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Par antonini, le 06.11.2009
culture et corruption en algérie : la foire du livre édition 2009 n’a pas été déplacée innocemment et pour le ...
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Par Rouchadi Khaled, le 03.11.2009
il estlibre, c'est la liberté d'expréssion, pour cette polimique...
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Par Anonyme, le 03.11.2009
pour le dossier de l'affaire d15 c'est un dossier bidon et j'incite mr souhabi à dire la vérité sur ce faux do...
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Par Mehdi, le 03.11.2009
quatre 4x4 c'est dix fois rien que ce que possèdent les 85% des douaniers les comptes à l'étrangers par centai...
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Par Mehdi, le 03.11.2009
qui sème le vent,récolte la tempête!
...
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Par Zerguine Amir, le 31.10.2009
merci hogra !
j'ai juste deux semaines de vacance. toutes mes excuses si les reponses tardent un peu. trè...
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Par Simplice A, le 30.10.2009
coucou,
c'est vraiment affreux tout ceux qui ont été tué (dans le comm que tu m'as envoyé)
biso us
et f...
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Par Mina, le 28.10.2009
> 4. la plus belle vacherie des francais vis a vis des algeriens,
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Date de création : 22.07.2008
Dernière mise à jour :
07.11.2009
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La délégation du FMI va finaliser son rapport sur l’économie algérienne
Le FMI critique la lente cadence des réformes bancaires
La délégation du Fond monétaire international, FMI, qui séjournent en Algérie, depuis deux semaines, dans le cadre d’une mission, est sur le point de finaliser son rapport annuel relatif au développement de l’économie nationale, apprend-t-on d’une source bancaire bien informée. Dans le même sillage, notre source n’a pas écarté l’éventualité d’une proposition de la délégation du FMI, concernant la participation de l’Algérie à son financement.
Selon la même source, les représentants du FMI ne sont pas satisfaits de la cadence lente des réformes bancaires, entamées il y a 5 années, et qui se son limitées uniquement au développement de quelques modes de paiement. Dans ce contexte, ils ont insisté sur la nécessité de l’élargissement du réseau bancaire et la diversification des sources de financement de l’économie nationale, pour donner un nouvel élan au secteur des PME.
Par ailleurs, les experts du FMI ont critiqué, selon notre interlocuteur, l’intervention de l’Etat dans la gestion des institutions bancaires et financières. En ce qui concerne la liquidité monétaire dans les banques, estimée à 4 mille milliards de dollars, les représentants du FMI ont indiqué qu’un tel taux n’a jamais été atteint dans les pays du Maghreb, ce qui est expliqué par la centralisation de la prise des décisions.
Sur un autre plan, notre source a ajouté que le financement du FMI par l’Algérie, pourrait faire l’objet d’une proposition, lors de cette visite. Une question déjà évoquée par le ministre des finances, M. Karim Djoudi, lors de la réunion du FMI, qui a eu lieu récemment, à Istanbul. Selon M. Djoudi, certains pays ont investi leur argent en achetant des actions du FMI, avec un taux d’intérêt alléchant. Il a cité entre autres l’Arabie Saoudite, la Chine, le Brésil.
Par S.Y/ Traduit par R.K
De faux billets de 1 000 DA imprimés en France et en Italie avec du papier destiné à la Banque centrale d'Algérie : voilà une affaire sur laquelle les autorités gardent un énigmatique silence, y compris auprès des enquêteurs français qui l'ont mise à jour.
