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Exode des cerveaux

forum de Reage: Près de 400.000 cadres algériens en Europe

Publié le 31/10/2009 à 23:40 par hogra

3ème forum de Reage: Près de 400.000 cadres algériens en Europe

par Ghania Oukazi

«C'est très difficile de vendre l'Algérie comme destination professionnelle parce qu'elle n'est pas encore vue comme étant un cadre socioprofessionnel dans lequel on peut s'épanouir. Il y a donc un travail titanesque à faire en terme de sensibilisation mais il faut des sacrifices aussi.»

 C'est jeudi, lors d'une conférence de presse organisée à l'hôtel Hilton d'Alger par Reage, que cette sentence a été prononcée par un jeune cadre diplômé des écoles d'Alger et, avait-il dit, «fier d'avoir eu des diplômes en Algérie». Cadre à plein temps chez l'opérateur de téléphonie Mobile Nedjma, il anime aussi, mais à titre bénévole comme ses collègues, le bureau de Reage «fraîchement ouvert à Alger». Il n'a pas caché le fait que «les compétences algériennes qui veulent travailler ici viennent avec des conditions d'expatriés, ils veulent qu'on leur trouve un logement, une école pour leurs enfants et autres choses...»   

  Reage est ce réseau des Algériens diplômés des grandes écoles et universités françaises qui organise le 7 novembre prochain à Paris, sous le parrainage de l'ambassadeur d'Algérie à Paris, son troisième forum qu'il place sous le thème «Algérie, potentiels et opportunités». Depuis trois ans, le forum de Reage réunit, disent ses animateurs, plus de 1.500 personnes venant du Maghreb, d'Europe et des USA pour échanger autour des opportunités d'emplois, d'investissements et d'affaires qu'offre l'Algérie. Pour son édition parisienne qu'il présente comme «1er forum économique euro-algérien», le réseau dit s'ouvrir à des secteurs «inédits», entre autres la construction, l'agroalimentaire, le juridique, la santé... La plénière sera organisée sous le thème «Nouvelle politique des IDE en Algérie». Il sera question selon les organisateurs «d'analyser les impacts des récents changements dans la réglementation des investissements en Algérie, en particulier des investissements étrangers dans le tissu industriel algérien.» Une trentaine de PME sera présente en plus des agences économiques comme l'ANDI pour le compte de l'Algérie et des associations professionnelles des deux rives.

   Parmi les invités, on annonce le président du FCE, Redha Hamiani, le président de la CACI, Bendjaber, le conseiller économique de l'ambassade de France à Alger, des responsables de grandes entreprises nationales et internationales comme le patron de Cevital ou le DG de Nedjma (sponsor de l'événement) ou alors de BP ou KPMG.

  Reage tente ainsi d'établir une connexion entre les deux rives dans le but de convaincre ceux qui sont dans celle nord de travailler ou alors de «coopérer» avec celle sud. Un objectif appelé par le soin de ses animateurs «construction d'un partenariat stratégique entre l'Algérie et sa diaspora». «On a vu dans ce sens des exemples qui nous laissent optimistes», dit le diplômé d'Alger en évoquant l'expérience de Karim, ce jeune binational diplômé de la Sorbonne, qui a choisit de (re)venir travailler en Algérie. Ses autres objectifs «la  mobilisation de la diaspora algérienne et ses amis en faveur du développement de l'Algérie» ou encore «la contribution au rayonnement de l'Algérie dans un espace méditerranéen paisible et prospère». Et pas seulement.

 «Vendre l'Algérie comme un champ professionnel» 
Le réseau dit privilégier «l'action opérationnelle avec comme objectifs majeurs: participer à la promotion et à la réussite de notre communauté en Europe et dans le monde ; encourager l'esprit d'entreprise et favoriser l'émergence d'une nouvelle génération d'élites ; promouvoir les parcours d'excellence notamment auprès des jeunes talents ; construire un partenariat stratégique entre l'Europe et l'Algérie (...) » ; «oeuvrer au rapprochement des acteurs économiques maghrébins» ; enfin, «être force de propositions et de contributions». Le réseau s'est déjà constitué en antennes internationales. Il en a une au Canada, une autre aux Emirats Arabes Unis et une troisième en Grande-Bretagne sans compter, bien sûr, celle européenne. Il a aussi monté des clubs des Tic, de l'énergie, des ressources humaines, juridique avec en plus un club des entrepreneurs et un conseil junior. Et pour lever toute équivoque, il est précisé que «Reage n'est pas un recruteur mais oeuvre pour que les potentialités algériennes essaient de vendre l'Algérie comme un champ professionnel». C'est, dit l'un de ses animateurs, «une plate-forme d'échanges réunissant élites et opérateurs économiques». Son président, Fateh Ouazani, estime que «c'est une action militante au sens pur et propre du terme».

  Ouazani est intervenu jeudi par téléphone à partir de Paris pour souligner que «nous sommes très demandeur d'informations de l'autre côté, donc on cherche à leur expliquer les difficultés mais également les facilités». Il a fait savoir que «nous sommes 6 millions d'Algériens vivant à l'étranger, près de 400.000 d'entre eux sont des cadres dans différents secteurs économiques européens. Vers 2020, nous serons près d'un million de cadres dont nombreux seront comptés parmi les décideurs au sein de grandes institutions.» Il estime que «c'est un véritable levier pour l'Algérie». Le président de Reage pense par ailleurs qu' «au-delà de l'euromed, il est possible de construire une région Europe-Afrique-Moyen-Orient qui compte 1,5 milliard d'habitants. C'est un formidable marché pour l'Algérie.» Il avoue être «conscient des difficultés qu'il y a en Algérie, bien qu'avec ça nous avons des membres qui s'y sont installés. Ce n'est pas un mouvement d'ampleur certes - nous n'avons pas d'invitation à faire dans ce sens - mais nous disons que l'Algérie a besoin  de leur contribution.»

   Dans Reage, «on est convaincu qu'un certain nombre de choses doivent bouger (...), on espère que ça aille vite». Ouazani fait état «d'un sentiment d'une certaine instabilité chez beaucoup que je pourrais comprendre. Mais l'essentiel est qu'on puisse faire quelque chose ensemble. Nous regardons avec beaucoup d'attention les opportunités qui peuvent se présenter à nous pour des projets concrets de partenariat entre les deux rives.» Le principal indicateur, dit une des animatrices, «pour collecter des informations sur différents secteurs, ce sont les opérateurs qui sont sur le terrain. On n'a pas besoin de données microéconomiques, on cherche des informations au plan microéconomique pour essayer de savoir comment évolue l'économie algérienne.» Reage fonctionne ainsi depuis 2005, date de sa création, et compte déjà 1.000 membres.

 



Nos compétences à l’étranger sont-elles les bienvenues ?

