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66 000 Algériens «très diplômés» en France

Publié le 07/01/2012 à 07:21 par hogra Tags : france vie travail maroc
 66 000 Algériens «très diplômés» en France

Selon une étude du secrétariat général de l’immigration 66 000 Algériens «très diplômés» en France

 

Les compétences algériennes s’exportent bien. Etudes à l’étranger ou installation définitive, ils sont des milliers de «cerveaux» à quitter l’Algérie chaque année.

Et la destination de prédilection de cette diaspora «hautement qualifiée» est la France. Ainsi, l’Hexagone compte environ
66 000 Algériens «très diplômés» inscrits en maîtrise, dans une grande école ou en doctorat, selon une étude du secrétariat général français de l’immigration.

De même, certaines estimations font état de quelque 20 000 étudiants algériens inscrits en premier cycle dans une université française. Et ce, sans oublier les dizaines de milliers de diplômés formés dans les universités algériennes à avoir quitté le pays en quête de meilleures perspectives et de conditions d’exercice et de vie plus clémentes. Ils sont d’ailleurs plus de 10 000 médecins, toutes spécialités confondues, à s’être installés en France.


En dépit des restrictions et des freins mis par le gouvernement Sarkozy aux flux migratoires «choisis», la qualité de l’enseignement dans les établissements français attire toujours autant d’étrangers. Et en pleine polémique autour de la «circulaire Guéant», c’est un pavé dans la mare que jette cette étude du Secrétariat général de l’immigration, publiée en novembre dernier.

Ce rapport, qui évalue l’application d’un système de suivi des étudiants étrangers, s’est penché sur la contribution «notable» des étrangers à la population estudiantine. Mais pas n’importe laquelle. Il s’agit des «très diplômés», des personnes qui ont étudié ou étudient encore en maîtrise (mastères), dans une grande école et en doctorat, médecine compris. Ainsi, sur les 6,24 millions de «très diplômés» en France, 710 000 sont étrangers, et ce, en sus des 70 000 nés non français mais naturalisés. Pour les doctorants, 41,3% d’entre eux sont issus d’un «pays tiers». La part des «très diplômés» est ainsi légèrement supérieure parmi les immigrés que dans la population totale, précisent les auteurs de l’étude. Et le pays le plus représenté parmi cette «élite» est l’Algérie, ex aequo avec le Maroc. Suivent le Royaume-Uni avec 40 000 personnes et l’Allemagne avec 30 000 étudiants. Pour ce qui est de la Tunisie, elle n’arrive qu’en 5e position des pays «fournisseurs» avec 26 000 «très diplômés».


«60% des étudiants quittent la France»


Par ailleurs, est-il mentionné dans l’étude, «certains pays bien représentés dans la population immigrée le sont moins parmi les très diplômés. C’est le cas de l’Italie, l’Espagne, le Portugal ou encore la Pologne (78 000 pour les 4 pays)». L’Afrique hors Maghreb et l’Amérique du Sud ou centrale sont très peu représentées dans cette «super-population», tandis que certains pays sont au contraire «sur-représentés». C’est ainsi le cas du Liban avec 16 000 étudiants, de la Roumanie et du Vietnam, avec 15 000 «très diplômés» chacun. Cette étude ne prend pas en compte les étudiants issus de l’immigration, nés français mais de parents étrangers.


Toutefois, contrairement aux idées reçues, ils ne sont pas nombreux à rester en France une fois leur diplôme en poche, puisque seul un étudiant sur trois  restera pour y travailler ou se marier. Ainsi, 60% des étudiants entrés en 2002 sur le territoire français ne sont plus détenteurs, fin 2009, d’un titre de séjour. «Environ un tiers est toujours présent. Ces derniers semblent s’installer durablement en France, soit qu’ils se sont mariés, soit qu’ils ont trouvé un emploi, soit qu’ils détiennent encore, pour 10% d’entre eux, un titre de séjour ‘étudiant’», détaillent les auteurs du rapport.


Ces étudiants «hautement qualifiés», de par la «circulaire Guéant» qui restreignait l’embauche des diplômés étrangers, étaient menacés d’expulsion au terme de leurs études. Suite à une forte mobilisation au sein du corps universitaire et du patronat, le gouvernement français escompte réviser cette décision et assouplir la délivrance de permis de travail à certains «très diplômés» étrangers. Cette étude aurait-elle joué un rôle dans ce revirement ?

Ghania Lassal

Le phénomène de la fuite des cerveaux s’accentue

Publié le 02/11/2011 à 10:00 par hogra Tags : cadres france création travail
Le phénomène de la fuite des cerveaux s’accentue

Le phénomène de la fuite des cerveaux s’accentue QUAND L’ALGÉRIE FORME DES CADRES POUR L’EUROPE

 

Hémorragie
L’Algérie avec un grand retard a finalement choisi le modèle des grandes écoles, un cursus incluant des classes préparatoires en vue de l’accès à des pôles de formation d’excellence, notamment l’École polytechnique d’Alger, HEC Alger, Épau, École nationale d’informatique, l’École supérieure des banques. Les Écoles supérieures de management d’Alger et d’Annaba, l’École algéro-française des affaires d’Alger, l’Insim, le MDI participent également à la formation d’une élite, en particulier les managers à fort potentiel de demain.


