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CHOMAGE

SNTR : 80 travailleurs menacés de chômage

Publié le 10/11/2009 à 11:19 par hogra

SNTR : 80 travailleurs menacés de chômage

On croyait que le problème du siège de l’entreprise Logitrans, filiale du groupe SNTR, était définitivement réglé

Il n’en est rien, puisque la direction vient de recevoir un courrier de la direction des Domaines de Chlef l’intimant d’évacuer immédiatement les lieux. La correspondance datée du 14 octobre 2009 fait mention de l’arrêté de wilaya n°111 du 18 février 2004 et de la décision du 12 juillet 2005 de la chambre administrative de la cour de Chlef. « Pour la troisième fois, nous vous demandons de vous conformer à la décision de justice en évacuant le siège dans un délai de huit jours », est-il écrit dans la lettre citée. Les services des Domaines motivent leur action par « la nécessité de récupérer un bien domanial et de l’affecter à des projets publics sur la base des recommandations formulées en 2002 par une commission de wilaya ». Signalons que les locaux en question, situés au centre de la ville de Chlef, sont exploités par la SNTR depuis 1967.

Ils abritent les services de transport et de maintenance, employant 80 travailleurs ayant des familles à charge. La section syndicale de l’entreprise, affiliée à l’UGTA, a saisi le 1er novembre le wali de Chlef lui demandant de surseoir à l’exécution de cette décision pour « sauver l’entreprise d’une fermeture aux conséquences désastreuses sur le plan socioéconomique ». Elle lui fait part de ses préoccupations quant au sort des 80 travailleurs et des camions de la SNTR utilisant ce centre pour les besoins de leur activité, en particulier le transport de marchandises vers le sud du pays. Par conséquent, elle sollicite du premier responsable de la wilaya l’affectation d’un siège convenable qui pourrait abriter « les activités de transport et de gestion du fret de l’entreprise ». Le représentant des travailleurs précise, par ailleurs, que l’entreprise ne peut transférer son siège sur un terrain qui ne lui appartient pas, allusion au site qui avait été mis à sa disposition en 2005 par la wilaya au niveau de la zone industrielle de Oued Sly.



Par A. Yechkour

 

La lutte contre le chômage ou le mythe de Sisyphe

Publié le 23/08/2009 à 10:28 par hogra

 

RETOUR SUR LA LFC 2009
La lutte contre le chômage ou le mythe de Sisyphe

 

Les différentes politiques suivies n’ont pas abouti à des résultats probants

Tous les économistes le savent bien: le chômage en Algérie n’est pas dû à une insuffisante rentabilité des entreprises ou une demande solvable qui aurait besoin d’être ranimée par des mesures volontaristes. Il relève de facteurs économiques et sociaux très anciens, qui remontent à la période coloniale et qui sont de caractère structurel. Le chômage constitue une variable liée profondément à la nature des structures économiques et sociales de notre pays. Aussi bien, la question est posée de savoir si les dispositions de la LFC pour 2009 sont de nature à contribuer à la réduction du chômage dont le taux semble beaucoup plus important que celui donné par les autorités officielles (11,3% de la population active).

 

Nature du chômage algérien


Il faut savoir qu’en Algérie, le concept de chômage est plurivoque, ne serait-ce qu’en raison de l’existence d’un très important marché parallèle de l’emploi dans lequel sont impliqués directement quelque 2,5 millions d’Algériens. Il y a différentes catégories de chômeurs, le nombre de statuts des actifs est très divers, cependant que la frontière entre l’emploi et le sous-emploi reste poreuse. Le nombre d’actifs, qui possèdent un emploi stable et protégé (fonctionnaires compris), ne dépasse pas 2 millions de personnes. Des éclaircissements donnés par le ministre des Finances à l’APS, il ressort que pour lui le chômage est de type keynésien. Il suffit donc de mettre en place une croissance créatrice d’emplois qui se traduira, entre autres, par le développement des PME censées créer plus d’emplois que les grandes unités (ce qui n’a jamais été démontré), la réduction du coût du travail (essentiellement obtenue par la diminution de l’assiette des charges fiscales et sociales) et par la recherche de gains de productivité. Il est attendu de ces différences mesures que, simultanément, elles accroissent le revenu disponible des ménages et le niveau global de la dépense, alors que, paradoxalement, le ministre des Finances s’est ému du niveau atteint par l’endettement des ménages (qui représenterait quelque 100 milliards de DA), et qu’elles induisent logiquement des créations d’emplois. La logique keynésienne est effectivement à l’oeuvre puisqu’elle repose sur une politiquebudgétaire mettant en avant l’investissement public(infrastructures de base, équipements collectifs, etc.), la dépense publique (création d’un Fonds national d’investissement de 150 milliards de DA et fixation à 250 millions de DA du niveau de couverture des risques pour les PME) et d’une politique monétaire basée sur des taux d’intérêt en baisse et l’injection de liquidités importantes dans l’économie qui devront transiter par le circuit monétaire et seront gérées par les banques publiques (création de 48 fonds d’investissement). En réalité, le gouvernement part du postulat que l’ensemble de ces mécanismes vont favoriser la création d’emplois. Or, il est aujourd’hui avéré, grâce aux multiples expériences étrangères, et singulièrement celle de notre pays, que le remède keynésien ne peut produire de résultat positif que s’il est appliqué à des structures productives déjà créatrices de valeur ajoutée, de richesses et d’emplois durables et non à une économie rentière qui importe quasiment tout ce qu’elle consomme. Aussi bien, le défi qui est lancé aux décideurs est de favoriser l’émergence d’une économie productive et non pas seulement d’adopter des mécanismes venant corriger les dysfonctionnements supposés ou réels du marché de l’emploi.
Ceci dit, il serait injuste de prétendre que les pouvoirs publics n’ont pas cherché à lutter contre le chômage, lié aux structures économiques. Mais les différentes politiques suivies n’ont pas abouti à des résultats probants, notamment les mesures prises en faveur de la défense de l’emploi: préservation des emplois menacés (notamment dans le secteur public économique et dans la Fonction publique), création d’emplois publics (notamment dans le domaine de la sécurité), développement de la formation professionnelle pour élever le niveau de qualification des salariés, lequel devrait être, aujourd’hui, le principal facteur d’intégration professionnelle, et donc, de réduction de la vulnérabilité au chômage. Deux autres pistes restent encore ouvertes qui n’ont pas été explorées suffisamment mais dont l’efficacité exigera du temps et surtout de la continuité dans l’action. Il s’agit, d’une part, des réformes de structure du marché du travail et d’autre part de la flexibilisation des structures économiques. Sur le premier point, force est de constater que le marché du travail n’est pas transparent, au sens où l’offre et la demande ne sont pas régulées par un service public de l’emploi efficace et suffisamment outillé. Il faudra sans doute renforcer les moyens de l’Anem et envisager une véritable déconcentration du service public de l’emploi. Ensuite, un marché du travail trop rigide, à cause d’une très faible mobilité géographique et professionnelle, restreint considérablement lesdisponibilités en main-d’oeuvre (de ce point de vue, la politique nationale d’aménagement du territoire lancée il y a trente ans est un échec intégral). Enfin, si l’offre de travail est liée au taux de salaire, force est de constater que le marché du travail ne propose guère de rémunérations incitatrices et que l’Algérie est bel et bien affectée par le phénomène de la pauvreté salariale(toutes catégories d’emplois réunies). Sur le deuxième point, qui est la flexibilité des structures économiques, elle constitue sans doute une réponse à l’augmentation du coût du capital et peut donner un coup de pouce aux entreprises ayant une vocation exportatrice. Ceci dit, la flexibilité revêt des formes différentes qui ont été expérimentées avec un succès inégal dans le secteur public économique: flexibilité interne, flexibilité fonctionnelle et surtout externalisation. Mais, d’une façon générale, la flexibilité n’a jamais eu des incidences macroéconomiques significatives sur les niveaux de l’emploi dans notre pays, même en application de la loi sur les relations de travail (avril 1990) qui assouplit pourtant les procédures de licenciement, institue le contrat à durée déterminée, l’intérim, le contrat à temps partiel et prévoit une période obligatoire d’essai, etc.

