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Les travailleurs licenciés crient à l’injustice

Publié le 20/08/2008 à 12:00 par hogra
Faillite de la conserverie Ben Azzouz(Skikda)
Les travailleurs licenciés crient à l’injustice

Les 33 travailleurs de la Sarl Conserverie Ben Azzouz (CBA) de Skikda mis au chômage ne savent plus à quel saint se vouer pour crier haut et fort l’injustice flagrante dont ils sont victimes et leur désarroi qui n’a que trop duré.


Ces employés avaient frappé à toutes les portes, mais « aucun des responsables que nous avons contactés n’a daigné lever le petit doigt pour nous, même le premier magistrat du pays. A qui devons nous nous adresser pour faire entendre notre voix ? » s’interroge, en sanglots, Chérif Benchabane, le représentant des travailleurs remerciés. La plupart d’entre eux avaient totalisé plus de 15 longues années de dur labeur au service de la CBA, une usine de transformation de fruits et légumes (double concentré de tomate, confiture et jus de fruits), implantée à Ben Azzouz dans la wilaya de Skikda.

Après un cumul de dettes non honorées, dont le montant s’élèverait à 613 492 986 DA, l’usine, créée en 1985 avec des capacités installées de 6 500 t/an, et qui s’étend sur plus de 50 000 m2, avait mis la clef sous le paillasson en 2002. Face à cette faillite et dans l’impossibilité de récupérer son argent, la banque créancière avait alors procédé à la saisie, puis la mise sous scellé de la CBA. Depuis, les 33 travailleurs s’étaient retrouvés à la rue, sans la moindre ressource à même de leur permettre de subvenir aux besoins de leurs familles.

Pourtant, souligne C. Benchabane, des décisions de justice avaient été prises en leur faveur par le tribunal de Azzaba à l’effet d’une indemnisation. « Nous sommes au chômage depuis 2002 et ce, en dépit des jugements rendus par le tribunal de Azzaba à l’encontre de cette société. En l’absence d’interlocuteurs, en l’occurrence la banque créancière, ces jugements n’ont pu être mis à exécution par notre huissier. Cette institution financière, devenue propriétaire du patrimoine de la CBA, refuse de prendre en considération ces jugements », précisera-t-il.

Autre fait plus grave que dénonce notre interlocuteur : la cession d’une parcelle de terrain dans l’enceinte même de l’usine mise sous scellé. En effet, dans une lettre adressée au PDG de la banque, nouveau propriétaire de la société, les travailleurs abusivement licenciés déclarent : « En 2001, ladite conserverie a fait l’objet d’une saisie conservatoire et mise sous scellé pour procéder à son adjudication au profit de votre banque. Il s’est avéré que vos représentants ont autorisé le morcellement de ladite unité, en procédant aux modifications de l’acte notarial initial hypothéquant tous les biens mobiliers et immobiliers de la société, garantissant ainsi les crédits octroyés ».

Et d’ajouter : « Ces responsables ont délivré une main levée à certains anciens actionnaires, leur permettant la vente de leurs parts sociales pour un montant de 19 200 000 DA, alors qu’un avis d’opposition a été diffusé par voie de presse contre toute transaction, changement ou modification de la raison sociale. La partie du terrain détournée au profit de ces tierces personnes dans le but d’y créer une autre société, qui n’a jamais vu le jour, vient d’être cédée à un nouvel acquéreur ». D’après C.Benchabane, porte-parole des travailleurs, toutes les parties informées de cette situation donnent l’impression de faire fi des lois de la République.

C’est pourquoi, arrivé au fond du gouffre, autant que ses 32 pairs, notre interlocuteur interpelle les plus hautes autorités du pays pour l’ouverture d’une enquête. Pour en savoir plus sur ce qui s’apparente, note C. Benchabane, à l’affaire Khalifa (mise en faillite préméditée), nous avons vainement tenté de joindre le directeur régional de la banque mise en cause. « Il est à Alger » ou « Il est en réunion avec son homologue de la Cnac », c’est les réponses auxquelles nous avions, à chaque fois, eu droit. Sur les lieux où est implantée l’usine, la mise sous scellé et l’absence de tout représentant de la banque propriétaire de la CBA sont les justificatifs que l’on nous avancera pour ne rien laisser filtrer de cet épineux dossier.


Par N. Benouaret el watan 25 juin 2008

Il n’y a pas de prisons secrètes en Algérie

Publié le 20/08/2008 à 12:00 par hogra
Justice. Belaïz : « Il n’y a pas de prisons secrètes en Algérie »

Le ministre de la Justice s’est rendu hier dans les wilayas de Blida et de Tipaza pour s’enquérir de la situation des établissements de son secteur. Lors d’un point de presse animé en marge de cette visite, il est revenu sur l’affaire Khalifa.


A ce propos, M. Belaïz a affirmé que l’Algérie a entrepris toutes les démarches réglementaires pour l’extradition de l’ex-golden boy en Algérie, ajoutant que la décision revient toutefois en dernier lieu au juge britannique. S’agissant de l’affaire Khalifa Airways, le ministre de la Justice a précisé que celle-ci suivait son cours au niveau du tribunal de Chéraga. En réponse à certaines accusations d’ONG internationales qui reprochent à l’Algérie ses méthodes en matière de lutte antiterroriste, M. Belaïz a répondu : « il n’y a aucune prison secrète en Algérie. » Au chapitre de ses activités menées à Blida, le ministre de la Justice a visité le centre de réinsertion des jeunes détenus. La création de cette infrastructure avait été bien accueillie dans la mesure où elle est destinée à éviter aux jeunes de récidiver. Blida accueillera aussi le siège national des huissiers de justice.

