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Sit-in des enseignants contractuels

Publié le 11/08/2008 à 12:00 par hogra
Sit-in des enseignants contractuels
Des manifestants malmenés, Benbouzid imperturbable

Le bras de fer opposant les enseignants contractuels au ministre de l’Education nationale n’est pas près de trouver son épilogue. La situation ne fait qu’empirer face à l’entêtement et au silence du ministre.


Benbouzid, pour la énième fois, a refusé de recevoir les enseignants contractuels en grève de la faim depuis vingt et un jours. Cependant, plus déterminés que lui, les grévistes n’envisagent pas de faire marche arrière ni de renoncer à leurs droits. Il était 9h30, hier, lorsque le bus transportant les enseignants contractuels s’est arrêté à hauteur du ministère de l’Education nationale, non loin d’une station de taxi. Les manifestants ont tenté de se disperser et de faire diversion pour échapper au dispositif de sécurité déployé sur place très tôt le matin. L’objectif était d’atteindre à tout prix le ministère de l’Education nationale pour pouvoir demander audience au ministre, ce qu’ils n’ont pu malheureusement réaliser face à des policiers inflexibles. Ces derniers ont quadrillé immédiatement toutes les issues menant vers le ministère. Obéissant aux ordres de leurs supérieurs, les policiers ont violenté et malmené sans discernement les manifestants. Même les usagers qui attendaient des taxis ont été bousculés. Toutefois, se voulant plus pratiques et réfutant l’affrontement, des membres du comité de soutien aux grévistes ont tenté de négocier avec les services de sécurité pour qu’une délégation soit autorisée à se rendre au ministère pour déposer une lettre d’interpellation destinée à Benbouzid. Un niet catégorique leur a été signifié. Le même scénario que lors du sit-in du 30 juillet s’est reproduit hier. Imperturbables, les policiers ont reçu l’ordre de disperser la foule et de ne laisser personne accéder au département de Benbouzid.

« Personne ne peut vous recevoir au niveau du ministère. Quittez cet endroit. Je ne veux pas de rassemblement », lance un policier à l’adresse d’une enseignante. Les contestataires brandissent des pancartes en scandant des slogans hostiles au pouvoir : « Non à la hogra, nous voulons juste notre réintégration » ; « La permanisation des contractuels est un droit constitutionnel » ; « Sauvez la vie des grévistes »... M. Mebarki, membre de l’association des parents d’élèves, s’est proposé comme médiateur en demandant aux policiers de laisser une délégation se rapprocher du ministère pour déposer la requête. Dans un premier temps, les forces de sécurité ont donné leur accord de laisser passer deux enseignants, mais par la suite, ils se sont rétractés. Ils sont alors passés à l’acte en bousculant et poussant les manifestants vers les ruelles avoisinantes. Un gréviste qui était de la partie a été malmené avant d’être embarqué dans une voiture de police, ainsi qu’un représentant du comité de soutien. Ils ont été relâchés tout de suite après, alors que le responsable du Snapap, qui a essayé de se défendre en exigeant le départ de la police, a été embarqué de manière violente vers le commissariat. Quelques minutes après, les esprits se sont calmés et les policiers ont reçu apparemment ordre de laisser une représentante du comité national des enseignants contractuels à se rendre au département de Benbouzid. Mais dans notre pays, le laxisme atteint parfois ses limites ; chez Benbouzid, « il n’y avait personne ». Enfermé dans sa logique, le ministre de tutelle refuse toute prise de contact avec les grévistes.

Etonnée, déçue, la représentante du comité rebrousse chemin et demande l’autorisation de déposer la lettre au niveau du bureau d’ordre de la Présidence, geste accepté par les policiers. Les services de la Présidence ont promis de remettre la lettre au premier responsable du secteur de l’Education.... Plus de 40 enseignants contractuels livrent une véritable bataille depuis 21 jours pour rester en vie. Leur état de santé s’est gravement détérioré et le pouvoir n’a même pas daigné se prononcer sur cette affaire qui risque de prendre une tournure grave.


