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vive bouteflika tahya eldjazair...
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que notre pays ai gagnier son billet pour lafrique du sud c'est magnifique;que çà soit feter comme il faut c'e...
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Date de création : 22.07.2008
Dernière mise à jour :
23.11.2009
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3ème forum de Reage: Près de 400.000 cadres algériens en Europe
par Ghania Oukazi
«C'est très difficile de vendre l'Algérie comme destination professionnelle parce qu'elle n'est pas encore vue comme étant un cadre socioprofessionnel dans lequel on peut s'épanouir. Il y a donc un travail titanesque à faire en terme de sensibilisation mais il faut des sacrifices aussi.»
C'est jeudi, lors d'une conférence de presse organisée à l'hôtel Hilton d'Alger par Reage, que cette sentence a été prononcée par un jeune cadre diplômé des écoles d'Alger et, avait-il dit, «fier d'avoir eu des diplômes en Algérie». Cadre à plein temps chez l'opérateur de téléphonie Mobile Nedjma, il anime aussi, mais à titre bénévole comme ses collègues, le bureau de Reage «fraîchement ouvert à Alger». Il n'a pas caché le fait que «les compétences algériennes qui veulent travailler ici viennent avec des conditions d'expatriés, ils veulent qu'on leur trouve un logement, une école pour leurs enfants et autres choses...»
Reage est ce réseau des Algériens diplômés des grandes écoles et universités françaises qui organise le 7 novembre prochain à Paris, sous le parrainage de l'ambassadeur d'Algérie à Paris, son troisième forum qu'il place sous le thème «Algérie, potentiels et opportunités». Depuis trois ans, le forum de Reage réunit, disent ses animateurs, plus de 1.500 personnes venant du Maghreb, d'Europe et des USA pour échanger autour des opportunités d'emplois, d'investissements et d'affaires qu'offre l'Algérie. Pour son édition parisienne qu'il présente comme «1er forum économique euro-algérien», le réseau dit s'ouvrir à des secteurs «inédits», entre autres la construction, l'agroalimentaire, le juridique, la santé... La plénière sera organisée sous le thème «Nouvelle politique des IDE en Algérie». Il sera question selon les organisateurs «d'analyser les impacts des récents changements dans la réglementation des investissements en Algérie, en particulier des investissements étrangers dans le tissu industriel algérien.» Une trentaine de PME sera présente en plus des agences économiques comme l'ANDI pour le compte de l'Algérie et des associations professionnelles des deux rives.
Parmi les invités, on annonce le président du FCE, Redha Hamiani, le président de la CACI, Bendjaber, le conseiller économique de l'ambassade de France à Alger, des responsables de grandes entreprises nationales et internationales comme le patron de Cevital ou le DG de Nedjma (sponsor de l'événement) ou alors de BP ou KPMG.
Reage tente ainsi d'établir une connexion entre les deux rives dans le but de convaincre ceux qui sont dans celle nord de travailler ou alors de «coopérer» avec celle sud. Un objectif appelé par le soin de ses animateurs «construction d'un partenariat stratégique entre l'Algérie et sa diaspora». «On a vu dans ce sens des exemples qui nous laissent optimistes», dit le diplômé d'Alger en évoquant l'expérience de Karim, ce jeune binational diplômé de la Sorbonne, qui a choisit de (re)venir travailler en Algérie. Ses autres objectifs «la mobilisation de la diaspora algérienne et ses amis en faveur du développement de l'Algérie» ou encore «la contribution au rayonnement de l'Algérie dans un espace méditerranéen paisible et prospère». Et pas seulement.