A signaler, par ailleurs, que des travaux de réfection et d’aménagement seront engagés au niveau de la cour de justice et du siège du barreau de Blida. A signaler également que le wali a donné son accord pour l’attribution d’un terrain au barreau de Blida, afin d’y construire la maison de l’avocat. Il est aussi prévu la construction d’un centre pénitentiaire dans la ville des roses d’une capacité d’accueil de 1000 détenus . La seconde étape du périple du ministre de la Justice a commencé, signale-t-on, par la visite du chantier de ce qui sera la nouvelle cour de justice de Tipaza. M. Belaïz s’est montré ferme et a exigé que l’accent soit mis sur la qualité architecturale des bâtiments et des établissements qui relèvent de son département ministériel. « Non seulement, j’exige la qualité de l’architecture, mais j’insiste aussi sur la qualité des matériaux », a-t-il dit.

L’exigüité de certaines cours, construites récemment, l’a, par ailleurs, fait réagir. « Mais, réfléchissez à ce que seront ces cours de justice et ces tribunaux dans 20 ans. Les superficies des salles d’audience sont déjà trop réduites ; il faut agrandir. Essayez de trouver un terrain pour construire un tribunal pour les affaires criminelles, pour permettre l’extension de la cour. Je veux que cette cour de justice de Tipaza soit opérationnelle pour la prochaine année judiciaire », a-t-il martelé. Le ministre de la Justice s’est par la suite rendu au tribunal de Tipaza pour s’enquérir de la gestion de ce dernier. Sur place, il a promis de renforcer les effectifs, afin d’éviter les lenteurs dans le traitement des dossiers.


Par M’hamed H. el watan 3 juillet 2008

Affaire Khalifa

Publié le 20/08/2008 à 12:00 par hogra
Affaire Khalifa
Abdelmoumen maintenu en détention

Encore un autre revers pour Rafik Abdelmoumen Khalifa : le tribunal de Westminster, à Londres, a refusé hier la demande de liberté provisoire introduite par ses avocats. Celle-ci devait être examinée le 21 juillet prochain, mais le tribunal a rendu sa décision hier.


Il reste à la défense de Abdelmoumen la dernière bataille qui concerne le volet relatif aux droits de l’homme, prévu par la loi britannique. Celle-ci permet de demander l’examen des conditions liées aux droits de l’homme, dans le cas de reconduite ou d’extradition des personnes recherchées de Grande-Bretagne vers leur pays d’origine. Dans ce cas, les avocats de Rafik Khalifa doivent démontrer au juge que l’Algérie, qui a demandé son extradition, ne peut lui garantir un procès équitable. De son côté, la défense du ministère de la Justice algérien aura, elle aussi, à présenter les garanties qui permettent d’assurer à Khalifa un jugement conforme aux principes des droits de l’homme. Une audience préparatoire aura lieu le 2 septembre prochain au même tribunal londonien. Les deux parties pourront faire appel à des témoins et experts pour argumenter leurs plaidoiries. A l’issue de ces discussions préliminaires, le juge pourra décider de la date de l’audience.

En attendant cette dernière bataille juridique, le tribunal va décider, le 4 août prochain, du renouvellement ou pas de la détention préventive de Khalifa, comme il le fait tous les 28 jours, conformément à la loi britannique. Ainsi, il ne reste plus qu’à statuer sur le volet droits de l’homme avant de clore le dossier de l’extradition de Abdelmoumen Khalifa, condamné à la perpétuité par contumace au mois de mars 2007 par le tribunal criminel près la cour de Blida, lequel a lancé à son encontre un mandat d’arrêt international. Détenu depuis le 27 mars 2007 à la faveur de ce mandat, mais aussi pour avoir contrevenu aux lois de résidence au Royaume-uni, Khalifa est également réclamé par la justice française pour banqueroute frauduleuse, blanchiment d’argent et abus de biens sociaux. Des chefs d’inculpation pour lesquels il a comparu devant le tribunal de Westminster. Le même tribunal a jugé acceptable, dans la forme et dans le fond, la demande d’extradition introduite par l’Algérie, juste après son arrestation à Londres.


Par Salima Tlemçani el watan 9 juillet 2008

Les Juifs d’Algérie demandent 144 millions de dollars

Publié le 22/08/2008 à 12:00 par hogra
ILS RECLAMENT LA COMPENSATION DES BIENS QU’ILS Y ONT LAISSES
Les Juifs d’Algérie demandent 144 millions de dollars

Le Quotidien d'Oran, 12 mai 2005

Des familles juives d’origine algérienne ayant quitté le pays en 1962 sont montées cette semaine au créneau pour revendiquer des réparations et des indemnisations des biens qu’elles ont laissés en Algérie.

Selon une déclaration rendue publique et rapportée par le quotidien londonien arabophone El-Quds, 120.000 Juifs ayant quitté l’Algérie après l’indépendance ont réclamé des réparations d’une valeur de 144 millions de dollars. Ils réclament du gouvernement l’indemnisation de ce qu’ils ont perdu, auquel cas ils vont recourir à des pressions internationales pour arracher leurs droits. Ils demandent également leur réhabilitation.

