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Par sami de tunis, le 19.11.2009
vive bouteflika tahya eldjazair...
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Par Anonyme, le 19.11.2009
que notre pays ai gagnier son billet pour lafrique du sud c'est magnifique;que çà soit feter comme il faut c'e...
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Par Amenaash, le 19.11.2009
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Date de création : 22.07.2008
Dernière mise à jour :
23.11.2009
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L’Algérie est désormais habituée aux mauvais classements : la dégringolade de notre pays au classement de l’Indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency International n’est pas une surprise. Notre pays se place au 111e rang sur 180 pays classés. Avec une note d’à peine 2,8 sur 10, l’Algérie perd 20 places et reprend le rang qu’elle tenait en 2005. Transparency International classe l’Algérie loin derrière Cuba (61e), le Maroc (89e) et la Tunisie (65e). Notre pays obtient des résultats similaires à ceux de l’Egypte, du Mali, de Djibouti et de Kiribati. « Par rapport à 2008 – et ce n’est pas une surprise –, l’Algérie chute de 3,2 à 2,8 sur 10 (92e place en 2008). Tous les analystes du risque corruption et les experts du climat des affaires considèrent qu’un score inférieur à 3 sur 10 signifie un haut niveau de corruption au sein des institutions de l’Etat », souligne l’Association algérienne le lutte contre la corruption dans un communiqué. L’Algérie s’était pourtant engagée à faire des efforts pour lutter efficacement contre la corruption, notamment après la ratification de la Convention des Nations unies contre la corruption. « Cette descente de l’Algérie à la 111e place montre qu’il ne suffit pas de ratifier des conventions contre la corruption ou de légiférer dans ce sens, si dans sa pratique de tous les jours le gouvernement algérien fait tout le contraire, à l’image de son attitude scandaleuse il y a quelques jours à Doha au Qatar, où il s’est distingué en s’opposant à tout mécanisme de suivi de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption, lors de la Conférence des Etats-parties », souligne l’AACC. Le fait est que les scandales financiers se sont multipliés ces dernières années à mesure que les prix du baril du pétrole montaient. Aujourd’hui, les Algériens assistent, impuissants, à une explosion sans précédent de la corruption à tous les niveaux et dans tous les secteurs. La majorité des affaires de corruption qui ont été révélées ces derniers mois sont liés aux budgets faramineux dégagés par les pouvoirs publics dans le cadre des programmes de relance économique. L’Association algérienne contre la corruption explique que la propagation de la corruption est le fait de la « complicité des pouvoirs publics. Ces pratiques sont « facilitées » par la complicité des pouvoirs publics qui non seulement laissent faire, mais, plus grave, ils ont vidé le code des marchés publics de sa substance, fait du gré à gré la règle dans l’exécution de la commande publique et très mal légiféré en matière de prévention et de lutte contre la corruption loi du 20 février 2006, peut-on lire dans le communiqué de l’association. Les membres de l’AACC dénoncent, par ailleurs, le retard enregistré dans l’installation de l’Agence gouvernementale de lutte contre la corruption, prévue par la loi du 20 février 2006. Pour l’Association algérienne contre la corruption, la propagation de la corruption en Algérie est intimement liée au « retour en force d’un Etat policier, autoritaire, répressif et liberticide ». Les pays les plus transparents, selon le dernier classement de l’IPC, sont la Nouvelle-Zélande, le Danemark et le Singapour. Au plus bas du classement figurent le Soudan, l’Afghanistan et la Somalie.
Evolution du classement de l’Algérie à l’IPC
2003 : 2,6 et 88e place sur 133 pays
2004 : 2,7 et 97e place 146 pays
2005 : 2,8 et 97e place sur 159 pays
2006 : 3,1 sur 10 et 84e place sur 163 pays
2007 : 3 sur 10 et la 99e place sur 180 pays classés
2008 : 3,2 sur 10 et la 92e place sur 180 pays classés
2009 : 2,8 sur 10 et la 111e place sur 180 pays classés.
Par Amel B.
Investissements enregistrés auprès de l’ANDI
de janvier à septembre
Plus de 15 715 projets pour 702 milliards de dinars
L’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI) a enregistré 15 715 projets déclarés durant les neuf premiers mois de 2009, contre 11 177 projets à la même période de 2008, en hausse de près de 40 %, selon le directeur général de l’agence, M. Abdelkrim Mansouri.
D’une valeur de 702 milliards de dinars, ces projets devraient créer plus de 125 500 nouveaux emplois, a précisé le premier responsable de l’ANDI à l’agence de presse officielle. Durant le troisième trimestre 2009, période de l’entrée en vigueur des dispositions de la loi de finances complémentaire (LFC) 2009, l’ANDI a enregistré 3 912 projets pour un volume d’investissement de 222,3 milliards de DA et une prévision de création de plus de 31 000 nouveaux emplois, a encore ajouté
M. Mansouri.
Par ailleurs, le directeur général de l’ANDI a relevé que plusieurs grands projets émanant d’investisseurs algériens et en partenariat avec des étrangers sont en cours de négociation à travers les différents organes nationaux en charge de l’investissement. «Par rapport au troisième trimestre 2008, l’agence a enregistré 648 projets d’investissement de plus», selon M. Mansouri. Le nombre de projets enregistrés au troisième trimestre, qui représente 25 % des déclarations d’investissement durant les neuf premiers mois de 2009, a toutefois connu une baisse par rapport au deuxième trimestre de la même année. Cette baisse s’explique, selon M. Mansouri, notamment par «le ralentissement des activités, comme chaque année, durant la période estivale et le mois de ramadan».