Mais si ces grandes écoles assurent une formation de plus grande qualité, appuyée des fruits d’un partenariat avec de grandes institutions d’enseignement étrangères, il reste beaucoup à faire en termes de conditions de travail, du gap à combler avec les institutions de formation en Europe, aux États-Unis, au Japon ou en Corée du Sud. Ces pôles de formation d’excellence offrent de meilleurs débouchés à leurs étudiants mais ne sont pas épargnés par le phénomène de l’exode des cerveaux.
Des enseignants brillants ne masquent pas cette tendance des jeunes étudiants ainsi que des diplômés à vouloir poursuivre leur cursus en France ou dans un autre pays d’Europe. “Nous formons pour Sarkozy”, a lâché en ce sens un professeur très connu sur la place d’Alger.
L’environnement politique qui cède peu de place ou accorde peu de considération aux compétences favorise cette hémorragie.
Autre limite : le système d’enseignement supérieur, qui s’ouvre depuis peu à l’excellence, ne cible pas encore les formations très pointues, d’où des déficits notamment dans l’ingénierie financière, l’analyse bancaire, l’expertise comptable, le conseil fiscal et juridique, le management stratégique.


Par ailleurs, l’approche quantitative prédomine toujours. L’État investit énormément dans les infrastructures dans la quête d’accueillir à moyen terme 2 millions d’étudiants, beaucoup moins dans la qualité de l’enseignement supérieur. En fin de compte, on a tenté d’inverser la tendance à travers la création de pôles d’excellence mais sans “mettre le paquet” sur l’amélioration des conditions de travail des enseignés ainsi que sur la qualité de la formation. Tout cela explique pourquoi nos grandes institutions de formation restent à la traîne.


Ces grandes écoles pourraient être des réservoirs ou des pépinières de très petites entreprises ou de start-up spécialisées dans les nouvelles technologies de l’information, les biotechnologies, les sciences des matériaux, la chimie, les énergies renouvelables, le recyclage des déchets… Or, les pouvoirs publics hésitent à transformer les grandes écoles et universités en gisements de création de milliers et de milliers d’entreprises, d’où les béances dans le tissu industriel algérien, peu intégré et fort dépendant des importations de matières premières et demi-produits.


Par ailleurs, dans cette quête d’excellence, on pourrait tirer profit de la diaspora algérienne à l’étranger, en renforçant ses liens avec les grandes écoles et universités algériennes. Mais encore une fois, nos politiques sur cette question font exactement le contraire de leurs affirmations sur la nécessité de faire contribuer la diaspora au développement. L’exemple de l’échec de l’initiative des start-up encouragée par des entrepreneurs algériens de la Silicon Valley (Californie) prouve qu’on n’est pas encore sorti des discours démagogiques sur le sujet.


En définitive, la question du produit de la formation des grandes écoles renvoie à la réforme du système politique en Algérie, fort attaché à des situations de rente et peu enclin à développer un système d’enseignement performant.


D’où des freins à l’émergence d’une élite en Algérie, capable de surmonter les défis de la mondialisation et du développement durable du pays. Ce qui entretient la panne économique et sociale dans laquelle se trouve le pays et accroît les incertitudes sur l’avenir de générations d’Algériens.

1000 chercheurs algériens aux Etats-Unis

Publié le 27/11/2010 à 09:39 par hogra Tags : 2010 création
1000 chercheurs algériens aux Etats-Unis

Une conférence scientifique à alger en décembre prochain 1000 chercheurs algériens aux Etats-Unis

Le nombre de scientifiques algériens résidant aux Etats-Unis varie entre 600 et 1000 qui activent, essentiellement, dans les universités, les instituts de recherche relevant du département d’Etat américain, ainsi que les laboratoires privés.

La Fondation algéro-américaine pour la culture, l’éducation, la science et la technologie a pour président (chairman) le docteur Elias Zerhouni, qui est également l’un des trois ambassadeurs spéciaux des Etats-Unis pour la science et la technologie nommés en novembre 2009 par le président Barack Obama.
C’est dans ce contexte que la Fondation algéro-américaine pour la culture, l’éducation, la science et la technologie (Faacest) organisera les 3 et 4 décembre à Alger, en collaboration avec le ministère algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, une conférence pour un partenariat entre la communauté scientifique algérienne établie aux Etats-Unis et son homologue en Algérie, a indiqué hier à l’APS le président exécutif de cette Fondation, Farid Amirouche.


Mise en place en janvier 2010, la Faacest rassemble notamment des scientifiques, des universitaires et des médecins algéro-américains. La délégation de cette fondation qui se rendra en Algérie sera composée d’éminents spécialistes algériens en bio-engineering, en sciences médicales, en géophysique et en climatologie, dont deux experts de l’Agence spatiale américaine (NASA). Selon M. Amirouche qui est professeur en bio-engineering et directeur de recherche du laboratoire de biomécanique à l’université de l’Illinois, il s’agit de se pencher sur le projet de création, en Algérie, d’un institut supérieur spécialisé dans les technologies de pointe telles que la bio-ingénierie, la bio-informatique et la bio-mécanique (orthopédie et développement des prothèses notamment), où la formation sera dispensée essentiellement par des enseignants algériens des universités américaines ainsi que des enseignants américains.

Cet institut devrait être mis en place avec la collaboration académique d’une université américaine parmi les quatre établissements suivants : Massachusetts Institute of Technology (MIT), les universités de Georgetown (Washington DC), de Chicago ou de Delaware. Plusieurs universitaires américains et près de 200 enseignants algériens dans des universités américaines ont déjà manifesté leur intérêt pour enseigner dans cet institut supérieur.
La formule prévue pour permettre à ces universitaires de prendre part à ce projet est d’opter soit pour des congés sabbatiques des universités où ils exercent, soit en dispensant des cours par visioconférence à partir des Etats-Unis.