 

Le marché informel du travail
Nous avons dit plus haut que ce marché employait 2, 5 millions de personnes, mais il fait vivre quelque 15 millions d’Algériens. Il est certain qu’avec la réduction du volume des importations, ce marché sera considérablement affecté du point de vue des ressources qu’il génère. Une remarque préalable: le débat sur l’utilité économique du marché informel en Algérie n’a pas lieu d’être, puisqu’à la différence de pays comme la Chine, l’Inde, la Malaisie, le Vietnam ou encore le Brésil dans lesquels le marché informel a permis l’éclosion de PME innovantes et de start-up (entreprises en gestation notamment dans le secteur des technologies de pointe),le marché informel en Algérie prospère sur l’importation de biens de consommation dont la quasi-totalité, sinon tous, provient de la contrefaçon. Ceci dit, en diminuant le volume des importations, on diminue les niveaux de l’emploi dans le secteur informel et aussi la demande de biens qui se portait jusque-là sur les produits importés, jugés plus compétitifs que ceux fournis par les entreprises locales. Il n’est pas inutile ici de rappeler que le marché informel de l’emploi en Algérie est extrêmement composite. Il y a ceux qui s’y réfugient sitôt après avoir quitté les bancs de l’école, ceux qui ont quitté l’emploi formel essentiellement en raison de la faiblesse des salaires et de l’insécurité de l’emploi qui y prévalaient et enfin ceux qui disposent d’un pied dans le secteur officiel (généralement dans la fonction publique ou le secteur publicéconomique) et un pied dans le secteur informel, grâce auquel ils arrivent à multiplier par 4 ou 5 leurs revenus, condition souvent nécessaire pour faire vivre toute une famille, construire une maison, envoyer ses enfants à l’école et constituer une épargne de précaution.
Il n’est certainement pas question de minimiser le manque à gagner qui résulte de ce marché pour le Trésor public (fiscalité directe et cotisations sociales), pour les entreprises immatriculées au Registre du commerce (en termes de concurrence déloyale) et pour le consommateur (si tant est cependant que les biens vendus par les entreprises déclarées soient conformes aux standards minima imposés par la loi). On citera quelques chiffres illustrant l’importance de ce phénomène. Les revenus du secteur informel ont atteint une moyenne de 600 milliards de DA en 2008, mais en raison d’une baisse assez sensible de la consommation des ménages, ils seront sans doute de l’ordre de 450 milliards de DA en 2009. Les pertes cumulées par le Trésor public (TVA, IRG, IBS, cotisations sociales) s’élèvent à quelque 80 milliards de DA par an (chiffre obtenu en recoupant les données du FCE et celles d’autres associations patronales). Ceci dit, éradiquer le marché parallèle de l’emploi, ce dont aucune économie dans le monde n’a pu s’extirper (y compris les économies intégrées totalement au marché mondial: Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Pologne, etc.), pourrait constituer un danger majeur pour la paix sociale si une alternative sérieuse n’est pas proposée aux Algériens qui y travaillent et à ceux qui y vivent. Dès lors que le secteur public économique qu’on a laissé partir en charpie ne recrute plus, que les effectifs de la Fonction publique explosent et que les PME du secteur privé, en raison de leur taille, de leur type d’organisation et de la modicité des marchés qu’elles peuvent conquérir offrent peu d’emplois stables, il faudra aux pouvoirs publics faire preuve d’imagination pour que le chômage (qui existe à l’état endémique dans la tranche d’âge située entre 18 et 25 ans) ne prolifère pas davantage. Il existe quelques pistes de réflexion; on en citera deux. Il y a tout d’abord l’évaluation, aussi rigoureuse que possible, du manque à gagner que subissent leTrésor et les entreprises déclarées du fait de l’omniprésence du marché informel. Les montants récupérés au fur et à mesure de la disparition du marché informel (ce à quoi dit vouloir s’employer le gouvernement) doivent servir trois objectifs: recrutement des anciens travailleurs du secteur informel, priorité à une formation professionnelle adaptée aux besoins de l’économie (ce qui suppose au préalable que ceux-ci aient été fixés par l’Etat et les partenaires sociaux) et distribution de salaires décents (ce qui ne passe pas obligatoirement par l’augmentation du Smic). Autre piste: réfléchir à l’instauration progressive de l’épargne salariale, comme la prime d’intéressement ou la redistribution aux salariés d’une partie des bénéfices de l’entreprise. Pour lutter efficacement contre la pauvreté salariale (dénoncée, il y a encore peu, par le président du FCE), la seule solution, à terme, consisterait à faire obligation aux entrepreneurs d’accepter que les salariés détiennent un minimum du capital de l’entreprise. Evidemment, toutes ces questions doivent faire l’objet d’un examen attentif de la part des pouvoirs publics, de concertation étroite avec les partenaires sociaux, de sorte qu’aucune solution ne soit imposée unilatéralement.