Par secteur d’activité, le transport de marchandises a occupé, au troisième trimestre, la première place avec 2 551 projets, représentant 65 % des projets déclarés avec un volume de 111 milliards de dinars et 11 183 emplois. Le secteur du BTPH vient en deuxième position avec 759 projets et un montant de 45 milliards de dinars et plus de 10 000 nouveaux emplois.
Hausse de près de 40 % des projets d’investissement…
Les services, notamment ceux fournis aux entreprises, occupent la troisième place avec 395 projets, 27 milliards de dinars et 4 828 emplois. Quant à l’industrie, elle occupe le 4e rang avec 177 projets, 23 milliards de dinars et 4 096 emplois prévus.
Par région, le même responsable précise que le Nord accapare 73 % des projets déclarés avec une concentration autour des wilayas d’Alger, Tizi Ouzou, Blida, Oran, Boumerdès et Béjaïa. La région des Hauts Plateaux représente, quant à elle, presque 15 % des projets déclarés, suivie du Sud avec 12 %.
Par type de projet, les créations nouvelles d’entreprises ont représenté 76 % des projets déclarés, au troisième trimestre, avec 2 972 projets d’un montant de 106 milliards de dinars, alors que les extensions des capacités de production des entreprises existantes représentent 24 % des projets enregistrés avec 937 projets et une valeur également de 106 milliards de dinars. Il y a lieu de signaler que ces données portent sur des projets déclarés conformément aux dispositions de l’ordonnance 06-08 modifiant et complétant l’ordonnance de 2003 relative au développement de l’investissement ainsi que les dispositions de la LFC 2009. Au cours du deuxième trimestre 2009, l’ANDI a enregistré 6 426 projets contre 5 377 projets au premier trimestre, en hausse de près de 1 100 projets, rappelle-t-on. De 2002 à la fin de 2008, un total de 51 456 projets d’une valeur de 5 799 milliards de dinars ont été enregistrés par l’ANDI.
R. E.
Contradiction entre l’optimisme démesuré de la mission des experts du FMI de novembre 2009 et le rapport officiel du FMI d’octobre 2009 ?
1.-Outre qu’il ay lieu de signaler que le FMI pour l’évolution de l’économie mondiale entre 2009/2010 a fait plus de quatre prévisions contradictoires, et qu’ au sein des experts internationaux et institutions internationales existent de profondes divergences , il est utile de rappeler qu’il y a lieu de distinguer le rapport officiel du FMI ayant trait aux indicateurs de l’économie mondiale publié chaque année entre octobre et novembre , des missions effectués par le FMI via ses experts. Comme existe des fonctions distinctes entre le FMI chargé d’analyser les équilibres macro-économiques et monétaires et celui de la banque mondiale chargée d’analyser les réformes micro-économiques et institutionnelles. Pour preuve la mission du FMI effectuée en Algérie avait prévu un taux de croissance global pour 2009 à plus de 5% mais dans son rapport officiel du 02 octobre 2009 publié à la veille de la tenue des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Istanbul (Turquie) l’a ramené à 2,1%. Par ailleurs, un taux de croissance se calcule par rapport à l’année précédente et un taux de croissance faible multiplié par un l’accroissement d’un taux légèrement positif l’année qui suit, donne toujours en valeur relative, un taux de croissance faible.
Ce qu’il faut également savoir, qu’il faut savoir est que les déclarations des experts du FMI et quel que soit le pays, se basent sur les données officielles gouvernementales mais à Washington , au vu des comparaisons internationales, des tests de cohérence, lors de l’élaboration du rapport final, il y a souvent des redressements soit à la hausse soit à la baisse selon la conjoncture propre à chaque pays et au vu de l’évolution de l’économie mondiale qui influe sur le taux de croissance intérieur du fait de l’interdépendance des économies. Cela a été le cas pour un autre organisme international, le PNUD, rapport élaboré par le CNES avec l’appui de certains experts de la banque mondiale qui avaient déclaré que l’indice du développement humain en Algérie serait en nette amélioration dans le prochain rapport, mais le rapport final du 04 octobre 2009 après les tests de cohérence, a rétrogradé l’Algérie de la 100ème place en 2008 à la 104 place en 2009.