Publié le 29/10/2009 à 16:43 par hogra
Considérées ailleurs et méprisées chez nous
Nos compétences à l’étranger sont-elles les bienvenues ?
 “Pourquoi nos enfants réussissent-ils à l’étranger et pas dans leur propre pays ?” Cette lancinante question est posée par un lecteur, père de famille, déçu par l’absence de réponses des compagnies aériennes algériennes à la demande d’emploi de son fils, qui avait été sélectionné par une compagnie des pays du Golfe où il a travaillé comme steward. Ce jeune Algérien, après avoir décroché sa licence d’anglais en Algérie, est parti à l’étranger faire un stage de steward.
Le diplôme en poche, il réussit un test de sélection organisé par une grande compagnie aérienne du Golfe en étant parmi la vingtaine de candidats retenus sur 400 postulants. Mieux, sur les 20 candidats ayant réussi le test de sélection, il est le seul garçon.
Après deux ans de travail, il décide, sur conseil de ses parents, de rentrer au pays, pensant pouvoir facilement décrocher un poste dans une des entreprises nationales de transport aérien. Mais sa déception fut grande puisque trois mois après avoir déposé son CV à Air Algérie et à Tassili Airlines, aucune réponse ne lui est parvenue.

Cadres algériens installés à l’étranger

Publié le 09/10/2009 à 12:53 par hogra

Cadres algériens installés à l’étranger
Une minorité s’inscrit sur les registres des consulats d’Algérie
 

Le ministre des affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a annoncé que la majorité des cadres algériens installés à l’étranger ne prennent même pas la peine de s’inscrire sur les registres des ambassades et consulats algériens. Répondant à une question orale posée par le sénateur, Belabes Belabes, M. Medelci a indiqué que le nombre des cadres algériens inscrits sur les registres des ambassades et consulats de l’Algérie, est estimé à environ 15200. Cependant, le ministre reconnaît que ce chiffre n’est pas du tout représentatif de la communauté scientifique algérienne établi à l’étranger. Celle-ci est autrement plus importante, a indiqué le ministre des Affaire étrangères.
Cela dit, M.Medelci a tenu à mettre en avant le fait que l’on assiste à un phénomène de retour au pays, même si les flux ne sont pas « révolutionnaires ». Il révèlera ainsi, que pas moins de 50 projets d’investissement ont été financés et gérés par des cadres algériens, qui sont retournés au pays entre 2002 et 2008. Le ministre fera remarquer au passage que  80% des ses projets ont concerné le secteur industriel. En plus de ces « cadres-hommes d’affaires », M. Medelci a évoqué les éminences grises algériennes qui, après un séjours à l’étrangers, sont retourné en Algérie pour gérer des projets de compagnies étrangères sur le sol national.
Sur un autre plan, le ministre des AE a critiqué les médias pour leur traitement de la visite du président de la République en France. Dans son intervention, M. Medelci a essayé de convaincre l’assistance que les relations entre la France et l’Algérie sont sereines. Il a indiqué que lors de la visite qu’il a effectué avec le président de la République à New York, il a rencontré son homologue français, Bernard Kouchner. La visite du président est une simple question d’agenda, a-t-il souligné, réfutant ainsi toutes les informations selon lesquelles les deux pays traversent une période de gel dans leurs relations.

 

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Dis-moi comment tu gères, je te dirai qui tu es…

Publié le 10/09/2009 à 12:17 par hogra

Chronique du temps qui passe
PME : Dis-moi comment tu gères, je te dirai qui tu es…

Epine dorsale de tout l’édifice économique de base en ce qu’elle conditionne l’échec et ou la réussite de toute réforme visant à asseoir et promouvoir la nouvelle stratégie industrielle, la PME, nonobstant toutes les intentions affichées à la périphérie de lui donner une forme et un contenu cohérents, tarde encore à prendre forme, s’installer et décoller. Les raisons sont tout aussi simples et complexes à la fois. Simples en ce qu’il s’agit de poser le préalable d’une volonté politique à même de d’impulser à la PME cette nécessaire dynamique qui lui ouvrirait de réelles perspectives, complexes parce que en ce domaine sensible, tout ne saurait se faire sur un simple coup de baguette magique. Car à supposer même que le gouvernement ait pris toute une batterie de mesures salutaires destinées à reconfigurer cette entité juridico économique en fonction desnouveaux canons et paramètres imposés par l’économie de marché, encore faut-il que des actions multiformes visant essentiellement l’élément humain, clé de voûte de tout le système s’il en est, accompagnent ce dispositif et fonctionnent en parfaite synergie avec ce même dispositif législatif. Ce qui reste encore une condition nécessaire mais non suffisante. En vérité, il s’agit ni plus ni moins que de révolutionner cette structure de base qu’est la PME pour qu’elle puisse respirer par tous ses pores. Et s’inscrire ainsi, de par ses performances, en droite ligne des objectifs tracés et fixés par qui de droit sur les courts, moyens et longs termes. Car lorsque la PME va, tout va…Or nous n’avons pas encore ce que l’on pourrait appeler une entreprise citoyenne. C'est-à-dire un ensemble de microstructures à l’intérieur d’une centrale managée de surcroît par des acteurs économiques fort pénétrés de civisme. En fait et autrement dit, des chefs d’entreprise dont le rapport à leur entité socio économique, viendrait, en amont et en aval, appuyer, soutenir, valoriser et promouvoir l’esprit des réformes dont la PME est le moteur principal. Car si la PME grince c’est toute la machine qui se grippera. C’est dire donc si le facteur humain ou pour parler moderne les ressources humaines sont d’une importance capitale dans la destinée heureuse ou malheureuse de la petite et moyenne entreprise. Est-il, en effet, besoin de souligner que les plus beaux textes du monde, s’ils ne sont point servis par des managers et autres opérateurs économiques suffisamment conscients de la mission d’utilité publique dont ils sont investis et de préférence pour le meilleur, ne seront alors d’aucun apport si ce n’est celui de simple support symbolique, aussi inefficace qu’inopérant pour tout dire. Par ailleurs et si quelque part la vision politique de la PME paraît une nécessité, il n’en demeure pas moins qu’il urge de faire la part des choses : d’une part, elle ne doit pas pour autant être l’otage du politique, d’autre part et corollaire immédiat subséquent à la première affirmation, appartenir, par contre et exclusivement à ceux qui la travaillent soit, respectivement, les cadres dirigeants, les cadres supérieurs et l’exécution. Car ce sont eux, finalement, les artisans du succès ou de la faillite de cette structure de référence que constitue la PME. Et qu’il urge d’élaguer, par tous moyens, à l’effet d’en faciliter et la visibilité et la lisibilité. D’autant que la PME se veut un moteur de croissance par excellence, en ce qu’elle ambitionne de créer de la richesse, de contribuer à résorber le chômage, de dégager une plus value, bref d’améliorer l’existant et, surtout, de lefructifier. Et si les réformes économiques peinent à atteindre leur vitesse de croisière, sans doute est-il nécessaire de lorgner du côté des différents centres de décision qui paraissent impuissants à huiler un mécanisme obéissant, forcément, à des critères rigoureux. Indicateur du degré de vitalité économique d’un pays, la PME ne bénéficie pas encore de toute la sollicitude voulue, par rapport, notamment, à ce qu’édictent et commandent les normes sur lesquelles s’articule l’économie de marché et dans sa perception purement technique et dans son acception la plus élastique. Car on feint d’oublier que c’est à partir de la PME que s’élaborent et se conçoivent les politiques et stratégies les plus pertinentes et significatives, en matière de perspectives économiques les plus abouties. D’où l’impérieuse nécessité de recadrer le débat autour de la PME, d’inventorier tous les aspects lacunaires qui en freinent l’envol et l’essor, à l’effet de se projeter dans l’avenir fait d’une rude concurrence, avec davantage d’atouts pour mieux négocier, au final, un virage qui s’annonce décisif pour tout le processus économique…



10-09-2009
A. Zentar

Diaspora algérienne:Notre vie est en points de suspension…

Publié le 04/09/2009 à 11:25 par hogra
Témoignages. Diaspora algérienne dans le monde: « Notre vie est en points de suspension… »

A.B étudiant, établi en France.

