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CORRUPTION

La corruption en algérie : Comment s’en débarrasser ?

Publié le 31/10/2009 à 09:35 par hogra

La corruption en algérie : Comment s’en débarrasser ?

Lorsque le candidat Bouteflika a entamé sa campagne électorale pour son premier mandat, en 1999, il surprend l’opinion publique en s’attaquant à la corruption, ce mal qui gangrène les institutions de l’Etat et saigne le Trésor public. Il promet alors de mettre à nu la « mafia politico-financière » qui ruine l’économie du pays et de stopper les appétits voraces des « 12 barons qui ont le monopole du commerce extérieur ». Jamais le pays n’a connu autant d’affaires de corruption et de dilapidation de deniers publics que durant les années 2000. Les scandales en cascade démontrent que la corruption n’est plus une affaire de ministres ou de généraux, mais plutôt de système.

 Censée freiner le fléau, la loi 01/06 de février 2006, relative à la prévention et la lutte contre la corruption, n’a fait que le banaliser. Il pousse le bouchon plus loin, en disant tout haut ce que les Algériens pensent tout bas : « Chez nous, les bandits sont devenus des gouvernants et les gouvernants des bandits. » Après son élection, il continue à fustiger les mêmes bandits, utilisant un ton coléreux et menaçant : « L’Algérie est minée par la corruption (...) Des bandits ont pris en main le marché de l’importation par la force, et parfois par la menace et la terreur (...) Ces monopoles individualisés sur le marché agissent selon les textes de la loi de la République. Ce qui explique l’assurance de ce groupe de personnes à dominer l’économie du pays. Toutes les facilités leur sont accordées par les banques (...) L’Algérie est une terre marécageuse et polluée. Elle a besoin d’être nettoyée d’abord, ensuite travaillée par des hommes intègres. » Des déclarations qui font tache d’huile. A l’exception du défunt président Mohamed Boudiaf, aucun responsable algérien n’a été aussi clair vis-à-vis du phénomène de la corruption, devenue un « sport national », comme l’a si bien défini un avocat.

Le premier magistrat exhorte publiquement les services de sécurité à « mettre à nu les malversations constatées » et appelle par la même occasion les citoyens à s’impliquer dans cette lutte en dénonçant les corrompus. Un message très fort qui a fait naître l’espoir de venir à bout de ce fléau. De ce fait, des dizaines, voire des milliers de lettres faisant état d’affaires de corruption et de détournement de deniers publics arrivent aux services de la Présidence. Croyant à une véritable campagne de lutte contre la corruption, certains cadres et fonctionnaires de l’Etat mettent à nu plusieurs scandales, notamment au niveau des banques publiques et des administrations locales. L’un des plus importants et qui a fait couler beaucoup d’encre est sans conteste celui qui a éclaboussé l’administration douanière en 2001 et relatif à des courants de fraude ayant saigné pendant des années le Trésor public. Il s’agit notamment de vraies fausses domiciliations bancaires, de fausses déclarations en matière d’exportation des déchets ferreux et non ferreux et d’importation de produits électroménagers dans le cadre de la formule dite Règle 2 A et des dispositions CKD-SKD destinées au soutien de l’industrie du montage et de l’assemblage. Les commissions installées au niveau interne des services des douanes, chargées d’enquêter sur ces courants de fraude, ont estimé, dans leur rapport adressé au président de la République, à près de 7 milliards de dollars US les pertes occasionnées au Trésor public en l’espace de quatre années.

La justice a été saisie en juillet 2001 et de nombreux cadres de la direction générale des douanes, des banques publiques ainsi que des services de police ont été convoqués et certains d’entre eux inculpés. Lorsque ceux qui dénoncent se retrouvent au box des accusés Fin 2002-début 2003, c’est le grand scandale du groupe Khalifa qui éclate pour éclabousser les plus hautes institutions de l’Etat. Certains évaluent le préjudice provisoire (en attendant la fin de la liquidation) à plus de 3 milliards de dollars. D’autres banques privées, encouragées et soutenues par des pontes du système et des personnalités civiles et militaires, vont disparaître en laissant de lourdes ardoises derrière elles, et des clients totalement ruinés. En 2004, Bouteflika, dont l’un des frères est cité dans l’affaire El Khalifa Bank, est réélu pour un deuxième mandat, mais la corruption atteint son summum. Durant cette période, les banques publiques vont faire une à une l’objet de véritables hold-up. Des sommes colossales sont accordées sans garantie à des particuliers aux relations assez puissantes. Une situation qui va mettre les institutions financières au bord de la faillite et pousser les autorités à leur injecter des fonds pour leur éviter la banqueroute.

