politique de réconciliation nationale. L’invité du forum a néanmoins pris la précaution de dire que «l'amnistie générale relève des seules prérogatives du président de la République». «C'est lui l'initiateur de la réconciliation nationale et il lui appartient de terminer cette démarche.» Interrogé sur la promulgation de l’ordonnance concernant l’organisation de l’institution qu’il préside, Ksentini, visiblement irrité par les commentaires selon lesquelles la CCNPPDH serait trop proche des thèses du pouvoir, a répondu que son institution était «totalement indépendante». La preuve ? «Je n’ai jamais reçu d’instructions ni d’injonctions de qui que ce soit, encore moins du président, et je n’ai même pas de salaire en ma qualité de président de la CCNPPDH».
N. I.

 

Les prisonniers algériens torturés en Libye

Publié le 24/09/2009 à 11:56 par hogra

Les prisonniers algériens torturés en Libye

Selon le président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme (CNCPPDH), Mustapha Farouk Ksentini, les prisonniers algériens dans les prisons libyennes ont été torturés.

« Malheureusement, les 26 Algériens libérés récemment par les autorités libyennes ont subi des actes de tortures pendant leur incarcération dans la prison d’El Jadida », a déclaré Ksentini, qui déplore le recours à ce genre de « pratiques inhumaines ». « Il reste une trentaine d’algériens qui sont encore dans les prisons libyennes.

Nous souhaitons que les autorités de ce pays procèdent à leur libération prochainement, car nous ne pouvons rien faire d’autre.

La Libye est un pays souverain », a-t-il ajouté.

 

Les forces de sécurité accusées de dépassements

Publié le 24/09/2009 à 08:37 par hogra

La ligue algérienne de défense des Droits de l’Homme à Bejaia
Les forces de sécurité accusées de dépassements
 

Le bureau de la ligue algérienne de défense des Droits de l’Homme affilié à l’aile de maître Bouchachi a accusé les forces de sécurité d’avoir commis des dépassements à l’encontre des citoyens qui ont protesté de manière pacifique pour revendiquer leurs droits légitimes. Le premier dépassement enregistré selon la ligue de défense des droits de l’homme à Bejaia concerne le cas d’un policier qui aurait menacé un citoyen par une arme à feu  et arrêté 12 personnes soumises à un interrogatoire musclé.
On aurait même  fait signer de force des procès verbaux à ces citoyens.  Il est à rappeler que ce policier a  fait usage de son arme en tirant, de manière préméditée,  sur quatre des personnes arrêtées dont le président du bureau de la wilaya de la ligue, M. Karim Natouri, qui a subi par la suite une opération chirurgicale sur sa jambe.
Selon le communiqué de LADDH, les protestations qu’a connu la ville de Derguina suite à la pénurie de l’eau potable ainsi que celles vécues par la commune d’Amizour à cause d’un projet de réalisation d’un CEM  n’est qu’un  résultat de la mauvaise gestion du pays depuis l’indépendance qui sévit depuis 1962.  Pour la ligue : « il n’existe pas d’autre solution pour résoudre les problèmes auxquels est confrontée l’Algérie sans la levée la levée de l’état de siège ».


Par Z. Lahkdari/ Traduit par S. Ahmed Ouamer

 

 

Familles des disparus: Besoin de vérité et de justice

Publié le 06/09/2009 à 11:27 par hogra
Familles des disparus: Besoin de vérité et de justice

par Ghania Oukazi

«Les excuses de l'Etat ne sauraient faire taire le besoin de vérité et de justice», estiment le collectif des familles de disparu(e)s en Algérie et SOS Disparu(e)s.

Cette réaction est une réponse aux propos tenus par le président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l'Homme (CNCPPDH), publiés dans Le Quotidien d'Oran du 31 août 2009. «L'Etat devrait présenter ses excuses officielles aux familles de disparus et doit leur donner un statut spécial», nous avait déclaré Maître Mustapha Farouk Ksentini. Dans sa mise au point qu'il a adressée à la rédaction, le collectif des familles de disparus en Algérie et SOS Disparu(e)s affirment qu'«au premier abord, cette déclaration force la satisfaction dans la mesure où elle semble présager d'une évolution dans le traitement du dossier des disparus à un niveau institutionnel». Toutefois, écrivent-ils, «et de manière décevante, une lecture attentive de cette déclaration démontre une vision extrêmement restreinte de ce que doit être une réhabilitation pleine et entière». Ils pensent que «M.Ksentini, qui prône le dialogue, a manifestement tendance à favoriser les compromis proposés par le pouvoir et ne semble pas entendre les voix des familles». Pour le collectif et SOS Disparu(e)s, le président de la CNCPPDH « affirme, sans s'aventurer à expliquer pourquoi, que la Vérité et la Justice sont irréalisables. Pourtant, en 2005, à l'issue du Mécanisme ad hoc, M. Ksentini avait bien affirmé quela Vérité passait par la recherche des corps des personnes disparues». Le collectif de Fatima Yous et SOS Disparu(e)s affirment à cet effet qu'« il y a 3.300 personnes inhumées sous X dans les cimetières algériens. Chaque dépouille doit être identifiée par l'expertise génétique de type ADN, un procédé à la fois difficile et coûteux, donc réalisable ». Les familles des disparus déplorent, lit-on dans la mise au point, le manque de persévérance dont le président de la CNCPPDH fait preuve et la facilité avec laquelle il revient sur ses déclarations chaque fois que celle-ci n'arrangent pas le pouvoir politique ou militaire».