 

La viabilité de la croissance endogène
Dès lors que le gouvernement a décidé de s’inspirer de la théorie de la croissance endogène (ce qui ressort en première lecture de la LFC), l’apport des finances publiques qui sera considérable en 2009 et 2010 ne consistera donc pas à répondre à la demande des ménages (comme le prouve la restriction du crédit à la consommation aux seuls biens produits localement) mais aux effets en retour des dépenses publiques sur les facteurs de production. En décidant de mobiliser ces dépenses (à travers également la création de nouvelles niches fiscales et de niches sociales), le gouvernement veut améliorer les facteurs de production. Rien ne dit que cette stratégie sera un succès, surtout si l’Etat ne parvient pas à dominer ses propres défaillances organisationnelles (y a-t-il oui ou non consensus au sommet de l’Etat sur l’utilité d’une stratégie industrielle?) ni à suppléer aux allocations sous-optimales des ressources du marché (les différentes régulations de marché sont quasiment inexistantes).
Jusqu’ici et sans vouloir verser dans le pessimisme, toutes les dépenses publiques destinées à améliorer la productivité du travail et celles du capital sont allées alimenter un puits sans fond, qu’il s’agisse des dépenses d’éducation, des dépenses de recherche-développement et même des dépenses d’infrastructure. Il appartient au gouvernement de démentir cette sinistre loi d’airain. Mais d’ores et déjà, il se grandirait à procéder, d’ici juillet 2010, à une évaluation sans complaisance de l’impact de l’ensemble de toutes ces générosités financières sur le niveau de l’emploi, celui des salaires et celui de la qualification des travailleurs. A défaut de quoi, nous nous éloignerons encore un peu plus du pacte social interne promis par le président de la République pendant sa campagne électorale; ce qu’à l’évidence, la seule augmentation, fût-elle impressionnante, des dépenses de transfert, serait impuissante à faire éclore.

(*) Professeur en droit des affaires à l’université d’Alger

Ali MEBROUKINE (*)

 

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UN DEMI-MILLION DE CHÔMEURS CHAQUE ANNÉE

Publié le 15/08/2009 à 10:53 par hogra

UN DEMI-MILLION DE CHÔMEURS CHAQUE ANNÉE
La demande est loin d’être satisfaite

 

Paradoxe: l’Etat veut créer de nouveaux emplois et le patronat menace de fermer les entreprises.

L’Agence nationale d’investissements (Andi) continue d’enregistrer les déclarations d’investissements même si elle ne donne jamais de détails sur le nombre de projets concrétisés. Au deuxième trimestre de 2009, 6426 nouvelles déclarations contre 4325 à la même période de l’année précédente ont été enregistrées.
Curieusement, de grands projets arrachés par l’Algérie ces dernières semaines n’ont fait l’objet d’aucune publicité de l’Andi ni du ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements. C’est le cas pour le projet de construction de véhicules destinés à l’armée et auquel la Snvi est pourtant associée en tant que détenteur de parts dans le complexe de Tiaret.
Toutefois, l’intérêt des projets déclarés à l’Andi réside indéniablement dans la création des emplois. Selon cette même institution, il est attendu que les projets, s’ils arrivent à être réalisés, seraient porteurs de 48.481 emplois. C’est moins que ce que devaient générer les projets déclarés au deuxième trimestre de l’année dernière avec 51.877 postes.
Actuellement, le secteur public industriel emploie moins de 180.000 personnes. L’ensemble du secteur économique (privé et public) emploie 600.000 personnes. L’apport de celui-ci dans la structure de l’emploi est donc faible. Le constat est d’autant plus alarmant lorsqu’on sait que la demande additionnelle d’emplois varie entre 450.000 et 500.000 emplois par an. Ainsi, il faut trouver un emploi non seulement aux nouveaux arrivants sur le marché, mais aussi aux chômeurs qui sont dans cette situation de longue date. Le taux de chômage tourne actuellement autour de 11% de la population active. Il a certes diminué en comparaison au début des années 1990, lorsqu’il dépassait 25%, mais c’est encore loin des aspirations des millions de jeunes en quête d’emploi stable. Les données sur l’emploi fournies par l’ONS incluent ceux générés par le secteur informel. Un paradoxe lorsqu’on sait que l’Etat vise, entre autres, au moins officiellement, à combattre ce fléau.
Sur le plan financier, les 6425 projets devraient générer un investissement de 250,8 milliards de dinars. C’est presque moitié moins avec le montant enregistré au premier trimestre de 2008, soit 462,9 milliards de dinars. Toutes les déclarations reçues par l’Andi ne concernent pas que des nouvelles créations qui sont quand même de 5111. Le reste est constitué d’extensions (1312) et de réhabilitations au nombre de trois.
Les transports viennent en tête de secteurs convoités avec 4 385 projets car ne nécessitant aucune formation ni diplôme, encore moins de local, contrairement aux autres activités. Le Btph vient en deuxième position avec 1171 déclarations. Les services viennent en troisième position (575), suivis par les industries (232), et la santé (23). Le tourisme et l’agriculture ont attiré respectivement 21 et 19 investisseurs. En plus de la concentration par secteur, il est aussi frappant de constater que certaines wilayas accaparent le plus grand nombre de projets. Alger vient en tête des wilayas convoitées (846 projets) suivie de Tizi Ouzou, Boumerdès et Béjaïa. Oran vient en quatrième position, suivie de Chlef, Blida et Bouira.