2.- En effet, dans son rapport du 02 octobre 2009 sur les perspectives économiques mondiales , inquiétant pour l’Algérie remettant en cause les prévisions gouvernementales de création de trois millions d’emplois entre 2009/2013,nécessitant un taux de croissance de 6/7% sur cinq années , le FMI a prévu un taux de croissance de 2,1% en 2009 et 3,7% en 2010 en mettant l’accent sur la non proportionnalité entre les dépenses publiques 200 milliards de dollars entre 2004/2009, tirées essentiellement par les hydrocarbures et les impacts économiques et sociaux , une moyenne 2004/2009 inférieure de taux de croissance à 3% alors que ces dépenses auraient du occasionner une croissance supérieure à 7% avec ce paradoxe, le produit intérieur brut PIB moyenne 2008/2009, est presque l’équivalent des réserves de change (144 milliards de dollars) dues à des facteurs exogènes.
Par contre les déclarations (non pas un rapport) sur l’économie algérienne rendu public par les experts du FMI le 03 novembre 2009 s’en tient à des constats très généraux et l’appréciation très conventionnelle. « l’Algérie ne serait pas touché par la crise mondiale directement mais indirectement par le canal de la baisse des recettes des hydrocarbures, l’économie algérienne continuant d’afficher de bons résultats , une croissance hors hydrocarbures solide lit-on dans la déclaration finale , le taux d’inflation maîtrisée et qu’il y a aurait réduction du taux de chômage ( ceci étant en contradiction avec les derniers rapports de la banque mondiale qui affirment le contraire ) notant toutefois que les dépenses globales de l’Etat restent élevées , l’Algérie affichant pour 2009 un déficit qui pourrait atteindre 8,4% du PIB encore qu’existent des sous entendus concernant le climat des affaires, bureaucratie encore lourde, des politiques économiques incertaines et changeantes.
Car les expert du FMI envoyés à Alger ne peuvent ignorer le classement du Doing Business 2009 où l’Algérie figure à la 15ème place sur les 19 pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, juste avant la Syrie , l’Iran, l’Irak et Djibouti. Comment peut-on afficher une telle sérénité qui peut induire en erreur les pouvoirs publics algériens oubliant que cela est du essentiellement aux cours élevés des hydrocarbures les années passées et non à la création de valeur par le travail et l’intelligence, l’économie algérienne de juillet 1963 à octobre 2009 étant essentiellement une économie rentière. Et l’Algérie sans les hydrocarbures ? Car, existent deux rapports contradictoires, en plus du nouveau modèle de consommation énergétique qui se met lentement en place entre 2015/2020, qui certes sont fonction du couple vecteurs prix/coût futur,du rythme des exportations et de la consommation intérieure souvent oubliée, celui de l’AIE d’août 2009 qui prédit un épuisement des ressources en pétrole en Algérie dans 16 ans et celui du premier ministre Ahmed Ouyahia qui dit 25/30 ans pouvant découvrir des centaines de gisements non rentables financièrement . Or 30 ans c’est demain l’Algérie étant indépendante depuis 47 ans sans que l’on ait préparé l’après pétrole.
II- NUANCER CERTAINS PROPOS POUR ÉVITER DES ERREURS DE POLITIQUE ÉCONOMIQUE
Car il est utile de rappeler des faits afin d’avoir une clarté et une cohérence dans la démarche future de la politique socio-économique du pays et je recense quatre raisons :
1.1.-Première raison, tenant compte de la croissance de la population active( 3,4% par an minimum) , c’est-à-dire que le flux annuel de demandes d’emplois( 400.0000/450.000/an) et une réduction du taux de chômage actuel implique un taux de croissance selon l’avis unanime des organismes internationaux entre 7/8% sur plusieurs années cumulées, taux d’ailleurs confirmé officiellement à maintes reprises par le gouvernement algérien, pour atténuer à terme les tensions sociales. Il existe des lois économiques universelles applicables à tous les pays : le taux d’emploi dépend du taux de croissance et des structures des taux de productivité. On ne crée pas des emplois par des lois et décrets : c’est l’entreprise qui crée l’emploi. Il s’ensuit qu’avec un taux de croissance de 2/3%, l’Algérie évitera les licenciements massifs, comme cela se passe de par le monde. Or, Sonatrach ne créant pas d’emploi est déjà en sureffectifs. Avec les taux de croissance 2/3%, l’on pourrait créer moins de 50% du programme à moins que le gouvernement ait des solutions innovatrices loin des actions de distribution de salaires fictifs au nom de la solidarité ou des milliers de jeunes s’adonnent temporairement à désherber les routes ou à faire et refaire des trottoirs. L’économie algérienne a enregistré pour la première fois un taux de croissance inférieur à la moyenne méditerranéenne (moins de 3% contre 4,8% en 2008) -suite aux fluctuations du prix du pétrole et à la crise économique internationale »-
C’est ce que relève le dernier rapport du Forum Euro-méditerranéen des Instituts des Sciences économiques (Femise) sur le partenariat euro-méditerranéen dans son rapport fin octobre 2009, l’ Algérie ayant longtemps suivi un modèle de croissance à accumulation extensive, subissant les effets du manque de diversification de sa structure productive qui aurait pu assurer une productivité plus élevée et à diminuer les retombées de la crise sur l’économie réelle, les exportations d’hydrocarbures représentant, la quasi-totalité des exportations totales» . L’indicateur de performance logistique (LPI) de l’Algérie place le pays en 140ème place sur 150 pays, montrant, une déficience en matière de réduction de coûts et de barrières administratives et une mauvaise qualité fonctionnelle, analyse confirmée par le rapport de la banque mondiale sur l’évaluation des effets de la dépense publique en Algérie réalisée sous l direction de Theodore O. Ahlers ( rapport n°36270 DZ 15 août 2007 2 volumes), montrant, à partir d’enquêtes précises sur le terrain clairement la faible efficacité de ces dépenses contrairement aux affirmations des experts du FMI en mission à Alger.
