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vive bouteflika tahya eldjazair...
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Par Anonyme, le 19.11.2009
que notre pays ai gagnier son billet pour lafrique du sud c'est magnifique;que çà soit feter comme il faut c'e...
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Par Amenaash, le 19.11.2009
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Date de création : 22.07.2008
Dernière mise à jour :
23.11.2009
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SNTR : 80 travailleurs menacés de chômage
On croyait que le problème du siège de l’entreprise Logitrans, filiale du groupe SNTR, était définitivement réglé
Il n’en est rien, puisque la direction vient de recevoir un courrier de la direction des Domaines de Chlef l’intimant d’évacuer immédiatement les lieux. La correspondance datée du 14 octobre 2009 fait mention de l’arrêté de wilaya n°111 du 18 février 2004 et de la décision du 12 juillet 2005 de la chambre administrative de la cour de Chlef. « Pour la troisième fois, nous vous demandons de vous conformer à la décision de justice en évacuant le siège dans un délai de huit jours », est-il écrit dans la lettre citée. Les services des Domaines motivent leur action par « la nécessité de récupérer un bien domanial et de l’affecter à des projets publics sur la base des recommandations formulées en 2002 par une commission de wilaya ». Signalons que les locaux en question, situés au centre de la ville de Chlef, sont exploités par la SNTR depuis 1967.
Ils abritent les services de transport et de maintenance, employant 80 travailleurs ayant des familles à charge. La section syndicale de l’entreprise, affiliée à l’UGTA, a saisi le 1er novembre le wali de Chlef lui demandant de surseoir à l’exécution de cette décision pour « sauver l’entreprise d’une fermeture aux conséquences désastreuses sur le plan socioéconomique ». Elle lui fait part de ses préoccupations quant au sort des 80 travailleurs et des camions de la SNTR utilisant ce centre pour les besoins de leur activité, en particulier le transport de marchandises vers le sud du pays. Par conséquent, elle sollicite du premier responsable de la wilaya l’affectation d’un siège convenable qui pourrait abriter « les activités de transport et de gestion du fret de l’entreprise ». Le représentant des travailleurs précise, par ailleurs, que l’entreprise ne peut transférer son siège sur un terrain qui ne lui appartient pas, allusion au site qui avait été mis à sa disposition en 2005 par la wilaya au niveau de la zone industrielle de Oued Sly.
Par A. Yechkour
RETOUR SUR LA LFC 2009
La lutte contre le chômage ou le mythe de Sisyphe
Les différentes politiques suivies n’ont pas abouti à des résultats probants
Tous les économistes le savent bien: le chômage en Algérie n’est pas dû à une insuffisante rentabilité des entreprises ou une demande solvable qui aurait besoin d’être ranimée par des mesures volontaristes. Il relève de facteurs économiques et sociaux très anciens, qui remontent à la période coloniale et qui sont de caractère structurel. Le chômage constitue une variable liée profondément à la nature des structures économiques et sociales de notre pays. Aussi bien, la question est posée de savoir si les dispositions de la LFC pour 2009 sont de nature à contribuer à la réduction du chômage dont le taux semble beaucoup plus important que celui donné par les autorités officielles (11,3% de la population active).