“On attend que l'État algérien se manifeste d'une manière ou d'une autre”, a observé le directeur de la police judiciaire de Lyon lors d'une conférence de presse consacrée à cette découverte. Car l'affaire a beau se dérouler en Europe, c'est l'économie algérienne qui en pâtit. C'est un réseau de fabricants de faux dinars, capables d'imprimer des “billets quasiment parfaits” grâce à du papier fiduciaire volé, qui a été démantelé à Lyon et Marseille. Pour les enquêteurs français, c'est une belle opération qui constitue le premier démantèlement d'imprimerie clandestine en France depuis plus de 10 ans. Pour le responsable de la division économique et financière de la Police judiciaire (PJ) de Lyon, Jean-François Ligout, “la spécificité de cette affaire vient du fait que le papier utilisé était destiné aux banques centrales”. Il provenait d'une cargaison d'une quarantaine de rouleaux subtilisés lors d'une attaque à main armée à Marseille en novembre 2006. Deux à trois de ces rouleaux, permettant chacun de fabriquer jusqu'à 500 000 billets, soit 500 millions de DA, avaient été retrouvés à Naples, en Italie, en janvier 2009. Mis sur la piste des trafiquants, les enquêteurs ont pu assister, en septembre, à la remise de trois de ces rouleaux par des voyous marseillais au réseau lyonnais. Mais ils n'ont retrouvé que deux rouleaux intacts, le troisième étant en cours d'utilisation. Selon la PJ, ces faux-monnayeurs avaient déjà réussi à écouler au moins 200 000 faux billets. “L'essentiel du réseau a donc été neutralisé” avant qu'une “production de masse” ait pu se mettre en place, a précisé le directeur adjoint de la PJ, Michel Neyret, ajoutant que les billets, d'une valeur de 10 euros, étaient revendus 3 à 4 euroschacun. Les 12 délinquants constituant le réseau lyonnais, interpellés mercredi, notamment à Paris et Marseille après quelques mois d'investigation, ont été inculpés et écroués dimanche pour association de malfaiteurs et contrefaçon.
Ces hommes, âgés de 30 à 60 ans et dont certains étaient connus pour des faits de grand banditisme, encourent 30 ans de réclusion criminelle. Deux frères, imprimeurs dans le centre de Lyon, constituaient “le maillon essentiel du réseau” : des milliers de billets ont été saisis dans leur entreprise.
Le papier fiduciaire volé comportait déjà les trois signes de sécurité (bande holographique, filigrane et fil) nécessaires à la fabrication des dinars algériens (alors que l'euro en compte soixante), ce qui a facilité la tâche des faussaires. “Il leur restait à ajouter le visage et le montant, ainsi que les numéros du billet”, a souligné M. Ligout. L'enquête a révélé que l'étape de la “numérotation” était réalisée par un informaticien basé à Saint-Étienne et qui avait mis au point un logiciel spécifique. “Les billets étaient quasiment parfaits”, a ajouté M. Ligout.
Ce n'est pas la seule affaire : trois personnes ont été également inculpées, lundi, à Marseille, pour association de malfaiteurs en vue de contrefaçon de dinars algériens. Il s'agit d'un réseau distinct de celui de Lyon. Le juge Dominique Voglimacci de la seconde ville de France et le parquet ont requis un mandat de dépôt contre ces suspects qui devaient passer dans la soirée devant le juge des libertés et de la détention. Comme dans le dossier lyonnais, l'affaire marseillaise a démarré avec le braquage, en novembre 2006, d'un camion transportant des rouleaux de papier fiduciaire destinés à la Banque centrale d'Algérie et qui ont servi à la fabrication de faux dinars.
Une première personne, suspectée d'avoir recelé le poids lourd dans un hangar de la région, avait été écrouée dans ce dossier en 2007 par la juge Fabienne Adam du Tribunal de grande instance (TGI) de Marseille, avant d'être remise en liberté. Dans un second temps, le TGI d'Aix-en-Provence avait été saisi après l'arrestation de deux Tunisiens porteurs d'une valise pleine de faux dinars à l'aéroport de Marignane, proche de Marseille. L'affaire avait franchi un dernier pas avec la découverte de certains rouleaux marseillais en janvier 2009 dans une imprimerie clandestine du sud de l'Italie.
A. O. AFP
par Tahar Mansour
C'est sur information parvenue à ses services que la brigade de recherche de la gendarmerie de Blida a procédé à la filature et à la surveillance sans relâche du dénommé B.R., 35 ans, demeurant à Boufarik. Et c'est ainsi qu'il a été arrêté le 23 octobre en plein centre de Boufarik en compagnie de son complice, B.I., 41 ans, avec en leur possession 15 millions de centimes en faux billets de 1.000 dinars, qu'ils s'apprêtaient à écouler à Boufarik et à Blida.