L’Andi tente régulièrement d’améliorer ses services destinés aux investisseurs comme l’ouverture progressive de guichets uniques. Elle participe aussi à des manifestations économiques pour informer ses futurs clients des nouveautés adoptées par la législation comme celles liées à la fiscalité. L’intérêt des investisseurs de s’adresser à l’Andi est justement d’obtenir des abattements sur l’achat du matériel. Si l’Andi ne communique pas les chiffres sur les projets entrés en activité, elle est davantage dans l’incapacité de fournir des informations sur le taux de la mortalité des entreprises. Il est admis qu’il est au moins de 30% pendant les trois premières années d’activité pour celles créées dans le cadre de l’Ansej, par exemple.
En 2009, l’ONS a exclu 90 entreprises du champ de son enquête car absentes sur le marché. L’attention doit alors être portée non seulement sur les entreprises créées mais sur celles qui disparaissent.
Le phénomène risque de s’amplifier selon le patronat qui s’est adonné à une levée de boucliers ces derniers jours pour protester contre les nouvelles mesures contenues dans la loi de finances complémentaire de 2009, ce qui ne fera qu’augmenter le nombre de chômeurs.

Ahmed MESBAH

L’Algérie a enregistré 800 000 chômeurs diplômés

Publié le 18/07/2009 à 00:17 par hogra

Abdeselam Bouchouareb affirme :“L’Algérie a enregistré 800 000 chômeurs diplômés de l’enseignement supérieur”

“L’Algérie a enregistré, 800 000 chômeurs diplômés de l'enseignement supérieur, tandis que 14% seulement des diplômés de la formation professionnelle accèdent à un emploi”, a affirmé, Abdeselam Bouchouareb, membre du bureau national du Rassemblement national démocratique (RND), jeudi dernier,  lors d'une conférence de presse, tenue en marge du séminaire régional sur l'emploi des jeunes à Constantine. Par ailleurs, M. Abedsselam a souligné la véritable bataille de la formation que l’Algérie est en train de mener ces dernier temps dans les secteurs de l’information  et de  l’enseignement supérieur, tout en indiquant les efforts fournis par les architectes des réformes scolaire et universitaire et ce, pour trouver des solutions à la crise de compétences et à celle de la formation adéquate pour des milliers de jeunes poursuivant des études pour qu'ils puissent être utiles, par leurs connaissances, aux nombreux chantiers ouverts dans le cadre du programme du président de la République.  Cette rencontre, qui a réuni des représentants des directions de l'emploi et des cadres des bureaux régionaux du RND de 16wilayas de l'Est du pays, a évoqué la complémentarité formation-emploi, pour laquelle M.Abedsselem a estimé qu’“à l’heure actuelle, le système LMD, constitue l’unique formule compatible avec la situation du pays” avant d’ajouter que ce séminaire “est loin d'être une tournée publicitaire pour faire valoir la politique nationale de l'emploi”.  Ainsi, la relation entre la formation et l’emploi a été le sujet de débat de ce séminaire qui s’étalera aujourd’hui et ce,  en parvenant à trouver des solutions à cette problématique de chômage qui prend de l’ampleur  dans notre pays et à créer une meilleure relation entre le système de formation et le marché du travail par une estimation prospective des profils et des qualifications.

 

Ouerdia Sait

Trois chômeurs sur quatre ont moins de 35 ans

Publié le 13/07/2009 à 19:36 par hogra

MALGRÉ LE TRAIN DE MESURES EN LEUR FAVEUR
Trois chômeurs sur quatre ont moins de 35 ans

Jeune, diplômé et chômeur. Triptyque presque banal. Sauf que ça fait mal.

L’emploi a son plan de promotion lancé le mois dernier pour s’étaler jusqu’à 2013, selon Tayeb Louh, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale; le chômage ne devrait donc pas connaître une augmentation lors de cette année. Rien que pour le soutien de ce programme de création d’emplois de jeunes, l’Etat a mobilisé une enveloppe de 42,5 milliards de dinars. Les universitaires et les techniciens supérieurs seront les premiers à bénéficier de ce dispositif. Les universitaires bénéficient même de 12.000 dinars pendant une année lorsqu’ils sont embauchés par une entreprise. L’appui de l’Etat intéresse ainsi même les employeurs car ils auront l’occasion de recruter un diplômé à qui le Snmg est assuré.
Les jeunes disposant du niveau secondaire ou n’ayant subi aucune formation ont intégré ce dispositif.