Nature du chômage algérien
Il faut savoir qu’en Algérie, le concept de chômage est plurivoque, ne serait-ce qu’en raison de l’existence d’un très important marché parallèle de l’emploi dans lequel sont impliqués directement quelque 2,5 millions d’Algériens. Il y a différentes catégories de chômeurs, le nombre de statuts des actifs est très divers, cependant que la frontière entre l’emploi et le sous-emploi reste poreuse. Le nombre d’actifs, qui possèdent un emploi stable et protégé (fonctionnaires compris), ne dépasse pas 2 millions de personnes. Des éclaircissements donnés par le ministre des Finances à l’APS, il ressort que pour lui le chômage est de type keynésien. Il suffit donc de mettre en place une croissance créatrice d’emplois qui se traduira, entre autres, par le développement des PME censées créer plus d’emplois que les grandes unités (ce qui n’a jamais été démontré), la réduction du coût du travail (essentiellement obtenue par la diminution de l’assiette des charges fiscales et sociales) et par la recherche de gains de productivité. Il est attendu de ces différences mesures que, simultanément, elles accroissent le revenu disponible des ménages et le niveau global de la dépense, alors que, paradoxalement, le ministre des Finances s’est ému du niveau atteint par l’endettement des ménages (qui représenterait quelque 100 milliards de DA), et qu’elles induisent logiquement des créations d’emplois. La logique keynésienne est effectivement à l’oeuvre puisqu’elle repose sur une politiquebudgétaire mettant en avant l’investissement public(infrastructures de base, équipements collectifs, etc.), la dépense publique (création d’un Fonds national d’investissement de 150 milliards de DA et fixation à 250 millions de DA du niveau de couverture des risques pour les PME) et d’une politique monétaire basée sur des taux d’intérêt en baisse et l’injection de liquidités importantes dans l’économie qui devront transiter par le circuit monétaire et seront gérées par les banques publiques (création de 48 fonds d’investissement). En réalité, le gouvernement part du postulat que l’ensemble de ces mécanismes vont favoriser la création d’emplois. Or, il est aujourd’hui avéré, grâce aux multiples expériences étrangères, et singulièrement celle de notre pays, que le remède keynésien ne peut produire de résultat positif que s’il est appliqué à des structures productives déjà créatrices de valeur ajoutée, de richesses et d’emplois durables et non à une économie rentière qui importe quasiment tout ce qu’elle consomme. Aussi bien, le défi qui est lancé aux décideurs est de favoriser l’émergence d’une économie productive et non pas seulement d’adopter des mécanismes venant corriger les dysfonctionnements supposés ou réels du marché de l’emploi.
Ceci dit, il serait injuste de prétendre que les pouvoirs publics n’ont pas cherché à lutter contre le chômage, lié aux structures économiques. Mais les différentes politiques suivies n’ont pas abouti à des résultats probants, notamment les mesures prises en faveur de la défense de l’emploi: préservation des emplois menacés (notamment dans le secteur public économique et dans la Fonction publique), création d’emplois publics (notamment dans le domaine de la sécurité), développement de la formation professionnelle pour élever le niveau de qualification des salariés, lequel devrait être, aujourd’hui, le principal facteur d’intégration professionnelle, et donc, de réduction de la vulnérabilité au chômage. Deux autres pistes restent encore ouvertes qui n’ont pas été explorées suffisamment mais dont l’efficacité exigera du temps et surtout de la continuité dans l’action. Il s’agit, d’une part, des réformes de structure du marché du travail et d’autre part de la flexibilisation des structures économiques. Sur le premier point, force est de constater que le marché du travail n’est pas transparent, au sens où l’offre et la demande ne sont pas régulées par un service public de l’emploi efficace et suffisamment outillé. Il faudra sans doute renforcer les moyens de l’Anem et envisager une véritable déconcentration du service public de l’emploi. Ensuite, un marché du travail trop rigide, à cause d’une très faible mobilité géographique et professionnelle, restreint considérablement lesdisponibilités en main-d’oeuvre (de ce point de vue, la politique nationale d’aménagement du territoire lancée il y a trente ans est un échec intégral). Enfin, si l’offre de travail est liée au taux de salaire, force est de constater que le marché du travail ne propose guère de rémunérations incitatrices et que l’Algérie est bel et bien affectée par le phénomène de la pauvreté salariale(toutes catégories d’emplois réunies). Sur le deuxième point, qui est la flexibilité des structures économiques, elle constitue sans doute une réponse à l’augmentation du coût du capital et peut donner un coup de pouce aux entreprises ayant une vocation exportatrice. Ceci dit, la flexibilité revêt des formes différentes qui ont été expérimentées avec un succès inégal dans le secteur public économique: flexibilité interne, flexibilité fonctionnelle et surtout externalisation. Mais, d’une façon générale, la flexibilité n’a jamais eu des incidences macroéconomiques significatives sur les niveaux de l’emploi dans notre pays, même en application de la loi sur les relations de travail (avril 1990) qui assouplit pourtant les procédures de licenciement, institue le contrat à durée déterminée, l’intérim, le contrat à temps partiel et prévoit une période obligatoire d’essai, etc.