Poursuivant leur enquête, les gendarmes se rendirent au domicile de B.R. pour une perquisition. Mais le frère du prévenu, à la vue des gendarmes, jeta une imprimante couleur Epson, 5 cartouches couleur, un coupe-papier, une rame de papier extra blanc, une règle métallique et une autre en plastique dans le puits. Les gendarmes se firent aider par la Protection civile pour récupérer le matériel jeté.
Arrêtés, les 3 complices ont été présentés avant-hier auprès du parquet de Boufarik et placés sous mandat de dépôt pour falsification de billets de banque et leur écoulement.
Ils sont suspects de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale
Gel de plus de 100 registres de commerce d’importateurs locaux et étrangers
Pas moins de 100 registres de commerce appartenant à des importateurs locaux et étrangers ont été gelés entre 2008 et 2009, apprend-t-on d’une source proche du ministère des finances. Ces importateurs ont importés des produits interdits, alors que certains d’entre eux sont impliqués dans des affaires d’évasion fiscale.
Selon la même source, plusieurs autres registres de commerce ont connu le même sort. Leurs propriétaires sont suspectés par les services de l’Etat de pratiquer le blanchiment d’argent. Il y lieu de souligner que ces mesures radicale à l’encontre de commerçants algériens et étrangers ont été prise sur la base de demandes formulées par le Banque d’Algérie, l’administration fiscale et les Douanes. Ces institutions travaillent de concert pour débusquer les contrevenants. Ils ont ainsi établi une liste d’importateurs dont les activités suscitent des doutes, soutient la même source.
En ce qui concerne la suspicion de blanchiment d’argent, la même source souligne que les services précités, les banques privées et publiques sont tous tenus d’élaborer des déclarations relatives aux opérations d’importations suspectes. Ces observations seront par la suite traitées par la cellule du renseignement financier, qui se chargera de délignifier une enquête. Selon des statistiques rendues publiques par le ministère des finances, 480 cas sont actuellement sous enquêtes par la cellule de renseignement.
Pour assainir le secteur de l’importation, le gouvernement a renforcé le contrôle au sein des entreprises d’import-export, notamment à travers les dispositions de la LFC 2009. Entre autres, le recours au crédit documentaire, et l’obligation aux étrangers d’ouvrir 30% de leur capital à des opérateurs nationaux.
Par S.Y/Traduit par R.K
Les prévisions officielles loin de la réalité La montée de l’inflation lamine le pouvoir d’achat
L’Algérie a le taux d’inflation le plus élevé de la région maghrébine. Depuis le début de l’année 2009, la tendance haussière des prix à la consommation persiste même si elle semble connaître au bout des neuf premiers mois (5,7%) de l’année, un certain ralentissement par rapport à la fin du premier semestre (6,1%). Si le processus inflationniste continue à ce rythme entre 2009 et 2010, «cela aura des incidences sur le taux d’intérêt des banques qui devraient le relever au moins de deux à trois points par rapport aux taux d’inflation réel, si elles veulent éviter la faillite».
Le rythme de l’inflation continue de monter inéxorablement depuis le début de cette année, mettant le gouvernement devant une réelle problématique et remettant en question ses objectifs fixés dans la loi de finances complémentaire 2009 (LFC) et même ses prévisions de la loi de finances 2010. Au vu des chiffres communiqués samedi dernier par l’Office nationale des statistiques et relatifs au niveau d’inflation enregistré durant les neufs premiers mois de cette année, on est bien loin du taux de 4% prévu dans la LFC qui a été promulguée en juillet dernier. Alors que le monde connaît une période de déflation, conséquence de la récession, l’Algérie navigue à contre-courant et tous les dispositifs mis en place par le gouvernement pour maîtriser les prix de certains produits semblent impuissants devant la volonté du marché, au grand dam des ménages et de leur pouvoir d’achat. Selon l’ONS, le rythme d’inflation moyen enregistré entre janvier et septembre 2009 s’est élevé à 5,7% par rapport à la même période de 2008. Une hausse qui s’explique, selon l’ONS, par une augmentation de 7,77% des produits alimentaires et plus précisément les produits agricoles frais dont les prix paraissent totalement hors de contrôle avec une hausse conséquente de 20,73% durant les neuf premiers mois de l’année, alors que les prix des produits alimentaires industriels ont enregistré une légère baisse de 1,12%. Avant que l’ONS ne communique ces chiffres, le simple citoyen s’était déjà probablement rendu compte de la gravité de la situation en allant faire ses courses tous les matins. Alors que les pouvoirs publics promettaient, avant le début du Ramadhan, une hypothétique réduction des prix des principaux produits agricoles qui n’est jamais arrivée, le marché se retrouve plus d’un mois après la fin du Ramadhan dans la même situation. Ni le Syrpalac du ministère de l’Agriculture ni la multiplication des agents de contrôle du ministère du Commerce ne sont parvenus à enrayer la hausse des prix. Le constat fait par l’ONS est tout à fait accablant puisqu’il indique qu’hormis quelques rares exceptions, les prix de tous les produits du groupe alimentation ont connu une hausse au cours des neuf premiers mois de 2009. Les œufs de 27,24%, la viande de mouton de 25,74%, les légumes frais de 24,12%, les poissons frais de 23,18%, la viande blanche de 19,96 %, la viande de bœuf de 16,29 %, la pomme de terre de 12,80% et les fruits frais de 6,29%. Seuls les prix des huiles et graisses et du lait et dérivés se sont inscrits en baisse de respectivement 21,81% et 0,85%.