R. N.

Oran : Crime contre la science à l’université

Publié le 26/11/2010 à 09:37 par hogra Tags : nuit travail tubes
Oran : Crime contre la science à l’université

Oran : Crime contre la science à l’université C’est un acte gravissime que viennent de subir les chercheurs en génie microbiologique de l’université d’Es Sénia. Toutes les collections de souches bactériennes, fruit d’un travail soutenu depuis plus de 25 ans, sont irrémédiablement perdues. Durant la nuit du 23 au 24 novembre, vers 4h, un groupe de criminels a investi les laboratoires des professeurs Nordine Karam et Fatima Zohra El Kébir, qui travaillent respectivement sur les bactéries lactiques d’intérêt biotechnologique et sur la biologie du développement. Les congélateurs et les réfrigérateurs ont été vidés de leur contenu. Des milliers de tubes à essai ont été jetés à terre ; certaines bactéries pathogènes ont subi le même sort. Tous les ordinateurs ont été emportés, brisant les carrières de nombreux universitaires dont les résultats expérimentaux étaient stockés dans leurs disques durs. Pour de nombreux universitaires, c’est le travail de toute une vie qui part ainsi en fumée.
Les agresseurs, qui ont agi en toute quiétude, ont même utilisé un autoclave pour défoncer les portes. Certains équipements de grande valeur, qui n’ont pu être emportés, ont délibérément été cassés. Une trentaine d’étudiants en doctorat et en magistère se retrouvent totalement bloqués dans leur progression pédagogique. Le professeur Nordine Karam, l’un des spécialistes algériens des bactéries lactiques, est sans doute celui qui a subi les plus grosses pertes. Ayant déjà fait l’objet d’une agression à l’arme blanche il y a de cela 5 ans, le chercheur aura beaucoup de peine à se remobiliser et à reconstituer ses collections de bactéries aussi précieuses qu’originales.  

Yacine Alim

Fuites des cerveaux et échec des «stratégies» de retour

Publié le 24/10/2010 à 20:09 par hogra Tags : france
Fuites des cerveaux et échec des «stratégies» de retour

Fuites des cerveaux et échec des «stratégies» de retour Les velléités de l’Etat à vouloir tout contrôler

L’évocation de la question de la migration renvoie nécessairement à «la fuite des cerveaux» ou à «la mobilité des compétences». Si beaucoup de pays, tels que la Chine, l’Inde et la Corée du Nord, ont su capter avec succès leurs compétences établies à l’étranger, la question reste problématique pour l’Algérie. Car «la migration des compétences n’a commencé à mobiliser l’attention des décideurs et chercheurs que bien tardivement, à partir du moment où elle a commencé à prendre des proportions importantes».



Le symposium international sur «La migration et le développement en Afrique», organisé par le Cread, a consacré un long débat sur «La mobilité des compétences et les logiques de retour».
Pour le chercheur Abdelkader Djeflat de l’université de Lille (France), la question de la diaspora est «l’une des plus ambivalentes et des plus controversées pour un certain nombre de pays. L’Afrique et l’Algérie en particulier, face à des défis analogues, restent figées dans des positions ambiguës, des a priori, des clichés et une crise généralisée de confiance entre les gouvernements et leurs diasporas et ce, malgré les déclarations de bonnes intentions et les mesures prises ici et là qui relèvent plus de la gesticulation».


Le chercheur a souligné, dans son intervention lors du colloque du Cread, qu’il est notoirement connu que la question des migrations en Algérie «n’a jamais été au sommet des préoccupations des autorités publiques et ce, bien avant la situation actuelle de l’exode des compétences». L’absence de politique et de stratégie sérieuse au niveau des instances de l’Etat a donné lieu à «des actions ponctuelles ne s’inscrivant parfois dans aucune logique. L’attitude de léthargie constatée au niveau des politiques publiques, jusqu’à une date récente, sont essentiellement des raisons qui expliqueraient l’abandon par l’Etat des compétences algériennes basées à l’étranger», a estimé M. Djeflat.  Au regard du rôle central que peuvent jouer les élites intellectuelles basées à l’étranger dans le développement économique et social, voire politique du pays, l’Algérie tout comme l’Afrique «ne sauraient continuer à temporiser pour mobiliser au maximum ce formidable potentiel et pouvoir faire face au nouveau contexte mondial de la révolution simultanée des TIC, de l’immatériel, du redéploiement du capital international et des nouveaux équilibres géostratégiques», a indiqué le chercheur.
Il est d’autant plus impérieux d’agir, sachant qu’une partie de ces compétences arrive massivement dans le dernier quart du «cycle de vie» des compétences, c’est-à-dire la phase de maturité et de déclin où des projets de retour s’estompent.


Mme Marisa Fois, de l’université de Cagliari (Italie), a abondé dans le même sens en parlant du nécessaire «changement d’attitude» dans la perspective de faire participer la diaspora au développement du pays.
Après avoir passé au crible les timides tentatives des pouvoirs publics couronnées d’échecs, elle a estimé que «la contribution des cerveaux qui ne soit pas seulement économique, mais plutôt sociale et politique, qui pourrait conduire à un retour au pays d’origine, dépendra fondamentalement de la place que le gouvernement décide de lui donner». De son côté, le sociologue Aïssa Kadri, de l’institut Maghreb-Europe (Paris), a évoqué la méfiance entre les compétences algériennes à l’étranger et le l’Etat, due essentiellement au «discours ambivalent de l’Etat vis-à-vis de cette diaspora, mais également de la logique de contrôle qui caractérise l’Etat dans son rapport à l’intelligentsia algérienne basée à l’étranger».