«Vendre l'Algérie comme un champ professionnel»
Le réseau dit privilégier «l'action opérationnelle avec comme objectifs majeurs: participer à la promotion et à la réussite de notre communauté en Europe et dans le monde ; encourager l'esprit d'entreprise et favoriser l'émergence d'une nouvelle génération d'élites ; promouvoir les parcours d'excellence notamment auprès des jeunes talents ; construire un partenariat stratégique entre l'Europe et l'Algérie (...) » ; «oeuvrer au rapprochement des acteurs économiques maghrébins» ; enfin, «être force de propositions et de contributions». Le réseau s'est déjà constitué en antennes internationales. Il en a une au Canada, une autre aux Emirats Arabes Unis et une troisième en Grande-Bretagne sans compter, bien sûr, celle européenne. Il a aussi monté des clubs des Tic, de l'énergie, des ressources humaines, juridique avec en plus un club des entrepreneurs et un conseil junior. Et pour lever toute équivoque, il est précisé que «Reage n'est pas un recruteur mais oeuvre pour que les potentialités algériennes essaient de vendre l'Algérie comme un champ professionnel». C'est, dit l'un de ses animateurs, «une plate-forme d'échanges réunissant élites et opérateurs économiques». Son président, Fateh Ouazani, estime que «c'est une action militante au sens pur et propre du terme».
Ouazani est intervenu jeudi par téléphone à partir de Paris pour souligner que «nous sommes très demandeur d'informations de l'autre côté, donc on cherche à leur expliquer les difficultés mais également les facilités». Il a fait savoir que «nous sommes 6 millions d'Algériens vivant à l'étranger, près de 400.000 d'entre eux sont des cadres dans différents secteurs économiques européens. Vers 2020, nous serons près d'un million de cadres dont nombreux seront comptés parmi les décideurs au sein de grandes institutions.» Il estime que «c'est un véritable levier pour l'Algérie». Le président de Reage pense par ailleurs qu' «au-delà de l'euromed, il est possible de construire une région Europe-Afrique-Moyen-Orient qui compte 1,5 milliard d'habitants. C'est un formidable marché pour l'Algérie.» Il avoue être «conscient des difficultés qu'il y a en Algérie, bien qu'avec ça nous avons des membres qui s'y sont installés. Ce n'est pas un mouvement d'ampleur certes - nous n'avons pas d'invitation à faire dans ce sens - mais nous disons que l'Algérie a besoin de leur contribution.»
Dans Reage, «on est convaincu qu'un certain nombre de choses doivent bouger (...), on espère que ça aille vite». Ouazani fait état «d'un sentiment d'une certaine instabilité chez beaucoup que je pourrais comprendre. Mais l'essentiel est qu'on puisse faire quelque chose ensemble. Nous regardons avec beaucoup d'attention les opportunités qui peuvent se présenter à nous pour des projets concrets de partenariat entre les deux rives.» Le principal indicateur, dit une des animatrices, «pour collecter des informations sur différents secteurs, ce sont les opérateurs qui sont sur le terrain. On n'a pas besoin de données microéconomiques, on cherche des informations au plan microéconomique pour essayer de savoir comment évolue l'économie algérienne.» Reage fonctionne ainsi depuis 2005, date de sa création, et compte déjà 1.000 membres.
Cadres algériens installés à l’étranger
Une minorité s’inscrit sur les registres des consulats d’Algérie
Le ministre des affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a annoncé que la majorité des cadres algériens installés à l’étranger ne prennent même pas la peine de s’inscrire sur les registres des ambassades et consulats algériens. Répondant à une question orale posée par le sénateur, Belabes Belabes, M. Medelci a indiqué que le nombre des cadres algériens inscrits sur les registres des ambassades et consulats de l’Algérie, est estimé à environ 15200. Cependant, le ministre reconnaît que ce chiffre n’est pas du tout représentatif de la communauté scientifique algérienne établi à l’étranger. Celle-ci est autrement plus importante, a indiqué le ministre des Affaire étrangères.
Cela dit, M.Medelci a tenu à mettre en avant le fait que l’on assiste à un phénomène de retour au pays, même si les flux ne sont pas « révolutionnaires ». Il révèlera ainsi, que pas moins de 50 projets d’investissement ont été financés et gérés par des cadres algériens, qui sont retournés au pays entre 2002 et 2008. Le ministre fera remarquer au passage que 80% des ses projets ont concerné le secteur industriel. En plus de ces « cadres-hommes d’affaires », M. Medelci a évoqué les éminences grises algériennes qui, après un séjours à l’étrangers, sont retourné en Algérie pour gérer des projets de compagnies étrangères sur le sol national.