Les scandales arrivent en cascade et aucune banque n’est épargnée. En réaction, les autorités lancent le débat sur la nécessité de la refonte du système judiciaire et juridique. Au moment où l’on s’attendait à un durcissement du code pénal en matière de corruption et de détournement de deniers publics, le gouvernement présente un projet de loi qui adoucit les peines. Le débat au sein du Parlement est ahurissant. Les députés se sont focalisés sur un seul article, qu’ils ont fini par supprimer. L’article en question concerne la levée de l’immunité pour les députés en cas de soupçon de corruption ou de détournement. La loi passe comme une lettre à la poste, après la suppression de l’article en question, et va susciter une vive polémique chez les spécialistes du droit parce qu’elle ne fait pas de différence entre celui qui ruine le Trésor public, dont les peines encourues ne dépassent pas les 10 ans, et le petit délinquant qui vole un portable et risque 5 ans de prison.

Un centre de prévention pas encore installé

Pour de nombreux spécialistes du droit, la loi 01/06 a encouragé la banalisation des dilapidations et de la corruption, qui gangrènent les institutions de l’Etat. De nombreux dossiers ouverts par les services de sécurité et la justice sont vite refermés et ceux qui les ont dévoilés ont pour bon nombre d’entre eux été sanctionnés. Le centre de prévention et de lutte contre la corruption prévu par la même loi n’a toujours pas été institué. L’Algérie, qui a été l’un des premiers pays à signer la convention de lutte contre la corruption, se retrouve parmi les Etats les plus corrompus au monde. Chaque année qui passe, elle perd des points dans le classement de Transparency International. La lutte contre la corruption, que le premier magistrat utilise comme son cheval de bataille, s’est avérée finalement un discours creux. Bouguerra Soltani, ministre conseiller du président et chef de file du MSP, lui-même cité dans l’affaire Khalifa, jette un pavé dans la mare en affirmant détenir des dossiers dans lesquels sont impliqués des responsables de l’Etat. En réaction, le président menace de recourir à des poursuites pénales contre son ministre sans portefeuille. Entre- temps, c’est le nom du premier responsable de l’Assemblée nationale sortant, Mohamed Saïdani, qui est cité dans le scandale de la Générale des concessions agricoles (GCA).

Le préjudice est estimé à plus de 60 milliards de dinars partis dans des prêts complaisants. Certains comme plusieurs autres personnalités sont par la suite cités dans des dossiers liés à la dilapidation de fonds publics. Loin d’être une affaire de quelques ministres ou de généraux, la corruption va toucher une grande partie de la sphère institutionnelle de l’Etat, au point où toute volonté de lutte est immédiatement neutralisée. Laminée, disloquée et divisée, la société civile est confinée dans un rôle de spectateur, et les rares volontés qui tentent de rompre cette inertie s’essoufflent après un long parcours du combattant. Au bout de deux mandats successifs et un troisième en cours, le premier magistrat du pays a montré pour sa part son incapacité de faire face à un fléau. La corruption en Algérie a encore de beaux jours devant elle, parce qu’elle n’est pas le fait de personnes, mais plutôt d’environnement, de système.



Par Salima Tlemçani

 



La justice doit être indépendante pour poursuivre..

Publié le 31/10/2009 à 08:50 par hogra

Le président de LADDH appelle à l’intégration de l’Algérie à la CPI :
« La justice doit être indépendante pour poursuivre des personnalités »
 

Le président de la Ligue algérienne de la défense des droits de l’homme, LADDH, M. Mustapha Bouchachi, a appelé, hier, à la nécessité de l’intégration de l’Algérie à la Cour pénale internationale, CPI, et la ratification de la convention de Rome. « Il est temps de mettre fin à l’impunité qui est instituée en loi en Algérie, car la CPI permettra de traduire les personnes impliquées dans des crimes contre les droits de l’homme », ajoute-t-il.
« L’intégration de l’Algérie à la CPI est très importante et la ligue usera de tous ses moyens pour la revendiquer », a annoncé M. Bouchachi, lors d’une conférence de presse tenue, hier, au siège de la ligue, ajoutant dans le même contexte que la ratification par l’Algérie de la convention de Rome revêt d’une extrême importance pour la justice algérienne.
Dans ce cadre, selon le même conférencier, la ratification de l’Algérie de la CPI « est une opportunité pour donner plus de crédibilité au système judicaire algérien, et permettra aux algériens de poursuivre les personnes impliquées dans des affaires de viol des droits humains ». Il a donné quelques exemples des dépassements enregistrés durant la décennie noire, qui a laissé des milliers de morts et de disparus. Par contre, M. Bouchachi a signalé que le « refus de l’intégration à la CPI signifierait que le pouvoir n’a pas l’intention de renoncer à ses pratiques de violation des droits de l’homme. En sus, il a appelé l’assemblée nationale et tous les acteurs de la vie politique à revendiquer l’accélération du processus d’intégration à la CPI, ce qui fera de l’Algérie le troisième pays à ratifier le code de la cour, après la Jordanie et le Djibouti. Il y a lieu de rappeler que la CPI compte 110 membres.  