2.2-Deuxième raison, nous savons que le taux de croissance du PIB a été officiellement de 1,6% en 2006, moins de 2% en 2007, inférieur à 3% en 2008, et selon les prévisions d’octobre 2009 du FMI sera à 2,1% en 2009 et 3,7% en 2010, la mission du FMI à Alger e novembre 2009 affirmant 4 et 5% et donc qui croire ? La technique connue des économistes – triangularisation du tableau d’échange interindustriel- permet de démontrer que les hydrocarbures irriguent l’ensemble de l’économie et le segment hors hydrocarbures l’est à plus de 80% sur le total des 5/6% hors hydrocarbures de taux de croissance invoqué par les experts du FMI , restant aux seules véritables entreprises une participation réelle inférieure à 10% du total du produit intérieur brut ( PIB). Pour l’Algérie cette performance est dérisoire comparée à la dépense publique dont les prévisions officielles 2004/2009 sont passées successivement de 55 milliards de dollars en 2004, à 100 milliards de dollars en 2005 (inclus le Sud et les hauts plateaux) puis sans explications à 140 milliards de dollars fin 2006 et selon les déclarations de l’ex chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem en conseil du gouvernement courant 2007( repris par l’APS) à plus de 200 milliards de dollars . Comparé aux dépenses sur la population, des pays similaires en voie de développant dépensant le 1/3 de l’Algérie ont des taux de croissance plus importants.
2.3-Troisième raison, pour ces experts L’inflation est maîtrisée bien qu’ en hausse (5,8%) en raison d’une flambée des prix des produits alimentaires frais. Hors inflation des aliments frais, elle reste faible (1,4 %), grâce aux subventions pour certains produits alimentaires de base. Or une analyse objective doit faire le lien entre le processus d’accumulation et la répartition du national par couches sociales où l’on assiste à une détérioration du pouvoir d’achat de la majorité, les agrégats globaux ayant une signification limitée sachant que 80% revenu moyen de la majorité de la population entre 2008/2009 sont consacrés justement aux besoins essentiels touchés par l’inflation.
2.4-Quatrième raison,les observateurs du FMI omettent d’analyser un facteur important qui a un impact négatif sur l’économie algérienne à savoir la dépréciation du dollar , le cours ayant dépassé la barre symbolique depuis quelques jours de 1,50 dollar un euro et depuis quelques jours fluctuant entre 1,41 et 1,48 dollar un euro ayant perdu plus de 50% de sa valeur depuis 2000, (26 octobre 2000 : 1 EUR = 0,8252 USD) certains instituts stratégiques mondiaux prévoient sa dépréciation à plus de 1,60 dollar un euro, la politique monétaire des Etats-Unis d’Amérique correspondant à une politique volontaire de baisse du dollar afin d’essayer de réduire le déficit commercial et de limiter la valeur réelle de leur endettement mondial libellé en dollars. Cette dépréciation du dollar ainsi que le rythme de l’inflation mondiale ont un impact négatif sur le financement et le pouvoir d’achat des réserves de change de l’Algérie ( dont les bons de trésor américain ,montant supérieur à 44 milliards de dollars) bien que n’existe pas une corrélation à 100% entre la baisse/hausse du dollar et du cours du pétrole, les hydrocarbures représentant 97/98% de nos exportations libellées en dollars et sur les importations algériennes ,60% environ libellées en euros.
III.- EN CONCLUSION CERNER LES VRAIS ENTRAVES AU DÉVELOPPEMENT
Il ne faut pas avoir une vision essentiellement négative, mais à travers cette modeste contribution , j’ai voulu essentiellement essayé de cerner les vrais enjeux futurs de l’économie algérienne : comment passer d’une économie de rente à une économie productive donc comment enclencher une production et exportation hors hydrocarbures, passant nécessairement par une plus grande cohérence et visibilité dans la politique économique, éviter l’instabilité juridique et donc une gouvernance rénovée. L’Algérie a toutes les potentialités matérielles surtout humaines richesse bien plus importante que toutes les réserves d’hydrocarbures pour devenir un pays pivot au sein de l’espace euro- méditerranéen et arabo –africain, son espace naturel. Car le grand danger à la lumière de l’analyse de la balance de paiement document beaucoup plus fiable que la balance commerciale est ce triplement entre 2006 et 2008 du poste services qui risque de prendre la relève de l’ancien service de la dette, dépendance beaucoup plus grave, réduit grâce aux remboursement de la dette par anticipation, atteignant 11 milliards de dollars en 2008, certainement une somme équivalente ou supérieure pour 2009 selon les informations du premier semestre 2009, traduisant ce paradoxe : paiement des compétences étrangères et exode de cerveaux algériens à l’étranger étant passé des usines clefs en main à des infrastructures clefs en main sans permettre l’accumulation du savoir faire technologique et organisationnel local qui est la base d’un développement durable hors hydrocarbures.