Le marché informel du travail
Nous avons dit plus haut que ce marché employait 2, 5 millions de personnes, mais il fait vivre quelque 15 millions d’Algériens. Il est certain qu’avec la réduction du volume des importations, ce marché sera considérablement affecté du point de vue des ressources qu’il génère. Une remarque préalable: le débat sur l’utilité économique du marché informel en Algérie n’a pas lieu d’être, puisqu’à la différence de pays comme la Chine, l’Inde, la Malaisie, le Vietnam ou encore le Brésil dans lesquels le marché informel a permis l’éclosion de PME innovantes et de start-up (entreprises en gestation notamment dans le secteur des technologies de pointe),le marché informel en Algérie prospère sur l’importation de biens de consommation dont la quasi-totalité, sinon tous, provient de la contrefaçon. Ceci dit, en diminuant le volume des importations, on diminue les niveaux de l’emploi dans le secteur informel et aussi la demande de biens qui se portait jusque-là sur les produits importés, jugés plus compétitifs que ceux fournis par les entreprises locales. Il n’est pas inutile ici de rappeler que le marché informel de l’emploi en Algérie est extrêmement composite. Il y a ceux qui s’y réfugient sitôt après avoir quitté les bancs de l’école, ceux qui ont quitté l’emploi formel essentiellement en raison de la faiblesse des salaires et de l’insécurité de l’emploi qui y prévalaient et enfin ceux qui disposent d’un pied dans le secteur officiel (généralement dans la fonction publique ou le secteur publicéconomique) et un pied dans le secteur informel, grâce auquel ils arrivent à multiplier par 4 ou 5 leurs revenus, condition souvent nécessaire pour faire vivre toute une famille, construire une maison, envoyer ses enfants à l’école et constituer une épargne de précaution.
Il n’est certainement pas question de minimiser le manque à gagner qui résulte de ce marché pour le Trésor public (fiscalité directe et cotisations sociales), pour les entreprises immatriculées au Registre du commerce (en termes de concurrence déloyale) et pour le consommateur (si tant est cependant que les biens vendus par les entreprises déclarées soient conformes aux standards minima imposés par la loi). On citera quelques chiffres illustrant l’importance de ce phénomène. Les revenus du secteur informel ont atteint une moyenne de 600 milliards de DA en 2008, mais en raison d’une baisse assez sensible de la consommation des ménages, ils seront sans doute de l’ordre de 450 milliards de DA en 2009. Les pertes cumulées par le Trésor public (TVA, IRG, IBS, cotisations sociales) s’élèvent à quelque 80 milliards de DA par an (chiffre obtenu en recoupant les données du FCE et celles d’autres associations patronales). Ceci dit, éradiquer le marché parallèle de l’emploi, ce dont aucune économie dans le monde n’a pu s’extirper (y compris les économies intégrées totalement au marché mondial: Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Pologne, etc.), pourrait constituer un danger majeur pour la paix sociale si une alternative sérieuse n’est pas proposée aux Algériens qui y travaillent et à ceux qui y vivent. Dès lors que le secteur public économique qu’on a laissé partir en charpie ne recrute plus, que les effectifs de la Fonction publique explosent et que les PME du secteur privé, en raison de leur taille, de leur type d’organisation et de la modicité des marchés qu’elles peuvent conquérir offrent peu d’emplois stables, il faudra aux pouvoirs publics faire preuve d’imagination pour que le chômage (qui existe à l’état endémique dans la tranche d’âge située entre 18 et 25 ans) ne prolifère pas davantage. Il