Selon les estimations, l’application de cette stratégie permettra de réduire le taux de chômage à 10% à l’horizon 2009-2010 et à moins de 9% pour la période 2011-2013 contre 11% actuellement.
Si l’intérêt se porte à nouveau sur ces deux dossiers que sont l’emploi et la jeunesse, c’est que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en a fait une promesse électorale lors de son discours à Arzew à l’occasion du 24 février dernier. Il était même question d’exonérations fiscales accordées aux entreprises. Le ministère de l’Emploi a transmis des propositions au gouvernement pour figurer dans la loi de finances complémentaire de l’exercice en cours, mais on ignore sous quelle forme elles sont retenues. Le ministre des Finances, Karim Djoudi, s’est satisfait à dire récemment devant la presse que l’encouragement de la création de l’emploi est une préoccupation qui sera prise en charge par son département, à l’instar des autres promesses du Président.
La question qui se pose est de savoir si les postes ainsi créés seront permanents ou temporaires. Il faut aussi que les employés puissent savoir s’ils seront destinataires d’un salaire leur assurant des conditions de vie décentes ou s’il ne s’agira que de postes rémunérés en deçà du Snmg. Des ingénieurs et des médecins sont effectivement dans cette situation lorsqu’ils sont employés par des collectivités locales. Le recrutement dans l’administration ira crescendo. La création des nouvelles wilayas va susciter de nouveaux besoins en main-d’oeuvre qualifiée et les jeunes seront appelés à occuper ces postes. Mais il est illusoire de penser que la Fonction publique sera capable, à elle seule, d’absorber tous les demandeurs d’emploi. Selon un sondage effectué par l’ONS, l’année dernière, il en ressort que 56,6% des 9,1 millions de travailleurs sont occupés dans les secteurs du commerce, de l’administration et des services. Le bâtiment arrive en deuxième position avec 17% des occupés. De nombreux emplois reviennent aux jeunes. Pourtant, c’est cette catégorie que le chômage touche le plus. Un million de chômeurs ont été recensés en 2008. Trois chômeurs a quatre sont jeunes. Ils sont âgés pour 75% de moins de 30 ans. 87% ne dépassent pas 35 ans. Qui sont-ils? On sait que 140.000 ont moins de 20 ans, 388.000 ont entre 20 et 24 ans. Les 25-29 sont 348.000 à être sans emploi et 149.000 ont entre 30 et 34 ans. 69.000 autres chômeurs sont décelés parmi la population ayant entre 35 et 39 ans.
Au-delà de cet âge, le nombre diminue. 232.000 chômeurs ont poursuivi des études supérieures dont 141.000 filles contre seulement 91.000 garçons. Pour ceux issus du secondaire, le chiffre est plus élevé pour atteindre 247.000 personnes dont 83.000 sont des filles.
Les cadres mettent deux ans à la recherche d’un emploi. Un grand nombre d’entre eux acceptent un travail, quel que soit le salaire. Le pré-emploi en est la preuve. Les emplois offerts peuvent être en deçà des aptitudes professionnelles, éloignés du domicile, voire situés dans d’autres wilayas. Les jeunes diplômés ne font pas exception à ces règles car la détresse devant le désoeuvrement est partagée par tous et de la même manière. Pourtant, les jeunes sont déjà bien représentés dans le monde du travail. Entre l’âge de 15 et 19 ans, il y a 415.000 travailleurs. Ensuite, on trouve que pour chaque palier de 5 ans, il y a plus d’un million de personnes à occuper des emplois et cela jusqu’à la tranche des 40-44 ans. Il est donc normal que la jeunesse fournisse les plus grandes cohortes qui créent les richesses. C’est d’autant plus logique que les moins de 15 ans ne sont pas comptabilisés et que le nombre des actifs diminue à partir de 45 ans. Ceux âgés entre 45 et 49 ans, ne sont que 916.000 dans cette situation.
Malgré cette pyramide, l’Etat ne cesse de prospecter de nouvelles pistes pour améliorer l’offre d’emploi. C’est le cas en ce qui concerne la décision d’installer 100 locaux commerciaux dans chaque commune. La bonification des prêts pour la création des entreprises fait aussi partie de cette panoplie. Ces initiatives ne rencontrent pas souvent un franc succès car la chaîne d’exécution tarde le plus souvent à suivre. Les banques, par exemple, ont été prises à partie à plusieurs reprises par les représentants du gouvernement pour dénoncer leur peu d’empressement à s’inscrire dans les objectifs de l’Etat.

Ahmed MESBAH

Ils attendent depuis des mois leur affectation : Médecins spécialistes contraints au chômage

Publié le 07/06/2009 à 12:27 par hogra
Ils attendent depuis des mois leur affectation : Médecins spécialistes contraints au chômage

Bien triste destin que celui de ce millier de jeunes médecins spécialistes, contraints au chômage, parce qu’ils n’ont pas reçu de la commission ad hoc du ministère de la Santé leur ordre d’affectation au titre du service civil qu’ils doivent obligatoirement effectuer dans un des hôpitaux du pays. Le syndicat des médecins hospitalo-universitaires de la wilaya de Blida estime à plus de 150, le nombre de spécialistes en quête d’affectation, uniquement dans cette région. Il faut savoir que la législation algérienne fait obligation aux spécialistes en médecine de consacrer, au gré de leur lieu d’affectation, une à deux années de leur vie professionnelle au service d’une infrastructure hospitalière publique qui leur est indiquée par cette commission d’affectation placée sous l’autorité du ministre de la Santé.


Ces spécialistes fraîchement diplômés ne peuvent, en aucun cas, exercer à leur compte, s’ils n’ont pas accompli cette formalité. le calvaire des spécialistes Bureaucrate à l’excès et très éloignée des préoccupations de cette élite médicale, la commission ministérielle d’affectation ne se réunit malheureusement qu’épisodiquement, au grand dam de cette corporation qui entame sa carrière post universitaire, dans la détresse, le désenchantement et, voire même, l’humiliation de ceux qui ont longtemps trimé pour se faire une place au soleil, mais, qui se retrouvent en fin de compte relégués dans une déprimante oisiveté pouvant durer plusieurs mois.

Il faut, en effet, savoir qu’une spécialité en médecine requiert plus de 14 années de coûteuses et laborieuses études médicales, au terme desquelles les étudiants concernés espèrent être payés en retour par l’exercice d’un métier valorisant et bien rémunéré. Les 1200 spécialistes, qui sortent chaque année de la dizaine de centres hospitalo-universitaires que compte le pays, sont en effet soumis depuis l’installation de cette commission au calvaire de l’attente longue et, souvent désespérée, par cette instance qui ne semble pas mesurer l’ampleur des dégâts occasionnés à une élite emblématique, qui sous d’autres cieux, symbolise la grandeur d’une nation. Le plus grave, nous apprend un membre du syndicat des médecins hospitalo-universitaires, lui-même spécialiste, est la perte du savoir-faire acquis que peut générer une longue période d’oisiveté.