M. Kadri a précisé que les migrants «expriment dans le fait de partir un désir d’échapper au contrôle de l’Etat». Pour appuyer ce point de vue, M. Ghllamallah, sociologue à l’université d’Alger, parle des causes structurelles de la fuite des cerveaux : «Un pays qui fonctionne sur la rente n’a pas besoin de l’économie de la connaissance. Les autorités ne prennent pas en considération les compétences nationales, alors comment veut-on qu’elles s’intéressent à celles basées à l’étranger ?» Telle est la problématique fondamentale à résoudre si toutefois il existe une réelle volonté politique au sommet de l’Etat.

Hacen Ouali

forum de Reage: Près de 400.000 cadres algériens en Europe

Publié le 31/10/2009 à 23:40 par hogra

3ème forum de Reage: Près de 400.000 cadres algériens en Europe

par Ghania Oukazi

«C'est très difficile de vendre l'Algérie comme destination professionnelle parce qu'elle n'est pas encore vue comme étant un cadre socioprofessionnel dans lequel on peut s'épanouir. Il y a donc un travail titanesque à faire en terme de sensibilisation mais il faut des sacrifices aussi.»

 C'est jeudi, lors d'une conférence de presse organisée à l'hôtel Hilton d'Alger par Reage, que cette sentence a été prononcée par un jeune cadre diplômé des écoles d'Alger et, avait-il dit, «fier d'avoir eu des diplômes en Algérie». Cadre à plein temps chez l'opérateur de téléphonie Mobile Nedjma, il anime aussi, mais à titre bénévole comme ses collègues, le bureau de Reage «fraîchement ouvert à Alger». Il n'a pas caché le fait que «les compétences algériennes qui veulent travailler ici viennent avec des conditions d'expatriés, ils veulent qu'on leur trouve un logement, une école pour leurs enfants et autres choses...»   

  Reage est ce réseau des Algériens diplômés des grandes écoles et universités françaises qui organise le 7 novembre prochain à Paris, sous le parrainage de l'ambassadeur d'Algérie à Paris, son troisième forum qu'il place sous le thème «Algérie, potentiels et opportunités». Depuis trois ans, le forum de Reage réunit, disent ses animateurs, plus de 1.500 personnes venant du Maghreb, d'Europe et des USA pour échanger autour des opportunités d'emplois, d'investissements et d'affaires qu'offre l'Algérie. Pour son édition parisienne qu'il présente comme «1er forum économique euro-algérien», le réseau dit s'ouvrir à des secteurs «inédits», entre autres la construction, l'agroalimentaire, le juridique, la santé... La plénière sera organisée sous le thème «Nouvelle politique des IDE en Algérie». Il sera question selon les organisateurs «d'analyser les impacts des récents changements dans la réglementation des investissements en Algérie, en particulier des investissements étrangers dans le tissu industriel algérien.» Une trentaine de PME sera présente en plus des agences économiques comme l'ANDI pour le compte de l'Algérie et des associations professionnelles des deux rives.

   Parmi les invités, on annonce le président du FCE, Redha Hamiani, le président de la CACI, Bendjaber, le conseiller économique de l'ambassade de France à Alger, des responsables de grandes entreprises nationales et internationales comme le patron de Cevital ou le DG de Nedjma (sponsor de l'événement) ou alors de BP ou KPMG.

  Reage tente ainsi d'établir une connexion entre les deux rives dans le but de convaincre ceux qui sont dans celle nord de travailler ou alors de «coopérer» avec celle sud. Un objectif appelé par le soin de ses animateurs «construction d'un partenariat stratégique entre l'Algérie et sa diaspora». «On a vu dans ce sens des exemples qui nous laissent optimistes», dit le diplômé d'Alger en évoquant l'expérience de Karim, ce jeune binational diplômé de la Sorbonne, qui a choisit de (re)venir travailler en Algérie. Ses autres objectifs «la  mobilisation de la diaspora algérienne et ses amis en faveur du développement de l'Algérie» ou encore «la contribution au rayonnement de l'Algérie dans un espace méditerranéen paisible et prospère». Et pas seulement.

 «Vendre l'Algérie comme un champ professionnel» 
Le réseau dit privilégier «l'action opérationnelle avec comme objectifs majeurs: participer à la promotion et à la réussite de notre communauté en Europe et dans le monde ; encourager l'esprit d'entreprise et favoriser l'émergence d'une nouvelle génération d'élites ; promouvoir les parcours d'excellence notamment auprès des jeunes talents ; construire un partenariat stratégique entre l'Europe et l'Algérie (...) » ; «oeuvrer au rapprochement des acteurs économiques maghrébins» ; enfin, «être force de propositions et de contributions». Le réseau s'est déjà constitué en antennes internationales. Il en a une au Canada, une autre aux Emirats Arabes Unis et une troisième en Grande-Bretagne sans compter, bien sûr, celle européenne. Il a aussi monté des clubs des Tic, de l'énergie, des ressources humaines, juridique avec en plus un club des entrepreneurs et un conseil junior. Et pour lever toute équivoque, il est précisé que «Reage n'est pas un recruteur mais oeuvre pour que les potentialités algériennes essaient de vendre l'Algérie comme un champ professionnel». C'est, dit l'un de ses animateurs, «une plate-forme d'échanges réunissant élites et opérateurs économiques». Son président, Fateh Ouazani, estime que «c'est une action militante au sens pur et propre du terme».