Par H.B/ Traduit par R.K

 

 

ORAN Un cadre de l’Opgi sous mandat de dépôt

Publié le 31/10/2009 à 08:41 par hogra

ORAN
Un cadre de l’Opgi sous mandat de dépôt

Le véreux fonctionnaire a été surpris en flagrant délit de corruption.

Le parquet près du tribunal correctionnel de Cité Djamel a ordonné, hier, la mise sous mandat de dépôt du dénommé S.A., chef de département de promotion immobilière (service en charge des opérations commerciales auprès de l’Opgi) et ce, après qu’il soit pris en flagrant délit de corruption. Le procès de ce dernier aura lieu lundi prochain pour le même chef d’inculpation. Ainsi, les éléments de l’enquête sont accablants. L’affaire a été déclenchée au courant de la semaine dernière et le flagrant délit a été provoqué, jeudi après-midi, lorsque le gérant d’une entreprise, spécialisée dans les travaux tous corps d’état et d’étanchéité, a été mis devant le fait accompli etsommé par le prévenu de passer à la «tchippa» pour le recouvrement de ses créances auprès de l’Opgi, estimées à 140 millions de dinars. Le prévenu a, selon l’enquête, requis deux options. La première consistait, selon la déposition faite par le plaignant, au versement de 40 millions de centimes contre le règlement de toutes les situations liées aux retenues de garantie estimées à quelque 3,6 millions de dinars. La deuxième variante comprend le versement d’un million de dinars aux fins de se voir régler les situations de six factures représentant plus de 10 millions de dinars en souffrance depuis près de deux ans. L’entrepreneur a opté pour la première solution tout en informant la police. Le rendez-vous est pris aux environs d’un restaurant situé au centre-ville d’Oran. L’entrepreneur se présente au lieu convenu avec une somme de 20.000 DA, filmés et photocopiés auparavant par la police. Ayant à peine mis les billets dans la poche, que l’employé de l’Opgi tombe, sur place, dans les filets des éléments de la 17e Sûreté urbaine après qu’une souricière lui fut tendue à cet effet. Selon le rapport de l’enquête, l’affaire en question représente un antécédent grave dans les annales de l’Opgi et de toute la wilaya d’Oran. Celle-ci risque d’entraîner dans son cheminement, de hauts fonctionnaires de la même entité. Car, ajoutent les mêmes sources, plusieurs fronts d’investigation sont ouverts et plusieurs pistes seront exploitées. L’affaire n’est pas tout aussi simple, a indiqué un enquêteur, qui s’est enthousiasmé de l’arrestation en question à moins de 24 heures après le discours de Bouteflika qui a, lors de l’ouverture de l’année judiciaire, mis l’accent sur la nécessité d’accentuer la lutte contre la corruption. Ce n’est pas la première affaire qui a défrayé la chronique à Oran. Pour rappel, le directeur du secteur urbain de Maraval a été, lui aussi, arrêté en flagrant délit de corruption.

Wahib AÏT OUAKLI

 

APRES UNE SERIE ..: L’IGF enquête à l’aéroport d’Es Senia

Publié le 29/10/2009 à 16:33 par hogra

APRES UNE SERIE DE REEVALUATIONS DANS LES COUTS DU PROJET D'UNE DEUXIEME PISTE : L’IGF enquête à l’aéroport d’Es Senia

Après les scandales ayant submergés le secteur des travaux publics et l’incarcération du secrétaire général du ministère concerné, voilà que les enquêteurs de l’inspection générale des finances (IGF), sont à pied d’œuvre au niveau de la direction des travaux publics de la wilaya d’Oran, où ils ont aménagé leur bureau et ce depuis plus de trois semaines. Leur mission consiste essentiellement à éplucher le dossier très sensible croit-on savoir.