 Le collectif reprend l'affirmation de Maître Ksentini « les droits de l'Homme, c'est une culture» pour lui recommander que « si la CNCPPDH ne peut, à elle seule, mener l'Algérie vers un Etat de droit, elle se doit d'y contribuer en s'ouvrant à la société civile et en faisant de cette culture la sienne de manière indétournable». Tout en faisant savoir que «l'indemnisation des familles de disparus conditionnée par un jugement de décès que M. Ksentini se glorifie d'avoir arrachée, est à l'opposé de la culture des droits de l'Homme», l'indemnisation, ajoutent-ils, «n'a de valeur que si elle est l'aboutissement du processus de Vérité et de Justice et sans condition». Ils concluent qu'« en l'absence de ce préalable, l'indemnisation est manipulation et chantage». Les familles de disparu(e)s notent qu'aujourd'hui, «sur fond de projet de généralisation de l'amnistie, M. Ksentini préconise des excuses officielles. Les excuses que l'Etat doit aux victimes n'auront de valeur que si elles sont accompagnées d'une réelle volonté concrétisée par des actes». Elles ajoutent cette précision «avant toute excuse, les familles de disparu(e)s attendent de l'Etat algérien qu'il se soumette à ces obligations internationales et qu'il prenne toutes les mesures nécessaires pour faire la lumière sur le sort de tous les disparus».

 Leur conclusion est que «le CFDA et SOS disparus, cette minorité active - pour rependre les propos de Maître Ksentini - qui représente en réalité une grande majorité des familles de disparus, rappellent que les indemnisations et les excuses de l'Etat ne sont que des éléments de réparation et ne sauraient faire taire le besoin de Vérité et de Justice».

Un cadre à Khalifa Bank tabassé en prison

Publié le 02/09/2009 à 00:00 par hogra
Un cadre à Khalifa Bank tabassé en prison
Un cadre à Khalifa Bank tabassé en prison

Par Ilhem Boutheldji/Zineb A.

L’épouse de A.Mourad, l’ancien directeur de la BDL de Staoueli et directeur de l’exploitation à Khalifa Bank condamné à 12 ans de prison dans l’affaire Khalifa, a déposé plainte auprès du procureur général près de la cour d’Alger, contre le gardien de la prison de Blida qu’elle accuse de passer à tabac son mari depuis les premiers jours du mois de ramadhan.

  • Selon les informations fournies par la plaignante à Echorouk, A.Mourad qui a été transféré il y a 13 mois de la prison d’El Berrouaghia vers celle de Blida, fait l’objet de tortures et de violence corporelle infligées par le gardien de la prison S.Youcef.
  •  
  • Le détenu aurait été attaché au second jour de ramadhan et mis au cachot où il est resté au-delà de l’heure de l’Iftar. Ensuite, le gardien est arrivé vêtu d’une tenue non officielle – une gandoura- et a violemment battu le prisonnier lui occasionnant des douleurs intenses à l’oreille droite. Notre interlocutrice ajoute que le gardien en question harcèle son époux, sans raison apparente, depuis qu’il se trouve dans l’établissement pénitentiaire de Blida.
  • Le détenu a demandé à être examiné par un médecin, ce dont il a  été empêché. On lui a également interdit de voir le directeur de la prison. « Le directeur est absent », a-t-on répondu à la plaignante qui, elle aussi, a cherché à joindre le responsable de l’établissement. Elle compte s’en remettre au ministre de la justice.