existe quelques pistes de réflexion; on en citera deux. Il y a tout d’abord l’évaluation, aussi rigoureuse que possible, du manque à gagner que subissent leTrésor et les entreprises déclarées du fait de l’omniprésence du marché informel. Les montants récupérés au fur et à mesure de la disparition du marché informel (ce à quoi dit vouloir s’employer le gouvernement) doivent servir trois objectifs: recrutement des anciens travailleurs du secteur informel, priorité à une formation professionnelle adaptée aux besoins de l’économie (ce qui suppose au préalable que ceux-ci aient été fixés par l’Etat et les partenaires sociaux) et distribution de salaires décents (ce qui ne passe pas obligatoirement par l’augmentation du Smic). Autre piste: réfléchir à l’instauration progressive de l’épargne salariale, comme la prime d’intéressement ou la redistribution aux salariés d’une partie des bénéfices de l’entreprise. Pour lutter efficacement contre la pauvreté salariale (dénoncée, il y a encore peu, par le président du FCE), la seule solution, à terme, consisterait à faire obligation aux entrepreneurs d’accepter que les salariés détiennent un minimum du capital de l’entreprise. Evidemment, toutes ces questions doivent faire l’objet d’un examen attentif de la part des pouvoirs publics, de concertation étroite avec les partenaires sociaux, de sorte qu’aucune solution ne soit imposée unilatéralement.
La viabilité de la croissance endogène
Dès lors que le gouvernement a décidé de s’inspirer de la théorie de la croissance endogène (ce qui ressort en première lecture de la LFC), l’apport des finances publiques qui sera considérable en 2009 et 2010 ne consistera donc pas à répondre à la demande des ménages (comme le prouve la restriction du crédit à la consommation aux seuls biens produits localement) mais aux effets en retour des dépenses publiques sur les facteurs de production. En décidant de mobiliser ces dépenses (à travers également la création de nouvelles niches fiscales et de niches sociales), le gouvernement veut améliorer les facteurs de production. Rien ne dit que cette stratégie sera un succès, surtout si l’Etat ne parvient pas à dominer ses propres défaillances organisationnelles (y a-t-il oui ou non consensus au sommet de l’Etat sur l’utilité d’une stratégie industrielle?) ni à suppléer aux allocations sous-optimales des ressources du marché (les différentes régulations de marché sont quasiment inexistantes).
Jusqu’ici et sans vouloir verser dans le pessimisme, toutes les dépenses publiques destinées à améliorer la productivité du travail et celles du capital sont allées alimenter un puits sans fond, qu’il s’agisse des dépenses d’éducation, des dépenses de recherche-développement et même des dépenses d’infrastructure. Il appartient au gouvernement de démentir cette sinistre loi d’airain. Mais d’ores et déjà, il se grandirait à procéder, d’ici juillet 2010, à une évaluation sans complaisance de l’impact de l’ensemble de toutes ces générosités financières sur le niveau de l’emploi, celui des salaires et celui de la qualification des travailleurs. A défaut de quoi, nous nous éloignerons encore un peu plus du pacte social interne promis par le président de la République pendant sa campagne électorale; ce qu’à l’évidence, la seule augmentation, fût-elle impressionnante, des dépenses de transfert, serait impuissante à faire éclore.
(*) Professeur en droit des affaires à l’université d’Alger
Ali MEBROUKINE (*)
UN DEMI-MILLION DE CHÔMEURS CHAQUE ANNÉE
La demande est loin d’être satisfaite
Paradoxe: l’Etat veut créer de nouveaux emplois et le patronat menace de fermer les entreprises.