Cette mission leur a été confiée par la commission nationale des marchés, il s’agirait du projet de réalisation de la deuxième piste de l’aéroport international d’Es-Sénia qui ferait l’objet de certaines anomalies en matière de réévaluations financières. Selon les premiers éléments d’information, la commission nationale aurait des soupçons sur le nombre d’avenants signés en matière de réévaluation des coûts du projet. Le projet en question a été confié initialement au groupement d’entreprises ZAS, composé des trois intervenants brésilien, portugais et algérien. Ce dernier devait intervenir dans les travaux à hauteur de 20 %. Au grand dam de Cosider qui avait soumissionné pour un montant de 2050708350821,28 DA avec un rabais de 3 %, c’est le consortium brésilo-portugo-algérien qui a été retenu pour l’offre proposée de l’ordre de 2 131 326 415,78 DA pour un délai de réalisation de 18 mois et ce malgré les recours introduits par Cosider. Par ailleurs, l’on apprend que l’entreprise privée algérienne du nom de Sahraoui a été écartée du projet lors du lancement des travaux pour des raisons non encore justifiées, elle a été à l’origine de plusieurs réalisations dans les ouvrages d’art et infrastructures de base à travers plusieurs wilayas du pays, et son affaire se trouve au niveau destribunaux du fait que cette entreprise a consacré un investissement de plus de 300 millions de dinars pour se doter en matériels lourd destiné exclusivement au projet de la deuxième piste de l’aéroport d’Es-Sénia et qui demeure malheureusement depuis, immobilisé. Cette marginalisation a jeté le pavé dans la marre dans la mesure où le consortium étranger devenu de droit algérien avait été opérationnel que grâce aux sous-traitants nationaux. Ces manières de faire profitent de plus en plus aux étrangers qui recourent à des méthodes suspectes et moins onéreuses au détriment de l’économie nationale. Les inspecteurs auront fort à faire dans ce dossier et la commission nationale des marchés n’entend pas se taire sur d’éventuelles malversations.


CORRUPTION ET DÉTOURNEMENTS..d’un directeur central

Publié le 29/10/2009 à 07:50 par hogra

CORRUPTION ET DÉTOURNEMENTS
Arrestation et incarcération d’un directeur central du ministère des Transports

 

Après les départements de la Pêche, des Travaux publics, c’est au tour de celui des Transports de se retrouver au centre d’un scandale. Selon une source sûre, une information judiciaire ouverte par le parquet du tribunal de Sidi-M’hamed a conclu à l’inculpation et à la mise sous mandat de dépôt du directeur central des infrastructures et des grands projets.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Placé sous mandat de dépôt, le mis en cause dans cette affaire est poursuivi, selon notre source, «pour passation de marchés contraires à la réglementation». A cet effet, on croit savoir qu’il s’agirait entre autres de projets relatifs à la restauration de cabines téléphériques. Notre source ne précise pas si d’autres personnes sont impliquées dans ce nouveau scandale ni la
qualification juridique des chefs d’inculpation retenus par l’accusation à l’encontre du directeur central du ministère des Transports. Il est à rappeler que le département des Transports avait engagé depuis une année une vaste opération de rénovation des cabines téléphériques et leur mise en activité. Il s’agit notamment des cabines téléphériques de la capitale, de Blida, de Tlemcen de Skikda ou encore de Constantine. Sur un autre chapitre, il est à rappeler que ce n’est pas le premier scandale du genre qui a ébranlé le département des Transports. En janvier dernier, six cadres du secteur des chemins de fer, cinq ayant exercé à l’entreprise publique Infrafer et le sixième ayant jusque-là occupé le poste de directeur général au sein de l’Anesrif, ont été poursuivis en justice par le juge instructeur près le tribunal de Rouiba. Parmi les cinq cadres d’Infrafer figure l’ex-P-dg de l’Anesrif. Placés sous mandat de dépôt, les six cadres ont été inculpés de «passation de contrats non conformes à la réglementation». Selon une source au fait du dossier, un contrat aurait été passé entre Infrafer et une société russe pour la réalisation d’un tronçon ferroviaire pour le compte de la SNTF dans la région du centre du pays. Selon une autre source, l’affaire avait éclaté au lendemain d’un dépôt de plainte d’un consortium d’entreprises étrangères spécialisées dans le rail (turque et indienne) contre l’Anesrif, quelques mois après avoir décroché un marché ferroviaire dans la localité de Aïn- Defla. Cela dit, ce nouveau scandale intervient dans un contexte particulier, où plusieurs cadres occupant des responsabilités importantes au sein de plusieurs départementsministériels sont poursuivis en justice pour des affaires de «non-respect de la réglementation régissant la conclusion des marchés publics». Il s’agit notamment des affaires où sont cités les secrétaires généraux des départements de la Pêche et des Travaux publics.
A. B.

Bouteflika annonce une ..pour lutter contre la corruption

Publié le 28/10/2009 à 20:15 par hogra

Bouteflika annonce une commission nationale ad hoc pour lutter contre la corruption

Par Sonia Lyes

Le Président Abdelaziz Bouteflika a annoncé, mercredi 28 octobre, dans un discours prononcé à la Cour suprême, la création prochainement d’une commission nationale ad hoc contre la corruption. « Grande est notre détermination à lutter contre la corruption sous toutes ses formes et ses manifestations. Nous avons élaboré des mécanismes législatifs et réglementaires qui seront bientôt renforcés par l'installation d'une commission nationale ad hoc », a t-il déclaré.
 
« La justice et les lois de la République seront appliquées à toute personne rendue coupable de faits de corruption », a ajouté le chef de l’Etat lors d’une allocution à l’occasion de l’ouverture de l’année judiciaire 2009-2010.  
 