L’Algérie connaît certes un cadre macro-économique relativement stabilisé et il est indéniable que la politique monétaire suivie par le gouvernement algérien depuis 1996, date de l’ajustement structurel suite au rééchelonnement de 1994 ( cessation de paiement) a permis de contenir l’inflation , rappelant le taux d’inflation approchait les 30% en 1998 et a permis de le réduire à 4,5% en 2008, certainement supérieur à 5% en 2009 du moins selon les officiels, certaines institutions internationales donnant environ 12% dans une enquête sur la région MENA . Comme cela a permis de réduire l’endettement du pays ou le principal en 2009 est inférieur à 4 milliard de dollars avec une baisse substantielle tant de la dette intérieure que du service de la dette qui prenait toujours entre 1996/1997 plus de 70% des recettes d’exportation et ce grâce au remboursement anticipé de la dette extérieure. Mais, c’est une condition nécessaire mais non suffisante autant qu’avoir des réserves de change dues essentiellement comme en Algérie à des facteurs exogènes. Rappelons le syndrome hollandais (beaucoup d’argent, corruption généralisée, et absence de création de richesses durables) Les expériences historiques montrent clairement que le cadre macro-économiquestabilisé est éphémère sans de profondes réformes micro économiques et institutionnelles qui seules permettent une croissance durable. Car, cette situation financière a été permise depuis 2000 grâce au cours élevé des hydrocarbures( en rappelant que l’Algérie a environ 1% des réserves mondiales de pétrole et 3% en gaz devant donc aller vers l’épuisement ) et non pas grâce à la gouvernance interne et donc une politique socio-économique hors rente : pour preuve les exportations hors hydrocarbures entre 1996/2009 représentent moins de 3% du total dont plus de 70% de déchets ferreux et semi –ferreux.
Docteur Abderrahmane MEBTOUL, professeur d’Université – Économiste –
30 millions de dollars pour la réassurance de Sonatrach pour 2010. »
La Sonatrach vient de débourser 30 millions de dollars pour des contrats de réassurance du risque industriel pour l’année 2010. Les heureux élus sont l’américain AIG, l’allemand Munich Re et le suisse Swiss Re.
Les contrats portent sur tout le patrimoine de la Sonatrach, estimé à 50 milliards de dollars : les installations de liquéfaction de gaz, les complexes de GPL, les raffineries, les unités de traitement et les oléoducs.
Pour rappel, la compagnie nationale avait connu une grande angoisse en apprenant que son réassureur principal, AIG, frappé de plein fouet par la crise allait déposer le bilan. D’autant que tous les réassureurs algériens liés à Sonatrach par contrats sont réassurés à leur tour par le groupe américain, aujourd’hui contrôlé à 80 % par la Federal Reserve américaine.
Algerie-Focus avec Maghreb Confidentiel
La délégation du FMI va finaliser son rapport sur l’économie algérienne
Le FMI critique la lente cadence des réformes bancaires
La délégation du Fond monétaire international, FMI, qui séjournent en Algérie, depuis deux semaines, dans le cadre d’une mission, est sur le point de finaliser son rapport annuel relatif au développement de l’économie nationale, apprend-t-on d’une source bancaire bien informée. Dans le même sillage, notre source n’a pas écarté l’éventualité d’une proposition de la délégation du FMI, concernant la participation de l’Algérie à son financement.
Selon la même source, les représentants du FMI ne sont pas satisfaits de la cadence lente des réformes bancaires, entamées il y a 5 années, et qui se son limitées uniquement au développement de quelques modes de paiement. Dans ce contexte, ils ont insisté sur la nécessité de l’élargissement du réseau bancaire et la diversification des sources de financement de l’économie nationale, pour donner un nouvel élan au secteur des PME.
Par ailleurs, les experts du FMI ont critiqué, selon notre interlocuteur, l’intervention de l’Etat dans la gestion des institutions bancaires et financières. En ce qui concerne la liquidité monétaire dans les banques, estimée à 4 mille milliards de dollars, les représentants du FMI ont indiqué qu’un tel taux n’a jamais été atteint dans les pays du Maghreb, ce qui est expliqué par la centralisation de la prise des décisions.
Sur un autre plan, notre source a ajouté que le financement du FMI par l’Algérie, pourrait faire l’objet d’une proposition, lors de cette visite. Une question déjà évoquée par le ministre des finances, M. Karim Djoudi, lors de la réunion du FMI, qui a eu lieu récemment, à Istanbul. Selon M. Djoudi, certains pays ont investi leur argent en achetant des actions du FMI, avec un taux d’intérêt alléchant. Il a cité entre autres l’Arabie Saoudite, la Chine, le Brésil.