L’Agence nationale d’investissements (Andi) continue d’enregistrer les déclarations d’investissements même si elle ne donne jamais de détails sur le nombre de projets concrétisés. Au deuxième trimestre de 2009, 6426 nouvelles déclarations contre 4325 à la même période de l’année précédente ont été enregistrées.
Curieusement, de grands projets arrachés par l’Algérie ces dernières semaines n’ont fait l’objet d’aucune publicité de l’Andi ni du ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements. C’est le cas pour le projet de construction de véhicules destinés à l’armée et auquel la Snvi est pourtant associée en tant que détenteur de parts dans le complexe de Tiaret.
Toutefois, l’intérêt des projets déclarés à l’Andi réside indéniablement dans la création des emplois. Selon cette même institution, il est attendu que les projets, s’ils arrivent à être réalisés, seraient porteurs de 48.481 emplois. C’est moins que ce que devaient générer les projets déclarés au deuxième trimestre de l’année dernière avec 51.877 postes.
Actuellement, le secteur public industriel emploie moins de 180.000 personnes. L’ensemble du secteur économique (privé et public) emploie 600.000 personnes. L’apport de celui-ci dans la structure de l’emploi est donc faible. Le constat est d’autant plus alarmant lorsqu’on sait que la demande additionnelle d’emplois varie entre 450.000 et 500.000 emplois par an. Ainsi, il faut trouver un emploi non seulement aux nouveaux arrivants sur le marché, mais aussi aux chômeurs qui sont dans cette situation de longue date. Le taux de chômage tourne actuellement autour de 11% de la population active. Il a certes diminué en comparaison au début des années 1990, lorsqu’il dépassait 25%, mais c’est encore loin des aspirations des millions de jeunes en quête d’emploi stable. Les données sur l’emploi fournies par l’ONS incluent ceux générés par le secteur informel. Un paradoxe lorsqu’on sait que l’Etat vise, entre autres, au moins officiellement, à combattre ce fléau.
Sur le plan financier, les 6425 projets devraient générer un investissement de 250,8 milliards de dinars. C’est presque moitié moins avec le montant enregistré au premier trimestre de 2008, soit 462,9 milliards de dinars. Toutes les déclarations reçues par l’Andi ne concernent pas que des nouvelles créations qui sont quand même de 5111. Le reste est constitué d’extensions (1312) et de réhabilitations au nombre de trois.
Les transports viennent en tête de secteurs convoités avec 4 385 projets car ne nécessitant aucune formation ni diplôme, encore moins de local, contrairement aux autres activités. Le Btph vient en deuxième position avec 1171 déclarations. Les services viennent en troisième position (575), suivis par les industries (232), et la santé (23). Le tourisme et l’agriculture ont attiré respectivement 21 et 19 investisseurs. En plus de la concentration par secteur, il est aussi frappant de constater que certaines wilayas accaparent le plus grand nombre de projets. Alger vient en tête des wilayas convoitées (846 projets) suivie de Tizi Ouzou, Boumerdès et Béjaïa. Oran vient en quatrième position, suivie de Chlef, Blida et Bouira.
L’Andi tente régulièrement d’améliorer ses services destinés aux investisseurs comme l’ouverture progressive de guichets uniques. Elle participe aussi à des manifestations économiques pour informer ses futurs clients des nouveautés adoptées par la législation comme celles liées à la fiscalité. L’intérêt des investisseurs de s’adresser à l’Andi est justement d’obtenir des abattements sur l’achat du matériel. Si l’Andi ne communique pas les chiffres sur les projets entrés en activité, elle est davantage dans l’incapacité de fournir des informations sur le taux de la mortalité des entreprises. Il est admis qu’il est au moins de 30% pendant les trois premières années d’activité pour celles créées dans le cadre de l’Ansej, par exemple.
En 2009, l’ONS a exclu 90 entreprises du champ de son enquête car absentes sur le marché. L’attention doit alors être portée non seulement sur les entreprises créées mais sur celles qui disparaissent.