De son côté, le premier ministre Ahmed Ouyahia, interrogé par les journalistes en marge de la cérémonie, a indiqué que « la lutte contre le fléau de la corruption nécessite, à chaque fois, des moyens supplémentaires qu'il s'agisse de moyens de police, ou d'un arsenal législatif adapté ». M. Ouyahia a rappelé que le président Bouteflika avait dans ce contexte donné instruction pour le recrutement de 470 élèves magistrats  durant l’actuel quinquennat « pour augmenter les capacités de la justice. »  
 
Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par l’éclatement de plusieurs affaires de corruption, impliquant de hauts cadres de l’Etat. Ces affaires concernent notamment les secteurs des Travaux publics et de la Pêche.

La douane submergée par les scandales de corruption

Publié le 28/10/2009 à 18:49 par hogra
La douane submergée par les scandales de corruption

La douane submergée par les scandales de corruption

Des scandales à répétition écornent la réputation de cette omnipotente administration fiscale censée protéger l’économie nationale, contrôler les flux commerciaux et renflouer les caisses du Trésor. Image surfaite, produit d’une exagération collective ? Peut-être. L’opinion, elle, sait parfois se montrer intraitable dans ses jugements. Les Douanes ? Un des milieux les plus corrompus que je connaisse. Je ne parle pas du simple douanier qui fait passer quelqu’un pour un savon ou un paquet de cigarettes, je parle des chefs qui brassent des milliards avec la bienveillance de l’Etat. Je parle des containers qui disparaissent des ports sans laisser de trace. »

 Ce tag au vitriol - il en existe des milliers d’autres - laissé par un internaute sur un forum de discussion algérien résume toute la charge négative que peut véhiculer l’administration des Douanes. Les douaniers, s’amuse-t-il, « n’aiment pas partir à la retraite ! ». Une carrière dans les Douanes, même brève, fait rêver de nombreux jeunes algériens tentés par l’ascenseur social. L’enrichissement rapide de certains agents douaniers fait tache d’huile et a parfois valeur d’exemple. Après 5 ans passés en prison, Smail, ancien inspecteur des Douanes, la cinquantaine, sort persuadé désormais de « mériter » de jouir des biens mal acquis durant sa courte carrière. Le douanier tirera plusieurs fois le « gros lot » grâce à son poste au niveau d’un port du centre du pays. Un poste « juteux », une « machine à cash ». Pour chaque container dédouané sans subir les vérifications d’usage, le douanier touche une mirobolante commission. « Mais avant de me faire prendre, j’ai eu largement le temps de mettre ma famille à l’abri du besoin pour les cinquante prochaines années ! », dit-il sans le moindre état d’âme. L’enrichissement fulgurant d’agents et de cadres, symptomatique du mal qui ronge l’institution douanière, fait scandale. « Il est indécent, honteux que des agents qui entament à peine une carrière puissent mener, sans rendre de comptes, un fastueux train de vie, rouler carrosse et s’acheter des résidences haut standing », réagit un ancien haut responsable des douanes. La corruption étalée impunément au grand jour est-elle pour autant l’avatar exclusif de cette institution ?

L’omerta, une règle d’or

« La corruption est là, elle existe, mais pas avec les proportions qu’on lui prête. Il serait en effet erroné de se focaliser uniquement sur les Douanes et oublier des nids de corruption encore plus importants », avertit le haut responsable. « A des degrés variables, toutes les douanes du monde sont touchées par la corruption. Je ne dis pas que chez nous la corruption est moins importante, moins grave, je dis que les grosses commissions sont à chercher plutôt dans des secteurs comme l’énergie, les mines, les gros marchés de travaux publics, etc. » Les Douanes ont beau être aux avant-postes d’une économie mono-exportatrice, importatrice de presque tout (les importations ont dépassé les 40 milliards de dollars en 2008), elles demeurent néanmoins à la « périphérie » de la grande corruption. « Seulement 13% des importations passent réellement sous le nez des Douanes, indique-t-il. Les 87% qui restent et qui représentent essentiellement les biens d’équipements leur échappent complètement et font l’objet de tractations à un autre niveau. » Secret de polichinelle, la corruption ne fait pas moins grincer des dents. Il est presque tabou d’en parler. L’omerta, la loi du silence, est dans le « milieu » une règle d’or. Une règle de survie. Le sort réservé aux rares « gorges profondes » des diwana aura valeur d’exemple. Abdelkader Souhabi a vu son monde s’écrouler depuis qu’il a osé faire éclater, au début des années 1990, l’esclandre D-15. L’affaire dite des D-15, qui fait référence aux fumeuses autorisations douanières permettant aux importateurs de faire transiter par l’Algérie les marchandises destinées aux pays africains ou maghrébins, n’est à ce jour pas tirée au clair. Les containers bourrés de marchandises diverses, véhicules, armes, alimentaient en réalité les circuits de la contrebande en Algérie, avec la bienveillante complicité de douaniers. Les révélations sulfureuses de l’ancien inspecteur des douanes de Blida le conduiront droit dans le box des accusés pour faux et usage de faux, puis à l’exil. « Je vis depuis comme un ermite », nous avoue-t-il. Suspendu de ses fonctions pendant de longues années, il n’a été réhabilité que récemment. Ce qui est scandaleux, fait remarquer Salima Tlemçani, c’est de constater qu’aucune des grandes affaires impliquant les Douanes ne sont suivies d’effets réels. « Dès qu’un scandale éclate, comme ceux, nombreux, qu’on a eu ces vingt dernières années, aussitôt se met en place une sorte de solidarité institutionnelle. Souvent, c’est la justice qui se charge d’étouffer ces scabreuses affaires. Les dénonciateurs se retrouvent dans le box des accusés alors que les auteurs du crime sont maintenus à leurs postes, parfois promus par leur hiérarchie, et ce quand bien même ils pouvaient être sous le coup de condamnations comme c’est effectivement le cas pour certains », observe la journaliste d’El Watan, auteur de nombreuses enquêtes ayant mis à nu certaines pratiques frauduleuses impliquant l’institution des Douanes.