Familles de disparus Un rassemblement pour la « vérité »

Publié le 31/08/2009 à 06:35 par hogra
Familles de disparus Un rassemblement pour la « vérité »

Familles de disparus
Un rassemblement pour la « vérité »

Les familles des disparus pendant la décennie noire se sont rassemblées avec détermination, au niveau de la place du 1er Mai, pour revendiquer la « vérité ». Les familles ont saisi l’occasion de la journée mondiale des disparus, pour lancer un appel au Président de la République afin de dévoiler la « réalité », en ce qui concerne les disparus et les lieux où ils se trouvent ». Fatma Yousse, présidente de l’association « SOS disparu » a dénoncé ce qu’elle appelle « la négligence totale des pouvoirs publics au sujet de l’affaire des disparus ».
Parallèlement, l’Association nationale des familles des disparus a annoncé un communiqué qui réitère le dossier des disparus depuis son commencement, on y retrouve « la grande majorité des familles ont refusé d’accepter les certificats de décès des leurs disparus, elles ont également refusé les dédommagements matériels ». Le communiqué remet en cause les déclarations du président de la commission consultative de la protection et de la promotion des droits de l’homme, qui affirme que le dossier connaît un dénouement et une évolution. L’association affirme « les dédommagements attribués par l’Etat ne signifient pas que l’oubli et le classement du dossier »

L'Etat doit faire ses excuses aux familles de disparus

Publié le 31/08/2009 à 06:25 par hogra
Ksentini: L'Etat doit faire ses excuses aux familles de disparus

par Ghania Oukazi

«L'Etat devrait présenter ses excuses officielles aux familles des disparus, ça n'a rien de déshonorant, il doit leur donner un statut spécial», réclame le président de la Commission nationale consultative de protection et de promotion des droits de l'Homme (CNCPPDH).

Mustapha Farouk Ksentini estime que ce que demande «cette minorité active», qui sont les familles des disparus, «est légitime, je respecte leur point de vue». Vérité et Justice sont les maîtres mots des revendications des familles qui se sont regroupées hier à la place du 1er Mai, à l'occasion de la Journée internationale des disparus. Mais, précise le président de la CNCPPDH, «c'est irréalisable ! Je ne le dis pas de gaîté de coeur, je respecte la douleur de ces familles, mais c'est carrément irréalisable !». En effet, explique-t-il, si Vérité et Justice voudraient signifier pour ces familles «retrouver les tombes de leurs proches enlevés et identifier leurs squelettes, c'est carrément impossible !». Il est clair qu'après tant d'années de lutte pour connaître la vérité et réclamer justice auprès des autorités qui semblent frappées d'amnésie - du moins pour ce qui concerne le dossier des disparus - ces familles attendent probablement un acte politique qui leur permettrait un tant soit peu de faire leur deuil. « J'ai toujours milité pour la réhabilitation morale des disparus, j'ai toujours dit que l'Etat doit leur donner un statut spécial, j'ai même proposé que leur soit consacré une journée nationale», nous a affirmé hier, Maître Ksentini. «L'Etat devrait présenter à leurs familles, ses excuses officielles, ça n'a rien de déshonorant, bien au contraire, ça grandit l'Etat», recommande-t-il. Le président de la CNCPPDH a rappelé que le chef de l'Etat en avait même fait mention dans un de ses discours. Mais, a-t-il dit désolé, « ça n'a pas été suivi d'effet ». Il reste cependant persuadé que «ce n'est jamais trop tard pour le faire ». Aux familles qui pensent qu'il tente de les dissuader de poursuivre leur combat pour la vérité et la justice, Maître Ksentini répond « jamais de la vie, je ne me le permettrais ! Je n'ai jamais refusé de les recevoir et de discuter avec elles, je n'ai employé aucun moyen immoral pour les obliger à accepter quoi que ce soit ».

Les familles de disparus peinent, en effet, à faire entendre leur voix. «L'Etat a préféré s'occuper des terroristes, il leur a donné des droits que nous n'avons pas eu, il n'a aucune considération pour nous», disaient hier, des familles qui continuent de se regrouper tous les mercredis devant le siège de la commission, en espérant un jour que l'Etat daigne les regarder en face et décide d'actes politiques forts à leur égard. « Je n'ai jamais demandé que ces rassemblements cessent, si ça peut exorciser leur douleur... J'ai toujours revendiqué une solution à ce drame sur la base d'un dialogue et d'un compromis entre les deux parties. D'ailleurs, je leur ai toujours dit que je ne défends pas l'Etat contre vous mais je vous défends contre l'Etat ». Il note à cet effet que «même les indemnisations, que certaines familles ont acceptées, ont été difficiles à arracher. Rappelez-vous, en 2001, parler de disparus, c'était un tabou, les gens avaient peur».