Cette demande intervient paradoxalement au même moment où une campagne est menée par les Juifs à travers les pays arabes pour réclamer des réparations matérielles. Après l’Egypte et la Libye, c’est au tour des Juifs d’Algérie, qui avaient, rappelle-t-on, accepté le décret Crémieux pendant la colonisation et choisi de partir en France en même temps que les autres pieds-noirs et les harkis sous prétexte qu’ils risquaient des représailles, alors que le premier président de la République, Ahmed Ben Bella, leur avait donné le choix de rester ou de partir. Ils se présentent aujourd’hui, endossant le credo du lobby juif international, comme des victimes de spoliations et de persécutions. A telle enseigne que la problématique a pris des allures d’un fonds de commerce intarissable. Surtout en ces temps de célébration de la chute du nazisme.

Curieusement, la Knesset, le parlement israélien, planche actuellement sur une déclaration pour exiger des pays arabes des réparations pour les Juifs d’origine arabe. Un «coup» coordonné pour passer pour une simple demande de réparation pour des atteintes subies durant une période donnée de l’histoire du pays. Période qu’ils situent, aléatoirement, entre 1830 et 1962. Sur les sites pro-israéliens, on considère que la réparation pour les Palestiniens serait une absurdité. Position qui se passe de tout commentaire.

Par ailleurs, contrairement aux pieds-noirs qui ont émis le voeu de revenir, tout au moins pour des visites sur les lieux de leur enfance, les Juifs algériens n’ont jamais réclamé quelque chose de la sorte.

Pis, pour parler de leur histoire, ils ont choisi Jérusalem et l’auspice du congrès mondial juif. Du 27 mars au 03 avril, le congrès a été consacré aux Juifs de Constantine. Avaient, entre autres, participé à cette rencontre, l’historien Benjamin Stora et le chanteur Enrico Macias qui a donné un concert exceptionnel.

Depuis son élection en 1999, le président Bouteflika a prôné une politique d’ouverture et de réconciliation qui a abouti récemment à la visite des pieds-noirs, alors que l’invitation d’Enrico Macias avait soulevé un tollé dans la classe politique. D’aucuns ont compris que cette réaction de rejet est motivée par les prises de position pro-israélienne du chanteur qui avait même participé à une marche anti-palestinienne organisée par des groupes radicaux pro-israéliens à Paris. Une position qui est à contresens de ses principes déclarés de pacifiste et de partisan d’un règlement de la question palestinienne.

Ce qui n’a pas été le cas des pieds-noirs qui ont eu droit à un accueil chaleureux. La preuve est que d’autres visites continuent d’être organisées dans d’autres villes du pays. Il faut également retenir que la littérature des Juifs d’origine algérienne n’a jamais fait référence à un retour au pays et développe au contraire une haine «féroce» à l’endroit de l’Algérie. Il s’agit évidemment de groupes radicaux dont les voix dominent dans les médias et les associations.

Djilali B.