« Autant que je sache, les termes nous désignant, disons de façon officielle, sont : communauté algérienne en français, et El Jalia El Djazairia en arabe. Ce qui se traduit par émigration algérienne. Cette dernière appellation ayant pour écho le doux sobriquet populaire de zmagra, zmigri …etc. Par contre, si le mot émigré s’applique bien à nous, car nous sommes bien des émigrés, même si l’avouer pour certains d’entre nous est amère, le mot communauté ne s’étend pas plus loin que la simple appartenance au même pays. Je préfère à ces deux termes l’un trop général, l’autre pas tout à fait juste, le mot Diaspora. Je regarde dans un dico le sens de ce mot et je trouve ce qui suit: Etat de dispersion d’un peuple, ou d’une communauté. N’est ce pas le reflet parfait, à mon avis, de ce que sont les algériens à l’étranger…. et même au pays; Dispersés. »

Nacer, étudiant en médecine, revenu depuis deux ans de paris.

« Tout a commencé par un désir de changement, et pas n’importe lequel, celui qui est convoité par tant de gens, tant de concitoyens, tant d’étrangers aussi. J’avais la chance de pouvoir en profiter, alors j’ai sauté sur l’occasion pour rallier la France.

A la base je suis étudiant en médecine, et quoi de mieux que de faire mes études en Europe, dans un endroit où il y a sûrement plus de moyens, et où je serai mieux considéré. C’était aussi à cause des mentalités et des mœurs que je voulais partir, je voulais voir autres chose, et avoir d’autres expériences. En tout cas, c’était en ces temps là, encore mes objectifs.

Mais après quelque temps passé de l’autre côté de la méditerranée, c’était plus la même chose. Pourtant, j’étais très bien pris en charge, considéré, bien entouré, mais, il y avait quelque chose qui me manquait.

Dans une grande ville comme Paris, j’avais l’impression de faire partie d’un décor. Ça parait bête à dire, mais c’est le cas. J’aurai toujours en mémoire, les sorties de métro. En un laps de temps record, on fait face à une foule immense, surtout en heure de pointe. Une horde de gens pressés, désintéressés de leur environnement proche et aveugles à ce qui les entourent. Je m’y suis fais bousculé deux ou trois fois, et ça me donnait l’impression d’être invisible. Le mal du pays, on l’a tout le temps. Même si vu du bled , ça parait être de l’enfantillage. Voir un comportement d’enfant gâté. Ici, à Alger, je me sens utile, du moins j’en ai l’impression, même si ce n’est pas le cas, je le suis au moins à mon échelle, à ma manière. Je suis passé d’un statut de figurant à un statut d’acteur, depuis que je suis revenu, d’ailleurs je ne pense plus à partir, du tout. »

Lamine, architecte établi en Belgique.

« Là où je suis, il faut que je fasse deux fois plus d’efforts que les autres pour arracher ma place, même si ça me revient de droit.

A niveau égal, la préférence est souvent nationale. Aujourd’hui, je n’ai aucune idée de ce que je vais faire, je vis au jour le jour. Je prendrai une décision le moment venu. Ce qui est sûr, c’est que rien pour le moment ne retient mon attention au point de penser faire ma vie ici en Belgique.

A la fin de mon cursus, je pèserai le pour et le contre, mais sauf retournement de situation, je ferai des plans de villas à Hydra et Draria d’ici deux année.

Ici, j’ai appris comme jamais. Non seulement je me suis perfectionné dans mon domaine, j’ai acquis d’autres compétences, mais j’ai surtout appris à travailler. Toute une compétence que je n’aurais jamais soupçonné si j’étais resté en Algérie. Une gestion manageriale, une organisation et des façons de faire dont notre pays ne peut plus se passer. C’est en Belgique, que j’ai compris le casse tête de la fuite des cerveaux. Ce ne sont pas des paroles en l’air. la plupart de mes enseignants à Alger ont eu le même parcours que moi. On ne peut pas rompre la chaine. »

Kamel, électronicien.

« Il y a 3 ans, je suis allé en Grande Bretagne. Aussitôt arrivé, aussitôt installé. J’avais mon boulot, mes études, mon appartement. La belle vie quoi.

Je m’étais fixé comme première étape de faire des études, c’est d’ailleurs ainsi que mes parents ont accepté mon départ, sans trop de réticence. Mais au fond de moi, j’étais pratiquement persuadé de ne plus revenir. J’ai vécu en France, dans le nord et en Angleterre. Ce fut d’ailleurs une excellente expérience. La Grande Bretagne, est et restera à mon avis le pays le plus accueillant en Europe. Pas de racisme. Pas d’idées reçues. Pas de préjugés, les anglais sont très faciles à vivre.

J’ai commencé à avoir des doutes au bout d’une année. Ça a commencé par une histoire d’argent. Il est vrai que je vivais correctement, mais il m’était impossible de faire des économies, mettre de l’argent de coté, ou de faire des projets. Avec du recul, en y réfléchissant, c’est sûrement qui me dérangeait le plus: c’est de ne pas pouvoir me projeter pour l’avenir.