Sur un autre plan, le ministre des AE a critiqué les médias pour leur traitement de la visite du président de la République en France. Dans son intervention, M. Medelci a essayé de convaincre l’assistance que les relations entre la France et l’Algérie sont sereines. Il a indiqué que lors de la visite qu’il a effectué avec le président de la République à New York, il a rencontré son homologue français, Bernard Kouchner. La visite du président est une simple question d’agenda, a-t-il souligné, réfutant ainsi toutes les informations selon lesquelles les deux pays traversent une période de gel dans leurs relations.
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Chronique du temps qui passe
PME : Dis-moi comment tu gères, je te dirai qui tu es…
Epine dorsale de tout l’édifice économique de base en ce qu’elle conditionne l’échec et ou la réussite de toute réforme visant à asseoir et promouvoir la nouvelle stratégie industrielle, la PME, nonobstant toutes les intentions affichées à la périphérie de lui donner une forme et un contenu cohérents, tarde encore à prendre forme, s’installer et décoller. Les raisons sont tout aussi simples et complexes à la fois. Simples en ce qu’il s’agit de poser le préalable d’une volonté politique à même de d’impulser à la PME cette nécessaire dynamique qui lui ouvrirait de réelles perspectives, complexes parce que en ce domaine sensible, tout ne saurait se faire sur un simple coup de baguette magique. Car à supposer même que le gouvernement ait pris toute une batterie de mesures salutaires destinées à reconfigurer cette entité juridico économique en fonction desnouveaux canons et paramètres imposés par l’économie de marché, encore faut-il que des actions multiformes visant essentiellement l’élément humain, clé de voûte de tout le système s’il en est, accompagnent ce dispositif et fonctionnent en parfaite synergie avec ce même dispositif législatif. Ce qui reste encore une condition nécessaire mais non suffisante. En vérité, il s’agit ni plus ni moins que de révolutionner cette structure de base qu’est la PME pour qu’elle puisse respirer par tous ses pores. Et s’inscrire ainsi, de par ses performances, en droite ligne des objectifs tracés et fixés par qui de droit sur les courts, moyens et longs termes. Car lorsque la PME va, tout va…Or nous n’avons pas encore ce que l’on pourrait appeler une entreprise citoyenne. C'est-à-dire un ensemble de microstructures à l’intérieur d’une centrale managée de surcroît par des acteurs économiques fort pénétrés de civisme. En fait et autrement dit, des chefs d’entreprise dont le rapport à leur entité socio économique, viendrait, en amont et en aval, appuyer, soutenir, valoriser et promouvoir l’esprit des réformes dont la PME est le moteur principal. Car si la PME grince c’est toute la machine qui se grippera. C’est dire donc si le facteur humain ou pour parler moderne les ressources humaines sont d’une importance capitale dans la destinée heureuse ou malheureuse de la petite et moyenne entreprise. Est-il, en effet, besoin de souligner que les plus beaux textes du monde, s’ils ne sont point servis par des managers et autres opérateurs économiques suffisamment conscients de la mission d’utilité publique dont ils sont investis et de préférence pour le meilleur, ne seront alors d’aucun apport si ce n’est celui de simple support symbolique, aussi inefficace qu’inopérant pour tout dire. Par ailleurs et si quelque part la vision politique de la PME paraît une nécessité, il n’en demeure pas moins qu’il urge de faire la part des choses : d’une part, elle ne doit pas pour autant être l’otage du politique, d’autre part et corollaire immédiat subséquent à la première affirmation, appartenir, par contre et exclusivement à ceux qui la travaillent soit, respectivement, les cadres dirigeants, les cadres supérieurs et l’exécution. Car ce sont eux, finalement, les artisans du succès ou de la faillite de cette structure de référence que constitue la PME. Et qu’il urge d’élaguer, par tous moyens, à l’effet d’en faciliter et la visibilité et la lisibilité. D’autant que la PME se veut un moteur de croissance par excellence, en ce qu’elle ambitionne de créer de la richesse, de contribuer à résorber le chômage, de dégager une plus value, bref d’améliorer l’existant et, surtout, de lefructifier. Et si les réformes économiques peinent à atteindre leur vitesse de croisière, sans doute est-il nécessaire de lorgner du côté des différents centres de décision qui paraissent impuissants à huiler un mécanisme obéissant, forcément, à des critères rigoureux. Indicateur du degré de vitalité économique d’un pays, la PME ne bénéficie pas encore de toute la sollicitude voulue, par rapport, notamment, à ce qu’édictent et commandent les normes sur lesquelles s’articule l’économie de marché et dans sa perception purement technique et dans son acception la plus élastique. Car on feint d’oublier que c’est à partir de la PME que s’élaborent et se conçoivent les politiques et stratégies les plus pertinentes et significatives, en matière de perspectives économiques les plus abouties. D’où l’impérieuse nécessité de recadrer le débat autour de la PME, d’inventorier tous les aspects lacunaires qui en freinent l’envol et l’essor, à l’effet de se projeter dans l’avenir fait d’une rude concurrence, avec davantage d’atouts pour mieux négocier, au final, un virage qui s’annonce décisif pour tout le processus économique…
10-09-2009
A. Zentar
A.B étudiant, établi en France.