les juifs d'Algérie

Publié le 22/08/2008 à 12:00 par hogra
--Le sujet de mon exposé est : "les juifs d'Algérie avant la conquête française" c'est à dire avant 1830. Généralement, l 'histoire des juifs d'Algérie, ou même l'histoire des juifs d'Afrique du Nord est assez bien connue depuis l'occupation Française mais elle posséde de nombreuses ombres avant 1830 (1).Nous allons esssayer de voir très rapidement la condition de ces juifs.
-----Tout d'abord, une idée importante, il faut dire que les juifs d'Algérie sont partie intégrante du judaïsme Nord-africain.
-----Ces juifs ne constituent ni une entité ethnique ni une race homogène. Au hasard des courants migratoires et également
des fluctuations commerciales ou des persécutions, les ancêtres des
juifs d'Algérie ou d'Afrique du Nord viennent de différents horizons.
géographiques. Ils s'y fixent depuis des temps très anciens, on
pense, depuis le VIè siècle avant J.C. où nous retrouvons des traces
de juifs en Algérie. Bien entendu, cela a commencé par la Tunisie et
le Constantinois. Ce judaïsme a connu avant la conquête française
bien des vicissitudes et il a été particulièrement éprouvé notamment
au XIIe siècle avec les Almohades qui sont des intégristes. En ce
même siècle,il y a eu plusieurs massacres de juifs et une partie est
allée se réfugier en Espagne ou en Provence.
-----En 1142, les agglomérations juives sont anéanties et les rescapésdes nombreuses tribus juives se sont converties à l'Islam, puisqu'onn'acceptait pas les gens d'une autre religion. Toujours au XIIe sièclenous savons que les juifs de Tlemcen aussi furent massacrés ; par lasuite il y a eu de nouveaux juifs venus en Algérie, par exemple en1342 d'Italie, en 1350 des Pays-Bas, en 1403 d'Angleterre, en 1422des juifs vinrent de France et aussi d'Angleterre.. Dans l'origine decertains noms de personnes tels LEVY PROVENCAL au SERFATTI qui traduit de l'hébreu veut dire français, la provenance est évidente. Ceux qui s'appellent NARBONI sont de la région de Narbonne. Mais en fait, c'est au XVe siècle que lie judaïsme d'Algérie s'est revivifié, grâce à l'immigration des juifs venus de la péninsule Ibérique, c'est
dire après les fameux grands"pogroms"de toute l'Andalousie de 1391et de 1391 à 1492,(1492 étant la date de l'expulsion des juifs
d'Espagne).Sur près de cent ans de nombreux juifs quittent l'Espagne,un certain nombre va s'installer au Portugal, d'autres vont à traverstoute la Méditérranée et parmi ces gens, une partie s'établit enAlgérie. Ces juifs introduisent toutes les idées européennes et vont
diriger ces communautés juives avec parfois des querelles entre elles.
-----En résumé, avant la conquête française, l'Algérie est sous la régence turque depuis 1516; et les juifs comme les chrétiens font partie du statut de Dhimmis c'est à dire qu 'ils sont soumis à une sorte de contrat dit dhimma régissant tous les gens du livre qui ne sont pas musulmans. Ce contrat est indéfiniment reconduit il accorde à la communauté musulmane l'hospitalité et 1a protection aux membres des autres religions révélées. Ce statut de dhimmi touche principalement les juifs parce que les chrétiens, notamment, à la suite des fameux massacres des Almohades, se sont réfugiés en pays chrétien ; ils vont y rester car ils ont beaucoup plus d'avantages et surtout ils peuvent vivre correctement sans être soumis à ce statut infamant.
-----La protection accordée aux juifs a pour condition qu'ils respectent la domination de l'Islam. En tous cas, avant 1830, et cela est l'application du statut de la dhimma, les juifs.sont reconnaissables par le costume qui leur est imposé. Il est interdit aux juifs de porter des vêtements de couleur verte,(réservé aux descendants du prophète Mahomet) ou rouge (couleur de l'étendard turc). De même la chéchia, le turban blanc et le burnous blanc leur sont défendus. On ne leur laisse que l'usage des vêtements sombres aux manches démesurées. Les juifs ne peuvent être chaussés que de savates, elles doivent être beaucoup plus courtes que le pied afin que le talon puisse être en entier, continuellement, sur le pavé. Nous possédons un texte disant que le 13 décembre 1788,on arrête tous les juifs d'Alger qui ont enfreint cet interdit et qu'ils reçurent 300 coups de bâton sur la plante des pieds. Dans la rue, les juifs ne peuvent pas porter d'armes ni sortir le nuit avec un falot allumé. Le seul luminaire toléré est une bougie allumée à la main et que le vent éteint souvent.Après six heures du soir, les juifs ont le droit de circuler que s'ils possèdent une autorisation émanant de l'autorité supérieure. Ils n'ont le droit d'avoir que des ânes ou des mulets pour montures, mais dépourvus de selle, le cheval leur est interdit puisqu'il est un animal noble. Lorsque les juifs rencontrent un musulman, ils doivent lui céder la droite et aller à gauche en signe de respect. Devant une mosquée ou une école religieuse musulmane, ils sont obligés de se déchausser et si la porte est ouverte, ils détournent la tête afin de ne pas regarder les fidèles en prière, sous peine d'être rossés. Il faut ajouter que parfois ils sont même massacrés par la population. Les juifs sont exclus de tous les lieux publics fréquentés par les musulmans à l'exception des bazars où ils possèdent des commerces. Aux fontaines, les juifs sont assujettis à laisser passer les musulmans, même s'ils sont arrivés après eux. Le témoignage du consul américain SHALER, qui était à ce poste avant l'occupation française, dans les années 1820-1830 montre le sort des Juifs en Algérie : "Les juifs ont à souffrir d'une affreuse oppression. Il leur est défendu d'opposer de la résistance. Quand ils sont maltraités, par un musulman, quelle que soit la nature de la violence, ils n'ont pas le droit de porter une arme quelconque, pas même une canne. Ils ne peuvent sortir de la ville sans en demander la permission que le mercredi ou le samedi. Bien entendu, le samedi est le jour du repos, c'est à dire le sabbat, il leur est interdit ce jour là de voyager autrement qu'à pieds.

Merci à Richard Ayoun
à suivre...
NOTE
1) Voir Richard AYOUN et Bernard COHEN:
"les juifs d'Algérie,deux mille ans d'histoire"
Paris, J.C. Lattés, 1982.
LES JUIFS D'ALGERIE AVANT LA CONQUETE FRANCAISE (Suite)