  Ouazani est intervenu jeudi par téléphone à partir de Paris pour souligner que «nous sommes très demandeur d'informations de l'autre côté, donc on cherche à leur expliquer les difficultés mais également les facilités». Il a fait savoir que «nous sommes 6 millions d'Algériens vivant à l'étranger, près de 400.000 d'entre eux sont des cadres dans différents secteurs économiques européens. Vers 2020, nous serons près d'un million de cadres dont nombreux seront comptés parmi les décideurs au sein de grandes institutions.» Il estime que «c'est un véritable levier pour l'Algérie». Le président de Reage pense par ailleurs qu' «au-delà de l'euromed, il est possible de construire une région Europe-Afrique-Moyen-Orient qui compte 1,5 milliard d'habitants. C'est un formidable marché pour l'Algérie.» Il avoue être «conscient des difficultés qu'il y a en Algérie, bien qu'avec ça nous avons des membres qui s'y sont installés. Ce n'est pas un mouvement d'ampleur certes - nous n'avons pas d'invitation à faire dans ce sens - mais nous disons que l'Algérie a besoin  de leur contribution.»

   Dans Reage, «on est convaincu qu'un certain nombre de choses doivent bouger (...), on espère que ça aille vite». Ouazani fait état «d'un sentiment d'une certaine instabilité chez beaucoup que je pourrais comprendre. Mais l'essentiel est qu'on puisse faire quelque chose ensemble. Nous regardons avec beaucoup d'attention les opportunités qui peuvent se présenter à nous pour des projets concrets de partenariat entre les deux rives.» Le principal indicateur, dit une des animatrices, «pour collecter des informations sur différents secteurs, ce sont les opérateurs qui sont sur le terrain. On n'a pas besoin de données microéconomiques, on cherche des informations au plan microéconomique pour essayer de savoir comment évolue l'économie algérienne.» Reage fonctionne ainsi depuis 2005, date de sa création, et compte déjà 1.000 membres.

 

Nos compétences à l’étranger sont-elles les bienvenues ?

Publié le 29/10/2009 à 16:43 par hogra
Considérées ailleurs et méprisées chez nous
Nos compétences à l’étranger sont-elles les bienvenues ?
 “Pourquoi nos enfants réussissent-ils à l’étranger et pas dans leur propre pays ?” Cette lancinante question est posée par un lecteur, père de famille, déçu par l’absence de réponses des compagnies aériennes algériennes à la demande d’emploi de son fils, qui avait été sélectionné par une compagnie des pays du Golfe où il a travaillé comme steward. Ce jeune Algérien, après avoir décroché sa licence d’anglais en Algérie, est parti à l’étranger faire un stage de steward.
Le diplôme en poche, il réussit un test de sélection organisé par une grande compagnie aérienne du Golfe en étant parmi la vingtaine de candidats retenus sur 400 postulants. Mieux, sur les 20 candidats ayant réussi le test de sélection, il est le seul garçon.
Après deux ans de travail, il décide, sur conseil de ses parents, de rentrer au pays, pensant pouvoir facilement décrocher un poste dans une des entreprises nationales de transport aérien. Mais sa déception fut grande puisque trois mois après avoir déposé son CV à Air Algérie et à Tassili Airlines, aucune réponse ne lui est parvenue.

Cadres algériens installés à l’étranger

Publié le 09/10/2009 à 12:53 par hogra

Cadres algériens installés à l’étranger
Une minorité s’inscrit sur les registres des consulats d’Algérie
 

Le ministre des affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a annoncé que la majorité des cadres algériens installés à l’étranger ne prennent même pas la peine de s’inscrire sur les registres des ambassades et consulats algériens. Répondant à une question orale posée par le sénateur, Belabes Belabes, M. Medelci a indiqué que le nombre des cadres algériens inscrits sur les registres des ambassades et consulats de l’Algérie, est estimé à environ 15200. Cependant, le ministre reconnaît que ce chiffre n’est pas du tout représentatif de la communauté scientifique algérienne établi à l’étranger. Celle-ci est autrement plus importante, a indiqué le ministre des Affaire étrangères.
Cela dit, M.Medelci a tenu à mettre en avant le fait que l’on assiste à un phénomène de retour au pays, même si les flux ne sont pas « révolutionnaires ». Il révèlera ainsi, que pas moins de 50 projets d’investissement ont été financés et gérés par des cadres algériens, qui sont retournés au pays entre 2002 et 2008. Le ministre fera remarquer au passage que  80% des ses projets ont concerné le secteur industriel. En plus de ces « cadres-hommes d’affaires », M. Medelci a évoqué les éminences grises algériennes qui, après un séjours à l’étrangers, sont retourné en Algérie pour gérer des projets de compagnies étrangères sur le sol national.
Sur un autre plan, le ministre des AE a critiqué les médias pour leur traitement de la visite du président de la République en France. Dans son intervention, M. Medelci a essayé de convaincre l’assistance que les relations entre la France et l’Algérie sont sereines. Il a indiqué que lors de la visite qu’il a effectué avec le président de la République à New York, il a rencontré son homologue français, Bernard Kouchner. La visite du président est une simple question d’agenda, a-t-il souligné, réfutant ainsi toutes les informations selon lesquelles les deux pays traversent une période de gel dans leurs relations.