Par Nabila Amir el watan 6 aout 2008

Une veuve en grève de la faim

Publié le 11/08/2008 à 12:00 par hogra
Contestant la construction illicite d’un mur à Souk Ahras : Une veuve en grève de la faim

La veuve Malika Rogti, citoyenne de la cité Hay Echahid de Souk Ahras, est depuis vendredi dernier en grève de la faim pour protester contre ce qu’elle désigne de « non-respect des lois et de hogra ».


L’objet de la contestation est un mur de soutènement construit illicitement non loin de la maison où elle vit avec ses enfants, et où les rudiments de l’urbanisme et les mesures de sécurité font défaut. L’effondrement partiel du mur en question aurait occasionné de graves blessures à l’un des enfants de la plaignante, justifiées par un certificat d’incapacité physique de 15 jours. Cette dernière consolide sa doléance par un extrait de jugement émanant de la Chambre administrative en date du 04/05/2004, ordonnant l’arrêt des travaux et reconnaissant le caractère illicite de la construction. Une correspondance, adressée le 15/02/2006 par les services de la wilaya aux différentes instances compétentes, à savoir la daïra, la direction de l’urbanisme et de la construction (DUC) et l’APC de Souk Ahras, reconnaît les anomalies dénoncées par la plaignante et donne instruction aux trois parties à prendre en charge cette affaire. Dans une autre correspondance, les services du CTC, écrivant expressément que le mur en question « …ne peut être utilisé en tant qu’ouvrage de soutènement », et joignent, à titre justificatif, une photo prise sur site. Dans une réponse écrite, enregistrée sous le n° 1901, l’APC de Souk Ahras estime que l’affaire ne concerne aucunement la commune, et qu’il y a lieu de se rapprocher d’un huissier de justice. Les lotissements attribués autrefois à la chaîne donnent aujourd’hui des cités sans âme et des dizaines de situations litigieuses. Sans trop demander à qui incombe la responsabilité, plaidons en faveur d’une extension saine du tissu urbain et d’un contrôle rigoureux de la part de tous, y compris le citoyen.


Par A. Djafri el watan 4 aout 2008

Sidi Bel Abbès : 11 tentatives de suicide en 6 mois

Publié le 11/08/2008 à 12:00 par hogra
Sidi Bel Abbès : 11 tentatives de suicide en 6 mois

Le phénomène du suicide connaît une évolution inquiétante à Sidi Bel Abbès et touche essentiellement la catégorie des jeunes (18-30 ans), selon les chiffres communiqués par la gendarmerie nationale.


Le bilan fait ressortir qu’en l’espace de six mois (1er semestre 2008), 11 personnes ont tenté de mettre fin à leurs jours tandis que 3 autres se sont suicidées par différents moyens dans une dizaine de localités. Les candidats au suicide utilisent divers procédés pour se donner la mort, tels l’ingurgitation de barbituriques ou de détergents, lacération par lames, pendaison ou asphyxie par le gaz. Quant aux causes, elles sont familiales, professionnelles, dues à une situation socioéconomique ou à des troubles psychologiques, estiment les gendarmes. « La frange féminine vient en tête avec 80% des tentatives de suicide », note le colonel Kandouli. D’après lui, sur les 3 cas de suicide enregistrés en ce premier semestre, deux sont des femmes. « Le suicide est lié aux transformations de la société algérienne et aux changements des moeurs et habitudes de vie et des comportements », précisent des spécialistes.


Par M. Abdelkrim el watan 7 aout 2008

Constantine : Une adolescente se suicide

Publié le 11/08/2008 à 12:00 par hogra
Constantine : Une adolescente se suicide


Une adolescente âgée de 15 ans et répondant aux initiales de B.A. se serait suicidée par pendaison, dimanche dernier, dans la cour de la maison familiale, située à Douar Dakkous El Hambli, dans la commune de Benbadis, daïra de Aïn Abid. Selon la cellule de communication de la Protection civile, c’est le père de la victime qui a découvert, aux environs de 19h 30, le corps inerte de sa fille, pendue à un arbre dans la cour de la maison. La dépouille de la victime a été déposée à la morgue de l’hôpital de la ville d’El Khroub.