L’informel, l’une des principales causes
Comment expliquer alors cette tendance bien loin des prévisions officielles?
Selon l’économiste Abderrahmane Mebtoul, «on ne peut invoquer, pour expliquer l’inflation, uniquement les effets des augmentations au niveau de la Fonction publique en 2008, la baisse du cours du pétrole, car avec la crise mondiale, nous constatons une déflation (baisse de l’activité, chômage, baisse des prix). Dans les pays émergents, certes, le taux d’inflation est relativement élevé comme en Chine, Inde, Brésil ou en Russie, mais le taux de croissance est supérieur à la moyenne mondiale». L’inflation est passée de 1,6 % en 2005, à 3% en 2006, à 3,5% en 2007, à 4,5% en 2008 et à 6,1% au premier semestre 2009. Ce processus inflationniste est amplifié par l’emprise de la sphère informelle qui contrôle 40 % de la masse monétaire en circulation et contrôle quatre segments-clefs, à savoir les fruits et légumes, la viande, le poisson pour les marchandises locales et le textile pour l’importation », explique M. Mebtoul. Selon lui, l’inflation est encouragée par «l’absence d’une véritable concurrence, avec une tendance à la substitution d’un monopole d’Etat par un monopole privé plus néfaste qui fait que les circuits entre le producteur et le consommateur (les grossistes informels) ont tendance à se rallonger, de façon à ce que la marge commerciale peut représenter 2 à 3 fois le prix de production, surtout dans le domaine agricole». Dans ce cadre, «la politique d’encadrement des prix peut s’avérer d’une efficacité limitée, en fonction des moyens mis en œuvre, dans la mesure où le contrôle des prix repose sur le détaillant qui ne fait que répercuter ces surcroîts de distribution», affirme l’économiste.
Menace sur les équilibres macroéconomiques
Ces explications permettent de cerner les facteurs internes qui influent sur la tendance haussière de l’inflation. Se pose alors la question de savoir pourquoi une déflation au niveau mondiale n’a pas comme conséquence un recul de l’inflation en Algérie, du moment que la flambée des cours des matières premières en 2008 conséquemment à la chute des cours du pétrole s’était immédiatement fait ressentir chez nous. La raison essentielle, selon M. Mebtoul, de la non-répercussion de cette déflation au niveau mondial est que «la Banque centrale d’Algérie a dévalué simultanément le dinar par rapport à la fois au dollar et à l’euro, ce qui explique la faiblesse du pouvoir d’achat, le Smig étant à 120 euros contre une moyenne de 150/200 au Maroc et en Tunisie». Après un recul de l’inflation au début des années 2000, la tendance haussière retrouvée depuis fin 2007, risque de «remettre en cause les équilibres macro-économiques», selon M. Mebtoul. Et si le processus inflationniste continue à ce rythme entre 2009/2010, « cela aura des incidences sur le taux d’intérêt des banques qui devraient le relever au moins de deux à trois points par rapport aux taux d’inflation réels, si elles veulent éviter la faillite». Dans le cas contraire, poursuit-il, «l’Etat devra recourir à nouveau à l’assainissement de ces banques qui a coûté entre 2002/2008 au Trésor plus de 5 milliards de dollars.»