Le phénomène risque de s’amplifier selon le patronat qui s’est adonné à une levée de boucliers ces derniers jours pour protester contre les nouvelles mesures contenues dans la loi de finances complémentaire de 2009, ce qui ne fera qu’augmenter le nombre de chômeurs.
Ahmed MESBAH
Abdeselam Bouchouareb affirme :“L’Algérie a enregistré 800 000 chômeurs diplômés de l’enseignement supérieur”
“L’Algérie a enregistré, 800 000 chômeurs diplômés de l'enseignement supérieur, tandis que 14% seulement des diplômés de la formation professionnelle accèdent à un emploi”, a affirmé, Abdeselam Bouchouareb, membre du bureau national du Rassemblement national démocratique (RND), jeudi dernier, lors d'une conférence de presse, tenue en marge du séminaire régional sur l'emploi des jeunes à Constantine. Par ailleurs, M. Abedsselam a souligné la véritable bataille de la formation que l’Algérie est en train de mener ces dernier temps dans les secteurs de l’information et de l’enseignement supérieur, tout en indiquant les efforts fournis par les architectes des réformes scolaire et universitaire et ce, pour trouver des solutions à la crise de compétences et à celle de la formation adéquate pour des milliers de jeunes poursuivant des études pour qu'ils puissent être utiles, par leurs connaissances, aux nombreux chantiers ouverts dans le cadre du programme du président de la République. Cette rencontre, qui a réuni des représentants des directions de l'emploi et des cadres des bureaux régionaux du RND de 16wilayas de l'Est du pays, a évoqué la complémentarité formation-emploi, pour laquelle M.Abedsselem a estimé qu’“à l’heure actuelle, le système LMD, constitue l’unique formule compatible avec la situation du pays” avant d’ajouter que ce séminaire “est loin d'être une tournée publicitaire pour faire valoir la politique nationale de l'emploi”. Ainsi, la relation entre la formation et l’emploi a été le sujet de débat de ce séminaire qui s’étalera aujourd’hui et ce, en parvenant à trouver des solutions à cette problématique de chômage qui prend de l’ampleur dans notre pays et à créer une meilleure relation entre le système de formation et le marché du travail par une estimation prospective des profils et des qualifications.
Ouerdia Sait
MALGRÉ LE TRAIN DE MESURES EN LEUR FAVEUR
Trois chômeurs sur quatre ont moins de 35 ans
Jeune, diplômé et chômeur. Triptyque presque banal. Sauf que ça fait mal.
L’emploi a son plan de promotion lancé le mois dernier pour s’étaler jusqu’à 2013, selon Tayeb Louh, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale; le chômage ne devrait donc pas connaître une augmentation lors de cette année. Rien que pour le soutien de ce programme de création d’emplois de jeunes, l’Etat a mobilisé une enveloppe de 42,5 milliards de dinars. Les universitaires et les techniciens supérieurs seront les premiers à bénéficier de ce dispositif. Les universitaires bénéficient même de 12.000 dinars pendant une année lorsqu’ils sont embauchés par une entreprise. L’appui de l’Etat intéresse ainsi même les employeurs car ils auront l’occasion de recruter un diplômé à qui le Snmg est assuré.
Les jeunes disposant du niveau secondaire ou n’ayant subi aucune formation ont intégré ce dispositif.
Selon les estimations, l’application de cette stratégie permettra de réduire le taux de chômage à 10% à l’horizon 2009-2010 et à moins de 9% pour la période 2011-2013 contre 11% actuellement.
Si l’intérêt se porte à nouveau sur ces deux dossiers que sont l’emploi et la jeunesse, c’est que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en a fait une promesse électorale lors de son discours à Arzew à l’occasion du 24 février dernier. Il était même question d’exonérations fiscales accordées aux entreprises. Le ministère de l’Emploi a transmis des propositions au gouvernement pour figurer dans la loi de finances complémentaire de l’exercice en cours, mais on ignore sous quelle forme elles sont retenues. Le ministre des Finances, Karim Djoudi, s’est satisfait à dire récemment devant la presse que l’encouragement de la création de l’emploi est une préoccupation qui sera prise en charge par son département, à l’instar des autres promesses du Président.