------En ce qui concerne les contestations entre juifs et Musulmans, elles sont du ressort du Cadi dont ils doivent baiser la main.
------En justice la parole du juif est considérée comme nulle lorsque un Musulman en nie la véracité.
------Pour les litiges relatifs aux mariages, aux divorces ou aux héritages, la justice est rendue par les Rabbins qui siègent publiquement sur le parvis de la synagogue. Les pouvoirs du tribunal rabbinique pour les juifs sont les mêmes que ceux du Cadi pour les Musulmans. Il juge aussi bien "au criminel qu'au civil", et, ses décision sont sans appel. Il a à sa disposition une force spéciale de police qui lui permet de faire exécuter ses sentences : amendes, coup de fouet, emprisonnement ainsi que la mise au ban de la société (1).
------A la tête de la magistrature se trouve dans chaque ville un chef de la Nation, désigné par le Dey d'Alger ou par le Bey de Constantine ou le Bey d'Oran, qui se nomme le Mokadem,c'est à dire le préposé. Son rôle est d'administrer la minorité juive au nom du Dey, par exemple à Alger. Le Mokadem perçoit les taxes, les impôts selon la richesse de chacun et il doit les offrir "avec humiliation", je cite là les textes de l'époque. Au moment de la remise du tribut, le Mokadem reçoit un soufflet ou un coup de poing sur le crâne, pour montrer l'esprit d'obéissance aux prescriptions du Coran-Les juifs paient aussi des avanies, et des droits commerciaux (2). Ils sont obligés d'enterrer les condamnés à mort, de porter sur leurs épaules les maures qui débarquent dans les eaux basses, de nourrir les animaux du sérail (3).
------Les maisons juives, avant 1830 sont quelquefois constituées d'une seule petite chambre où selon certains textes, vivent le père, la mère et parfois plus de cinq enfants... Les soldats turcs y entrent souvent et maltraitent les femmes sans qu'ils puissent s'y opposer, car tout juif qui lève la main sur un Musulman est condamné à 1'amputation de celle-ci.
------Dans le même ordre d'idées, tout juif qui fait banqueroute est pendu si des musulmans sont parmi ses créanciers ! (4).
------Cependant il faut noter que certaines familles juives jouissent de certains privilèges, notamment les juifs d'origine livournaise, Juifs d'Italie qui ont un statut particulier, c'est à dire le statut Toscan. Mais à part ces quelques familles on peut dire généralement que les Juifs dépérissent dans la misère et 1'oppression.
------Souvant pour apaiser une révolte de la milice, le Dey lui livre à discrétion les biens et les personnes des juifs. Par exemple à Alger en 1806, à la suite d'un pogrom, trois cent Juifs sont massacrés et les valeurs enlevées sont estimées à 30 millions de francs .(5).A la suite de ce pogrom, une partie de la communauté juive d'Alger va s'établir à Marseille, ou en Italie, et beaucoup reviendront en tant qu'interprètres avec l'armée française, en 1830.
------Avant cette date, ce sont les juifs qui doivent assumer les travaux pénibles et inattendus. Par exemple, pendant l'été 1815, la région d'Alger est couverte par une nuée de sauterelles qui détruit
tout sur sonpassage. Pour protéger ses jardins, le Pacha ordonne à plusieurs centaines de juifs de les protéger jour et nuit, il leur faut veiller tant que dure cette invasion.
------Shaler, le Consul américain relate : "Le cours de leur vie n'est qu'un mélange affreux de bassesses, d'oppressions et d'outrages... Je crois qu'aujourd'hui les juifs d'Alger sont peut-être les restes les plus malheureux d'Israël" (6).
------En fait, ces juifs d'Algérie étaient établis depuis plusieurs siècles. Certains pouvaient être les descendants de ceux qui ont vécu au VI° siècle avant J.C. A l'époque turque, sous la domination des Deys d'Alger, ils ont eu des périodes de persécution mais aussi de tranquillité.
------Certains par leur activité ont acquis une prospérité commerciale, citons les Busnach,les Cohen Bacri ou les Bouchara.
------Cette conquête marque pour la communauté juive d'Algérie, le début d'une aventure à peu près sans précédent dans l'histoire, puisque la minorité juive va être happée dans l'orbite culturelle, économique et politique du conquérant français ; la classe dirigeante des juifs d'Algérie, en accord avec les Israélites français et les Grands rabbins obtiennent la naturalisation collective en octobre 1870, c'est le fameux décret Crémieux.
------Avec l'arrivée des Français en Algérie, en 1830, le culte israélite va être dirigé par des rabbins soit Alsaciens, soit du Sud-Ouest de la France ou du Comtat Venaissin et l'on peut dire que pendant toute la présence française jusqu'en 1960, tous les Grands rabbins des grandes villes d'Algérie étaient des métropolitains comme il est dit dans les textes : "pour civiliser ces gens-là". Les juifs d'Algérie passent du statut de colonisés à celui de colons, grâce à la France. Profitant de l'essor prodigieux de la colonie française, ils vont avec l'aide de la classe dirigeante qui est maîtresse de l'administration des Consistoires juifs et des organisations qui en dépendent, s'intégrer en quelques décades à la civilisation française, compte tenu du fait, que l'ensemble des personnes d'Algérie vit en dehors de l'idée d'une intégration à la métropole.
------Les juifs d'Algérie, favorisés par les structures sociologiques de l'Algérie française, vont connaître une promotion sociale rapide. Mais ce changement a déraciné ces juifs de leurs sources hébraïques, ils vont sur un certain plan perdre certaines valeurs juives, moins reconnues. Quelques-uns des dirigeants juifs d'Algérie ont essayé de combattre la tendance à une francisation totale, non par hostilité envers la France, mais par crainte de la déjudaisation.
------Plusieurs grandes familles ont formé une "intelligentsia juive" désireuse de s'assimiler à la civilisation française tout en essayant de maintenir leurs traditions propres. Le choix a été fait en 1962, la très grande majorité des juifs d'Algérie est venue s'installer en France et n'a pas choisi Israél pour se. fixer. C'est ce que l'on peut appeler un colonialisme réussi. Les juifs d'Algérie ont un amour profond pour la France et c'est pour eux un honneur d'avoir servi dans l'armée française. Ce phénomène profond d'attachement à la France vient de ce qu'ils se souviennent dans quel état ils étaient avant 1830. D'ailleurs pour les grandes familles juives d'Alger, d'Oran ou d'ailleurs, la culture c'est le Français. Ils parlent français à la maison, bien avant 1830, s'habillent à "la chrétienne" comme le soulignent le voyageur Shaw ou d'autres.
Le décret Crémieux n'est pas venu du jour au lendemain; de 1830 à 1870 de nombreux juifs d'Algérie veulent devenir français. Le Sénatus Consulte de Napoléon III de 1865, leur permet de devenir français par naturalisation individuelle.. Ainsi, les juifs d'Algérie vont passer avec l'occupation française des années 1830, du Moyen àge à l'époque contemporaine!