Le bras long de la maffia

La peur, la crainte des représailles, le bras long de la « mafia politico-financière » étouffent toute velléité de porter sur la place publique des faits liés à la corruption. Suspicieux, nos différents interlocuteurs, des intervenants dans la sphère interlope du commerce extérieur, ravalent leur langue, pèsent chacun des mots qu’ils prononcent. « Mais c’est une maison de verre, les douanes ! Une institution de l’Etat qui ne peut admettre des corrompus dans ses rangs », répond, sarcastique, un commissionnaire en douane. La simple évocation du mot « corruption » fait dresser les cheveux de certains. « Mais qu’avez-vous, vous la presse, à seriner à longueur de journée ces histoires de corruption ? Dites à ceux qui vous ont envoyé que nous n’avons pas de corruption chez nous ! », s’offusque le président de l’Union nationale des transitaires et commissionnaires en douanes, Lefgoum Bachir. Dans un audit réalisé à Alger du 19 au 29 mars 2007 par deux de ses experts, l’Organisation mondiale des douanes (OMD) épingle les Douanes algériennes. Le rapport, commandé par le directeur général des Douanes, met le doigt sur un certain nombre de pratiques en vogue, dont la corruption. L’OMD use de qualificatifs soft et épurés pour désigner la corruption : « Des mesures d’accompagnement (pots-de-vin, ndlr) sont versées tout au long du circuit de la déclaration en douane », observent les experts de l’OMD. (lire encadré). « L’administration des douanes - volontairement sous-administrée, sous encadrée et sous-équipée - est au cœur des pratiques de la corruption, une de ses ”sphères” privilégiées », souligne le représentant de la section algérienne de Transparency International, Djilali Hadjadj. Le président de l’Association algérienne de lutte contre la corruption identifie plusieurs formes élémentaires de corruption au sein des Douanes qui, dit-il, « s’inscrivent dans un continuum reliant idéalement deux pôles opposés, celui de la transaction et celui de l’extorsion et de l’accaparement privatif ». Hadjadj parle de « dyades corruptogènes ». « Les enquêtes de terrain menées par notre association montrent qu’au-delà des transactions occasionnelles, les partenaires - réseaux de corruption-douanes - cherchent fréquemment à pérenniser les transactions corruptrices, autrement dit à les transformer en relations sociales stabilisées de type ”clientéliste”. C’est le cas des ’’couples” formés par les commerçants-importateurs et les douaniers : la longue fréquentation, le partage des mêmes lieux de travail et la maîtrise des mêmes systèmes normatifs créent des espaces de collusion et favorisent le développement de véritables dyades corruptogènes où les relations monétaires sont noyées dans les relations de proximité (échange de faveurs, invitations réciproques…) », explique-t-il. Les « réseaux de corruption » ne se contentent pas de recruter parmi les cadres et agents douaniers, ils ratissent large. Le transitaire, de par sa connaissance parfaite des « hommes-clés » au niveau des services douaniers, est une des pièces maîtresses du système. « C’est lui qui négocie, parfois règle, pour le compte du client, les marges à verser », affirme un transitaire. « Dans la sphère du commerce extérieur, la corruption est la règle et non l’exception. Elle est quasi institutionnalisée. Organisée en réseau, elle met à contribution douaniers,

 

IL DOIT AU FISC 53 MILLIARDS DE DINARS

Publié le 28/10/2009 à 07:57 par hogra

IL DOIT AU FISC 53 MILLIARDS DE DINARS
La liberté provisoire refusée à Abderrahmane Achour

La problématique de requalification des faits après l’extradition a été soulevée par la défense.