C’est un vrai casse tête, surtout quand il n’y a ni grand frère, ni papa ni maman derrière vous. Quand on est chez soi, on peut aller de l’avant, on peut penser à ce qu’on va faire ou devenir dans dix ou quinze ans. On peut même prévoir des plans B voire C au cas où ça ne se passerait pas comme on l’espère. Mais lorsqu’on est de passage, juste des invités de longue durée, ça se corse. Avant de partir, je m’étais entretenu avec des potes qui en avaient fait l’expérience, l’un d’eux m’avait dit un jour, « Ne te prend pas trop la tête, le paradis ne se trouve pas sur terre ». Et il avait bien raison. Aucun endroit ne peut être satisfaisant à 100%. L’engouement que portent les gens pour l’émigration est normal. Ceci existe depuis la nuit des temps et les raisons en sont trop nombreuses pour les citer toutes. J’ai finalement changé d’avis. Et pour cause: une fois sur place, les impressions changent. Les images et idées qu’on se fait de ces pays se transforment en « déjà vu ». On a vite envie d’évoluer. Je pense que les algériens accordent trop d’estime à l’Europe. Au final, je ne me suis jamais senti aussi épanoui qu’à Tlemcen, ma ville natale. J’ai l’opportunité de créer, et ça se ressent assez vite dans la vie de tous les jours. Je me suis spécialisé dans un domaine peu en vogue en Algérie: le biomédicale. C’est grâce à mon expérience en France que je m’en suis rendu compte. Je ne regrette absolument rien et j’encourage les petites expériences à l’étranger, quant à moi, la prochaine fois que je quitterai le pays, ce sera pour des vacances. »

Sihem, informaticienne

« Je suis partie le lendemain de l’obtention de mon diplôme. J’avais une envie d’air frais, d’une bouffée d’oxygène. Et je l’ai eu. Tous les moyens étaient bons pour partir. J’ai même fait la bêtise de choisir une formation qui ne me plaisait pas. J’ai opté pour la première université qui m’a répondu favorablement afin d’optimiser mes chances de « débarrasser le plancher » comme je disais à cette époque. Passés les premiers mois, l’installation, la stabilisation, l’excitation laissent place aux tracas du quotidien. Une routine certes plus facile à vivre en France qu’à Alger, avec les loisirs, le cinéma, le métro, les moyens à l’université et tout le reste, mais la routine quand même. L’eldorado était à portée de main; maintenant il est acquis. Que faire après?. Ma formations ne me réjouissait guère. Mes attentes n’étaient plus qu’un fantasme assouvi.

Je suis venue, j’ai vu,…… et alors!!

C’est là que j’ai commencé à penser à rentrer au pays. J’ai au début demandé conseils, mais ça s’est vite avéré être une mauvaise idée. Les goûts et les couleurs ne se discutent définitivement pas. J’ai compris qu’il fallait peser le pour et le contre. Vivre sans métro est-ce si dur que cela?. La différence dans le mode de vie entre la France et l’Algérie est-elle si criante que cela? Jusqu’à quand je vais continuer à hésiter à revenir ou pas, y a t-il une limite? Et si ça devenait trop tard? . Je suis passée ainsi par une longue période de questionnements existentiels. Et un jour, sur un coup de tête, J’ai acheté un billet et je suis rentrée. Je ne suis jamais repartie. Le retour à la vie algérienne a été très dur. J’ai même regretté mon geste à un moment. Mais maintenant que j’ai une situation plus ou moins stable, le placard à fantômes est définitivement fermé. Plus de regrets, plus d’hésitations. En plus, mon expérience en France m’ouvre des portes ici, mes choix sont de tout bénéfices pour moi. »

Mohamed, éducateur.

« Je suis ce qu’on appelle un beur. Un français issu de l’immigration, même si pour mon compte, je n’ai jamais connu un autre endroit que la France. Bref, issu d’un pays que je ne connais donc pas, j’ai décidé il y a quelques années de le visiter, de voir d’où je venais…

Arrivé en Algérie, j’ai eu tout de suite l’impression de ne pas être algérien. Ça se voit, de toute manière, nous n’avons pas la même couleur …..de passeport. Par contre, malgré cette différence de taille, mon adaptation fut très facile. Les codes ne sont pas si différents de là d’où je viens (France). Confronté à des problèmes de chômage et de discrimination en France, je décide sans trop réfléchir de faire une expérience à Alger et m’y établir une année ou deux. Après m’être heurté pendant longtemps au problème de la disparité des diplômes, je trouve enfin ma voie. Mon père m’a toujours dit, que ce sont les émigrés algériens entre autres qui ont construit les ponts et les autoroutes que nous empruntons aujourd’hui en France. « Si nous nous avons réussi à le faire en France, vous vous réussirez sûrement à faire autant en Algérie » concluait il.  »

Amine, ingénieur software en Allemange.

 » J’ai quitté l’Algérie par manque de qualité de vie au quotidien, plus que par raison économique.
Le jour où Alger ressemblera à Genève, i.e. infrastructure et comportement de la population, ce jour là peut être je rentrerai en Algérie.

L’Algérie ne fait pas d’efforts pour nous encourager au retour au bercail. Je penserais plutôt le contraire.
La lumière blanche qu’apporterait cette matière grise dérangerait l’establishment qui aime à se mouvoir dans l’opacité noirâtre et à naviguer en eaux saumâtres. Dans la transparence et la liberté absolue, la diaspora jouera tout simplement son rôle, à coté de la dynamique populaire restée sur place mais effrayée et muselée, de moteur social, et ce tous azimut. On ne peut pas espérer un retour de la diaspora au moment même ou le phénomène de harraga bat son plein!
Je crois que nous sommes loin de cette perspective.

C’est peut être même une utopie, car quand on s’habitue à la qualité de vie qu’offrent les capitales européennes, il est franchement difficile à envisager un retour définitif dans un pays classé parmi les derniers en matière de qualité.
Même ceux à qui on a promis des bureaux, du cuir et du feutre, se sont lassés du système, végétatif et liberticide.
 »

Kh_louna

l'Algérie à besoin de ses compétences établis à l'étrager

Publié le 23/07/2009 à 00:08 par hogra
 l'Algérie à besoin de ses compétences établis à l'étrager

Bouteflika: l'Algérie à besoin de ses compétences établis à l'étrager

ALGER - Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a indiqué mercredi que l'Algérie souhaite tirer profit des compétences algériennes établies à l'étranger dans les domaines de la recherche scientifique, de l'expertise et des découvertes technologiques ainsi que de l'investissement financier dans divers secteurs.