Interrogé sur les raisons qui font que l'Algérie refuse à ce jour de ratifier la convention internationale contre les disparitions forcées, comme revendiquée par les associations des familles des disparus, le président de la commission dit simplement «je ne peux pas répondre à cette question, je ne connais pas ces raisons si elles existent». Mais, souligne-t-il, «si l'Algérie signe cette convention, je ne pourrais qu'applaudir. Ce serait une bonne chose».

 Pour rappel, la CNCPPDH a été sommée de se conformer aux règles onusiennes en matière de légalité. « Nous conformons les statuts de la commission aux règles consacrées par les Nations unis, mais il faut savoir que ce sont les Nations unies qui ont changé leurs règles du jeu parce qu'il faut reconnaître qu'avant qu'on ne soit déclassé, on était classé conformément à des règles bien onusiennes », a indiqué Maître Ksentini.

 Instituée par décret présidentiel, la CNCPPDH devra l'être désormais par une loi. En fait, la demande onusienne réclame plutôt l'indépendance de la commission vis-à-vis de la présidence de la République et des instances du pouvoir politique. «Ils demandent l'indépendance de la commission, nous l'avons toujours revendiquée. Mais vous savez qu'il y a plus de 70 commissions dans le monde qui ont les mêmes critères d'institution que celles de notre commission, ce sont des commissions d'Etat et personne ne trouve à redire ni ne discute de leur indépendance. Je ne comprends pas pourquoi ils le font pour l'Algérie», dit son président. Il estime qu'il n'y a rien d'incompatible entre le fait que l'Etat subventionne la commission et son indépendance. A «ceux qui prêtent à la commission beaucoup de pouvoirs qu'elle n'en a», il rappelle que «nous ne pouvons pas créer un Etat de droit, nous tous seuls, on peut y contribuer». Et même s'il répète que «nous sommes une commission d'influence», ce qui signifie que la commission pourrait influer sur la décision politique, il reconnaît qu'«on n'a pas toujours réussi à imposer notre point de vue dans tous les cas. Nous l'avons réussi peut-être pour 60 % des cas». Maître Ksentini, dont le mandat prendra fin «dans 18 mois », rappellera toujours que «les droits de l'Homme, c'est une culture !».

BOU ISMAÏL Un malade abandonné de tous…

Publié le 11/08/2009 à 07:33 par hogra
BOU ISMAÏL
  Un malade abandonné de tous…
Un véritable drame humain se déroule depuis une dizaine de jours à la polyclinique de Bou Ismaïl, dans la wilaya de Tipaza. Un sexagénaire atteint de cancer est en effet, littéralement abandonné dans un coin du service des urgences de cet établissement de santé publique. Selon nos sources, il y a été amené par un des habitants du quartier où se trouve ledit établissement et où «résidait » le malheureux : les guillemets indiquant que le terme utilisé est, dans la réalité, peu approprié : l’homme, dont on dit être originaire de Kouba, dans la wilaya d’Alger, ne faisait que passer ses nuits dans un atelier de menuiserie dudit quartier. Une situation qui a duré huit années et qui a pris fin tout récemment quand le propriétaire de l’atelier en question a vendu son bien. De ce fait, le malheureux qui, entretemps, a été atteint du cancer de la prostate, s’est retrouvé SDF ne vivant que de la charité et de l’aide des riverains ; une aide qui est allée, nous a-t-on dit, jusqu’à l’achat de médicaments pour le traitement de sa maladie. Malheureusement, la propagation de cette dernière a transformé cet homme, dont semble-t-il, on ne lui connaît aucune attache familiale, en une véritable loque humaine souffrant quotidiennement le martyre du fait de l’acuité des douleurs qu’il ressentait ; une situation qui a fini, selon nos sources, par le rendre particulièrement agressif. Et à propos de douleurs, elles ne font, nous a-t-on dit, qu’augmenter d’intensité ces derniers jours : les gémissements et les plaintes du malheureux étant devenus quasiment ininterrompus ; de jour comme de nuit. Ce qui a pour conséquence de rendre le climat ambiant ces derniers jours dans le service des urgences de la polyclinique de Bou Ismaïl, difficilement supportable. Et ce, aussi bien pour les patients que pour ceux qui y travaillent.Tous, ainsi que les habitants du quartier dans lequel il a vécu ces huit dernières années, souhaitent une prompte intervention des autorités compétentes – administratives, de Santé publique et, au vu de la situation sociale dans laquelle il se trouve, celles chargées de la Solidarité nationale - pour que le malheureux soit, dans les plus brefs délais, transféré vers une structure de santé spécialisée dans le traitement de ce genre de maladie.

 Mourad Bendris 

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