Par S.Y/ Traduit par R.K
De faux billets de 1 000 DA imprimés en France et en Italie avec du papier destiné à la Banque centrale d'Algérie : voilà une affaire sur laquelle les autorités gardent un énigmatique silence, y compris auprès des enquêteurs français qui l'ont mise à jour.
“On attend que l'État algérien se manifeste d'une manière ou d'une autre”, a observé le directeur de la police judiciaire de Lyon lors d'une conférence de presse consacrée à cette découverte. Car l'affaire a beau se dérouler en Europe, c'est l'économie algérienne qui en pâtit. C'est un réseau de fabricants de faux dinars, capables d'imprimer des “billets quasiment parfaits” grâce à du papier fiduciaire volé, qui a été démantelé à Lyon et Marseille. Pour les enquêteurs français, c'est une belle opération qui constitue le premier démantèlement d'imprimerie clandestine en France depuis plus de 10 ans. Pour le responsable de la division économique et financière de la Police judiciaire (PJ) de Lyon, Jean-François Ligout, “la spécificité de cette affaire vient du fait que le papier utilisé était destiné aux banques centrales”. Il provenait d'une cargaison d'une quarantaine de rouleaux subtilisés lors d'une attaque à main armée à Marseille en novembre 2006. Deux à trois de ces rouleaux, permettant chacun de fabriquer jusqu'à 500 000 billets, soit 500 millions de DA, avaient été retrouvés à Naples, en Italie, en janvier 2009. Mis sur la piste des trafiquants, les enquêteurs ont pu assister, en septembre, à la remise de trois de ces rouleaux par des voyous marseillais au réseau lyonnais. Mais ils n'ont retrouvé que deux rouleaux intacts, le troisième étant en cours d'utilisation. Selon la PJ, ces faux-monnayeurs avaient déjà réussi à écouler au moins 200 000 faux billets. “L'essentiel du réseau a donc été neutralisé” avant qu'une “production de masse” ait pu se mettre en place, a précisé le directeur adjoint de la PJ, Michel Neyret, ajoutant que les billets, d'une valeur de 10 euros, étaient revendus 3 à 4 euroschacun. Les 12 délinquants constituant le réseau lyonnais, interpellés mercredi, notamment à Paris et Marseille après quelques mois d'investigation, ont été inculpés et écroués dimanche pour association de malfaiteurs et contrefaçon.
Ces hommes, âgés de 30 à 60 ans et dont certains étaient connus pour des faits de grand banditisme, encourent 30 ans de réclusion criminelle. Deux frères, imprimeurs dans le centre de Lyon, constituaient “le maillon essentiel du réseau” : des milliers de billets ont été saisis dans leur entreprise.
Le papier fiduciaire volé comportait déjà les trois signes de sécurité (bande holographique, filigrane et fil) nécessaires à la fabrication des dinars algériens (alors que l'euro en compte soixante), ce qui a facilité la tâche des faussaires. “Il leur restait à ajouter le visage et le montant, ainsi que les numéros du billet”, a souligné M. Ligout. L'enquête a révélé que l'étape de la “numérotation” était réalisée par un informaticien basé à Saint-Étienne et qui avait mis au point un logiciel spécifique. “Les billets étaient quasiment parfaits”, a ajouté M. Ligout.
Ce n'est pas la seule affaire : trois personnes ont été également inculpées, lundi, à Marseille, pour association de malfaiteurs en vue de contrefaçon de dinars algériens. Il s'agit d'un réseau distinct de celui de Lyon. Le juge Dominique Voglimacci de la seconde ville de France et le parquet ont requis un mandat de dépôt contre ces suspects qui devaient passer dans la soirée devant le juge des libertés et de la détention. Comme dans le dossier lyonnais, l'affaire marseillaise a démarré avec le braquage, en novembre 2006, d'un camion transportant des rouleaux de papier fiduciaire destinés à la Banque centrale d'Algérie et qui ont servi à la fabrication de faux dinars.
Une première personne, suspectée d'avoir recelé le poids lourd dans un hangar de la région, avait été écrouée dans ce dossier en 2007 par la juge Fabienne Adam du Tribunal de grande instance (TGI) de Marseille, avant d'être remise en liberté. Dans un second temps, le TGI d'Aix-en-Provence avait été saisi après l'arrestation de deux Tunisiens porteurs d'une valise pleine de faux dinars à l'aéroport de Marignane, proche de Marseille. L'affaire avait franchi un dernier pas avec la découverte de certains rouleaux marseillais en janvier 2009 dans une imprimerie clandestine du sud de l'Italie.
A. O. AFP
par Tahar Mansour
C'est sur information parvenue à ses services que la brigade de recherche de la gendarmerie de Blida a procédé à la filature et à la surveillance sans relâche du dénommé B.R., 35 ans, demeurant à Boufarik. Et c'est ainsi qu'il a été arrêté le 23 octobre en plein centre de Boufarik en compagnie de son complice, B.I., 41 ans, avec en leur possession 15 millions de centimes en faux billets de 1.000 dinars, qu'ils s'apprêtaient à écouler à Boufarik et à Blida.