  • "Nous souhaitons que l'Algérie puisse tirer profit (des) compétences dans les domaines de la recherche scientifique, de l'expertise et des découvertes technologiques ainsi que de l'investissement financier dans divers secteurs", a souligné le chef de l'Etat dans un message aux participants à l'université d'été de la communauté nationale à l'étranger, lu en son nom par Habba El-Okbi, secrétaire général de la présidence de la République.
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    Le président Bouteflika, qui a estimé que les jeunes instruits sont "redevables envers (leur) patrie pour avoir fait des études en Algérie", a affirmé que "l'Algérie s'enorgueillit et tire fierté de la réussite des compétences établies à l'étranger et plus précisément dans les pays industrialisés".
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  • "De votre apport, nous attendons surtout une bonne gestion, de judicieuses décisions et la rationalisation dans la conduite des affaires grâce aux opportunités qu'offrent maintenant la connaissance et les différents moyens de communication et de technologie numérique, de promouvoir le pays sur le chemin du progrès et du développement national", a-t-il poursuivi.
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  • Le chef de l'Etat a rappelé qu'en Algérie, plusieurs secteurs présentent aujourd'hui "les meilleurs conditions" aux opérateurs et investisseurs nationaux d'abord, et l'Etat veille à garantir un environnement économique et social favorable à la production nationale et à sa diversification. Il a ajouté que l'Etat "s'emploie, par ailleurs, à assurer une meilleure prise en charge de ses enfants à l'étranger, à travers le suivi et la valorisation de leurs activités".
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  • Il a ainsi invité ces compétences à "faire toujours plus, à aspirer à davantage d'acquis et de performance", étant, "sans conteste, les ambassadeurs de l'Algérie à travers le monde, son image rayonnante" et aussi "son pouls (...) dans les défis de notre temps qu'elle s'emploie à relever".
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  • "De notre côté nous œuvrons sans relâche à mettre fin à la fuite des cerveaux, des compétences et des créateurs algériens", a-t-il dit, les appelant à retourner au pays pour "contribuer efficacement, chacun à sa manière, aux côtés de leurs frères, à construire le développement durable du pays". Le chef de l'Etat a indiqué que l'Algérie est "ravie" de "recevoir aujourd'hui l'élite de ses enfants venue, pleine d'enthousiasme, des quatre coins du monde, retrouver la mère patrie".
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  • Le président Bouteflika a estimé que la tenue de cette université d'été est "une occasion propice pour faire connaissance, débattre et tirer profit des opportunités offertes, tout autant que le moment idéal pour s'adonner aux joies du tourisme et apprécier un pays que Dieu a gratifié d'une grande beauté et de merveilles". Il a rappelé que cette université d'été coïncide avec le 47e anniversaire de l'indépendance et de la jeunesse, "une fête, dont le tribut, a-t-il dit, a été le sang pur versé sur l'autel de la liberté (...)".
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  • Le président Bouteflika a ajouté que cette rencontre coïncide également avec "une joyeuse fête africaine qui a attitré, en Algérie, des frères venus de note grand continent, se réjouir et rivaliser avec leurs créations dans le domaines de la science, de la pensée, de l'art et de la littérature".
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  • Evoquant le renouveau de l'Algérie, il a rappelé que grâce au soutien du peuple, "nous avons pu venir à bout du fléau du terrorisme aveugle en optant pour la concorde civile et pour la réconciliation nationale", relevant que "le pays a renoué avec la paix et la sécurité, en tant que pré-requis pour affronter les défis du développement".
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  • Le président Bouteflika a également rappelé qu'en matière d'infrastructures notamment, le réseau routier a été renforcé par des milliers de kilomètres de nouvelles routes et par la création et l'élargissement de réseaux de transport, partant du fait, a-t-il précisé, que "ces mesures favorisent les déplacements et la communication, impulsent l'économie et la dynamique de l'emploi et du développement global".
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  • Il a en outre cité le décollage d'autres secteurs, comme l'habitat, l'enseignement sous toutes ses facettes, la santé, les loisirs culturel, sportif et artistique, le tourisme, l'agriculture, grâce à des mesures et programmes de développement accordant une place centrale au capital humain et, en général, aux scientifiques et universitaires.
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  •  "Nous misons aujourd'hui sur l'ensemble des enfants de ce pays, à l'intérieur et à l'étranger, mais nous parions beaucoup sur ceux qui se distinguent par le savoir et la technologie moderne, ainsi que par la maîtrise des connaissances et l'expertise de pointe, notamment dans les pays avancés", a souligné le chef de l'Etat.
  • Abordant l'université d'été, il a estimé que grâce à son programme "riche et varié", elle "offre à certains d'entre vous, qui n'ont pas eu cette chance par le passé, d'être en contact direct avec leur peuple en Algérie et de connaître la géographie du pays, son histoire et son patrimoine exceptionnel, l'état de son développement national et local ainsi que les moyens qu'il recèle et les opportunités d'investissement productif qu'il offer.
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Ces Algériens qui ont réussi en Suisse

Publié le 19/05/2009 à 13:12 par hogra
Leurs positions sociales, professionnelles, intellectuelles et leur générosité font honneur à leur pays
Ces Algériens qui ont réussi en Suisse