 

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Dis-moi comment tu gères, je te dirai qui tu es…

Publié le 10/09/2009 à 12:17 par hogra

Chronique du temps qui passe
PME : Dis-moi comment tu gères, je te dirai qui tu es…

Epine dorsale de tout l’édifice économique de base en ce qu’elle conditionne l’échec et ou la réussite de toute réforme visant à asseoir et promouvoir la nouvelle stratégie industrielle, la PME, nonobstant toutes les intentions affichées à la périphérie de lui donner une forme et un contenu cohérents, tarde encore à prendre forme, s’installer et décoller. Les raisons sont tout aussi simples et complexes à la fois. Simples en ce qu’il s’agit de poser le préalable d’une volonté politique à même de d’impulser à la PME cette nécessaire dynamique qui lui ouvrirait de réelles perspectives, complexes parce que en ce domaine sensible, tout ne saurait se faire sur un simple coup de baguette magique. Car à supposer même que le gouvernement ait pris toute une batterie de mesures salutaires destinées à reconfigurer cette entité juridico économique en fonction desnouveaux canons et paramètres imposés par l’économie de marché, encore faut-il que des actions multiformes visant essentiellement l’élément humain, clé de voûte de tout le système s’il en est, accompagnent ce dispositif et fonctionnent en parfaite synergie avec ce même dispositif législatif. Ce qui reste encore une condition nécessaire mais non suffisante. En vérité, il s’agit ni plus ni moins que de révolutionner cette structure de base qu’est la PME pour qu’elle puisse respirer par tous ses pores. Et s’inscrire ainsi, de par ses performances, en droite ligne des objectifs tracés et fixés par qui de droit sur les courts, moyens et longs termes. Car lorsque la PME va, tout va…Or nous n’avons pas encore ce que l’on pourrait appeler une entreprise citoyenne. C'est-à-dire un ensemble de microstructures à l’intérieur d’une centrale managée de surcroît par des acteurs économiques fort pénétrés de civisme. En fait et autrement dit, des chefs d’entreprise dont le rapport à leur entité socio économique, viendrait, en amont et en aval, appuyer, soutenir, valoriser et promouvoir l’esprit des réformes dont la PME est le moteur principal. Car si la PME grince c’est toute la machine qui se grippera. C’est dire donc si le facteur humain ou pour parler moderne les ressources humaines sont d’une importance capitale dans la destinée heureuse ou malheureuse de la petite et moyenne entreprise. Est-il, en effet, besoin de souligner que les plus beaux textes du monde, s’ils ne sont point servis par des managers et autres opérateurs économiques suffisamment conscients de la mission d’utilité publique dont ils sont investis et de préférence pour le meilleur, ne seront alors d’aucun apport si ce n’est celui de simple support symbolique, aussi inefficace qu’inopérant pour tout dire. Par ailleurs et si quelque part la vision politique de la PME paraît une nécessité, il n’en demeure pas moins qu’il urge de faire la part des choses : d’une part, elle ne doit pas pour autant être l’otage du politique, d’autre part et corollaire immédiat subséquent à la première affirmation, appartenir, par contre et exclusivement à ceux qui la travaillent soit, respectivement, les cadres dirigeants, les cadres supérieurs et l’exécution. Car ce sont eux, finalement, les artisans du succès ou de la faillite de cette structure de référence que constitue la PME. Et qu’il urge d’élaguer, par tous moyens, à l’effet d’en faciliter et la visibilité et la lisibilité. D’autant que la PME se veut un moteur de croissance par excellence, en ce qu’elle ambitionne de créer de la richesse, de contribuer à résorber le chômage, de dégager une plus value, bref d’améliorer l’existant et, surtout, de lefructifier. Et si les réformes économiques peinent à atteindre leur vitesse de croisière, sans doute est-il nécessaire de lorgner du côté des différents centres de décision qui paraissent impuissants à huiler un mécanisme obéissant, forcément, à des critères rigoureux. Indicateur du degré de vitalité économique d’un pays, la PME ne bénéficie pas encore de toute la sollicitude voulue, par rapport, notamment, à ce qu’édictent et commandent les normes sur lesquelles s’articule l’économie de marché et dans sa perception purement technique et dans son acception la plus élastique. Car on feint d’oublier que c’est à partir de la PME que s’élaborent et se conçoivent les politiques et stratégies les plus pertinentes et significatives, en matière de perspectives économiques les plus abouties. D’où l’impérieuse nécessité de recadrer le débat autour de la PME, d’inventorier tous les aspects lacunaires qui en freinent l’envol et l’essor, à l’effet de se projeter dans l’avenir fait d’une rude concurrence, avec davantage d’atouts pour mieux négocier, au final, un virage qui s’annonce décisif pour tout le processus économique…



10-09-2009
A. Zentar

Diaspora algérienne:Notre vie est en points de suspension…

Publié le 04/09/2009 à 11:25 par hogra
Témoignages. Diaspora algérienne dans le monde: « Notre vie est en points de suspension… »

A.B étudiant, établi en France.