Un chirurgien, affirme-t-il, peut perdre sa dextérité et beaucoup de connaissances en une année de chômage forcé car, ajoute-t-il, le chirurgien a besoin de pratiques et de techniques en constante évolution. Il en est de même pour toutes les spécialités portées par les découvertes technologiques en perpétuelles mutations. Contraindre, comme c’est actuellement le cas, ces spécialistes à l’oisiveté revient à les amener délibérément sur le chemin de la régression. l’élite scientifique démoralisée Une aussi longue oisiveté forcée peut également contraindre ces spécialistes à se faire recruter clandestinement par les propriétaires de cabinets médicaux et cliniques privées qui, du reste, ne s’en privent pas, selon notre interlocuteur.

Ne pouvant apposer leur griffe sur les ordonnances, ils utiliseront celle de leur employeur. La notion de responsabilité et d’éthique médicale s’en trouvent ainsi gravement altérées. Le ministre de la Santé est-il au courant des agissements de cette commission placée sous son autorité, dont les dramatiques répercussions sur la corporation des nouveaux spécialistes en médecine sont pourtant connues d’une large frange de la population algérienne, car, nombreuses sont les familles qui comptent parmi elles un ou plusieurs de ces malheureux spécialistes ? Ne serait-il pas temps de se pencher sérieusement sur cet épineux problème qui mine l’avenir médical du pays et démoralise la fine fleur de l’élite scientifique algérienne qu’un aussi grave désagrément peut naturellement pousser à l’exil ? Autre ombre au tableau, également relevée par le syndicat des hospitalo-universitaires, la lenteur mise par l’administration du service national du ministère de la Défense, à délivrer les cartes de sursis à ces spécialistes en médecine qui ne peuvent exercer leur métier sans ce précieux document, quand bien même, ils auraient enfin obtenu une affectation dans un service hospitalier du pays.

Une instruction aurait été donnée aux hôpitaux publics par un haut responsable du ministère de la Santé, afin qu’ils installent les spécialistes qui leur sont affectés sans exiger ce sursis, mais peu de responsables acceptent d’appliquer cette directive, pourtant inspirée des récents propos du chef de l’Etat, qui avait ordonné qu’on permette à ces jeunes spécialistes de rejoindre leur poste d’affectation, même s’ils ne sont pas munis d’une carte de sursis.


Par Nordine Grim

Commune d’Ighram Les paysans dos au mur

Publié le 27/05/2009 à 21:46 par hogra
Commune d’Ighram
Les paysans dos au mur

Aux difficultés de la vie en milieu rural et au maigre pouvoir d’achat viennent s’ajouter les injonctions de l’administration compliquant encore davantage aux paysans de la commune d’Ighram une situation peu reluisante.


La dernière contrainte en date qui n’a pas manqué de les excéder concerne la mise en demeure que le subdivisionnaire de l’urbanisme et de la construction (SUC) d’Akbou a adressée à tous ceux qui ont bénéficié d’une aide financière dans le cadre du logement rural et qui n’ont pas achevé de construire leur projet d’habitation dans les délais qui leur sont impartis. A cet effet, les bénéficiaires sont sommés d’achever leurs logements au plus tard le 15 juin prochain faute de quoi le reste de l’aide qui leur a été octroyée leur sera annulée et des titres de perception pour rembourser les tranches retirées seront établis. « Comment des villageois qu’on aide peuvent-ils achever une construction avec un sac de ciment à 650 DA ? », s’interroge Madjid Ighessanen, le coordinateur local de l’UNPA. « Il est vrai que cet indispensable matériau ne coûte que 310 DA à l’EDIMCO mais cela fait deux mois que certains d’entre eux attendent d’être programmés pour en bénéficier, en vain », ajoutera-t-il tout en espérant que les pouvoirs publics interviennent pour mettre un peu d’ordre dans ce secteur.

Les bénéficiaires de cette aide au logement rural ne sont pas les seuls à se retrouver dos au mur. Près d’une vingtaine d’éleveurs et d’aviculteurs activant à Ighram, Ighil Nacer et Tighilt Makhlouf attendent apprend-on, depuis deux ans une hypothétique électrification de leur étables et poulaillers. « Les éleveurs continuent à traire leurs vaches laitières manuellement et les aviculteurs se résignent à exploiter leurs poulaillers sans humidificateurs », déplorera notre interlocuteur. « Par ailleurs, plusieurs demandes relatives à l’ouverture de pistes agricoles, à l’électrification et autre éclairage public dans le cadre du PPDRI n’ont pas été à ce jour concrétisées », regrettera encore M. Ighessanen. Mokrane Tensaout, membre de l’association des producteurs de lait de la wilaya de Béjaïa, s’insurge, quant à lui, contre la revue à la baisse du prix de lait cru, imposée aux éleveurs unilatéralement par les transformateurs de lait.

« Certains éleveurs ont du céder le lait de vache cru à 28 DA le litre en accusant, en un temps relativement court, une perte importante dans la mesure où ils le vendaient il n’y a pas longtemps 5 ou 6 DA de plus », nous fera-t-il remarquer. Les éleveurs n’ont pas eu, selon ses dires, le temps de savourer la prime qui leur a été octroyée par l’Etat pour les inciter à augmenter leur production.


Par H. A. D.

Destinés aux chômeurs mais jamais attribués

Publié le 17/01/2009 à 12:00 par hogra
Destinés aux chômeurs mais jamais attribués

Des kiosques investis par les chiens errants

Réalisés depuis de longues années mais jamais encore distribués à leurs destinataires par la municipalité d’Oran, les kiosques de la Place Hoch et de la Cathédrale sont investis par les chiens errants et utilisés comme dépôts pour le pain rassis, la ferraille et mille autres objets hétéroclites.