De notre envoyé spécial en Suisse
Mohamed Ouanezar

C’est l’histoire insoupçonnée de jeunes Algériens qui ont choisi de s’exiler, non pas en quête d’une vie plaisante ou à cause d’une déception ou d’un coup de tête, mais plutôt pour se donner les moyens de leurs propres ascensions sociales, culturelles et professionnelles, de laisser libre cours à leur génie, à l’amour de vivre et de faire épanouir ce qu’ils n’ont pu faire chez eux. Nous avons, ainsi, durant notre séjour en Suisse, notamment à Genève, Fribourg et Zurich rencontré des Algériens de différents bords et horizons dont nous vous racontons ici l’aventure et les histoires des succès professionnels et humains qu’ils représentent. Ils sont 100 Algériens résidant à Fribourg, une ville très calme et très belle. Le récit.
Mohamed Chabou, jeune agent d’assurances très actif en France et en Suisse. Il vient de lancer sa propre affaire. Une nouvelle assurance sur le marché européen Insco Swiss avec Elvia, Mondial assistance dont il est le general manager. «Prévoyance Obsèques» est, en fait, un nouveau produit qui s’adresse surtout aux communautés arabes et, plus particulièrement, maghrébines. Avec un sens aigu des responsabilités, Chabou fait évoluer son produit et aimerait bien collaborer avec les institutions d’assurances du pays. «C’est profitable autant pour nos compatriotes en détresse que pour les assurances elles-mêmes», notera-t-il. Son affaire a vu le jour à la suite de drames terribles qui ont touché certains proches amis à lui. Mourir en Europe n’est pas une sinécure, serait-on tenté de dire.
Le drame des harraga dont les corps gisent dans les tiroirs des morgues de l’Europe entière est assez édifiant quant à la deuxième tragédie de ces jeunes Algériens morts pour un rêve qu’ils n’ont jamais pu réaliser. Chabou Mohamed, semble avoir trouvé la solution.
Belhocine Hachemi est un brillant avocat algérien basé dans l’ancienne ville Etat. Fribourg. Membre du comité de direction suisse du lobby de l’immobilier (c’est une exception), membre de l’Association suisse des locataires (83% des Suisses n’ont pas accès à la propriété. Ils sont locataires). Il est le propriétaire d’un immeuble de quatre étages au 5, rue le Criblet à Fribourg. C’est dans cet immeuble qu’il dirige un cabinet d’études juridiques spécialisés dans les accords de Barcelone, le transit et la confection des contrats qui ont trait à l’immobilier. Son bureau, décoré aux couleurs de l’Algérie, comprend une multitude d’objets et de choses qui constituent des repères identitaires pour ce jeune avocat, artiste à sa manière. Il nous montrera jalousement une bouteille dans laquelle il avait soigneusement mis du sable. «Je l’ai ramené du bled. C’est vrai. C’est sérieux. Le fait de le voir me suffit», nous dira-t-il. Sur les murs, pas de peinture. Juste un style de décoration avec du gypse, en guise de peinture. Un rouge brique comme ceux qui caractérisent les maisons de notre campagne et leurs intérieurs rougeâtres. Autre détail important. Hocine est accro à la «chema», tabac à chiquer. «C’est mon plaisir», dira-t-il. Ayant connu une Suissesse à Alger avec laquelle il s’est marié, il décidera d’émigrer non sans avoir accompli son service national. «J’avais soif de connaissance et de savoir. Et mon choix était clair. J’avais une Renault 4 que j’ai vendue à 17 millions de centimes à l’époque, l’équivalent de 2 000 francs suisses», nous confiera-t-il. Très pragmatique et sérieux, Hachemi rejoindra les rangs de l’université où il passera six années à étudier le droit, en plus de sa licence obtenue à Alger. «Ouallah ya baba il était un simple mécano. J’ai dû faire des boulots assez durs et physiquement éreintants pour subvenir à mes études. J’ai également fouiné pour voir à quelles sortes d’aides je pouvais prétendre. Et j’ai réussi. De temps en temps, le téléphone sonne. Il s’excusera à chaque fois, pour ensuite nous lancer : «Ici, il faut rester à l’écoute de ses clients. J’ai aussi des détectives avec lesquels je dois être en contact permanent pour les affaires courantes de mes clients» Hachemi Belhocine a réussi en l’espace de quelques années à devenir un homme incontournable dans la ville de Fribourg. Le 15 mai, il recevra chez lui l’épouse du président suisse Rudolph Mertz pour une action caritative. Belhocine aime entretenir de bonnes relations avec son entourage et son environnement. «Je connais beaucoup de députés. Ils aiment l’Algérie et voudraient bien y voyager. La recette Algérie, ça marche. Il faut juste y croire», lancera-t-il. Néanmoins, Belhocine est également considéré comme le parrain des associations algériennes activant en Suisse. Il lance des associations qu’il mettra sur les rails pour ensuite les laisser continuer sans interférence aucune. Son rêve, c’est d’aboutir à l’homologation des associations algériennes humanitaires auprès de la Croix-Rouge et autres organismes internationaux. «Je voudrais aussi lancer l’idée d’une fédération suisse des associations algériennes œuvrant dans le domaine de l’humanitaire et de la santé», nous confiera-t-il. Nous avons la chance d’avoir des vis-à-vis importants et disponibles.» Et pour conclure, Belhocine est le responsable régional du FLN en Suisse.
Hadj M. Derouaz, septuagénaire, est membre de l’Office du tourisme suisse, membre de la Société suisse d’hôtellerie et membre de l’école d’hôtellerie suisse. Propriétaire de l’hôtel Strasbourg. Un somptueux hôtel situé dans le centre ville de Genève. Un véritable joyau architectural doté d’une technologie de pointe dans les prestations de services. Ancien moudjahid de la Fédération FLN de France, c’est aussi un ancien détenu de l’armée coloniale sur le territoire français. Ayant été libéré par la suite, il entre en Suisse en 1960 où il s’établira définitivement. «C’est un pays qui m’a ouvert ses bras et m’a accueilli chaleureusement. J’ai continué mes activités de soutien à la révolution jusqu’en 1962, date de l’indépendance», notera-t-il sur un air de fierté et de satisfaction quant à son devoir vis-à-vis de la nation. Il nous exhibera le nom de cet ancien moudjahid, Omar Boudaoud, qui était le chef incontesté des moudjahidine de France et même en Europe. Après l’indépendance, Hadj Derouaz se consacre à l’activité au sein de l’Amicale des Algériens en Suisse. «Il nous fallait nous regrouper dans un cadre en tant qu’Algériens. Je me suis ensuite enrôlé dans les rangs du FLN où j’ai continué d’exercer en tant que militant». Il nous racontera, par la suite, comment les rivalités entre militants du FLN et ceux du MNA avaient fait des morts de part et d’autre à Lyon, place du Pont. Préférant se projeter sur le présent et l’avenir, il nous lancera cette phrase pleine de sens : «Nos autorités nous font confiance. Nous essayons d’être une jonction entre la jeune génération et celle d’avant. C’est une caution morale.» Et de bifurquer sur la dernière élection. «Moi je suis fidèle à mon pays et je crains Dieu», nous dira-t-il. Nous apprendrons de la bouche de l’un de ses compatriotes qu’il a bâti et inauguré une mosquée grandiose dans un quartier miséreux dans la ville d’El Eulma. Coût de l’opération : près de 9 milliards de centimes. Lors de la dernière élection présidentielle, il fut l’un des rares membres de la commission nationale chargée de superviser les élections en Europe. Notre homme s’intéresse également au mouvement associatif algérien et à ses actions qu’il sponsorise en fonction des activités. C’est le cas pour les séjours thérapeutiques des enfants de victimes du terrorisme, SOS enfants en détresse et autres prises en charge d’enfants en matière de soins et autres. Généreux et attentif, Derouaz est l’un de ces Algériens qui ont réussi dans tous les domaines. Ses enfants qui le secondent dans les affaires de l’hôtel sont aussi un exemple de gentillesse et de bon sens.
Le docteur Achour Abderrahmane, octogénaire, est docteur en physique nucléaire et major de promotion en France et en Suisse. Il est également chargé de cours à l’université de Fribourg, considérée comme la deuxième importante université après celle de Harvard l’américaine. C’est le précurseur de l’introduction de l’informatique dans la ville de Fribourg en 1973. Pour nombre d’Algériens évoluant dans cette ville suisse, Achour est un véritable père. De temps à autre, des dîners et autres barbecues sont organisés entre Algériens. «Nous nous amusons comme des enfants. On se laisse aller sans aucune contrainte. Car, nous savons que les autres jours, ce sera l’enfer et le stress du boulot», notera Hachemi.
Dr Zidane Meriboute est senior consultant auprès du comité international de la Croix-Rouge CICR à Genève. Un Algérien hors pair.
Un intellectuel, un chercheur également dans les questions relatives au soufisme. «Je m’intéresse surtout aux aspects sociologiques dans le soufisme, notamment la Tidjania qui compte plus de 50 millions d’adeptes», notera-t-il d’un air très modeste. Il a également édité plusieurs ouvrages relatifs à l’islam et au soufisme. Actuellement, Zidane Meriboute est sur les traces de l’Emir Abdelkader, notamment pour ce qui est de son exil
en France. Notre chercheur s’intéresse, en fait, aux correspondances qu’un compagnon de l’émir conservait jalousement. Il s’agit de Léon Roche, qui «était, en fait, un double agent». Pour Meriboute, c’est le livre de Claude Azio Douze ans d’islam qui cherchait un commentateur qui a mis la puce à l’oreille de ce chercheur.
Il nous parlera également des cheïkh exilés de la tarika Tidjania et des tentatives de destruction de la zaouïa de Aïn Madi et tant d’autres récits envoûtants et captivants. Meriboute est également l’un de ces Algériens qui font
honneur à leur pays.
Mohamed l’Oranais, dit «El Mossad» à cause de son sens très poussé du renseignement. Zurich n’a pas de secret pour lui. Avec son allemand aux accents très rustres, il entretient des relations extraordinaires avec les membres de la communauté arabe à Zurich et même ailleurs. Sourire au coin des lèvres, il sait comment ne pas être encombrant dans la djemaa. Silencieux, généreux et très à l’écoute, il ne connaît pratiquement pas le repos. Pourtant, Mohamed «El Mossad» a tout pour déguster une retraite dorée. Deux grandes maisons en Espagne, une autre à Zurich, un petit palais à Casablanca au Maroc, trois villas à Oran… En instance de divorce avec sa femme espagnole - il a vécu la majeure partie de sa vie en Espagne où il se sent vraiment chez lui. «Ma fille est tout ce que j’ai au monde. J’aurais seulement voulu qu’elle se marie avec un Arabe. Mais Allah ghaleb (A Dieu ne plaise). Sinon, c’est une fille géniale pleine de ressources. Elle a fait des études poussées en finances et elle est devenue une grande experte. Maintenant, elle travaille à son compte. Elle gère des équipes de tennis qu’elle prend en charge financièrement. Je ne sais trop ce qu’elle fait au juste. Mais je trouve qu’elle est assez futée. Comme nous autres Algériens. C’est ma fierté. Quand je l’ai ramenée d’Espagne, elle paraissait bouchée. Mais elle a vite grimpé. C’est une vraie battante», confie Mohamed avec une grande fierté. A l’âge de la retraite, il continue de sillonner les artères de Zurich avec son fourgon Mercedes. L’air hagard, un physique austère, Mohamed a investi un créneau porteur à Zurich. Le transport de marchandises, les déménagements et autres. Il lui arrive d’acheminer des cargaisons entières vers le Maroc et l’Espagne. Il a passé plus de 25 années dans les chantiers de Zurich. «J’ai beaucoup souffert au début. Mais j’ai gagné. Maintenant, je voudrais me reposer. Mais il faut que je règle certains trucs avant», allusion faite à son divorce sans lequel il ne peut prétendre à ses biens, en Espagne notamment. A Zurich, il loue des garages qu’il utilise dans le stockage de marchandises et autres biens. Avec son ami de tous les jours, Chibane Abdelkader, un Algérois de souche qui vit à Zurich depuis plus de
20 années, il affronte les tracas de l’exil avec un grand courage. Kader son ami est également un grand affairiste dans la ville. Consulté et très apprécié des Turcs et autres Maghrébins, Kader possède des garages et des aires de stationnement où il parque ses voitures et camions. «Chaque année, je me rends à Alger et au Sud avec mes enfants et ma femme. Je veux qu’ils gardent un lien étroit avec leur pays d’origine. C’est très important pour moi», nous confiera-t-il. Avec son véhicule flambant neuf, il sillonne Zurich en quête de voitures et d’occasions. Téléphone en main, il ne se lasse pas de se déplacer pour voir telle ou telle voiture. C’est ce qu’on appelle avoir le sens des affaires.
«Je n’ai jamais eu peur de mon pays. Au plus fort du terrorisme, je me rendais en famille à Alger, contre tout avis et mise en garde. Mon père avait à chaque fois le vertige en me voyant débarquer avec ma femme suisse. C’est mon pays. Je ne peux m’en défaire», notera-t-il.
Samir et Djamel sont deux jeunes Oranais qui vivent de leurs mensualités à Zurich.
En notre présence ils parlent français avec, de temps à autre, des mots en allemand. Ils commencent à peine leur grande aventure.