Par S. B. el watan 22 juillet 2008

Suicide par pendaison à Beni Mazline

Publié le 11/08/2008 à 12:00 par hogra
Suicide par pendaison à Beni Mazline


Mardi dernier, vers 15h, une femme âgée de 35 ans a mis fin à ses jours par pendaison dans son domicile familial, sis au bâtiment n°2 de la cité 10 logements, commune de Beni Mazline, daïra de Guelaât Bousbaâ, wilaya de Guelma. Mère de deux enfants et exerçant la profession d’enseignante dans un CEM, selon nos sources, elle présenterait des troubles psychologiques récents et aurait fait allusion au suicide à ses proches. Nous noterons également qu’une lettre de la victime a été découverte sur le lieu du drame.


Par K. D. el watan 21 juin 2008

Tiaret : Les violences sexuelles sur les mineurs en hausse

Publié le 11/08/2008 à 12:00 par hogra
Tiaret : Les violences sexuelles sur les mineurs en hausse

Quinze affaires liées à des violences sexuelles sur des mineurs ont été enregistrées durant le 1er semestre 2008 par la gendarmerie à Tiaret.


Un chiffre qui indique une hausse par rapport à la même période de l’année écoulée. Cette situation inquiétante n’est pas sans rappeler à l’opinion publique locale, l’affaire du jeune Mohamed Ghalmi. Agé de quatre ans, Mohamed, issu d’une famille pauvre, fut séquestré, violé puis assassiné par un jeune délinquant, un voisin du douar, Abdelaoui (ex-ferme Berti) dans la commune de Sougueur, il y a quelque temps. Cet acte criminel a bouleversé le quotidien des habitants de ce bourg. Le bilan, à relativiser, puisque la police détient elle aussi d’autres chiffres qui illustrent la problématique, fait ressortir 808 affaires traitées durant ce 1er semestre 2008 pour 942 personnes présumées impliquées dont 51% sont des chômeurs.

Les mêmes services indiquent qu’il a été enregistré, durant la même période, quatre affaires liées à la création de lieux de débauche (légère régression par rapport à 2007) et six affaires de crime. Le même bilan fait état d’atteintes aux biens d’autrui (84), de 11 affaires de vols de cheptel et 11 autres de vols de téléphones portables. 13 affaires pour associations de malfaiteurs et 12 pour falsifications de documents ont été traitées. L’officier de gendarmerie, qui nous a présenté le bilan, nous a indiqué qu’il a été enregistré, au cours de ce 1er semestre, 82 affaires où sont impliquées 45 personnes, soit 13 affaires de plus qu’en 2007, pour troubles à l’ordre public, ivresse, détention de stupéfiants et drogues.


Par A. Fawzi elwatan 9 aout 2008

Ghazaouet : 547 Haraga refoulés d’Espagne en 2007

Publié le 11/08/2008 à 12:00 par hogra
Ghazaouet : 547 Haraga refoulés d’Espagne en 2007


Selon un bilan des gardes-côtes, 123 candidats à l’immigration clandestine, dont 18 Marocains et 3 Ivoiriens, ont été interceptés en 2007 à Ghazaouet. Ce chiffre ne traduit aucunement l’ampleur exacte de ce phénomène, dans la mesure où il ne prend en compte ni ceux qui sont arrivés à destination, ni les portés disparus, et encore moins ceux qui ont péri en mer. Le bilan alarmant présenté par le groupe territorial des gardes-côtes de Ghazaouet (GTGC) fait état, en plus de ceux qui ont vu leur tentative suicidaire avortée, de 4 cadavres repêchés en mer et plus de 500 personnes portées disparues. Par ailleurs, le car-ferry assurant la liaison entre Almeria (Espagne) et Ghazaouet a rapatrié 547 candidats à l’émigration clandestine, refoulés à partir d’Espagne.