RICHARD AYOUN

NOTES
(1). Laurence, Rapport à la Chambre des pairs sur l'organisation et l'administration de la justice dans les possessions françaises sur la côte septentrionale d'Afrique, Paris 1834, p. 9.
(2). Les droits d'entrée étaient fixés à 5 1/2 ad valorem pour les chrétiens et les Maures et à 12 % pour les juifs.
(3). Genty de Bussy, Conseiller d'Etat, il fut intendant civil de la régence d'Alger, De l'établissement des Français dans la Régence d'Alger, Paris 1835, 2 vol., p. 230.
(4); Pananti, littérateur toscan, Relation d'un séjour à Alger, traduction française, Paris 1920, p. 229.
(5). Edmond Pellissier de Raynaud, officier d'état-major attaché à l'expédition d'Alger, puis directeur des affaires arabes et par la suite Consul de France à Malte, Tripoli et Bagdad, Annales Algériennes, Résumé de l'histoire d'Algérie jusqu'en 1854, Paris 1854, 3 volumes, t. 1, p. 78.
(6). William Shaler, Esquisse de l'Etat d'Alger, traduit de l'Anglais par X. Bianchi, Paris 1830, p. 87.

Merci à Richard AYOUN

Pendaison : 119 décès depuis le début de l’année

Publié le 23/08/2008 à 12:00 par hogra
Pendaison : 119 décès depuis le début de l’année


Ce sont 248 personnes qui ont tenté de mettre fin à leurs jours depuis le mois de janvier 2008. Dans leurs interventions, les unités de la Protection civile ont pu secourir 132 d’entre elles, mais ont enregistré 119 décès. En 2007, 525 personnes ont été retrouvées pendues par les éléments du même corps qui ont secouru 259 d’entre elles et constaté 267 décès. Si la plupart de ces cas de suicide sont des adultes, il n’en demeure pas moins qu’il y a aussi des enfants en bas âge.


Par R. Bel el watan 11 aout 2008

Tentative de suicide à M’daourouch

Publié le 23/08/2008 à 12:00 par hogra
tentative de suicide à M’daourouch


Un homme âgé de 28 ans, répondant aux initiales K.M., a tenté de mettre fin à ses jours, mardi dernier, à M’daourouch, après avoir poignardé une fille âgée de 22 ans. L’intervention in extremis de quelques citoyens a évité le pire aux deux jeunes gens. Grièvement atteint au niveau de la poitrine, l’auteur de cette tentative de suicide, qui pour rappel, avait retourné le couteau contre lui-même, a été évacué en urgence vers le CHU de Annaba. Des blessures moins graves chez la jeune fille ont également nécessité des soins médicaux dans une autre structure hospitalière dépendant de la même circonscription. Une enquête a été aussitôt ouverte par les services de sécurité. Des flèches de Cupidon, contrariées par les parents de la fille, seraient à l’origine de cet acte désespéré.


Par A. Dj. el watan 16 aout 2008

El-Mohakik révèle des détournements de plusieurs milliards

Publié le 23/08/2008 à 12:00 par hogra
« 740 milliards de centimes pour attirer vingt mille visiteurs », tel est le titre de l’enquête menée par l’hebdomadaire arabophone « El-Mohakik » (1) et signée Saleh Mokhtari, autour de la manifestation « Alger capitale de la culture arabe. » L’hebdomadaire, qui dit détenir des « documents comptables » ainsi que des « éclaircissements complémentaires » obtenus de l’ancien administrateur Lamine Bechichi, parle de détournements, dilapidations, et factures gonflées aux dépens du Trésor algérien.
De nombreux cachets sont allés dans les poches de personnes amies qui ont en profité pour surévaluer leur prestations. Pour la seule cérémonie d’ouverture, le département de Mme Khalida Toumi a déboursé, selon le journal, plus de 35 milliards de centimes au profit d’une agence de communication appartenant à un proche de Habib Chawki.
Chaque « semaine culturelle de wilaya » aurait coûté une enveloppe de 22 milliards de centimes, sans que l’on sache la destination précise de cet argent. L’hebdomadaire parle d’un séjour à l'hôtel Mazafran pour 64 personnes qui aurait coûté 22 milliards et cite le chiffre de 3 milliards de dépenses en carburants.
Les « expositions » ont coûté 49 milliards et les rares films, dont la plupart inachevés ou inexistants, ont exigé 68 milliards. Le journal parle d’un film d’archives tiré de l’ENTV et qui aurait été passé pour une « création » et facturé à 4 millions de dinars ! Un comptable a même été limogé pour avoir refusé d’honorer une facture douteuse présentée par le Centre de culture et d’information (CCI).