« Autant que je sache, les termes nous désignant, disons de façon officielle, sont : communauté algérienne en français, et El Jalia El Djazairia en arabe. Ce qui se traduit par émigration algérienne. Cette dernière appellation ayant pour écho le doux sobriquet populaire de zmagra, zmigri …etc. Par contre, si le mot émigré s’applique bien à nous, car nous sommes bien des émigrés, même si l’avouer pour certains d’entre nous est amère, le mot communauté ne s’étend pas plus loin que la simple appartenance au même pays. Je préfère à ces deux termes l’un trop général, l’autre pas tout à fait juste, le mot Diaspora. Je regarde dans un dico le sens de ce mot et je trouve ce qui suit: Etat de dispersion d’un peuple, ou d’une communauté. N’est ce pas le reflet parfait, à mon avis, de ce que sont les algériens à l’étranger…. et même au pays; Dispersés. »
Nacer, étudiant en médecine, revenu depuis deux ans de paris.
« Tout a commencé par un désir de changement, et pas n’importe lequel, celui qui est convoité par tant de gens, tant de concitoyens, tant d’étrangers aussi. J’avais la chance de pouvoir en profiter, alors j’ai sauté sur l’occasion pour rallier la France.
A la base je suis étudiant en médecine, et quoi de mieux que de faire mes études en Europe, dans un endroit où il y a sûrement plus de moyens, et où je serai mieux considéré. C’était aussi à cause des mentalités et des mœurs que je voulais partir, je voulais voir autres chose, et avoir d’autres expériences. En tout cas, c’était en ces temps là, encore mes objectifs.
Mais après quelque temps passé de l’autre côté de la méditerranée, c’était plus la même chose. Pourtant, j’étais très bien pris en charge, considéré, bien entouré, mais, il y avait quelque chose qui me manquait.
Dans une grande ville comme Paris, j’avais l’impression de faire partie d’un décor. Ça parait bête à dire, mais c’est le cas. J’aurai toujours en mémoire, les sorties de métro. En un laps de temps record, on fait face à une foule immense, surtout en heure de pointe. Une horde de gens pressés, désintéressés de leur environnement proche et aveugles à ce qui les entourent. Je m’y suis fais bousculé deux ou trois fois, et ça me donnait l’impression d’être invisible. Le mal du pays, on l’a tout le temps. Même si vu du bled , ça parait être de l’enfantillage. Voir un comportement d’enfant gâté. Ici, à Alger, je me sens utile, du moins j’en ai l’impression, même si ce n’est pas le cas, je le suis au moins à mon échelle, à ma manière. Je suis passé d’un statut de figurant à un statut d’acteur, depuis que je suis revenu, d’ailleurs je ne pense plus à partir, du tout. »
Lamine, architecte établi en Belgique.
« Là où je suis, il faut que je fasse deux fois plus d’efforts que les autres pour arracher ma place, même si ça me revient de droit.
A niveau égal, la préférence est souvent nationale. Aujourd’hui, je n’ai aucune idée de ce que je vais faire, je vis au jour le jour. Je prendrai une décision le moment venu. Ce qui est sûr, c’est que rien pour le moment ne retient mon attention au point de penser faire ma vie ici en Belgique.