53 milliards de dinars, un montant mirobolant, supérieur même au budget du département de la Justice (41 milliards de dinars) est la somme que réclame le fisc à Achour Abderrahmane. Ce dernier, un homme d’affaires et lourdement chargé par la justice, a comparu hier pour fraude fiscal devant le tribunal criminel près la cour d’Alger siégeant en session ordinaire du troisième trimestre 2009. Il comparait en tant qu’accusé principal dans cette affaire, la troisième du genre.
Son coaccusé, Sitouh Djamal, n’est autre que son gendre. Toutefois, le collectif des avocats de la défense composé, entre autres, de Maîtres Miloud Brahimi, Bourayou et Bouchachi ont soulevé, d’une part, la carence inhérente à la non-formulation par la partie algérienne de l’autorisation de requalification des faits de l’affaire pour laquelle, a été extradé le 15 novembre 2006, le principal accusé, dans le cadre des accords
d’extradition algéro-marocains. D’autre part, une autre problématique relative au contenu de l’accord d’extradition a refait surface. Il est relevé dans son article 43, dernier aliéna, que l’extradé ne devrait pas être jugé dans le cadre de ou des affaires ultérieures à celle pour laquelle, il a été extradé. Or, cette affaire remonte à 2001 et 2002 selon l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation. L’opposition de la défense a été axée sur le principe de la primauté du droit pénal international sur le droit national, d’autant que l’Algérie a fait des demandes d’extradition d’autres personnes impliquées dans des affaires d’atteinte à l’économie nationale et dilapidation de deniers publics, etc. Le représentant du ministère public a rétorqué que la haute juridiction du pays, la Cour suprême, a statué sur cette affaire de requalification de l’accusation dans son arrêt rendu le 24 décembre 2008. L’arrêt en question a conclu que les dispositions de l’accord d’extradition ne permettaient pas de poursuivre l’accusé pour un seul cas, qui est l’ infraction politique. Or, la fraude fiscale n’est pas une infraction politique.
Ce n’est pas tout. Outre l’intégration des opérations de régularisation et les chèques de retour dans la reconstitution des chiffres d’affaires de la Sarl (nationale A plus) par le séquestre judiciaire désigné à cet effet par le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed, il y a aussi l’absence des
documents comptables de cette entreprise gelée depuis le 25 février 2006 et dont les biens, le foncier, les comptes, y compris les bénéfices, ont été saisis.
Ainsi, la défense a remis en cause le montant de la fraude. Le non-affichage de la composition du tribunal, le président et ses deux assesseurs, a été soulevé par la défense pour la première fois depuis l’ouverture de la session criminelle. Cela dit, la défense a exigé un complément d’information et la désignation d’un expert pour une contre-expertise. Après les délibérations, le tribunal est allé dans le sens de la demande de la défense. La désignation de deux experts, lesquels devront enquêter auprès de l’EGA, le siège social de la Sarl, sis zone industrielle de Mazafran, la direction des impôts, sise Ben Aknoun, l’inspection des impôts de Koléa, ainsi que d’autres organismes et
institutions ayant un lien avec la Sarl, et ce, pour déterminer les montants exacts de la fraude, la valeur des taxes relative aux pénalités de retard ainsi que la somme totale de la fraude. Mais, la demande de liberté provisoire faite par la défense a été rejetée par le tribunal. Par ailleurs, l’accusé a écopé dans une affaire précédente d’une peine de 4 ans de prison ferme pour faux et usage de faux ainsi que de 18 ans de prison ferme dans l’affaire de la BEA.

Mohamed BOUFATAH

 

Corruption, quand tu nous tiens!.. Les scandales..

Publié le 28/10/2009 à 07:54 par hogra

DES AGENTS DE L’ÉTAT CITÉS DANS PLUSIEURS SCANDALES
Corruption, quand tu nous tiens!

Au coeur de chaque affaire, des responsables qui se croyaient peut-être intouchables.