Poursuivant leur enquête, les gendarmes se rendirent au domicile de B.R. pour une perquisition. Mais le frère du prévenu, à la vue des gendarmes, jeta une imprimante couleur Epson, 5 cartouches couleur, un coupe-papier, une rame de papier extra blanc, une règle métallique et une autre en plastique dans le puits. Les gendarmes se firent aider par la Protection civile pour récupérer le matériel jeté.
Arrêtés, les 3 complices ont été présentés avant-hier auprès du parquet de Boufarik et placés sous mandat de dépôt pour falsification de billets de banque et leur écoulement.
Ils sont suspects de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale
Gel de plus de 100 registres de commerce d’importateurs locaux et étrangers
Pas moins de 100 registres de commerce appartenant à des importateurs locaux et étrangers ont été gelés entre 2008 et 2009, apprend-t-on d’une source proche du ministère des finances. Ces importateurs ont importés des produits interdits, alors que certains d’entre eux sont impliqués dans des affaires d’évasion fiscale.
Selon la même source, plusieurs autres registres de commerce ont connu le même sort. Leurs propriétaires sont suspectés par les services de l’Etat de pratiquer le blanchiment d’argent. Il y lieu de souligner que ces mesures radicale à l’encontre de commerçants algériens et étrangers ont été prise sur la base de demandes formulées par le Banque d’Algérie, l’administration fiscale et les Douanes. Ces institutions travaillent de concert pour débusquer les contrevenants. Ils ont ainsi établi une liste d’importateurs dont les activités suscitent des doutes, soutient la même source.
En ce qui concerne la suspicion de blanchiment d’argent, la même source souligne que les services précités, les banques privées et publiques sont tous tenus d’élaborer des déclarations relatives aux opérations d’importations suspectes. Ces observations seront par la suite traitées par la cellule du renseignement financier, qui se chargera de délignifier une enquête. Selon des statistiques rendues publiques par le ministère des finances, 480 cas sont actuellement sous enquêtes par la cellule de renseignement.
Pour assainir le secteur de l’importation, le gouvernement a renforcé le contrôle au sein des entreprises d’import-export, notamment à travers les dispositions de la LFC 2009. Entre autres, le recours au crédit documentaire, et l’obligation aux étrangers d’ouvrir 30% de leur capital à des opérateurs nationaux.
Par S.Y/Traduit par R.K
Les prévisions officielles loin de la réalité La montée de l’inflation lamine le pouvoir d’achat
L’Algérie a le taux d’inflation le plus élevé de la région maghrébine. Depuis le début de l’année 2009, la tendance haussière des prix à la consommation persiste même si elle semble connaître au bout des neuf premiers mois (5,7%) de l’année, un certain ralentissement par rapport à la fin du premier semestre (6,1%). Si le processus inflationniste continue à ce rythme entre 2009 et 2010, «cela aura des incidences sur le taux d’intérêt des banques qui devraient le relever au moins de deux à trois points par rapport aux taux d’inflation réel, si elles veulent éviter la faillite».
Le rythme de l’inflation continue de monter inéxorablement depuis le début de cette année, mettant le gouvernement devant une réelle problématique et remettant en question ses objectifs fixés dans la loi de finances complémentaire 2009 (LFC) et même ses prévisions de la loi de finances 2010. Au vu des chiffres communiqués samedi dernier par l’Office nationale des statistiques et relatifs au niveau d’inflation enregistré durant les neufs premiers mois de cette année, on est bien loin du taux de 4% prévu dans la LFC qui a été promulguée en juillet dernier. Alors que le monde connaît une période de déflation, conséquence de la récession, l’Algérie navigue à contre-courant et tous les dispositifs mis en place par le gouvernement pour maîtriser les prix de certains produits semblent impuissants devant la volonté du marché, au grand dam des ménages et de leur pouvoir d’achat. Selon l’ONS, le rythme d’inflation moyen enregistré entre janvier et septembre 2009 s’est élevé à 5,7% par rapport à la même période de 2008. Une hausse qui s’explique, selon l’ONS, par une augmentation de 7,77% des produits alimentaires et plus précisément les produits agricoles frais dont les prix paraissent totalement hors de contrôle avec une hausse conséquente de 20,73% durant les neuf premiers mois de l’année, alors que les prix des produits alimentaires industriels ont enregistré une légère baisse de 1,12%. Avant que l’ONS ne communique ces chiffres, le simple citoyen s’était déjà probablement rendu compte de la gravité de la situation en allant faire ses courses tous les matins. Alors que les pouvoirs publics promettaient, avant le début du Ramadhan, une hypothétique réduction des prix des principaux produits agricoles qui n’est jamais arrivée, le marché se retrouve plus d’un mois après la fin du Ramadhan dans la même situation. Ni le Syrpalac du ministère de l’Agriculture ni la multiplication des agents de contrôle du ministère du Commerce ne sont parvenus à enrayer la hausse des prix. Le constat fait par l’ONS est tout à fait accablant puisqu’il indique qu’hormis quelques rares exceptions, les prix de tous les produits du groupe alimentation ont connu une hausse au cours des neuf premiers mois de 2009. Les œufs de 27,24%, la viande de mouton de 25,74%, les légumes frais de 24,12%, les poissons frais de 23,18%, la viande blanche de 19,96 %, la viande de bœuf de 16,29 %, la pomme de terre de 12,80% et les fruits frais de 6,29%. Seuls les prix des huiles et graisses et du lait et dérivés se sont inscrits en baisse de respectivement 21,81% et 0,85%.