POUR PROFITER DES COMPÉTENCES ALGÉRIENNES À L’ÉTRANGER Alger cherche toujours la bonne recette

Publié le 15/12/2008 à 12:00 par hogra
POUR PROFITER DES COMPÉTENCES ALGÉRIENNES À L’ÉTRANGER
Alger cherche toujours la bonne recette
Après avoir tenté vainement de faire revenir les chercheurs algériens établis à l’étranger, le ministère de l’Enseignement supérieur change de stratégie.

Nawal Imès (Alger Le Soir) - «Au lieu d'envisager leur retour et leur installation dans des centres de recherche, il serait plus pertinent de veiller à leur valorisation sur place et faire en sorte que les équipes de recherche installées en Algérie puissent bénéficier de leurs connaissances acquises.» C’est la conclusion à laquelle est arrivé Rachid Harraoubia, le ministre de la Recherche scientifique, qui a indiqué que son département était en train de sélectionner des compétences nationales à l'étranger pour leur permettre de participer aux conseils scientifiques, conseils administratifs et centres de recherche. A travers leur participation, c’est un appui que recherchent les laboratoires pour l’acquisition «des techniques non disponibles dans nos laboratoires et tenter de maîtriser certaines technologies et favoriser leur transfert en Algérie». Les domaines prioritaires sont les énergies renouvelables, la technologie, la santé, l'agriculture et la physique des particules auxquels peuvent prendre part les quelque 700 chercheurs nationaux établis à l'étranger aux côtés des 16 000 autres qui évoluent en Algérie. Des propos tenus en marge du deuxième colloque organisé par l’Association des compétences algériennes (ACA) en collaboration avec la Forem qui dure jusqu’à lundi et qui a pour thème central «transfert du savoir-faire, modernisation et développement économique ». Des chercheurs algériens sont venus des quatre coins du monde exposer leurs expériences. Un document de synthèse, incluant plusieurs idées de projet, sera élaboré à la fin du colloque.
N. I.

SELON OULD ABBÈS
Rien ne compromettra la visite de Bouteflika en France

Auréolé du titre de ministre de la Communauté algérienne à l’étranger, Djamel Ould Abbès multiplie les déclarations au sujet de la politique étrangère de l’Algérie. La dernière remonte à hier. Ould Abbès déclarait, en effet, que la visite de Bouteflika prévue à Paris n’est pas compromise par l’affaire Hasseni. Interrogé en marge du colloque sur les compétences algériennes à l’étranger, le ministre a étalé ses convictions. «Il n’y a pas de froid entre Alger et Paris et rien ne saurait compromettre la visite du président algérien en France. L’Algérie est un pays souverain qui a le droit de soutenir ses citoyens là où ils sont», dit-il avant de dire : «J’ai rencontré le diplomate algérien, il est serein. Il a tout l’appui de l’Etat algérien. Je suis convaincu de son innocence. »
N. I. Le Soir d'Algérie.com

PLUS DE 100.000 CADRES ALGÉRIENS À L’ÉTRANGER

Publié le 14/12/2008 à 12:00 par hogra
PLUS DE 100.000 CADRES ALGÉRIENS À L’ÉTRANGER
Une autre ressource mal exploitée
L’Algérie doit comprendre ce que peuvent donner ces compétences pour pouvoir espérer bénéficier de leur expérience et de leur savoir-faire.