Par O. El. Bachir EL WATAN 5 AVRIL 2008

Tragédie en haute mer

Publié le 11/08/2008 à 12:00 par hogra
Six harraga portés disparus au large de Annaba
Tragédie en haute mer

Six harraga disparus et un seul rescapé. Tel est le triste bilan d’une tentative d’émigration clandestine effectuée dans la nuit de mardi par un groupe de sept jeunes depuis la plage de Oued Bakrat.


Comme une traînée de poudre, cette information a fait le tour de la ville mettant en émoi toute la population. C’est suite à un appel anonyme faisant état d’une embarcation en difficulté que les éléments du groupement territorial des gardes-côtes de la façade maritime de Annaba sont intervenus avec les moyens rapides. Les recherches engagées pour le sauvetage de ces malheureux infortunés n’ont rien donné sauf à 1 mile de la plage de Oued Bakrat « la barque de la mort » renversée et vide de ses passagers ainsi qu’à une encablure à côté, une veste en cuir flottant avec dans l’une de ses poches une pièce d’identité. Identifiée, la personne semble être le rescapé qui a alerté les gardes-côtes pour aller au secours de ses « coharraga ». Appelés à la rescousse, deux plongeurs de la Protection civile ont balayé toute la bande supposée être le lieu de la disparition de ces jeunes, en vain. Selon les premières informations, Jelta est le sobriquet du passeur et capitaine de l’embarcation de la mort. Marin-pêcheur, il habite au bord de la plage Refès Zahouane (ex-Toche). Il a à son actif plusieurs traversées réussies. Ses services ont été sollicités par ces jeunes pour une tentative d’émigration les amenant à leur rêve. Ce qui a malheureusement tourné au drame. A l’heure où nous mettons sous presse, les recherches n’ont toujours rien donné. Si l’on se réfère aux déclarations des gardes-côtes, tout porte à croire que les six jeunes harraga, dont deux seraient originaires d’Alger, seraient noyés et emportés par les courants. Quant au seul rescapé, il fait l’objet d’intenses recherches à l’effet d’éclairer les gardes-côtes sur les circonstances de ce drame et les aider dans leurs recherches. Par ailleurs, il est à rappeler que l’année 2007 a connu, selon les gardes-côtes de Annaba, pas moins de 395 candidats à l’émigration clandestine dont 3 Marocains. Ils ont été secourus, interceptés, poursuivis ou arrêtés, c’est selon, par les éléments des gardes-côtes de Annaba. Alors qu’au niveau national, ce sont plus de 1600 jeunes chômeurs désespérés dont 45 étrangers en majorité des Marocains. Ce qui a donné lieu à 440 opérations d’intervention et de secours. C’est au mois de septembre 2007 que revient la première marche du podium, où plus de 150 jeunes harraga avaient été interceptés alors qu’ils tentaient de rejoindre la Sardaigne. Le pic a été enregistré en une seule journée de ce mois avec une course poursuite ponctuée par l’arrestation de 86 harraga à 22 miles du cap de garde de Ras El Hamra. La même source indique la récupération et la saisie de plus de 70 embarcations motorisées à Annaba et près de 380 autres tout au long de la façade maritime du pays. Il faut dire que Annaba a acquis le tristement célèbre titre de capitale de harraga à partir du 31 décembre 2006 lorsque plusieurs dizaines d’embarcations avaient pris le large à partir de la plage de Sidi Salem à destination de la rive européenne. Si pour certains harraga le rêve a été exaucé, pour une trentaine d’entre eux ce n’était malheureusement pas le cas. Ils ont payé de leur vie sans pour autant aboutir à leur objectif, c’est-à-dire fuir l’Algérie où leur avenir paraissait bien sombre face à un chômage chronique et partir vers n’importe quel pays d’Europe. Leurs cadavres avaient été repêchés tout au long de la côte algérienne. Avec cette intensification de ce nouveau phénomène, Annaba est devenue une véritable plaque tournante où des réseaux s’y sont installés et dont les ramifications s’étalent aux quatre coins du pays. Ainsi, la tragédie des harraga continue d’énumérer telle une litanie des bilans macabres entre disparus et morts, notamment au sein de la jeunesse algérienne. Le bilan funèbre de la nouvelle année 2008 est entamé. Il a été étrenné par la disparition de 6 jeunes désespérés dont la responsabilité de leur tragédie incombe à nos gouvernants.