L’informel, l’une des principales causes
Comment expliquer alors cette tendance bien loin des prévisions officielles?
Selon l’économiste Abderrahmane Mebtoul, «on ne peut invoquer, pour expliquer l’inflation, uniquement les effets des augmentations au niveau de la Fonction publique en 2008, la baisse du cours du pétrole, car avec la crise mondiale, nous constatons une déflation (baisse de l’activité, chômage, baisse des prix). Dans les pays émergents, certes, le taux d’inflation est relativement élevé comme en Chine, Inde, Brésil ou en Russie, mais le taux de croissance est supérieur à la moyenne mondiale». L’inflation est passée de 1,6 % en 2005, à 3% en 2006, à 3,5% en 2007, à 4,5% en 2008 et à 6,1% au premier semestre 2009. Ce processus inflationniste est amplifié par l’emprise de la sphère informelle qui contrôle 40 % de la masse monétaire en circulation et contrôle quatre segments-clefs, à savoir les fruits et légumes, la viande, le poisson pour les marchandises locales et le textile pour l’importation », explique M. Mebtoul. Selon lui, l’inflation est encouragée par «l’absence d’une véritable concurrence, avec une tendance à la substitution d’un monopole d’Etat par un monopole privé plus néfaste qui fait que les circuits entre le producteur et le consommateur (les grossistes informels) ont tendance à se rallonger, de façon à ce que la marge commerciale peut représenter 2 à 3 fois le prix de production, surtout dans le domaine agricole». Dans ce cadre, «la politique d’encadrement des prix peut s’avérer d’une efficacité limitée, en fonction des moyens mis en œuvre, dans la mesure où le contrôle des prix repose sur le détaillant qui ne fait que répercuter ces surcroîts de distribution», affirme l’économiste.
Menace sur les équilibres macroéconomiques
Ces explications permettent de cerner les facteurs internes qui influent sur la tendance haussière de l’inflation. Se pose alors la question de savoir pourquoi une déflation au niveau mondiale n’a pas comme conséquence un recul de l’inflation en Algérie, du moment que la flambée des cours des matières premières en 2008 conséquemment à la chute des cours du pétrole s’était immédiatement fait ressentir chez nous. La raison essentielle, selon M. Mebtoul, de la non-répercussion de cette déflation au niveau mondial est que «la Banque centrale d’Algérie a dévalué simultanément le dinar par rapport à la fois au dollar et à l’euro, ce qui explique la faiblesse du pouvoir d’achat, le Smig étant à 120 euros contre une moyenne de 150/200 au Maroc et en Tunisie». Après un recul de l’inflation au début des années 2000, la tendance haussière retrouvée depuis fin 2007, risque de «remettre en cause les équilibres macro-économiques», selon M. Mebtoul. Et si le processus inflationniste continue à ce rythme entre 2009/2010, « cela aura des incidences sur le taux d’intérêt des banques qui devraient le relever au moins de deux à trois points par rapport aux taux d’inflation réels, si elles veulent éviter la faillite». Dans le cas contraire, poursuit-il, «l’Etat devra recourir à nouveau à l’assainissement de ces banques qui a coûté entre 2002/2008 au Trésor plus de 5 milliards de dollars.»
L’Algérie au dessous de la moyenne maghrébine
Dans son élaboration du projet de loi de finances pour 2010, adopté récemment en Conseil des ministres, le gouvernement a tablé sur un taux de croissance de 3,5 % en 2010. La prévision rejoint celle faite récemment par le FMI dans son rapport sur l’évolution de l’économie mondiale, dans lequel il est noté un taux de 3,4%, largement inférieur à celui attendu pour 2009. L’institution internationale prévoit, en effet, pour cette année, un taux d’inflation légèrement supérieur à celui de l’année dernière, à 4,6% contre 4,5% en 2008 et 3,6% en 2007. L’inflation en Algérie reste de loin la plus élevée par rapport à la moyenne maghrébine qui sera de l’ordre de 3,9% cette année et de 3,2% l’année prochaine. Dans ce rapport, le FMI avait prédit que la hausse de l’inflation accompagnera en 2009 un ralentissement de la croissance économique. Néanmoins, la situation devrait évoluer dans le sens inverse en 2010 avec une hausse de la croissance du PIB et un recul de l’inflation.