Le chiffre est effarant! «Plus de 100.000 cadres algériens sont établis à l’étranger. Parmi eux, pas moins de 1500 sont des chercheurs et experts de renom dans divers domaines», c’est ce qu’a révélé, hier, Mustapha Khiati, président de la Fondation pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem).
Intervenant en marge du colloque sur le transfert du savoir-faire et le développement économique, M.Khiati a indiqué que l’Algérie doit comprendre ce que peuvent ces gens donner pour pouvoir espérer bénéficier de leur expérience et de leur savoir-faire.
Il a, par ailleurs, souligné que transférer leur compétence dans leur pays n’est pas tributaire de leur présence ici en Algérie. Car, a-t-il noté, ils peuvent collaborer par des correspondances et autres mécanismes pour transférer leurs connaissances chacun dans son domaine.
«Désormais, tout est possible et tous les projets allant dans ce sens seront chapeautés par la direction générale de recherche rattachée au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique», a-t-il déclaré.
De leur côté, de nombreux cadres ont exprimé leur disponibilité à coopérer avec les institutions, services et administrations algériennes qui souhaitent s’offrir leurs services. Pour sa part, Djamal Ould Abbès, ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger a exprimé, lors de son intervention, tout l’engagement des autorités algériennes pour cette élite qui s’est imposée dans les pays les plus développés du monde. Il a toutefois appelé cette élite à coopérer avec son pays pour mettre en valeur son expérience.
«L’Algérie a besoin de vous et vous avez besoin de l’Algérie», a-t-il martelé. M.Ould Abbès a annoncé, à cette occasion, l’installation prochaine du Conseil consultatif de la communauté établie à l’étranger, lequel sera représenté par deux délégués pour chaque région du monde. Ainsi, le Moyen-Orient, la France, le Canada et les USA auront leurs représentants au sein de ce conseil.
Un message du président de la République aux participants a également été lu par M.Boughazi, conseiller du Président, lors de l’ouverture des travaux de ce colloque.
Dans ce message, M.Bouteflika a appelé les cadres algériens établis à l’étranger d’unir leurs efforts pour relever les défis qui attendent l’Algérie, à l’ombre de la crise financière mondiale et ce, dans divers domaines.
Exprimant la fierté de la République pour son élite, le chef de l’Etat n’a pas manqué de relever les manques dans les systèmes économique et institutionnel algériens qui ont engendré, d’ailleurs, la fuite sans précédent des cerveaux algériens.
Pour revenir au colloque, il convient de souligner que la première journée de ses travaux s’est tenue, hier à l’hôtel Mercure à Alger. D’une durée de trois jours, il est co-organisé par la Forem et l’Association des compétences algériennes (ACA), en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger ainsi que BIVision systems. Le président de l’ACA a signalé que 150 chercheurs et experts venus de 7 pays ont pris part à ce rendez-vous.
Plusieurs objectifs sont assignés à ce colloque. Il s’agit, selon ses organisateurs, de continuer à créer des opportunités et un espace où les compétences algériennes, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, pourraient effectuer des échanges et surtout s’y rencontrer.
Les organisateurs espèrent également redonner la confiance aux intervenants et aux compétences confirmant ainsi qu’il est possible d’édifier des projets à forte valeur ajoutée à travers des échanges constructifs et fructueux. Mais le grand défi reste celui de freiner le mouvement de la fuite des cerveaux, qui ravage le pays et d’inverser ainsi la tendance en impliquant les compétences dans le processus de développement du pays.

Karim AIMEUR

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Pourquoi les cadres algériens préfèrent aller ailleurs

Publié le 05/12/2008 à 12:00 par hogra
Blida: Pourquoi les cadres algériens préfèrent aller ailleurs

par Tahar Mansour
Durant deux jours, l'université Saâd Dahlab de Blida a accueilli une rencontre internationale dont le thème principal a été «la gestion et l'évaluation du capital intellectuel dans les entreprises», tenue à l'amphithéâtre de la faculté des sciences économiques. Cette rencontre a réuni des spécialistes de nombreuses universités algériennes, du Koweït, de la Jordanie, de la Syrie, d'Irak et de la Palestine qui ont, chacun selon sa conception et ses idées, parlé du capital intellectuel arabe qu'ils ont qualifié de condition sine qua non de toute avancée dans les domaines multiples des entreprises, qu'elles soient étatiques ou privées. La première séance, présidée par l'ex-ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Ammar Sakhri, a vu l'intervention du doyen de la faculté organisatrice dresser un tableau peu reluisant de la situation managériale de l'Algérie concernant son capital intellectuel. En effet, notre pays possède une vraie mine en capital intellectuel, dont la pérennité est assurée par une politique gouvernementale qui donne une grande importance à l'enseignement dans toutes ses étapes en lui consacrant le quart des dépenses publiques, mais ce capital n'est pas rentabilisé, à l'image d'ailleurs de tous les autres pays arabes, et cette rencontre tend à poser les jalons pour une évaluation juste du capital intellectuel de l'Algérie ainsi que ceux des pays participants et à discuter des moyens à mettre en oeuvre pour sa gestion sensée.

Plusieurs exemples des pays riches ont été donnés par les intervenants pour étayer leurs dires et faire toucher du doigt l'importance du capital intellectuel et l'avancée technologique et civilisationnelle qu'il a permis à ces pays. L'un des plus édifiants exemples est celui du Ghana et de la Corée du Sud qui, dans les années 50, étaient pratiquement au même niveau économique. Nous retrouvons maintenant le Ghana toujours à la traîne alors que la Corée du Sud est devenue un pays technologiquement très avancé, classé parmi les pays très riches. L'étude qui a été faite concernant les deux pays nous ramène aux systèmes éducatifs des deux pays et à l'importance qu'a donnée la Corée à ses intellectuels en les plaçant dans un contexte tel qu'ils cherchaient toujours à faire mieux et à innover encore et encore pour faire avancer leur pays. C'est la même chose pour l'Europe qui a misé sur les compétences intellectuelles de ses travailleurs et de ses chercheurs qui ont fait avancer leurs Etats de 50% de plus que ne leur permettaient les seuls moyens financiers. Si nous retournons en Algérie, nous trouvons que le système éducatif privilégie le nombre (la quantité) à la qualité, d'un côté, et le climat de travail au sein des institutions ne permet aucune émergence des compétences innovatrices, managériales ou autres, ce qui pousse les intellectuels algériens à aller chercher ailleurs ce climat propice. D'ailleurs, il suffit de savoir qu'entre 91 et 96, 200.000 intellectuels algériens toutes branches confondues ont quitté le pays, dont 3.000 spécialistes en informatique, ce qui a causé une perte à l'Algérie estimée à 40 milliards de dollars US. En outre, l'Algérie est actuellement classée à la 125ème place sur 178 pays en ce qui concerne le climat de travail au sein des entreprises et des institutions, c'est dire le retard que nous devons rattraper. Un autre frein, et non des moindres, est constitué par la bureaucratie qui tue toute velléité d'avancement pour le pays. En effet, pour créer une entreprise en Algérie, il faut 14 opérations pour la constitution du dossier et de ses «avenants» alors qu'il n'en faut que 6 dans les pays de l'OCDE. Ainsi, et à travers ce genre de rencontre, les Arabes tentent de mettre sur pied une politique économique commune basée sur un intérêt accru du capital intellectuel et des compétences des uns et des autres pour faire avancer les entreprises vers une gestion plus rationnelle qui leur ouvre grandes les portes de l'avenir.

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