L’Algérie au dessous de la moyenne maghrébine
Dans son élaboration du projet de loi de finances pour 2010, adopté récemment en Conseil des ministres, le gouvernement a tablé sur un taux de croissance de 3,5 % en 2010. La prévision rejoint celle faite récemment par le FMI dans son rapport sur l’évolution de l’économie mondiale, dans lequel il est noté un taux de 3,4%, largement inférieur à celui attendu pour 2009. L’institution internationale prévoit, en effet, pour cette année, un taux d’inflation légèrement supérieur à celui de l’année dernière, à 4,6% contre 4,5% en 2008 et 3,6% en 2007. L’inflation en Algérie reste de loin la plus élevée par rapport à la moyenne maghrébine qui sera de l’ordre de 3,9% cette année et de 3,2% l’année prochaine. Dans ce rapport, le FMI avait prédit que la hausse de l’inflation accompagnera en 2009 un ralentissement de la croissance économique. Néanmoins, la situation devrait évoluer dans le sens inverse en 2010 avec une hausse de la croissance du PIB et un recul de l’inflation.
La dette extérieure algérienne s’établit à 500 millions de dollars
Par Merouane Mokdad
LE DERNIER RAPPORT DE LA BANQUE D’ALGÉRIE LE RÉVÈLE
3200 entreprises menacées de fermeture
81 procès-verbaux ont été déposés pour des infractions dont la valeur a atteint 5429 millions de dinars.
Mal structuré, très faible, incapable de concurrencer. Ce sont là les quelques remarques faites à l’adresse du secteur de l’industrie algérienne par la Banque d’Algérie. Ces observations sont contenues dans le dernier rapport sur «Le développement économique et monétaire algérien» qui sera présenté demain aux députés par le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci. Ce document révèle que seules 273 entreprises publiques et privées ont été créées en 2008. En revanche, il a été procédé à la fermeture de 629 entreprises industrielles depuis 2000.
Ce même rapport annonce que 3200 entreprises sont menacées de fermeture à l’avenir. Les secteurs visés sont le textile, le cuir, le bois. Ces chiffres interviennent au moment où le dossier de la stratégie industrielle refait surface, avec la nouvelle orientation du gouvernement visant à soutenir le secteur public. Des centaines de milliards de dinars sont dépensés pour des plans de sauvetage des entreprises jugées par le gouvernement comme étant stratégiques. Quel sera le sort des employés et combien de travailleurs seront mis au chômage? Vraisemblablement, le gouvernement qui ne cesse d’évoquer son souci de résorber le chômage, sera appelé à s’expliquer sur ce dossier.
Mauvaise note pour les banques privées
Les banques privées sont sous haute surveillance. Malgré la batterie de mesures prises par le gouvernement pour améliorer le climat dans lequel évoluent les différents établissements financiers de la place, les banques privées peinent à s’adapter aux nouvelles normes, sciemment ou inconsciemment.
En effet, selon des enquêtes chapeautées par la Banque d’Algérie est menées par ses inspecteurs, 52% des banques privées ne respectent pas les normes établies par le Conseil de la monnaie et du crédit, contre 37% de banques publiques et 11% d’institutions financières activant en Algérie. Les conclusions de cette enquête sont divulguées dans le rapport en question. Le document dont L’Expression a eu une copie, qui souligne les 63 opérations menées par les agents de la Banque d’Algérie en 2008 relatives au contrôle des documents, a fait ressortir 810 observations. On relèvera le non- respect des normes, le retard dans l’envoi des rapports, l’incohérence et les contradictions des rapports.
Ainsi le retard dans le transfert des rapports, justifié en partie par des «problèmes techniques», prend de l’ampleur. On est passé de 226 cas en 2006 à 302 en 2008. «Des réunions et des rencontres sont organisées par la Banque d’Algérie avec les différentes parties concernées pour expliquer les modalités régissant les activités bancaires.» Cela se traduira, espère le gouverneur de la Banque d’Algérie, par une amélioration des relations entre les différentes banques de la place. Le maillon faible de la banque concerne le contrôle interne. L’absence d’un système homogène de contrôle interne au niveau réglementaire et opérationnel complique les choses.