La question qui se pose est de savoir si les postes ainsi créés seront permanents ou temporaires. Il faut aussi que les employés puissent savoir s’ils seront destinataires d’un salaire leur assurant des conditions de vie décentes ou s’il ne s’agira que de postes rémunérés en deçà du Snmg. Des ingénieurs et des médecins sont effectivement dans cette situation lorsqu’ils sont employés par des collectivités locales. Le recrutement dans l’administration ira crescendo. La création des nouvelles wilayas va susciter de nouveaux besoins en main-d’oeuvre qualifiée et les jeunes seront appelés à occuper ces postes. Mais il est illusoire de penser que la Fonction publique sera capable, à elle seule, d’absorber tous les demandeurs d’emploi. Selon un sondage effectué par l’ONS, l’année dernière, il en ressort que 56,6% des 9,1 millions de travailleurs sont occupés dans les secteurs du commerce, de l’administration et des services. Le bâtiment arrive en deuxième position avec 17% des occupés. De nombreux emplois reviennent aux jeunes. Pourtant, c’est cette catégorie que le chômage touche le plus. Un million de chômeurs ont été recensés en 2008. Trois chômeurs a quatre sont jeunes. Ils sont âgés pour 75% de moins de 30 ans. 87% ne dépassent pas 35 ans. Qui sont-ils? On sait que 140.000 ont moins de 20 ans, 388.000 ont entre 20 et 24 ans. Les 25-29 sont 348.000 à être sans emploi et 149.000 ont entre 30 et 34 ans. 69.000 autres chômeurs sont décelés parmi la population ayant entre 35 et 39 ans.
Au-delà de cet âge, le nombre diminue. 232.000 chômeurs ont poursuivi des études supérieures dont 141.000 filles contre seulement 91.000 garçons. Pour ceux issus du secondaire, le chiffre est plus élevé pour atteindre 247.000 personnes dont 83.000 sont des filles.
Les cadres mettent deux ans à la recherche d’un emploi. Un grand nombre d’entre eux acceptent un travail, quel que soit le salaire. Le pré-emploi en est la preuve. Les emplois offerts peuvent être en deçà des aptitudes professionnelles, éloignés du domicile, voire situés dans d’autres wilayas. Les jeunes diplômés ne font pas exception à ces règles car la détresse devant le désoeuvrement est partagée par tous et de la même manière. Pourtant, les jeunes sont déjà bien représentés dans le monde du travail. Entre l’âge de 15 et 19 ans, il y a 415.000 travailleurs. Ensuite, on trouve que pour chaque palier de 5 ans, il y a plus d’un million de personnes à occuper des emplois et cela jusqu’à la tranche des 40-44 ans. Il est donc normal que la jeunesse fournisse les plus grandes cohortes qui créent les richesses. C’est d’autant plus logique que les moins de 15 ans ne sont pas comptabilisés et que le nombre des actifs diminue à partir de 45 ans. Ceux âgés entre 45 et 49 ans, ne sont que 916.000 dans cette situation.
Malgré cette pyramide, l’Etat ne cesse de prospecter de nouvelles pistes pour améliorer l’offre d’emploi. C’est le cas en ce qui concerne la décision d’installer 100 locaux commerciaux dans chaque commune. La bonification des prêts pour la création des entreprises fait aussi partie de cette panoplie. Ces initiatives ne rencontrent pas souvent un franc succès car la chaîne d’exécution tarde le plus souvent à suivre. Les banques, par exemple, ont été prises à partie à plusieurs reprises par les représentants du gouvernement pour dénoncer leur peu d’empressement à s’inscrire dans les objectifs de l’Etat.
Ahmed MESBAH