Face à cette situa-tion, les autorités locales n’ont rien fait pour préserver ces lieux, destinés, à l’origine, à redorer le blason de la ville d’Oran, capitale de l’Ouest du pays. Place Hoch, le visiteur est écœuré par la dégradation des lieux, notamment au niveau des cinq locaux demeurés hermétiquement fermés après l’affectation, en 2007, des kiosques aux fleuristes anciennement installés au marché Michelet. Lors de notre visite, nous avons pu constater que l’un de ces locaux, à l’intérieur duquel de nombreux chiens se trouvaient prisonniers, était hermétiquement fermé. Devant notre surprise, quelqu’un nous a expliqué qu’un citoyen, inconscient de la gravité de son comportement, exploite de façon illicite et dangereuse ce local. Un peu plus loin, nous avons remarqué qu’un autre local servait de dépôt pour le pain rassis. A quelques pas de là, un troisième local a été transformé en dépôt pour la ferraille, le plastique de récupération et les déchets ferreux. Invités à s’exprimer sur cette pénible situation, des fleuristes reprochent aux autorités locales leur inertie et leur totale démission. «Ces locaux devaient être distribués aux jeunes chômeurs qui attendent avec impatience cette opportunité afin de mettre à exécution leurs projets», confie un riverain avant de conclure que la Place Hoch, située en plein cœur d’Oran, s’est transformée en dépôts pour la ferraille et le pain rassis. A ce sujet, on rappelle que sur les 12 kiosques de cette place, 05 sont toujours fermés. Du côté de la Cathédrale, la situation n’est guère plus reluisante. Ici aussi, quatre kiosques sont encore fermés et ont fait l’objet d’actes de vandalisme. Face à cet autre désastre, un riverain met à l’index l’administration communale à laquelle il reproche son laisser-aller et sa totale démission à chaque fois qu’il s’agit de protéger le patrimoine communal. Ecœuré, cet interlocuteur déclare que les 04 locaux ont fait d’actes de prédation de la part des bandes de marginaux et ivrognes qui infestent le site où ils s’adonnent, sans retenue, à leurs villes activités. Ces inconscients soulagent leurs vessies et leurs panses dans ces locaux dont ils rendent l’atmosphère irrespirable. «La cathédrale recevant de nombreux touristes et visiteurs étrangers, la situation dans laquelle elle trouve n’honore pas les gestionnaires de la ville», assène un buraliste du coin. Egalement réalisés en 2007, ces locaux n’ont toujours pas reçu d’affectation, avons-nous appris des riverains. Plus grave encore, parmi les exploitants des kiosques réalisés sous les voûtes, entre la cathédrale et la direction de la culture, certains se plaignent du climat d’insécurité induit par la présence des maraudeurs et autres dépravés. «La nuit, les lieux deviennent tout simplement infréquentables et particulièrement dangereux pour les citoyens», assure un riverain. Pour conforter cette déclaration, un buraliste jure que «le soir, les gens baissent rideaux de crainte d’avoir affaire aux voleurs, ivrognes, maraudeurs et dépravés qui n’hésitent pas à s’en prendre à eux». A la direction des affaires économiques de la municipalité d’Oran, on déclare que «la commune a décidé de donner en location les 11 locaux non affectés de la place Kahéna du côté de la cathédrale et ceux de la, place Hoch. La location se fera par voie d’adjudication dont la date sera prochainement annoncée. A cette occasion, les meilleures offres seront retenues. Un cahier des charges concernant ce dossier est en cours d’élaboration «, assure-t-on encore. Pour rappel, à l’origine, ces locaux devaient être affectés aux commerçants délocalisés et dont les locaux ont fait l’objet de démolition.

Sifi F.

12.000 vétérinaires en chômage

Publié le 15/01/2009 à 12:00 par hogra
UN SECTEUR EN PLEIN DÉSARROI
12.000 vétérinaires en chômage

Des chiffres qui ne sont guère encourageants

Le plus gros des effectifs travaille dans le domaine de l’agriculture.

La profession de vétérinaire est en souffrance en matière d’emploi et des milliers de professionnels sont dans un chômage endémique. C’est du moins ce qui ressort des déclarations du Dr C. Aït El Hadj, chargé de la communication au sein de la commission provisoire de l’Ordre des médecins vétérinaires du Centre, à L’Expression.
Selon lui, la population active de la corporation est estimée à 6000 vétérinaires actifs dans les deux secteurs public et privé. Ils interviennent dans de larges secteurs de la vie économique et sociale du pays.
Cependant, le plus gros des effectifs travaille dans le domaine de l’agriculture qui compte à lui seul, environ, 1200 vétérinaires publics et 2500 vétérinaires privés.
Les données ne souffrent aucune ambiguïté. L’écart entre le nombre de vétérinaires en exercice et celui de ceux qui restent inactifs, met en évidence la nécessité de structurer cette profession libérale qui «a subi le délitement le plus spectaculaire» tel que mentionné dans une lettre ouverte rédigée par les membres de la commission nationale provisoire de l’Ordre des médecins vétérinaires (Cnpomv).
En effet, cette profession «sensible par ses articulations à travers plusieurs segments de la vie économique et sociale du pays» est loin d’être à l’abri de dérives, notamment celles liées à l’aspect déontologique. Sur ce plan, le Dr Bouzagh, présidente de la Commission provisoire de l’Ordre des médecins vétérinaires de la région Centre (Cpomvc), estime qu’«il est urgent de procéder à la moralisation de la profession, d’où la nécessité de la mise en place du projet de l’Ordre national des médecins vétérinaires». Cela dit, quels sont les moyens à même de faire aboutir ce projet? Cette question a été débattue lors de la rencontre des médecins vétérinaires, tous secteurs confondus, organisée par la commission régionale du centre dépendant de la commission nationale provisoire de l’ordre des médecins vétérinaires.
La réunion a eu lieu hier au niveau de la chambre nationale de l’agriculture, sise à la Safex à Alger.
Rappelons que lors du XIXe congrès vétérinaire, tenu le 14 décembre 2006 à Alger, l’assemblée vota pour un conseil de l’Ordre et un Code de déontologie des médecins vétérinaires. Cette séance fut présidée par le directeur des services vétérinaires du ministère de l’Agriculture et du Développement rural.
Seulement, dévoile le Dr S Akali, fonctionnaire à la DSA de la wilaya d’Alger: «Cela fait un an et demi que nous travaillons sur ce projet. Nous voulons accélérer les procédures d’installation de la Commission mixte, dont les membres seront désignés conjointement, par les vétérinaires et l’administration, pour lever les réserves émises sur le projet de texte du Code et la déontologie de la profession. Ceci dit, je tiens à préciser qu‘aucune notification, dans ce sens, ne nous a été remise par la tutelle.»
Par ailleurs, la démarche de la Cnpmv ne semble pas faire l’unanimité parmi la corporation des médecins vétérinaires. Dans un communiqué remis à L’Expression, le Syndicat national des vétérinaires fonctionnaires a tenu à se démarquer «des travaux de la commission dite de l’Ordre national des vétérinaires».