69 plaintes déposées contre 13 banques
Il faut savoir que le contrôle ne se fait pas au niveau des documents, les inspecteurs de la Banque d’Algérie ont mené des enquêtes sur place en 2008 au niveau de deux banques privées et de trois établissements financiers. La mission a consisté en le contrôle des portefeuilles des crédits, les opérations du commerce extérieur et la surveillance a touché aussi le service de paiement. En somme, 128 opérations ont été effectuées ayant touché des activités réglementées comme la création des banques, à celles, plus douteuses ayant un rapport avec le blanchiment d’argent. Et le constat du gouverneur de la Banque d’Algérie est loin d’être reluisant. «Les banques sont exposées à des risques opérationnels. Mais aussi, à des perturbations dans le système de contrôle. Pis encore, ces dernières ne maîtrisent pas tous les risques.»
Les banques qui activent dans le domaine du leasing constituent une grande source d’inquiétude pour les autorités. D’ailleurs, une société dans ce domaine s’est vu retirer son agrément en 2008 par le Conseil de la monnaie et du crédit. Le rapport fait état aussi des risques de surendettement des familles, qui est une conséquence de l’augmentation du crédit à la consommation. Concernant maintenant les opérations du commerce extérieur, le rapport en question relève que près de 4000 dossiers de domiciliation ont été examinés appartenant à 10 banques privées et des banques publiques.
81 procès-verbaux ont été déposés pour des infractions dont la valeur a atteint 5429 millions de dinars. 69 plaintes ont été déposées dont 13 contre des banques et 56 contre des opérateurs. Au chapitre du blanchiment d’argent, les résultats de l’enquête menée en 2008 au sein de plusieurs banques ne sont pas encore connus. Mais le rapport met déjà en exergue les efforts fournis par l’Exécutif pour renforcer la législation afin de lutter contre ce phénomène.
Par ailleurs, la solidité de la situation financière extérieure de l’Algérie est considérée par le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, comme l’une des raisons principales qui ont épargné au pays les effets de la crise économique et financière mondiale. Cet élément fait que l’Algérie est l’un des rares pays émergents à faible vulnérabilité externe, selon le gouverneur de la Banque d’Algérie.
Achira MAMMERI
20 sites d’exploration d’or et d’uranium ouverts aux étrangers
Le ministère de l’énergie et des mines a décidé d’étendre le domaine d’exploration des sites miniers telle celle de l’or et de l’uranium. L’Agence Nationale du Patrimoine Minier compte lancer un appel d’offre national et international pour l’exploration et l’exploitation des deux minéraux dans un délai ne dépassant pas le 22 octobre.
Economie : Le Dinar continue de chuter
La baisse du dinar par rapport à l’euro se poursuit.
Selon un communiqué de la Banque d’Algérie, l’euro s’échangeait jeudi 111,22 dinars contre 110,83 dinars le 4 octobre dernier.
Il valait autour de 107 dinars durant l’été. Mais si le dinar a perdu du terrain par rapport à l’euro, sa cotation reste stable depuis plusieurs mois par rapport au dollar, entre 75 et 76 dinars pour un dollar.
Cette glissade du dinar intervient dans un contexte marqué par un excès de faiblesse du dollar par rapport à l’euro.
Jeudi, l’euro s’échangeait au-dessus de 1,47 dollar.
A travers cette dévaluation, on tente de freiner la consommation et réduire la facture d’importation qui a atteint le chiffre record de 39 milliards de dollars en 2008.
60% des importations de l’Algérie sont facturées en euro et proviennent des pays de l’Union européenne (UE) alors que les exportations du pays, constituées à 95% d’hydrocarbures, sont facturées en dollar.
65 millions USD perdus par an à l’exportation des déchets ferreux et non ferreux
Par Mohammed Meslem/Zineb A.
En s’engageant à acheter toutes les quantités d’aluminium destinées à l’exportation, le directeur d’une entreprise spécialisée dans l’extrusion de l’aluminium, a surpris les responsables du comité national des exportateurs des déchets ferreux et non ferreux qui demandent la levée de l’interdiction d’exporter notamment les déchets de l’aluminium.