A la fin de mon cursus, je pèserai le pour et le contre, mais sauf retournement de situation, je ferai des plans de villas à Hydra et Draria d’ici deux année.
Ici, j’ai appris comme jamais. Non seulement je me suis perfectionné dans mon domaine, j’ai acquis d’autres compétences, mais j’ai surtout appris à travailler. Toute une compétence que je n’aurais jamais soupçonné si j’étais resté en Algérie. Une gestion manageriale, une organisation et des façons de faire dont notre pays ne peut plus se passer. C’est en Belgique, que j’ai compris le casse tête de la fuite des cerveaux. Ce ne sont pas des paroles en l’air. la plupart de mes enseignants à Alger ont eu le même parcours que moi. On ne peut pas rompre la chaine. »
Kamel, électronicien.
« Il y a 3 ans, je suis allé en Grande Bretagne. Aussitôt arrivé, aussitôt installé. J’avais mon boulot, mes études, mon appartement. La belle vie quoi.
Je m’étais fixé comme première étape de faire des études, c’est d’ailleurs ainsi que mes parents ont accepté mon départ, sans trop de réticence. Mais au fond de moi, j’étais pratiquement persuadé de ne plus revenir. J’ai vécu en France, dans le nord et en Angleterre. Ce fut d’ailleurs une excellente expérience. La Grande Bretagne, est et restera à mon avis le pays le plus accueillant en Europe. Pas de racisme. Pas d’idées reçues. Pas de préjugés, les anglais sont très faciles à vivre.
J’ai commencé à avoir des doutes au bout d’une année. Ça a commencé par une histoire d’argent. Il est vrai que je vivais correctement, mais il m’était impossible de faire des économies, mettre de l’argent de coté, ou de faire des projets. Avec du recul, en y réfléchissant, c’est sûrement qui me dérangeait le plus: c’est de ne pas pouvoir me projeter pour l’avenir.
C’est un vrai casse tête, surtout quand il n’y a ni grand frère, ni papa ni maman derrière vous. Quand on est chez soi, on peut aller de l’avant, on peut penser à ce qu’on va faire ou devenir dans dix ou quinze ans. On peut même prévoir des plans B voire C au cas où ça ne se passerait pas comme on l’espère. Mais lorsqu’on est de passage, juste des invités de longue durée, ça se corse. Avant de partir, je m’étais entretenu avec des potes qui en avaient fait l’expérience, l’un d’eux m’avait dit un jour, « Ne te prend pas trop la tête, le paradis ne se trouve pas sur terre ». Et il avait bien raison. Aucun endroit ne peut être satisfaisant à 100%. L’engouement que portent les gens pour l’émigration est normal. Ceci existe depuis la nuit des temps et les raisons en sont trop nombreuses pour les citer toutes. J’ai finalement changé d’avis. Et pour cause: une fois sur place, les impressions changent. Les images et idées qu’on se fait de ces pays se transforment en « déjà vu ». On a vite envie d’évoluer. Je pense que les algériens accordent trop d’estime à l’Europe. Au final, je ne me suis jamais senti aussi épanoui qu’à Tlemcen, ma ville natale. J’ai l’opportunité de créer, et ça se ressent assez vite dans la vie de tous les jours. Je me suis spécialisé dans un domaine peu en vogue en Algérie: le biomédicale. C’est grâce à mon expérience en France que je m’en suis rendu compte. Je ne regrette absolument rien et j’encourage les petites expériences à l’étranger, quant à moi, la prochaine fois que je quitterai le pays, ce sera pour des vacances. »
Sihem, informaticienne
« Je suis partie le lendemain de l’obtention de mon diplôme. J’avais une envie d’air frais, d’une bouffée d’oxygène. Et je l’ai eu. Tous les moyens étaient bons pour partir. J’ai même fait la bêtise de choisir une formation qui ne me plaisait pas. J’ai opté pour la première université qui m’a répondu favorablement afin d’optimiser mes chances de « débarrasser le plancher » comme je disais à cette époque. Passés les premiers mois, l’installation, la stabilisation, l’excitation laissent place aux tracas du quotidien. Une routine certes plus facile à vivre en France qu’à Alger, avec les loisirs, le cinéma, le métro, les moyens à l’université et tout le reste, mais la routine quand même. L’eldorado était à portée de main; maintenant il est acquis. Que faire après?. Ma formations ne me réjouissait guère. Mes attentes n’étaient plus qu’un fantasme assouvi.