Par M. F. Gaïdi EL WATAN 31 JANVIER 2008

Arrestation de 38 harraga et un bilan macabre

Publié le 11/08/2008 à 12:00 par hogra
Émigration clandestine
Arrestation de 38 harraga et un bilan macabre

Hier, vers 1h, les éléments des garde-côtes des eaux territoriales de Annaba ont intercepté une embarcation de fortune à bord de laquelle ont pris place 18 jeunes harraga.


Agés entre 22 et 31 ans, ces jeunes chômeurs de Batna, de Mascara, d’Alger et de Annaba ont embarqué avec l’espoir de rejoindre les côtes européennes, notamment l’île de la Sardaigne (Italie). Agissant sur information, une unité de la garde maritime est intervenue entre les plages de Seybouse et Sidi Salem et a réussi à mettre fin à leur périlleuse aventure. A la veille du jour férié de l’an de l’Hégire, ces jeunes ont compté sur la baisse de vigilance des éléments de la garde maritime. S’accrochant à cet espoir, ils ont largué les amarres à minuit à partir de la plage de Seybouse. Il y avait parmi eux plusieurs universitaires chômeurs qui, sans espoir de bâtir un avenir en Algérie, ont tenté de braver de leur propre gré le risque mortel de la mer. A défaut de la Sardaigne et ses côtes, ils s’en iront rejoindre penauds les geôles des gardes maritimes pour être présentés le même jour au procureur près le tribunal de Annaba. Faisant l’objet d’une citation directe, ils comparaîtront devant la barre du même tribunal le 24 février 2008 sous diverses accusations, dont la tentative d’émigration clandestine. Quelques heures après, les gardes-côtes de Annaba ont reçu un message émanant d’un navire étranger faisant état d’une embarcation transportant 20 jeunes harraga à 90 miles au nord d’El Kala (El Tarf). « Aussitôt le message reçu, j’ai ordonné à 2 unités de les rejoindre pour les intercepter. Arrivées sur les lieux, elles ont pu les arrêter et les reconduire vers le port de Annaba », déclarera M. Chériak, un jeune commandant de la marine. Avant d’ajouter : « C’est suite à un draconien dispositif de sécurité et des nuits blanches que les tentatives d’émigration clandestine ont connu une baisse sensible ces deniers mois. » Ces 20 autres harraga subiront le même traitement que les autres. Munis d’un mandat de perquisition, les éléments du commandement de la garde maritime de Annaba en collaboration avec ceux de la brigade de répression du banditisme (BRB) de la sûreté de wilaya ont par ailleurs procédé à la saisie d’un important matériel de menuiserie utilisé dans un atelier clandestin à Sidi Salem. Il servait à la fabrication d’embarcations à fond plat, spécial pour les harraga. Rappelons que l’année 2007 a connu, selon les gardes-côtes de Annaba, pas moins de 395 candidats à l’émigration clandestine dont 3 Marocains. Ils ont été secourus, interceptés, poursuivis ou arrêtés, c’est selon, par les éléments des garde-côtes. Alors qu’au niveau national, ce sont plus de 1600 jeunes chômeurs désespérés, dont 45 étrangers en majorité des Marocains. Ce qui a donné lieu à 440 opérations d’intervention et de secours. C’est au mois de septembre 2007 que revient la première marche du podium où plus de 150 jeunes harraga avaient été interceptés alors qu’ils tentaient de rejoindre la Sardaigne. Le pic a été enregistré en une seule journée de ce mois avec une course poursuite ponctuée par l’arrestation de 86 harraga à 22 miles du cap de Garde de Ras El Hamra. La même source indique la récupération et la saisie de plus de 70 embarcations motorisées à Annaba et près de 380 autres tout au long de la façade maritime du pays. Il faut dire que Annaba a acquis le tristement célèbre titre de capitale de harraga à partir du 31 décembre 2006, lorsque plusieurs dizaines d’embarcations avaient pris le large à partir de la plage de Sidi Salem à destination de la rive européenne. Si pour certains harraga le rêve a été exaucé, pour une trentaine d’entre eux ce n’était malheureusement pas le cas. Ils ont payé de leur vie sans pour autant aboutir à leur objectif, c’est-à-dire fuir l’Algérie où leur avenir paraissait bien sombre face à un chômage chronique et partir vers n’importe quel pays d’Europe. Leurs cadavres avaient été repêchés tout au long de la côte algérienne. Avec cette intensification de ce nouveau phénomène, Annaba est devenue une véritable plaque tournante où des réseaux s’y sont installés et dont les ramifications s’étalent aux quatre coins du pays.