« Autant que je sache, les termes nous désignant, disons de façon officielle, sont : communauté algérienne en français, et El Jalia El Djazairia en arabe. Ce qui se traduit par émigration algérienne. Cette dernière appellation ayant pour écho le doux sobriquet populaire de zmagra, zmigri …etc. Par contre, si le mot émigré s’applique bien à nous, car nous sommes bien des émigrés, même si l’avouer pour certains d’entre nous est amère, le mot communauté ne s’étend pas plus loin que la simple appartenance au même pays. Je préfère à ces deux termes l’un trop général, l’autre pas tout à fait juste, le mot Diaspora. Je regarde dans un dico le sens de ce mot et je trouve ce qui suit: Etat de dispersion d’un peuple, ou d’une communauté. N’est ce pas le reflet parfait, à mon avis, de ce que sont les algériens à l’étranger…. et même au pays; Dispersés. »

Nacer, étudiant en médecine, revenu depuis deux ans de paris.

« Tout a commencé par un désir de changement, et pas n’importe lequel, celui qui est convoité par tant de gens, tant de concitoyens, tant d’étrangers aussi. J’avais la chance de pouvoir en profiter, alors j’ai sauté sur l’occasion pour rallier la France.

A la base je suis étudiant en médecine, et quoi de mieux que de faire mes études en Europe, dans un endroit où il y a sûrement plus de moyens, et où je serai mieux considéré. C’était aussi à cause des mentalités et des mœurs que je voulais partir, je voulais voir autres chose, et avoir d’autres expériences. En tout cas, c’était en ces temps là, encore mes objectifs.

Mais après quelque temps passé de l’autre côté de la méditerranée, c’était plus la même chose. Pourtant, j’étais très bien pris en charge, considéré, bien entouré, mais, il y avait quelque chose qui me manquait.

Dans une grande ville comme Paris, j’avais l’impression de faire partie d’un décor. Ça parait bête à dire, mais c’est le cas. J’aurai toujours en mémoire, les sorties de métro. En un laps de temps record, on fait face à une foule immense, surtout en heure de pointe. Une horde de gens pressés, désintéressés de leur environnement proche et aveugles à ce qui les entourent. Je m’y suis fais bousculé deux ou trois fois, et ça me donnait l’impression d’être invisible. Le mal du pays, on l’a tout le temps. Même si vu du bled , ça parait être de l’enfantillage. Voir un comportement d’enfant gâté. Ici, à Alger, je me sens utile, du moins j’en ai l’impression, même si ce n’est pas le cas, je le suis au moins à mon échelle, à ma manière. Je suis passé d’un statut de figurant à un statut d’acteur, depuis que je suis revenu, d’ailleurs je ne pense plus à partir, du tout. »

Lamine, architecte établi en Belgique.

« Là où je suis, il faut que je fasse deux fois plus d’efforts que les autres pour arracher ma place, même si ça me revient de droit.

A niveau égal, la préférence est souvent nationale. Aujourd’hui, je n’ai aucune idée de ce que je vais faire, je vis au jour le jour. Je prendrai une décision le moment venu. Ce qui est sûr, c’est que rien pour le moment ne retient mon attention au point de penser faire ma vie ici en Belgique.

A la fin de mon cursus, je pèserai le pour et le contre, mais sauf retournement de situation, je ferai des plans de villas à Hydra et Draria d’ici deux année.

Ici, j’ai appris comme jamais. Non seulement je me suis perfectionné dans mon domaine, j’ai acquis d’autres compétences, mais j’ai surtout appris à travailler. Toute une compétence que je n’aurais jamais soupçonné si j’étais resté en Algérie. Une gestion manageriale, une organisation et des façons de faire dont notre pays ne peut plus se passer. C’est en Belgique, que j’ai compris le casse tête de la fuite des cerveaux. Ce ne sont pas des paroles en l’air. la plupart de mes enseignants à Alger ont eu le même parcours que moi. On ne peut pas rompre la chaine. »

Kamel, électronicien.

« Il y a 3 ans, je suis allé en Grande Bretagne. Aussitôt arrivé, aussitôt installé. J’avais mon boulot, mes études, mon appartement. La belle vie quoi.

Je m’étais fixé comme première étape de faire des études, c’est d’ailleurs ainsi que mes parents ont accepté mon départ, sans trop de réticence. Mais au fond de moi, j’étais pratiquement persuadé de ne plus revenir. J’ai vécu en France, dans le nord et en Angleterre. Ce fut d’ailleurs une excellente expérience. La Grande Bretagne, est et restera à mon avis le pays le plus accueillant en Europe. Pas de racisme. Pas d’idées reçues. Pas de préjugés, les anglais sont très faciles à vivre.

J’ai commencé à avoir des doutes au bout d’une année. Ça a commencé par une histoire d’argent. Il est vrai que je vivais correctement, mais il m’était impossible de faire des économies, mettre de l’argent de coté, ou de faire des projets. Avec du recul, en y réfléchissant, c’est sûrement qui me dérangeait le plus: c’est de ne pas pouvoir me projeter pour l’avenir.