Je suis venue, j’ai vu,…… et alors!!
C’est là que j’ai commencé à penser à rentrer au pays. J’ai au début demandé conseils, mais ça s’est vite avéré être une mauvaise idée. Les goûts et les couleurs ne se discutent définitivement pas. J’ai compris qu’il fallait peser le pour et le contre. Vivre sans métro est-ce si dur que cela?. La différence dans le mode de vie entre la France et l’Algérie est-elle si criante que cela? Jusqu’à quand je vais continuer à hésiter à revenir ou pas, y a t-il une limite? Et si ça devenait trop tard? . Je suis passée ainsi par une longue période de questionnements existentiels. Et un jour, sur un coup de tête, J’ai acheté un billet et je suis rentrée. Je ne suis jamais repartie. Le retour à la vie algérienne a été très dur. J’ai même regretté mon geste à un moment. Mais maintenant que j’ai une situation plus ou moins stable, le placard à fantômes est définitivement fermé. Plus de regrets, plus d’hésitations. En plus, mon expérience en France m’ouvre des portes ici, mes choix sont de tout bénéfices pour moi. »
Mohamed, éducateur.
« Je suis ce qu’on appelle un beur. Un français issu de l’immigration, même si pour mon compte, je n’ai jamais connu un autre endroit que la France. Bref, issu d’un pays que je ne connais donc pas, j’ai décidé il y a quelques années de le visiter, de voir d’où je venais…
Arrivé en Algérie, j’ai eu tout de suite l’impression de ne pas être algérien. Ça se voit, de toute manière, nous n’avons pas la même couleur …..de passeport. Par contre, malgré cette différence de taille, mon adaptation fut très facile. Les codes ne sont pas si différents de là d’où je viens (France). Confronté à des problèmes de chômage et de discrimination en France, je décide sans trop réfléchir de faire une expérience à Alger et m’y établir une année ou deux. Après m’être heurté pendant longtemps au problème de la disparité des diplômes, je trouve enfin ma voie. Mon père m’a toujours dit, que ce sont les émigrés algériens entre autres qui ont construit les ponts et les autoroutes que nous empruntons aujourd’hui en France. « Si nous nous avons réussi à le faire en France, vous vous réussirez sûrement à faire autant en Algérie » concluait il. »
Amine, ingénieur software en Allemange.
» J’ai quitté l’Algérie par manque de qualité de vie au quotidien, plus que par raison économique.
Le jour où Alger ressemblera à Genève, i.e. infrastructure et comportement de la population, ce jour là peut être je rentrerai en Algérie.
L’Algérie ne fait pas d’efforts pour nous encourager au retour au bercail. Je penserais plutôt le contraire.
La lumière blanche qu’apporterait cette matière grise dérangerait l’establishment qui aime à se mouvoir dans l’opacité noirâtre et à naviguer en eaux saumâtres. Dans la transparence et la liberté absolue, la diaspora jouera tout simplement son rôle, à coté de la dynamique populaire restée sur place mais effrayée et muselée, de moteur social, et ce tous azimut. On ne peut pas espérer un retour de la diaspora au moment même ou le phénomène de harraga bat son plein!
Je crois que nous sommes loin de cette perspective.
C’est peut être même une utopie, car quand on s’habitue à la qualité de vie qu’offrent les capitales européennes, il est franchement difficile à envisager un retour définitif dans un pays classé parmi les derniers en matière de qualité.
Même ceux à qui on a promis des bureaux, du cuir et du feutre, se sont lassés du système, végétatif et liberticide. »
Kh_louna
Bouteflika: l'Algérie à besoin de ses compétences établis à l'étrager
ALGER - Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a indiqué mercredi que l'Algérie souhaite tirer profit des compétences algériennes établies à l'étranger dans les domaines de la recherche scientifique, de l'expertise et des découvertes technologiques ainsi que de l'investissement financier dans divers secteurs.