Par M. F. Gaïdi EL WATAN 10 JANVIER 2008

Algérie, tes enfants te fuient

Publié le 11/08/2008 à 12:00 par hogra
51 harraga arrêtés à Annaba et 22 en Espagne : Algérie, tes enfants te fuient

Ils étaient 51 jeunes harraga, dont un étranger d’origine malienne et une dizaine de récidivistes, à prendre le large, hier, à bord de 3 embarcations de fortune. Les éléments du groupement des garde-côtes des eaux territoriales de Annaba les ont interceptés et arrêtés après une course-poursuite. La première embarcation artisanale contenait 17 jeunes harraga, 11 de Annaba et 6 de Skikda, lorsqu’elle a été aperçue à 6h30 par les vedettes d’intervention rapide des gardes-côtes. Elle naviguait à 3 miles marins au nord de Ras El Hamra (cap de Garde). Agés entre 17 et 34 ans, les aventuriers n’ont pas voulu obtempérer aux ordres des gardes-côtes. Une course-poursuite, qui aura duré plus d’une heure, a aussitôt été lancée contre les fuyards pour aboutir à l’arrestation des 17 jeunes infortunés. Ils ont été récupérés à bord de l’unité 349 des gardes-côtes de Annaba.


Annaba. De notre bureau

Pas moins de 24 immigrants clandestins dont un malien ont pris place dans la deuxième embarcation artisanale. Cette fois-ci, c’est l’unité des forces navales n°261 qui l’a interceptée à 15 miles marins au nord de Ras El Hamra. Le même scénario s’est reproduit. Une course-poursuite de près de 2 heures au terme de laquelle ces 24 harraga de Annaba, Skikda et Alger ont eu le même sort que les premiers. Après avoir subi une visite médicale par le médecin de la Protection civile, ils ont été présentés devant le procureur de la République du tribunal de Annaba. Faisant l’objet d’une citation directe, ils comparaîtront le 12 octobre 2008, selon Zaïdi Abdelaziz, le chef de la station maritime, à la barre du même tribunal, sous diverses accusations, dont la tentative d’immigration clandestine. La troisième embarcation, quant à elle, a été signalée à 13h par les mêmes gardes-côtes à plus de 60 miles marins (près de 120 km) au nord de Annaba. A l’heure où nous mettons sous presse, les 10 jeunes harraga qui sont installés à bord n’ont toujours pas été « rapatriés » au port de Annaba pour subir les mêmes formalités de routine. Par ailleurs, l’AFP a rapporté hier que 22 clandestins d’origine algérienne ont été interpellés près du port de Carthagène (sud-est) après être arrivés à bord de plusieurs petites embarcations, se basant sur des informations données par la préfecture de Murcie qui avait au départ fait état de l’interception de 15 clandestins. Ainsi, rien n’arrêtera les tentatives de jeunes harraga qui font parler d’eux pratiquement chaque jour. Devant la récurrence de ce fléau, le jeune officier supérieur, le commandant Mahmoud Chériak, reste néanmoins optimiste. « Nous poursuivons toujours notre lutte contre ce phénomène qui devient récurrent par la force des choses. Ce qui nous permettra de leur éviter le danger que représente la mer », affirme-t-il.


Par M. F. Gaïdi EL WATAN 30JUILLET 2008


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