Suivent d’autres chiffres du même acabit ! Au total, plus de 700 milliards de centimes ont été dépensés pour une manifestation qui a attiré à peine 20 000 spectateurs.

Affaire à suivre...

M.L.
(1) Dans son édition du 18 janvier

L’« arbitraire » de l’administration

Publié le 23/08/2008 à 12:00 par hogra
Section syndicale de la Casnos d’Alger
L’« arbitraire » de l’administration

On subit actuellement l’acharnement de l’administration à cause d’une dénonciation par le biais d’une plainte pour détournement de la prime de salaire évaluée à 12 millions de centimes ».


L’auteur de cette requête s’est déplacé à notre rédaction pour dénoncer ce qu’il qualifiera d’« arbitraire » de la part de son administration. Il s’agit de l’ex-SG de la section syndicale de l’agence Casnos du boulevard Victor Hugo d’Alger, Akkache Omar. Ce dernier a saisi, lui et deux de ses complices, en l’occurrence Boussoussa Abdelkader et Aïssani Arezki, la direction générale en juillet 2006 pour prendre des mesures après avoir déposé plainte contre le sous-directeur des prestations de leur Caisse. L’objet de cette plainte, dont une copie est en notre possession, est « fausse déclaration et détournement d’argent ». « Le sous-directeur de notre caisse a fait une fausse déclaration, attestant sur l’honneur que sa femme ne travaille pas et donc l’intéressé perçoit une indemnité depuis 1997 », précise M. Akkache. Il devait comparaître devant la justice le 11 juillet dernier, mais son procès a été reporté au 1er octobre 2007, selon notre interlocuteur. « C’est suite à cette dénonciation que nous subissons aujourd’hui, les frais de l’arbitraire de l’administration », explique-t-il. M. Akkache dénonce la dissolution par l’administration de leur section syndicale le 20 mai 2007. Il est d’ailleurs noté dans la décision de dissolution de cette section syndicale que « la plainte déposée contre le sous-directeur est contraire aux principes fondamentaux de l’organisation ». Il est à préciser que le sous-directeur est lui-même syndicaliste. Notons que la section syndicale de cette agence Casnos a été renouvelée, lors d’une assemblée générale, qui s’est tenue le 4 juillet dernier, sans les syndicalistes incriminés. Ces derniers ont été mutés quelques jours avant la tenue de cette AG, dans d’autres agences d’Alger. « Apparemment on dérange. L’administration ne veut pas d’un syndicat revendicatif mais d’un syndicat soumis », regrette notre interlocuteur. Et Pourtant, précisera-t-il, « nous sommes toujours syndicalistes, vu le PV d’installation du 7 mars 2005, qui stipule que notre mission se terminera en mars 2008 ». Aux yeux de M. Akkache, « l’administration a fait fi de la réglementation en renouvelant la section syndicale ». Les syndicalistes ayant fait l’objet de mutation ont fait un recours en se basant sur l’article 24 de leur convention collective qui stipule que « la protection des délégués syndicaux est assurée dans les même conditions une année après leur expiration », mais sans son application. M. Akkache relève un autre paradoxe, celui de la mise en demeure dont il a été destinataire le jour même de son installation dans sa nouvelle agence, à l’antenne Casnos de Staouéli. Il menace de recourir à une grève de la faim.


Par R. Bel el watan 22 juillet 2007

L’Algérie parmi les pays les plus corrompus au monde

Publié le 23/08/2008 à 12:00 par hogra
Indice de perception de la corruption de transparency international
L’Algérie parmi les pays les plus corrompus au monde

L’Algérie régresse à grands pas. L’indice de perception de la corruption (IPC) 2007 rendu public hier, à Berlin et à Londres par Transparency International (TI), démontre que l’Algérie a perdu 15 places par rapport à l’année écoulée.


Elle est à la 99e place sur 179 pays classés (l’IPC comprenait 163 pays en 2006). Sa note est médiocre : 3 sur 10. Selon l’IPC, plus la note est basse, plus la corruption est étendue. Avoir une note de 10 signifie que le pays est transparent et ne connaît pas de corruption. Les auteurs de l’IPC considèrent qu’une note inférieure à 3 signifie l’existence d’un « haut niveau de corruption au sein des institutions de l’Etat ». En 2006, l’Algérie a été classée à la 84e place mondiale avec une note de 3,1 sur 10. En Afrique, l’Algérie est classée à la 16e place, la Tunisie à la 7e place (61e au niveau mondial), le Maroc à la 10e et l’Egypte à la 17e. L’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), que préside Djillali Hadjadj et qui représente Transparency International à Alger, n’est pas surprise par le mauvais score enregistré par l’Algérie. « La situation sociopolitique et économique catastrophique qui prévaut en Algérie, depuis plusieurs années déjà, n’a cessé de favoriser les conditions de l’explosion de la corruption – petite et grande – à tous les niveaux, et tout est fait par le pouvoir en place pour que la généralisation de ce fléau se poursuive à grande échelle. Le retour en force d’un Etat policier, autoritaire, répressif et liberticide, est un des principaux indicateurs de ce maintien de l’Algérie parmi les pays cancres de la corruption au sein de la communauté internationale », estime l’AACC, dans un communiqué rendu public hier.