La corruption bénéficie de la connivence d’agents de l’Etat pour prendre racine dans des secteurs publics stratégiques, notamment les banques et les marchés publics. Ce n’est pas un parti d’opposition ou un expert économique qui fait ce constat. Ces propos sont tenus par M.Mokhtar Lakhdari, le directeur des Affaires pénales au ministère de la Justice. «Ce phénomène touchait à la transparence de la vie économique et à l’intégrité des agents publics», précise-t-il. Uniquement pour l’année 2008, 807 infractions liées à la corruption ont été enregistrées. En effet, l’opinion publique a été bouleversée par la série de scandales financiers dans lesquels ont été impliqués des cadres de l’Etat et de hauts fonctionnaires.
L’affaire la plus récente traitée par la justice algérienne remonte à lundi dernier.
Le tribunal d’El Affroun a rendu son verdict après trois semaines de plaidoiries dans ce qui est communément appelé «affaire OAIC-SIM». Plusieurs chefs d’inculpation ont été retenus contre le directeur général de l’Office algérien interprofessionnel des céréales, notamment la passation de contrats injustifiés dans les marchés publics.
La justice a prononcé une peine de deux ans de prison ferme contre lui. Les scandales se suivent et se ressemblent. Et au coeur de chaque affaire, des responsables qui se croyaient peut-être «intouchables» ou au-dessus des lois de la République. Le projet du siècle «l’autoroute Est-Ouest» a reçu un sérieux coup.

L’affaire dans laquelle était impliqué le secrétaire général du ministère des Travaux publics, révélée par la presse, confirme que généralement ce sont les secteurs «les plus riches» et les plus gâtés par les caisses de l’Etat qui sont les plus exposés à ce phénomène. Soupçonné d’avoir touché des pots-de-vin dans des contrats liés au projet de l’autoroute Est-Ouest, le SG du ministère des Travaux publics, est mis sous mandat de dépôt. L’enquête suit son cours. C’est dans la même situation que se retrouve son collègue du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques. Le secrétaire général de ce ministère est également impliqué dans l’affaire des thoniers turcs, pêchant en infraction dans les eaux territoriales de l’Algérie.
On fera l’impasse sur les milliers de milliards de dinars détournés dans des scandales bancaires: l’affaire Achour Abderrahmane résume parfaitement le mal qui ronge les institutions financières de l’Etat. Un Etat qui a déclaré pourtant une guerre sans merci contre la corruption. M.Lakhdari explique le phénomène de la corruption et les différents types de criminalité économique «à la transition économique qui fait que ce type de criminalité tend à prendre de l’ampleur par le nombre, sans cesse croissant, des contrevenants».
Le directeur des affaires pénales au ministère de la Justice donne des chiffres. Il avance celui de 98.481 infractions relatives à la loi sur la concurrence, enregistrées en 2008. Celles relatives à la loi sur la protection du consommateur avoisinent les 51.000 infractions. Enfin 1 269 infractions relatives à la loi sur le change ont été relevées.
Abordant le cas de criminalité organisée, M.Lakhdari a souligné que cette dernière comprenait une criminalité impliquant des groupes organisés qui se répartissent les rôles et se déploient au niveau transnational (trafiquants de stupéfiants, contrebande de diverses marchandises, trafic de migrants).
Il a relevé que la criminalité organisée évoluait, notamment dans les zones frontalières et, en particulier, dans les régions de Tlemcen, Béchar, Tamanrasset et Tébessa, avant d’insister sur l’importance de la conjugaison des efforts aux plans régional et international, pour son éradication. Il a affirmé d’autre part que les instruments juridiques adoptés pour faire face à l’évolution de la criminalité ont permis de «renforcer la capacité de dissuasion de la justice et ont eu pour effet de réduire, de 2006 à 2008, le taux de la criminalité de 5,53%».
Dans un autre chapitre, M.Lakhdari a affirmé que le terrorisme a connu une baisse considérable de 30% entre 2006 et 2008. Cette baisse est due «à l’application de la politique de la Réconciliation nationale».

Achira MAMMERI

 

Oran : Un agent de la Sonelgaz arrêté pour corruption

Publié le 22/10/2009 à 22:04 par hogra

Oran : Un agent de la Sonelgaz arrêté pour corruption

 

Un agent de la Sonelgaz mis en cause dans une affaire d’escroquerie fut arrêté dans l’après midi de lundi par les éléments de la sureté de Bir el Djir. Le mis en cause a été pris en flagrant délit, avec une somme de 2 millions de centimes dissimulée dans ses poches, une somme qu’il a escroquée à un client de ladite société. Selon les sources, l’agent de la compagnie demandait aux clients de l’argent contre «l’allègement» de leurs factures qu’il prenait le soin de gonfler en augmentant le taux de consommation au moment du prélèvement du compteur. C’est ainsi qu’il a agi avec sa dernière victime. Sauf que celle-ci l’a vu manipuler le compteuravant de lui remettre une facture de 15 millions de centimes pour ensuite lui demander 2 millions de centimes pour qu’il puisse lui réduire cette somme. Après avoir alerté les services de police, la victime a photocopié les billets avant de les remettre à cet agent indélicat qui, dès réception du pot de vin, a changé à la baisse le taux de consommation au niveau du compteur. Selon nos sources, le mis en cause a pris la fuite à la vue des policiers qui l’ont vite arrêté. Il sera présenté aujourd’hui, au juge d’instruction près le tribunal Djamel El Dine pour escroquerie.

 



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