C’est un vrai casse tête, surtout quand il n’y a ni grand frère, ni papa ni maman derrière vous. Quand on est chez soi, on peut aller de l’avant, on peut penser à ce qu’on va faire ou devenir dans dix ou quinze ans. On peut même prévoir des plans B voire C au cas où ça ne se passerait pas comme on l’espère. Mais lorsqu’on est de passage, juste des invités de longue durée, ça se corse. Avant de partir, je m’étais entretenu avec des potes qui en avaient fait l’expérience, l’un d’eux m’avait dit un jour, « Ne te prend pas trop la tête, le paradis ne se trouve pas sur terre ». Et il avait bien raison. Aucun endroit ne peut être satisfaisant à 100%. L’engouement que portent les gens pour l’émigration est normal. Ceci existe depuis la nuit des temps et les raisons en sont trop nombreuses pour les citer toutes. J’ai finalement changé d’avis. Et pour cause: une fois sur place, les impressions changent. Les images et idées qu’on se fait de ces pays se transforment en « déjà vu ». On a vite envie d’évoluer. Je pense que les algériens accordent trop d’estime à l’Europe. Au final, je ne me suis jamais senti aussi épanoui qu’à Tlemcen, ma ville natale. J’ai l’opportunité de créer, et ça se ressent assez vite dans la vie de tous les jours. Je me suis spécialisé dans un domaine peu en vogue en Algérie: le biomédicale. C’est grâce à mon expérience en France que je m’en suis rendu compte. Je ne regrette absolument rien et j’encourage les petites expériences à l’étranger, quant à moi, la prochaine fois que je quitterai le pays, ce sera pour des vacances. »

Sihem, informaticienne

« Je suis partie le lendemain de l’obtention de mon diplôme. J’avais une envie d’air frais, d’une bouffée d’oxygène. Et je l’ai eu. Tous les moyens étaient bons pour partir. J’ai même fait la bêtise de choisir une formation qui ne me plaisait pas. J’ai opté pour la première université qui m’a répondu favorablement afin d’optimiser mes chances de « débarrasser le plancher » comme je disais à cette époque. Passés les premiers mois, l’installation, la stabilisation, l’excitation laissent place aux tracas du quotidien. Une routine certes plus facile à vivre en France qu’à Alger, avec les loisirs, le cinéma, le métro, les moyens à l’université et tout le reste, mais la routine quand même. L’eldorado était à portée de main; maintenant il est acquis. Que faire après?. Ma formations ne me réjouissait guère. Mes attentes n’étaient plus qu’un fantasme assouvi.

Je suis venue, j’ai vu,…… et alors!!

C’est là que j’ai commencé à penser à rentrer au pays. J’ai au début demandé conseils, mais ça s’est vite avéré être une mauvaise idée. Les goûts et les couleurs ne se discutent définitivement pas. J’ai compris qu’il fallait peser le pour et le contre. Vivre sans métro est-ce si dur que cela?. La différence dans le mode de vie entre la France et l’Algérie est-elle si criante que cela? Jusqu’à quand je vais continuer à hésiter à revenir ou pas, y a t-il une limite? Et si ça devenait trop tard? . Je suis passée ainsi par une longue période de questionnements existentiels. Et un jour, sur un coup de tête, J’ai acheté un billet et je suis rentrée. Je ne suis jamais repartie. Le retour à la vie algérienne a été très dur. J’ai même regretté mon geste à un moment. Mais maintenant que j’ai une situation plus ou moins stable, le placard à fantômes est définitivement fermé. Plus de regrets, plus d’hésitations. En plus, mon expérience en France m’ouvre des portes ici, mes choix sont de tout bénéfices pour moi. »

Mohamed, éducateur.

« Je suis ce qu’on appelle un beur. Un français issu de l’immigration, même si pour mon compte, je n’ai jamais connu un autre endroit que la France. Bref, issu d’un pays que je ne connais donc pas, j’ai décidé il y a quelques années de le visiter, de voir d’où je venais…

Arrivé en Algérie, j’ai eu tout de suite l’impression de ne pas être algérien. Ça se voit, de toute manière, nous n’avons pas la même couleur …..de passeport. Par contre, malgré cette différence de taille, mon adaptation fut très facile. Les codes ne sont pas si différents de là d’où je viens (France). Confronté à des problèmes de chômage et de discrimination en France, je décide sans trop réfléchir de faire une expérience à Alger et m’y établir une année ou deux. Après m’être heurté pendant longtemps au problème de la disparité des diplômes, je trouve enfin ma voie. Mon père m’a toujours dit, que ce sont les émigrés algériens entre autres qui ont construit les ponts et les autoroutes que nous empruntons aujourd’hui en France. « Si nous nous avons réussi à le faire en France, vous vous réussirez sûrement à faire autant en Algérie » concluait il.  »

Amine, ingénieur software en Allemange.

 » J’ai quitté l’Algérie par manque de qualité de vie au quotidien, plus que par raison économique.
Le jour où Alger ressemblera à Genève, i.e. infrastructure et comportement de la population, ce jour là peut être je rentrerai en Algérie.

L’Algérie ne fait pas d’efforts pour nous encourager au retour au bercail. Je penserais plutôt le contraire.
La lumière blanche qu’apporterait cette matière grise dérangerait l’establishment qui aime à se mouvoir dans l’opacité noirâtre et à naviguer en eaux saumâtres. Dans la transparence et la liberté absolue, la diaspora jouera tout simplement son rôle, à coté de la dynamique populaire restée sur place mais effrayée et muselée, de moteur social, et ce tous azimut. On ne peut pas espérer un retour de la diaspora au moment même ou le phénomène de harraga bat son plein!
Je crois que nous sommes loin de cette perspective.

C’est peut être même une utopie, car quand on s’habitue à la qualité de vie qu’offrent les capitales européennes, il est franchement difficile à envisager un retour définitif dans un pays classé parmi les derniers en matière de qualité.
Même ceux à qui on a promis des bureaux, du cuir et du feutre, se sont lassés du système, végétatif et liberticide.
 »

Kh_louna


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