« Naîveté politique »

« Ceux qui croyaient que derrière les discours officiels et autres déclarations où le chef de l’Exécutif et son ministre de la Justice évoquaient leur intention de lutter contre la corruption se cachait une réelle volonté politique, en ont eu pour leur "naïveté" politique : tout cela était de la poudre aux yeux destinée aux partenaires internationaux et qui a surtout servi au plan interne à régler des comptes pour des luttes de pouvoir », ajoute l’AACC. L’association relève que l’Algérie « combat avec acharnement » la mise en place de mécanismes internationaux de surveillance de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption. Convention pourtant ratifiée par Alger autant que celle de l’Union africaine. « Non seulement l’arsenal législatif et réglementaire issu de ces Conventions est très indigent et très incomplet, mais il n’est même pas appliqué », relève l’AACC. Elle cite l’exemple de l’agence gouvernementale contre la corruption qui n’est toujours pas mise en place en dépit de la promulgation d’un décret portant sa création. « Second exemple, le processus de déclaration de patrimoine est éclaté et dispersé, sans mécanisme de suivi et de contrôle, et surtout non effectif, le chef du gouvernement ne se donnant même pas la peine de rendre publique sa propre déclaration de patrimoine », note l’AACC. Selon elle, les 200 milliards de dollars débloqués pour le plan de consolidation de la relance économique sont la proie de prédateurs et de « charognards maffieux ». Elle évoque le recours systématique aux marchés de gré à gré, devenu une règle « dans nombre de ministères et au niveau des exécutifs de wilaya ». « Tout récemment encore, le ministre des Affaires religieuses annonçait, suite à l’ouverture des plis pour les études de la grande mosquée d’Alger, que ce sera au président de la République de choisir "l’heureux élu" parmi les 5 bureaux d’études retenus lors de la première sélection ! En vertu de quelle loi et de quelle réglementation sur les marchés publics, ce ministre annonce-t-il pareille décision ? », se demande l’AACC. Elle s’interroge sur l’opportunité de consacrer 3 milliards de dollars pour la construction d’une mosquée alors que la grande pauvreté se développe dans le pays et que le président de la République préconise la rigueur dans les dépenses publiques. Ravagés par la violence, la Somalie et l’Irak figurent parmi les pays les plus corrompus au monde. Au Moyen-Orient, Israël arrive en tête des pays les moins touchés par la corruption (30e au rang mondial), suivi par le Qatar, les Emirats arabes unis, le Bahreïn, Oman et la Jordanie. La Syrie, l’Iran, le Yémen et le Liban sont mal classés. Le Liban occupe la même place que l’Algérie, l’Arménie, le Belize, la Mongolie et la République Dominicaine.

« institutions publiques compromises »

Le Bostawana est le pays le plus « propre » d’Afrique. Il est talonné de près par l’Afrique du Sud, le Cap-Vert, Maurice, la Namibie et les Seychelles. Les pays nordiques, principalement la Finlande, le Danemark et la Suède, gardent leur place de leaders mondiaux en matière d’absence de corruption. La Nouvelle-Zélande, le Singapour, l’Islande et les Pays-Bas sont également bien placés. La Grande-Bretagne arrive à la 12e place, l’Allemagne à la 16e, le Japon à 17e, la France à la 19e, les Etats-Unis à la 20e, l’Espagne à la 25e, l’Italie à la 41e, la Turquie à la 64e et la Russie à la 143e. Le Brésil et la Chine sont classés à la 72e place. « Les résultats de l’IPC 2007 montrent que la grande corruption dans les transactions commerciales internationales prend des proportions de plus en plus inquiétantes. L’Algérie est devenue un "acteur" important de ce type de corruption, et ce n’est pas un hasard si 4 principaux fournisseurs de l’Algérie – l’Allemagne, le Canada, l’Italie et le Japon – n’ont toujours pas ratifié la Convention des Nations unies contre la corruption », observe l’AACC, notant que l’énorme manne pétrolière entre les mains du pouvoir contribue à entretenir la corruption. Transparency International relève que ce sont les pays les plus pauvres qui souffrent le plus sous le joug de la corruption. « Il est de leur responsabilité de s’attaquer au problème. Les notes faibles de l’IPC indiquent que les institutions publiques sont fortement compromises. La priorité est d’améliorer la transparence dans la gestion financière, de la collecte des impôts aux dépenses publiques, de renforcer les procédures de contrôle et de mettre fin à l’impunité dont bénéficient les responsables corrompus », préconise l’ONG. Huguette Labelle, présidente de Transparency International, estime que les pays dont les notes sont les plus basses en matière de corruption doivent prendre ces résultats avec le plus grand sérieux et agir dès maintenant pour renforcer la responsabilité des institutions publiques. « Mais les pays les mieux notés doivent également agir, en particulier pour sévir contre les activités de corruption dans le secteur privé », ajoute-t-elle. L’Indice de perceptions de la corruption de TI classe les pays en fonction du degré de corruption perçu dans les administrations publiques et la classe politique. Son élaboration fait appel à des sondages d’experts réalisés par des organismes indépendants crédibles. Johann Graf Lambsdorff, professeur d’université à Passau en Allemagne, est chargée d’établir l’IPC pour Transparency International. L’IPC définit la corruption comme l’abus d’une charge publique à des fins d’enrichissement personnel (les pots-de-vin dans le cadre de marchés publics, le détournement des fonds publics, etc).


Par Metaoui Fayçal el watan 27 septembre 2007


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