Mohamed Sadek LOUCIF

Le travail se fait rare

Publié le 28/12/2008 à 12:00 par hogra
TIZI OUZOU
Le travail se fait rare

On s’occupe comme on peut

«On rote à la djemaâ pour dire qu’on a fait un bon dîner alors que, souvent, on dort après avoir croqué un morceau de galette, accompagnée dans le meilleur des cas, de quelques figues sèches», dixit Mouloud Feraoun.

La pauvreté est-elle un destin ou une maladie incurable? Chassez-là par la porte, elle ressurgit par la fenêtre. Ainsi est la première réflexion qui vient à l’esprit quand on traverse une ville ou un village en Kabylie. Certes, les gens sont dignes et arrivent même difficilement à cacher cet état et comme disait Feraoun: «On rote à la djemaâ pour dire qu’on a fait un bon dîner alors que souvent, on dort après avoir croqué un morceau de galette, accompagnée dans le meilleur des cas, de quelques figues sèches.»
Le chômage bat son plein. Certes, les chiffres officiels donnent une fourchette comprise entre 11 et 15% mais la réalité est tout autre. Les jeunes se divisent en deux grandes catégories: ceux qui ont les poches pleines grâce à la pension de «papa» et ceux qui traînent la savate dans les ruelles des villages et hameaux. Malgré tout, la mal-vie est partout. Elle n’est pas l’apanage des pères de famille qui n’arrivent pas à faire face à la quotidienneté, mais elle enserre dans ses bras hideux aussi les jeunes qui ne rêvent, pour certains d’entre eux que d’un départ vers un ailleurs ou, pour d’autres, heureusement la minorité, le suicide.

Effritement du tissu social
En ces temps mauvais où l’individualisme bat son plein, la solidarité semble avoir pris un sacré coup. Evidemment, dans les villages, les comités essaient, malgré leurs faibles moyens, d’organiser l’entraide mais pour paraphraser un villageois «l’association de dix pauvres ne fait pas un riche». En effet, que peut faire un village quand la majeure partie des villageois est logée à la même enseigne. Il arrive toujours qu’au moment des fêtes et grâce aux efforts de tous, on sacrifie un taureau ou deux moutons et que l’on fasse faire bombance à toutes les familles durant l’Aïd mais, après cela, tirez le rideau! Il existe certes, des franges de la société et principalement dans les villages qui surnagent au-dessus du lot commun tels les pensionnés en euros, mais encore, faut-il s’empresser d’ajouter que ces gens se comptent sur les doigts d’une seule main et ensuite préciser que cet argent est généralement thésaurisé et ne profite réellement pas à la collectivité.
Dans le meilleur des cas, le pensionné achète un fourgon aménagé et le confie à son fils pour jouer au transporteur de voyageurs. En dehors de ces quelques «privilégiés», les jeunes traînent la savate et arpentent, été comme hiver, les ruelles des villages. De temps à autre, ils décrochent un petit boulot, généralement chez ces émigrés qui se construisent des maisons au village, histoire de se faire un peu d’argent de poche, sans plus. Munis de ce petit viatique, ils partent en voyage «virtuel» en investissant les cybercafés des villes, laissant derrière eux leur précaire condition.
Quant aux filles, c’est un autre problème. Coincées entre les casseroles et les séries télévisées, elles rongent leur frein. En ville, les choses semblent être autres. En réalité, tout est superficiel. Entre le lèche-vitrine, les cybercafés et la Maison de la culture, c’est le vide. Les loisirs ne semblent guère être la tasse de thé des responsables et rares sont ceux qui pensent à cet important chapitre de la vie des jeunes. Les familles arrivant difficilement à joindre les deux bouts, rares celles qui se retiennent et l’appel aux organisations caritatives n’est pas exceptionnel. Dans la Kabylie réputée, jadis, prude, des gens tendent aujourd’hui la main. Pire. Des enfants n’hésitent plus à fouiller dans les poubelles. Désolation. La famille s’est disloquée. L’individualisme bat son plein. Le chômage également.

Un emploi pour survivre!
Le marché du travail semble saturé. Les investissements font défaut. Et les demandeurs d’emploi font face au «benaâmisme». Alors que les filles sont soumises au harcèlement sous ses diverses formes, machiste et sexiste à souhait, la société perd ses valeurs de protection et d’entraide. Trouver un emploi à Tizi Ouzou, relève pratiquement du miracle. Depuis les événements dits du Printemps noir, le tissu économique s’est rétréci, la majeure partie des entrepreneurs ayant fui vers des cieux plus cléments avec l’apparition de la violence. L’investissement se fait désirer. Les APC crient famine. Les jeunes soumis à des conditions draconiennes, attendent.
«Dans certaines boîtes on me demande une ancienneté, mais pour, avoir cette ancienneté, il faut commencer d’abord par travailler, ailleurs c’est tout simple, il faut connaître quelqu’un qui connaît quelqu’un qui travaille dans cette boîte pour espérer décrocher un emploi», souligne Arezki, jeune universitaire au chômage depuis deux ans. Et Lynda d’ajouter: «Tizi Ouzou et un peu toute la Kabylie semblent en panne, personne ne recrute ou ne veut recruter. Oui, il y a des emplois mais soit on les donne aux connaissances soit alors autrement...».

A. SAÏD


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